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Une belle journée pour pardonner
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Une belle journée pour pardonner. Base Stellaire du Présidio - Utopia Planitia - Bureau de la construction Navale

Cela faisait près de trois semaines que Matthew Satler était en poste à Utopia Planitia. Si les deux premières semaines avaient été quelque peu mouvementées, réunion à l’état-major, visite des chantiers ici et là, encore des réunions et d'autres chantiers à visiter. Matthew avait décidé de rester à Utopia Planitia pendant les prochains jours et bien mal lui en prit. Les comptes-rendus de fin de construction, les demandes de matériel, les demandes d'affectations, jonchaient son bureau. Son adjointe, le lieutenant-commander Alexandra Delgado, n'était pas là pour l'aider. Elle devait visiter les navires prêts à être livrer afin de délivrer les derniers certificats de sécurité pour qu'ils puissent recevoir leur équipage et rejoindre leur base d'attache.

Cela faisait bien trois heures que Matthew avait le nez dans la paperasse, il décida de faire une pause. Il mit un fond musical, des concertos pour violon puis alla se servir un café bien noir au réplicateur. Il jeta un œil par la baie de son bureau. Les chantiers tournaient à plein régime, poussés par la volonté de Starfleet de moderniser sa flotte et de combler les pertes dues aux guerres de ces dernières années. D’autres docks de construction étaient en cours de montage. Le plus proche de la base terminait de construire un vaisseau de classe Sovereign. Matthew le regarda et se plongea dans ses souvenirs avec l’équipage de l’USS Sovereign. L’action lui manquait, mais la vie ici lui avait permis de revivre normalement. Et la journée de la veille en avait été une actrice majeure.

* * * * *

La veille - Astro-gare de San Francisco

Le commander Matthew Satler revenait de sa tournée d’inspection des chantiers navals d’Antarés en orbite de Bajor. Le lieutenant commander Delgado l’attendait. Il était parti pendant une semaine et il manquait à sa fiancée. Enfin quand la navette atterrit, elle fut soulagée. Satler en descendit en même temps que trois autres officiers qui avaient profité de la navette pour revenir sur Terre. Elle se jeta dans les bras de son fiancé le serrant le plus fort possible et l’embrassa.

« Tu m’as manqué Matt ! La prochaine fois ne pars pas aussi longtemps ! »dit-elle.

« Je ferai de mon mieux la prochaine fois ! Attends j’ai quelque chose à te demander. »

« Quoi ? Tu me fais peur là. »Répondit-elle.

Matthew Satler sortit une petite boite de sa poche, mit un genou à terre puis ouvrit la petite boite qui contenait une bague.

« Alexandra Delgado, cela fait longtemps que j'aurais dû faire cela mais…Veux-tu m'épouser ? Je n'attends pas autre chose qu'un « Oui » ! »

Delgado sentit les larmes monter en elle. Il y a bien longtemps qu’ils auraient dû se marier mais l’incident de l’USS Majestic les avait séparés pendant de nombreuses années et leur mariage s’était estompé dans le temps. Oui, elle le voulait. Oui, elle l'aimait.

« OUI, je le veux Matthew Satler, OUI ! »cria-t-elle

Satler glissa le précieux anneau autour du doigt d’Alexandra. Enfin, le temps du bonheur était revenu au foyer Satler. Enfin presque. Un officier se présenta devant les deux tourtereaux.

« Je suis désolé de vous déranger commander mais le Vice-Amiral Satler m’envoie vous chercher, elle veut vous voir immédiatement. »

« Très bien lieutenant, je vous suis. À tout à l’heure ma chérie. »

« À tout à l’heure mon amour. »

Alexandra regarda la bague qu’elle avait au doigt. Ils allaient se marier. Il fallait qu’elle l'annonce à ses parents.

* * * * *

Pendant ce temps Matthew se présenta comme prévu au bureau de sa mère. Il n’avait pas vu qu’une autre personne était présente aussi. Il se mit au garde à vous.

« Puis-je savoir pourquoi vous m’avez appelé Amiral ? »

« Repos Commander ! Je crois qu’il est temps que tu aies une discussion avec ton père. Depuis ton arrivée, vous vous êtes évités, tu as ton appartement et tu es parti. »

« Oui je le sais, maman, mais je ne peux pas lui pardonner certaines choses. »dit Matthew.

« Et lesquelles, je te prie ? » Tonna une voix grave venant de derrière lui.

Matthew se retourna et vit son père debout au fond du bureau de sa mère. Il se retourna vers cette dernière avec un regard interrogatif.

« Je n’en peux plus de vous voir vous déchirer, alors maintenant je vous écoute ! »dit Catherine Satler.

Les deux officiers se firent face à face, se regardèrent mais aucun ne parla.

« J’ai dit que je vous écoutais. »Tempêta Catherine.

Henri Satler fut le premier à rompre le silence.

« Je vois que vous êtes plutôt en bonne forme Commander Satler. »

« HENRI ! »hurla Catherine en tapant du poing sur le bureau.

Les deux hommes sursautèrent. Henri Satler serra la mâchoire et regarda fixement son fils. Pour la première fois depuis des années, il prononça le prénom de son fils.

« Matthew, je suis désolé de pas avoir compris ta détresse quand nous sommes arrivés sur Terre. J’ai laissé passer ma carrière ta sœur et toi. Je n’ai pas été à la hauteur de ce que tu pouvais attendre de moi. Je t'ai imposé ma volonté de faire de toi un officier de Starfleet sans voir que cela t'avait rendu malheureux. »

Matthew n’en revenait pas, jamais il n’aurait pensé que son père puisse un jour prononcer ces paroles ! Malheureusement cela ne suffisait pas à tout pardonner.

« Pourquoi m’avoir empêché de continuer l’université ? Pourquoi être intervenu à chaque fois alors que je voulais être renvoyé de Starfleet Académie ? Pourquoi m’avoir fait surveiller sur le Majestic ? Et pourquoi s'être servi de moi contre la section trente et un ? »L’interrogea-t-il.

« Beaucoup de questions ! Je ne sais pas si les réponses que je donnerai te satisferont, mais avant sache quand même que je suis fier de toi Matt, de ce tu es devenu ! »Répondit Henri.

« Je ne veux rien savoir de ce que tu penses. Je veux des réponses à mes questions ! »

Les yeux de Matthew étaient remplis de haine envers son père. Catherine regardait son fils puis son mari. Ce dernier lui avait avoué qu’il n’en pouvait plus de cette situation et qu'il voulait retrouver son fils. C'est Catherine qui lui avait suggéré de lâcher prise le premier mais que cela ne serait pas facile avec Matt.

« Si je t’ai couvert si souvent, c’était par pur orgueil et aussi parce que je voulais te montrer, certes à ma manière, que je tenais à toi. Je pensais que Starfleet Académie te ferait comprendre quels était nos métiers à ta mère et à moi. Je n'ai aucune excuse à te donner concernant la section trente et un. A l'époque, j'étais en manque d'idées et la conception de ta puce relais m'avait enfin donnée une chance de les avoir. J'ai agi par lâcheté, je suis désolé Matt. J'ai gâché trop d'années avec toi pour que j'en perde encore. Je n'ai sûrement pas eu une bonne manière pour te dire que je t'aime mon fils et que je suis fier de toi. »

A ces dernières paroles, la haine qu’avait Matthew s'envola. Comment un homme comme Henri Satler pouvait baisser pavillon ? Matt savait depuis longtemps, au fond de lui, que son père lui manquait aussi.

« J’étais trop fier pour faire le premier pas vers toi. Moi aussi je te présente mes excuses pour t'avoir mené la vie dure et ne pas avoir été le fils que tu aurais voulu avoir. J'avais trop de colère et de haine en moi et j'ai tout rejeté sur toi. »Avoue Matthew les yeux larmoyants.

Henri fit un pas vers son fils et le prit dans ses bars. Il pleurait lui aussi,

« Je t'aime mon fils. » dit-il.

« Moi aussi papa. » répondit Matthew.

De son côté Catherine, observant les deux hommes de sa vie, ressentit une vague de chaleur et d’amour entre eux. Enfin la guerre était terminée.

« Je pense qu'il est temps que je vous annonce une bonne nouvelle à tous les deux. J'ai demandé à Alex de m'épouser et elle a dit oui. »

« Mais c’est merveilleux ! »cria Catherine. « Et les petits-enfants, c'est pour quand ? »

« Catherine ! Maman ! » Hurlèrent Henri et Matthew Satler, enfin père et fils.

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité