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Première mission
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Première mission.
Chapitre I - Stardate 11718.2 - Lancement du Enterprise-C

Venant du spaciodock le capitaine Rachel Garrett arpentait les ponts du NCC 1701-C, ce n'était évidement pas la première fois qu'elle se trouvait à bord, la supervision de la construction et les stages d'entraînement sur site ou en holodeck lui avaient donné une connaissance approfondie du vaisseau, de son vaisseau. Mais aujourd'hui c'était différent, après avoir satisfait à tous les tests de certification et avoir fait sa croisière d'inauguration autour du système solaire avec sa cargaison d'amiraux et de journalistes, l'Enterprise NCC 1701-C classe Ambassador dernier-né d'une longue lignée de glorieux vaisseaux était prêt pour sa première mission.
Dès son entrée sur la passerelle, son second le commandant Anthony William avait quitté le siège central pour rejoindre son propre poste aux opérations, où à son tour un enseigne lui avait laissé la place.
- " Bonjour messieurs, au rapport ", lança le capitaine Garrett tout en s'asseyant sur le siège central.
- Le lieutenant Richard Castillo, pilote du quart alpha répondit aussitôt. " Tous systèmes de navigation opérationnels, parés à quitter le spaciodock, madame. "
- " Sortez-nous d'ici, lieutenant "
- " A vos ordres "
Le lieutenant d'une main experte effleura quelques commandes, sur le grand écran le spaciodock avait commencé à reculer pour ensuite se déplacer sur la gauche.
- " Lieutenant, barre au 142.64, distorsion facteur 3. "
- " Barre au 142.64, facteur 3. " Bien qu'aucune sensation ne fut perceptible par l'équipage, le vaisseau fit un bond en avant et quelques secondes plus tard ils étaient dans la courbure.

* * * * *

Le lieutenant Commandeur Jerry Arsco marchait de long en large dans la salle des machines. Il était à la tête de la section technique et bien que ce ne soit pas, loin s'en faut son premier poste, il se sentait aussi excité que n'importe quel enseigne à son baptême de l'espace. Il y avait maintenant seize heures que le vaisseau parcourait la courbure et tout se passait merveilleusement bien, pas même les inévitables gremlins courants lors des premières missions. Il en était là de ses pensées lorsque le lieutenant Vichy Anderson lui tendit un padd avec le dernier rapport des machines. Il le parcourut d'un œil rapide. Il était comme tous les autres depuis le départ " Tous systèmes sur nominal. " Il y tapa son code personnel de validation et le rendit à Vichy. Bon dieu, moins d'une journée à bord et il était déjà amoureux de son assistante. Pour ne pas se laisser distraire plus longtemps par ses pensées parasites, il se dirigea vers la console principale, tout était en ordre, aucune lecture hors tolérance, aucun témoin d'alerte allumé, tout était sur nominal, désespérément sur nominal.

* * * * *

Le lieutenant Patrick Welton était à son poste à sa console. Comme officier tacticien il était responsable de tous les systèmes de détections, des contres mesures passives et actives ainsi que des armes à bord. Il pouvait également reprendre la plupart des commandes des opérations sur ses propres consoles ou envoyer le contrôle des armes sur une autre. Les missions d'un vaisseau comme l'Enterprise nécessitaient que l'on multiplie au maximum les contrôles vitaux et bien que la plupart des officiers de Starfleet trouvent cela désolant, les systèmes tactiques étaient vitaux dans l'espace. Pour la centième fois le lieutenant Welton parcourait des yeux son pupitre, lorsqu'un signal retentit.
L'ordinateur de veille tactique venait de lancer une sonde de repérage active vers une zone de l'espace apparemment vide. Moins d'une seconde plus tard les données commençaient à apparaître sur l'écran tactique.
- " Capitaine, vaisseau de combat klingon en mode furtif, en approche d'interception. "
- " Alerte rouge; " fut la seule réponse du capitaine, instantanément les klaxons d'alerte résonnèrent dans le vaisseau pendant que sur la passerelle, l'éclairage de combat illuminait tout d'un reflet rougeâtre.
Depuis la découverte romulienne du champ d'occultation, les ingénieurs de Starfleet et ceux de Romulus se livraient une guerre sans merci. Chaque fois que les détecteurs de Starfleet permettaient de repérer une occultation, ceux de Romulus perfectionnaient le champ et le cycle recommençait. Dans le cas présent l'avantage était à Starfleet.

* * * * *

Dès le début de l'alerte le lieutenant Castillo avait sorti le vaisseau de la courbure. Dans l'état actuel de la science, un vaisseau avait plus de chance de s'en sortir dans l'espace Einsteinien. Et rien ne dit que le klingon n'allait pas continuer sa route. L'espoir fut malheureusement de courte durée. Le croiseur klingon sortit lui aussi de la courbure et vint se placer face à l'Enterprise.
- " Situation, " demanda Garrett
- " Croiseur klingon désocculté devant nous, disrupteur chargé et verrouillé, pas de signature d'autre vaisseau occulté. Bouclier levé, phaseur et torpille prêts, " répondit le lieutenant Welton d'une voix professionnelle.
- " Bien, commandant William, ouvrez un canal avec lui qu'on sache ce qu'il veut "
La réponse vint sous la forme de deux faisceaux disrupteurs qui frappèrent l'Enterprise de plein fouet. Les décharges d'énergie illuminèrent les boucliers du vaisseau, mais celles-ci étaient bien trop faibles pour endommager sérieusement un bâtiment de classe Ambassador.
- " Bouclier à 81 pour cent. Deux coups au but. Dégât mineur. Capital de riposte intact. " Le lieutenant Welton énonçait les uns après les autres les paramètres de la bataille.
- " Riposte, Oméga trois. "
Dés l'annonce du capitaine, les consoles navigation, tactique et opération ont commencé à afficher les paramètres de la manœuvre Oméga trois, mais cela n'était pas nécessaire, les membres de la passerelle s'étaient à maintes reprises entraînés en salle de simulation. Un faisceau d'énergie pure partit de l'Enterprise, frappa le bouclier ennemi, et dès que les sensors eurent détecté l'effondrement de celui-ci, deux torpilles à photon touchèrent le croiseur aux niveaux des disrupteurs et des rampes de lancement torpilles. Privé de tous moyens offensifs et sans plus de protection que sa coque, celui-ci préféra retourner dans la courbure pour y panser ses plaies.
L'adrénaline retombée, le commandant Williams commença à coordonner les réparations. Le premier combat de l'Enterprise venait de se terminer et sans trop de mal. C'était un bon bâtiment et un excellent équipage.

Chapitre II - Stardate 11726,4 - L'étude du vortex

Deux jours étaient passés depuis l'attaque. Deux jours consacrés à la réparation du vaisseau. Et pour les officiers supérieurs deux jours à lire des rapports et en écrire d'autres. Le capitaine était justement en train d'en lire un venant de Starfleet Intelligence lorsque son second demanda la permission d'entrer.
- " Capitaine "
- " Numéro Un, que puis-je pour vous ? "
- " Avez-vous des informations sur l'origine de l'attaque ? "
- " Je suis justement en train de lire le rapport du service de renseignement de Starfleet. Le haut conseil klingon nie avoir ordonné une attaque contre un bâtiment de la Fédération et les grosses têtes du renseignement sont enclins à les croire. Depuis quelques temps une fraction dissidente de l'armée klingonne a entamé des négociations secrètes avec l'Empire Romulien. Leur but serait de former une alliance militaire assez forte pour écraser la flotte de Starfleet et s'emparer des planètes fédérées pour y créer un nouvel empire klingon. Starfleet pense qu'ils ont tenté de nous détruire pour forcer la Fédération à entrer en guerre contre eux. La seule chose qui me chiffonne dans leur analyse est la facilité avec laquelle nous avons gagné, non pas que je sous-estime la valeur du bâtiment et de l'équipage, mais si leur but était de nous annihiler, ils auraient dû envoyer contre nous un croiseur plus performant. "
- " Justement, j'ai peut-être la réponse. La section tactique a étudié les enregistrements de la bataille. Le croiseur klingon était de classe Vor'ché, une unité lourde qui n'aurait peut-être pas pu nous détruire mais au moins nous infliger de très sérieux dégâts, de plus nous n'aurions pas du percer son mode furtif. "
- " Alors quoi, un vaisseau défectueux aux mains d'un équipage incompétent ? "
- " On pourrait le croire, si ce n'est qu'ils ont aussi découvert la trace de deux autres passages dans la courbure juste avant l'attaque. Il n'y avait pas un, mais trois croiseurs à tenter de nous intercepter. Il s'est passé quelque chose, quelque chose d'assez grave pour que deux agresseurs fuient sans combattre et que le troisième ne fasse guère mieux. Starfleet nous demande d'enquêter sur le lieu de l'attaque et de faire un rapport. "

* * * * *

L'Enterprise était revenu sur les lieux de l'agression. Moteurs éteints mais tous les senseurs ouverts, il scrutait et analysait toutes les anomalies matérielles ou non du secteur.
De routine, ces examens avaient pris de plus en plus d'importance au fur et à mesure que les résultats arrivaient, la présente zone de l'espace était le siège de perturbations temporelles importantes.

Chapitre III - Stardate 9027.2 - Enterprise -A

D'un pas résolu le capitaine James T. Kirk sortit de l'ascenseur et se dirigea directement vers le siège central de la passerelle.
- " Rapport "
- " Nous venons de détecter une importante source d'énergie "
- " Potentiellement dangereuse ? "
- " L'intensité est inférieure au seuil critique de Keptin. Par contre la fréquence et la modulation sont fascinantes. Ce phénomène n'a jamais été répertorié ni étudié. Je recommande une analyse poussée du phénomène. "
- " Bien, notre mission actuelle n'est pas urgente. Je crois que l'on peut consacrer quelques heures à l'étude du phénomène fascinant. "
- " Lieutenant Uhura, transmettez à Starfleet notre position et informez les que nous aurons 12 heures de retard au rendez-vous avec l' USS-Union. "
- " Bien, capitaine. "
- " Monsieur Spock, vous avez 12 heures. Tachez de nous sortir un beau lapin de ce chapeau. "
- " Un lapin, capitaine ? "
- " Un beau lapin blanc, monsieur Spock, " conclut le capitaine en entrant dans l'ascenseur.
Perplexe, Spock leva un sourcil, analysa la réplique du capitaine, la classa sous la rubrique humour typiquement humain et se tourna vers la console scientifique.

* * * * *

Quatre heures plus tard, Kirk se trouvait de nouveau à son poste de commande, la situation avait évolué. Spock son premier officier venait de lui révéler à lui, ainsi qu'aux autres officiers supérieurs que l'énergie captée il y a quelques heures était des résidus de disrupteurs klingons, de phaseurs de Starfleet et de torpilles photoniques, elle était également constituée d'ondes sub-spatiales d'un système de communication inter spatial. Le tout leur arrivait déformé comme la lumière à travers un prisme. Spock essayait maintenant depuis plusieurs minutes d'ajuster les sensors afin de visualiser la source des communications sub-spatiales.
Sur l'écran central, une image commençait à se former, encore floue et décalée, il s'agissait de toute évidence d'un vaisseau spatial, ils commençaient à distinguer les détails, deux nacelles de distorsion, un corps surmonté d'une soucoupe, la taille mise à part il ressemblait dans les grandes lignes aux vaisseaux de la Fédération.
Lorsque l'image se stabilisa, il n'y eut plus de doute, bien que de type inconnu il s'agissait d'un vaisseau de la Fédération, et le plus extraordinaire était l'immatriculation bien visible sur la soucoupe NCC 1701-C, USS-ENTERPRISE
- " Lieutenant Uhura, ouvrez un canal de communication ! " ordonna le capitaine.

Chapitre IV - Stardate 11729.1 - L'Anomalie

Le capitaine Garrett regardait le vortex d'anti tachyon sur l'écran central : en réalité elle regardait une représentation informatique, le vortex était invisible pour l'œil humain.
L'équipe scientifique avait envoyé deux sondes à la lisière du phénomène et les données transmises se déversaient dans les mémoires de bord, trop rapidement pour être analysées en direct, néanmoins les premiers résultats arrivaient.
Celui-ci était bien constitué d'anti tachyon, qui altéraient la vitesse de la lumière pourtant déclarée inaltérable. C'est cette altération qui avait fortement perturbé la synchronisation de l'appareillage des croiseurs klingons. La technologie asynchrone des vaisseaux Starfleet semblait les immuniser contre le phénomène.
- " Capitaine, nous recevons une communication depuis le vortex, " déclara William depuis sa console.
- " Sur écran. "
- " Grr… vais ;;;; phiiii uu trice 01, ici le capit pssssssss …… "
- " William essayez d'améliorer la réception. "
- " Impossible capitaine le signal est perturbé à l'intérieur du vortex, nous pourrions nous approcher, cela devrait améliorer la communication. "
- " Monsieur Castillo, approchez-nous du vortex "
- " Bien, madame. "
Le vortex commençait à grandir, d'abord lentement, ensuite de plus en plus vite.
- " Ralentissez, monsieur Castillo "
- " Je ne contrôle plus la vitesse, madame, le vortex nous attire. "
- " Moteur arrière au maximum "
- " Sans effet. "
- " Alerte rouge. Bouclier au maximum. A tout l'équipage préparez-vous au choc. "
Telle une épave emportée dans le courant d'un torrent, l'Enterprise se dirigeait vers le centre de l'anomalie, tandis que la voix du message se faisait de plus en plus claire.
- " USS-Enterprise NCC 1701-C, ici le capitaine Kirk du USS-Enterprise NCC 1701-A, accusez réception du message. "

Chapitre V - Stardate 9027.2 - De l'autre côté.

Avec la violence d'un raz de marée la vague d'énergie du vortex avait frappé l'Enterprise, qui avait réussi à passer de l'autre coté, mais à quel prix.
Lorsque Rachel était revenue à elle, elle avait d'abord cru être aveugle tant les ténèbres étaient épaisses, elle avait en plus l'impression de tomber dans un abîme sans fin, pendant quelques secondes elle s'était imaginée éjectée dans l'espace. Ensuite son cerveau avait recommencé à fonctionner et les années d'entraînement aux situations d'urgence avaient prouvé leur efficacité. Si elle ne voyait rien, c'est que toute source lumineuse avait disparu, si elle avait l'impression de tomber c'est que la gravité était coupée, par contre elle respirait normalement, preuve que l'intégrité de la coque était intacte, de plus elle entendait plusieurs gémissements, elle n'était donc pas la seule survivante.
- " Enseigne Tel'Car, êtes-vous là ?" demanda-t-elle. L'enseigne Tel'Car était Moléenne et avait comme particularité raciale de ne pas être tributaire d'une source lumineuse pour voir.
- " Oui, capitaine, je suis à la console d'opération, tous les systèmes de contrôle sont morts, il y a plusieurs personnes … "
- " Attendez, enseigne, le plus urgent est de rétablir la lumière, dès que nous y verrons quelque chose, nous pourrons agir, je ne sais pas pourquoi les systèmes de secours ne se sont pas mis en route comme prévu. Dans la trousse de secours qui se trouve sous chaque siège, vous trouverez un tube de lumière froide. Activez-le. "
Quelques secondes plus tard une première source de lumière verdâtre illuminait la passerelle dévastée, puis une deuxième, une troisième, … Ces tubes étaient remplis d'une substance chimique luminescente, une fois activés, ils produisaient une lueur verte pendant 24 heures, ensuite ils étaient bons à jeter.
A la lueur des tubes, ce qui n'était encore qu'une possibilité était devenu une certitude, ils avaient méchamment morflé. Les lieutenants Castillo et Welton étaient vivants et apparemment indemnes, le lieutenant Pelvis avait une méchante blessure à la tête, du sang s'en échappait sous forme de bulles rougeâtres, l'Enseigne Tel'Car était revenu à la console d'opération et tentait de remettre les systèmes en marche, le commandant William était mort, même à cette distance l'angle entre sa tête et son corps ne laissait aucun doute, vertèbres cervicales brisées. Mais si les morts restent morts, il était de son devoir que les vivants restent vivants.
- " Castillo, occupez-vous de Pelvis. "
- " Oui, madame. "
- " Welton, Tel'Car, allez …. " Le capitaine ne finit pas sa phrase, au centre de la passerelle dévasté le scintillement caractéristique d'un téléporteur avait attiré son attention. Elle se propulsa tant bien que mal vers l'objet apparu. Il s'agissait d'un montage assez hétéroclite. Un tube lumineux du même modèle que ceux éclairant la passerelle attaché par une bande plastique à un communicateur ancien modèle. Une voix ferme mais soucieuse sortait de celui-ci.
- " Ici le capitaine James T. Kirk du vaisseau de la Fédération Enterprise. Si vous le pouvez. Répondez…… Ici le capitaine James T. Kirk du vaisseau … "
- " Oui, ici le capitaine Rachel Garrett du vaisseau de Fédération Enterprise, je vous reçois 5 sur 5. "
- " Bonjour capitaine Garrett, quelle est votre situation et que pouvons-nous faire pour vous aider ? "
- " Nous sommes dans une situation critique, tous les systèmes sont morts, aucun circuit de secours actif, nous sommes privés de toutes sources d'énergie, la gravité est perdue, je n'ai plus de contact avec les autres parties de mon bâtiment, j'ignore tout de l'état des autres sections et de l'extérieur, pour l'instant nous respirons sur le volume d'air présent au moment de l'accident, j'ai un blessé léger et mon premier officier est …. mort "
- " Cela confirme nos propres analyses de la situation, toutes les sources d'énergie de votre vaisseau sont vides, extérieurement la coque est intacte, aucune fuite apparente d'oxygène, nous détectons également de très nombreux signes de vie. Nous avons téléporté à votre bord une vingtaine de ces balises de communication bricolées par notre chef ingénieur, les membres de votre équipage qui ont répondu confirment tous une perte d'énergie ainsi que quelques blessés légers. Par contre les interférences du vortex empêchent toute téléportation de matière organique et l'absence de champs d'intégration structurelle rend le remorquage par rayon tracteur aléatoire. Il nous faudrait également les coordonnées relatives de la salle des machines par rapport à la passerelle afin que nous puissions y envoyer un communicateur. "
- " Lieutenant Welton, envoyez les renseignements demandés. "

* * * * *

Deux heures plus tard, la situation s'était fortement améliorée. Kirk avait fait téléporter en salle des machines du -C des piles d'énergie qui avaient permis de remettre en marche les systèmes vitaux.
Une réunion de travail entre les officiers supérieurs des deux Enterprise par vidéo depuis leurs salles de conférence respectives.
- " Docteur Abdella votre rapport ? " demanda Garrett dès que tout le monde fut assis.
- " Sur les 943 membres d'équipages nous avons à déplorer 18 morts, 3 par traumatismes lors de chocs à l'intérieur du vortex, les quinze autres par déficience de prothèse vitale, le lieutenant Romanov a fait une fausse couche mais sa vie n'est pas en danger, nous avons également eu à déplorer une cinquantaine de blessures plus ou moins graves surtout des fractures et des luxations subies lors du chaos ou de la remise en route de la gravité. Nous avons également quelques cas de cécité et de surdité dus à des prothèses privées d'énergie. Dès que l'infirmerie a pu être alimentée en énergie, nous avons soigné les blessés et tout est entré dans l'ordre. Les morts ont été placés en champs de stase pour être ramenés dans leurs familles respectives. L'un dans l'autre, nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. "
En attendant le rapport du docteur Abdella, Rachel pensait à Anthony, en tant que capitaine elle savait qu'elle perdrait des hommes et qu'elle devrait en envoyer d'autres à la mort, c'était le lot de tout commandant en opération, mais perdre son second dès le premier voyage, la vie pouvait quelquefois se montrer cruelle.
- " Commandant Arco, quelle est la situation technique ? "
- " Les deux conséquences majeures du passage dans le vortex ont été la destruction immédiate de tous les circuits en fonction au moment du passage et l'épuisement de toutes les sources d'énergies présentes à bord, tant sur les systèmes primaires que secondaires, c'est ce qui a empêché les circuits de secours de se mettre en route. Au niveau technique cette aspiration d'énergie fut même une bonne chose, si les systèmes secondaires avaient pris le relais des primaires lorsque ceux-ci ont lâché, il est certain qu'il auraient grillé à leur tour. Depuis que nous sommes alimentés en énergie par le -A tous les systèmes de secours sont opérationnels et mon équipe est en train de réparer les systèmes principaux avec l'aide des synthétiseurs. Les réserves d'anti-matière et les cristaux de dilithium sont intacts, les conteneurs de neutrinium qui les enveloppaient les ont protégés, l'ennui est que c'est cette même protection qui isole les systèmes de génération d'énergie et les moteurs de distorsion, les circuits de contrôle ont continué à fonctionner mais ont brûlé les uns après les autres, pour l'énergie ce n'est qu'une question de temps, pour le moteur c'est sans espoir, tous est détruit et monsieur Montgomery Scott, chef ingénieur du -A m'a confirmé qu'il est dans l'impossibilité de fabriquer les pièces nécessaires, les progrès des 40 dernières années jouent en notre défaveur. Nous n'avons plus que les propulseurs de manœuvre et les moteurs d'impulsion, malheureusement nous sommes trop loin d'une planète habitable ou même d'une station. Je ne vois donc pas d'autre solution qu'une évacuation par le -A du personnel. "
- " Cela nous est également impossible. " A ses mots tous les visages présents se sont tournés vers Rachel. " Je vais maintenant laisser le commandant Spock vous expliquer la situation. "
- " Merci, capitaine, " répondit Spock à travers la liaison vidéo. " Si nous sommes votre passé, vous êtes notre avenir et vous détenez toute une série d'informations concernant les prochaines années. Je sais parfaitement que nous sommes tous des personnes responsables mais un mot, une phrase lancée innocemment ou sous le coup de l'émotion peut provoquer de graves conséquences et le mal est déjà fait. Lors de nos premiers échanges radios deux membres de votre équipage encore sous le coup de l'émotion ont énoncé les deux faits suivants 'Salopards de klingons ! nous aurions dû tous les laisser crever après l'explosion de Prat-6' et 'Kirk, celui qui est mort à l'inauguration du vieil Enterprise.' Rien que ces deux petites phrases mettent en danger le tissu temporel du quadrant. De plus même si nous arrivons à contrôler le facteur humain, il reste le problème du vaisseau, en un demi-siècle la science a fait d'énormes progrès et je ne parle même pas de l'énorme masse de renseignements qui se trouve dans les ordinateurs du -C. Pour toutes ces raisons, nous devons éviter toute contamination temporelle "
- " Et que nous proposez-vous ? " demanda le lieutenant Welton
- " J'ai commencé par ordonner la quarantaine pour tous les membres du -A qui ont été en contact avec vous, y compris le capitaine Kirk et moi-même. Toutes les transmissions entre les deux vaisseaux ainsi que les enregistrements ont été effacés des ordinateurs du -A. Lorsque nous aurons résolu le problème de votre présence, je me propose d'effacer à l'aide de la fusion vulcaine de la mémoire des officiers et hommes d'équipage du -A mis en contact avec vous tous les événements comportant un risque temporel, ne restera que le fait que nous aurons donné assistance à un vaisseau inconnu. "
- " Oui, je comprends, mais là vous traitez le problème de votre Enterprise, mais que comptez vous faire pour notre Enterprise ! " interviens Castillo.
- " Il est impératif que vous disparaissiez de cette trame temporelle, nous avons pour cela différentes possibilités. Nous pourrions saborder le -C avec son équipage. "
A ces mots touts les officiers des deux Enterprise présents frissonnèrent , la logique vulcaine pouvait quelquefois ressembler à l'enfer.
- " Nous pourrions effacer les souvenirs de tout l'équipage du -C, mais il s'agirait ni plus ni moins d'une mort cérébrale. Nous pourrions également déporter les membres d'équipage sur une planète inhabitée et imposer une mise en quarantaine de 44 ans. Il va de soi que si nous optons pour l'une de ces solutions, nous devrons également détruire le -C. "
- " Nous avons donc le choix entre la mort, le légume ou l'exil, belle perspective ! " renchérit Castillo.
- " Aucune de ces solutions n'étant satisfaisante; " continua Spock. " Il est donc impératif de renvoyer le -C dans sa propre trame temporelle. Votre moteur de distorsion étant irréparable, l'utilisation de l'effet boomerang d'une orbite solaire comme vecteur est impossible, la seule solution acceptable est de vous renvoyer dans le vortex. "
- " Acceptable, vous êtes fou ! " s'écria Arsco. " Nous ne sommes pas des souris de laboratoire avec qui vous pouvez faire vos petites expériences, nous ne devons d'avoir survécu que par miracle et vous nous demandez d'y retourner, c'est pas possible, vous êtes malades ? "
- " Jerry ! "
- " Mais Rachel, cette machine vivante veut nous envoyer à la mort. "
- " Lieutenant commandeur Jerry Arsco, taisez-vous, c'est un ordre. "
- " Oui, capitaine. "
- " Continuez, monsieur Spock "
- " Le passage dans le vortex est en effet très dangereux, mais nous pouvons vous y préparer et ramener le risque à un niveau acceptable. Je laisse maintenant la parole au docteur McCoy et à l'ingénieur Scott, ils vont vous expliquer leurs plans. "
Après s'être consulté du regard, avec Scott, le docteur commença à exposer son idée.
- " Le passage dans le vortex n'a pas d'effet néfaste sur l'organisme, les pertes en vie humaine lors du passage précédent sont dues en grande partie à l'arrêt de prothèse vitale et cela s'est malheureusement réglé par le décès de toutes les personnes concernées, et d'autre part à des traumatismes dus aux chocs, si tout le personnel se sangle correctement à son poste ou dans sa cabine le risque avoisine zéro. "
C'était maintenant à l'ingénieur Scott de parler.
- " Concernant le vaisseau nous pouvons également approcher du risque zéro. Tout d'abord enfermer toutes les sources d'énergie autonomes dans des conteneurs en neutrinium, pour l'énergie principale nous savons qu'elle n'est pas directement affectée, seuls les relais d'énergie sont détruits lors du passage. Ensuite déconnecter tous les systèmes de transfert automatique, éteindre le maximum de circuits primaires. Une fois prêt le -C se lancera vers le vortex, coupera ses moteurs à impulsion et ses relais d'énergie, il se laissera alors glisser sur son aire jusqu'à l'autre côté. Une fois passés, il vous suffira de réarmer les relais d'énergie et vous devriez vous retrouver à peu près dans les mêmes conditions que maintenant. Il vous restera alors à sortir de la zone d'influence avec vos moteurs d'impulsion et à avertir Starfleet de votre situation. "
- " Bien je crois que l'essentiel est dit, messieurs au travail, " conclut Rachel Garrett.

* * * * *

Trois heures plus tard, tous les préparatifs terminés l'Enterprise du capitaine Garrett entrait de nouveau dans le vortex temporel.
Juste avant le départ elle avait donné à son homologue Kirk une base mémorielle contenant les messages d'adieu de son équipage, cette cartouche devait rester scellée et n'être ouverte qu'une semaine après la date du départ de l'Enterprise -C pour sa première mission et cela en cas où le retour se terminerait mal.

* * * * *

Une fois le -C disparu, Kirk se tourna vers ses amis Spock et McCoy.
- " On a beau dire, quelle que soit l'époque, les Enterprises sont de superbes bâtiments. "
- " Oui, et leurs capitaines sont de plus en plus jolis, " renchérit McCoy et avant que Kirk ne réagisse à l'insulte. " Monsieur Spock préparez vos doigts de fée pour 'La disparition du souvenir', le tour de magie du siècle. "
- " Il s'agit ni plus ni moins que de science mentale vulcaine docteur, pas de magie noire, même si le capitaine espère toujours voir sortir des lapins blancs des chapeaux. "
Kirk regardait Mc Coy et Spock, s'il y avait bien deux choses immuables dans l'univers, c'étaient les diverses tracasseries que se lançaient ces deux-là et la piètre qualité de l'humour de Spock.

Chapitre VI - Stardate 3870,2 - Le plan

L'Enterprise était sorti du vortex, les préparatifs tant au niveau humain que matériel avaient été parfaitement efficaces. Nous n'avions à déplorer que quelques hématomes dans l'équipage, le vaisseau quant à lui avait traversé le vortex sans encombre. Tout était presque parfait. Je dis presque parce que si nous avions bien été projetés dans le futur nous n'étions pas allés assez loin. Oh! Pas de grand chose, juste 17 ans. J'en ai donc informé l'équipage et recueilli les propositions de celui-ci.

* * * * *

- " Messieurs, laissez-moi vous présenter l'enseigne Mikaiodo, elle a une solution pour nous sortir d'ici. Allez-y enseigne, nous vous écoutons. "
- " Merci, madame. Voilà lors de mon passage à l'Académie j'ai effectué des recherches sur la carrière du capitaine Harriman qui commandait l'USS-Enterprise, NCC 1701-B, un vaisseau de classe Excelsior. Et … "
- " Et ? " l'invita Rachel
- " Et bien, dans ses mémoires le capitaine Harriman signale qu'à la date stellaire 3873.4, il a porté secours à une navette appartenant à Starfleet dans le secteur 125.58, il signale que la navette était de classe Cousteau et qu'elle était sans immatriculation. Nous ne sommes qu'à trois jours de navette du point signalé, je pense que nous pourrions maquiller une de nos navettes classe Mercure -elle est assez proche des anciennes classes Cousteau- et nous trouver au rendez-vous, cela nous permettra de recevoir les pièces détachées nécessaires, et ce sans révéler notre vraie identité. Une fois le moteur de distorsion réparé, nous pourrions tenter un voyage temporel. Voilà. "
Le capitaine consulta du regard les différents officiers présents.
- " Alors que pensez-vous du plan du sous-lieutenant Mikaiodo ? "
- " Dans combien de temps a eu lieu, ou plutôt doit avoir lieu le rendez-vous ? " demanda Castillo
- " Dans 7 jours, " répondit Mikaiodo
- " Moins de 3 jours de voyage, cela donne 4 jours pour maquiller la navette, faire une recherche approfondie des codes et procédures de l'époque, ainsi que la liste des pièces et matériaux nécessaires à la réparation, qui soient disponibles sur le -B. Oui je crois que c'est possible, " conclut Arsco.

Chapitre VII - Stardate 3873.2 - Le rendez-vous

Avec un jour d'avance, la navette avait été prête et elle se trouvait maintenant au lieu de passage du -B, le -C quant à lui s'était éloigné au maximum et avait réduit ses activités afin d'être le plus invisible possible.
- " Navette Starfleet à NCC 1701-B USS-Enterprise, Mayday, Mayday….. Navette Starfleet à NCC 1701-B USS-Enterprise, Mayday, Mayday….. Navette Starfleet à NCC 1701-B USS-Enterprise, Mayday, Mayday….. "
Depuis maintenant 12 heures la navette émettait le message enregistré à puissance réduite. Le but était de contacter l'Enterprise du capitaine Harriman, pas le reste du quadrant.
Au début de la treizième heure, un vaisseau de classe Excelsior sortit de la courbure à faible distance de la navette.
- " NCC 1701-B, USS-Enterprise à navette Starfleet. Ici le capitaine Harriman, nous captons votre message en audio seulement. "
- " Désolé capitaine mais c'est intentionnel, nous effectuons une mission secrète de la plus haute importance pour le compte de Starfleet Command. Pour des raisons de sécurité nous ne pouvons contacter directement Starfleet, ni vous donner d'autre information pour l'instant. Nous avons besoin dans le plus bref délai de matériel. "
- " Bien reçu, navette, mais vous devez comprendre que je ne peux rien faire pour vous si vous ne dévoilez pas votre identité, ni la nomenclature exacte de vos besoins. "
- " Je comprends, capitaine. Mais je vous répète que notre mission est prioritaire. Voilà ce que je vous propose. Vous allez téléporter à notre bord une balise test. A notre signal vous pourrez la ramener à votre bord, à l'intérieur nous aurons déposé un manifeste informatique avec toutes les informations prouvant notre identité ainsi que la liste du matériel demandé. "

Chapitre VIII - Stardate 3873.5 - L'Enterprise -B

Le capitaine Harriman consultait sur le terminal de sa cabine les documents transmis. Une partie était constituée d'une liste relativement courte de matériel, il l'avait envoyée à son chef ingénieur Malory. Celui-ci devait lui fournir un rapport sur le type, la disponibilité et l'utilisation potentielle dudit matériel. L'autre partie, qu'il avait gardée pour lui, contenait une foule d'informations normalement connues que de lui-même. Ordre de mission, code d'identification y compris l'indicatif de contrôle de son propre vaisseau, etc… Il ignorait qui était à bord de la navette mais il ne pouvait s'agir que de personnes appartenant aux plus hautes sphères de Starfleet ou alors d'un habile stratagème d'un service secret ennemi pour se procurer du matériel sensible. Juste à ce moment son interphone bipa.
- " Capitaine Harriman, j'écoute ? "
- " Capitaine, ici Malory, mon équipe et moi avons étudié le manifeste que vous nous avez transmis. Il s'agit d'éléments de conversion d'énergie utilisés essentiellement pour les moteurs de distorsion. Nous sommes en mesure de les leur fournir sans problème. "
- " Il y a t-il des éléments sensibles ou top secrets ? "
- " Non, monsieur, il s'agit d'éléments très récents mais qui ont tous fait l'objet d'articles dans différentes publications de l'institut Cochrane. "
- " C'est ce que je voulais savoir, préparez un conteneur et portez-le en salle de téléportation. "
- " A vos ordres, capitaine, terminé. "
Le capitaine Harriman ferma la communication, la théorie de l'arnaque ne tenait plus, il s'agissait bien d'une mission Starfleet. Il retourna sur sa passerelle.

* * * * *

- " Enterprise à navette Starfleet. "
- " Navette écoute. "
- " J'ai étudié votre proposition et j'accepte de vous envoyer le matériel demandé. Vous comprendrez cependant que nous devrons faire un rapport. "
- " Parfaitement, capitaine, je vous demanderais seulement de continuer votre mission comme prévu et de ne pas essayer de nous suivre. Je vous répète qu'il est essentiel que notre identification reste secrète. Navette terminé. "
Depuis l'écran de la navette, le lieutenant Anderson vit l'Enterprise accélérer et disparaître. Pauvre capitaine Harriman, il va s'interroger toute sa vie sur cet événement et son rapport va faire du bruit dans la hiérarchie de Starfleet. Enfin c'est comme cela que naissent les légendes. Ensuite suivant les instructions elle retourna vers son propre Enterprise. "

Chapitre IX - Stardate 3875.7 - Le retour

Quatre jours plus tard, l'adaptation des pièces du -B etaient terminées.
- " Attention, message à tout le personnel, ici le capitaine tenez-vous prêts pour le transfert temporel. Terminé. "
- " Lieutenant Castillo, allez-y ! " ajouta Garrett après avoir coupé l'interphone.
Le lieutenant Castillo s'activa sur sa console. L'Enterprise bondit vers le soleil le plus proche, il accéléra encore sa vitesse lorsqu'il fut proche de la couronne solaire, tourna autour sur une demi-orbite et fut éjecté par l'effet boomerang. Si tout s'était bien passé, il se trouvait maintenant revenu dans son propre vecteur temporel.

* * * * *

- " Lieutenant Welton, contactez une balise de la Fédération je voudrais savoir quand on est."
- " Oui, madame, Stardate 11737.3. "
- " Trois jours dans notre propre futur, on peut considérer que c'est une erreur acceptable et en rester là. "

Chapitre X - Stardate 11737.3 - Le combat

- " Capitaine, nous recevons un message de détresse de l'USS-Catalina, il signale qu'il est attaqué par un…, non par trois croiseurs klingons. "
- " Alerte rouge, lieutenant Castillo, vitesse maximum. "
- " Vitesse maximum, bien capitaine. "
- " Lieutenant Welton, caractéristiques des vaisseaux engagés ? "
- " L'USS-Catalina est un vaisseau de secours spatial, équipé pour des missions en espace dangereux, il dispose de boucliers de classe Osmose II, quatre fois plus puissants que les nôtres, il résiste bien à l'assaut, par contre ses possibilités de manœuvre et d'attaque sont faibles. Les croiseurs klingon sont de classe Vor'ché, sans doute les mêmes que ceux qui nous ont attaqués. "
- " L'USS-Catalina a sans doute été envoyé pour nous rechercher. Les klingons quant à eux ont dû rester dans le secteur. Lieutenant Welton, préparez-vous à engager le combat dès qu'ils seront à portée. Riposte massive sur les trois croiseurs. "
- " Oui, capitaine, plan d'attaque programmé. "
Dès que l'Enterprise fut à portée des croiseurs, il tira de toutes ses batteries phaseurs et torpilles. Dans un combat contre trois croiseurs il ne s'agit plus de vouloir seulement neutraliser le facteur offensif de l'ennemi, il s'agit de frapper vite et surtout fort. Les torpilles, lancées quelques secondes avant le tir des phaseurs furent rattrapées par les rails d'énergies pures, les boucliers arrières du premier croiseur klingon s'effondrèrent juste avant l'explosion des charges photonique de celles -ci, un coup direct dans ses centrales à fusion, il se désintégra immédiatement, il n'est même pas certain que l'équipage ait su que l'Enterprise l'avait pris pour cible, les deuxièmes et troisièmes salves de torpille également lancées sur le premier croiseur ayant détecté la fin de celui-ci, se mirent en acquisition de la deuxième cible programmée. Les deux survivants tentèrent une manœuvre d'évitement et de fuite, le premier ne put l'achever, sans doute déjà meurtri par la bataille il fut achevé par les phaseurs du Catalina. Sous les doigts habiles de Castillo, le vaisseau remonta en chandelle vers le dernier croiseur, une torpille partie de la rampe de tir arrière du klingon fut immédiatement détruite par un phaseur du réseau de défense de l'Enterprise. Moins d'une seconde plus tard les torpilles fédérées le réduisaient à l'état d'épave.
Pendant tout le combat, le pilote et l'officier tactique avaient agi avec le plus grand professionnalisme, preuve d'un entraînement efficace ; maintenant que celui-ci était terminé, ils attendaient d'autres instructions du capitaine.
- " Tactique, recherche d'éventuel survivant. Communication ouvrez un canal avec le Catalina."
- " Pas de capsule de survie. "
- " Canal ouvert. "
- " USS-Catalina, ici l'USS-Enterprise quelle est votre situation ? "
- " USS-Enterprise, content de vous entendre, nous vous croyions disparu ou détruit par les klingons. Notre situation est satisfaisante, quelques blessures sans gravité. Avec votre retour, notre mission est devenue sans objet, nous retournons à la base 48. "
- " Bien reçu, bon voyage, Catalina. "
- " Également, Enterprise. "
Coupant la liaison, le capitaine se tourna vers Castillo.
- " Lieutenant, direction la starbase la plus proche, facteur 3. "
- " Starbase 12, facteur 3, bien madame. " Et l'Enterprise sauta dans la courbure.

Chapitre XI - Stardate 43633.4 - Épilogue

Le capitaine Rachel Garrett était assise sur le siège central de la passerelle, du moins ce qu'il restait de la passerelle, si elle avait quitté l'écran central un instant elle aurait vu les consoles éventrées, les panneaux arrachés, les traces de brûlures sur les instruments et les pansements de ses officiers, mais il était inutile de regarder, elle savait tout cela.
Toute son attention était tournée vers l'anomalie spatiale droit devant, elle allait y entrer avec son Enterprise et elle allait mourir, elle le savait, elle était calme, savoir sa mort prochaine inéluctable donne une certaine sérénité de l'esprit.
Juste avant d'entrer dans la faille elle entendit un gémissement venant du lieutenant Tashia Yar, son nouvel officier tactique. Elle sut immédiatement que ce superbe vaisseau qu'était l'Enterprise -D venait d'être détruit. Il s'était sacrifié pour qu'elle puisse réussir sa mission et le sacrifice avait porté, elle entrait dans la faille.
Pendant les quelques secondes que dura la transition elle repensa à la première mission de son Enterprise, il y avait 11 ans de cela, elle y avait rencontré les Enterprises du passé et ils avaient tous survécu et maintenant elle venait de rencontrer l'Enterprise du futur et ils étaient tous morts.
La destinée est une chose surprenante.
Son vaisseau sortit de la faille, les klaxons d'alarme retentirent, c'était maintenant le temps de la bataille, de la dernière bataille.

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité