.

L'objectif
.

L'objectif. Journal personnel du docteur Léonard H. McCoy
Beaucoup de personnes croient qu'un capitaine de vaisseau stellaire est un être exceptionnel. Grande est dés lors leur consternation lorsqu'ils se rendent compte qu'il est seulement un être humain. Un être humain avec ses forces et ses faiblesses. Un être humain avec ses certitudes et ses doutes, un être humain susceptible de faire des erreurs, y compris sur sa propre valeur.
Depuis des mois maintenant, Jim m'inquiète, j'ai l'impression qu'il commence à croire aux légendes qui gravitent autour de lui.
En tant que Capitaine, il serait le premier à nier une telle affirmation, la taxant de fabulation sans fondement. Pourtant intérieurement, l'homme est porté par ses succès, il ne serait pas le premier à s'en être intoxiqué et à rechercher tel un drogué des doses de plus en plus forte de succès et d'adoration.
Jim a toujours eu ce besoin d'adoration de la part de la gent féminine. Besoin d'adoration que l'on pourrait assimiler à une sainte libido même si sa fonction de Capitaine l'oblige à garder vis à vis des femmes une distance tant sociale que sexuelle.
Bien que sa réputation et son charme évident aient plusieurs fois servi la politique de la fédération, je suis de plus en plus convaincu qu'il serait positif que Jim puisse aller au bout d'une relation, que celle-ci se prolonge ou finisse rapidement dans une rupture douloureuse …
Avec un optimisme propre au cupidon amateur que je suis, je tente de canaliser l'intérêt de Jim vers les charmes du contingent féminin de cet équipage, et plus particulièrement d'Andréa Finelli, l'une de mes infirmières, qui a exprimé à plusieurs reprises quelque intérêt pour lui.
Même si cela ne réussit pas, ça aura au moins réussit à briser la glace entre eux. Il devrait être clair pour un Capitaine et un équipage qu'il n'y a rien de mal aux relations sentimentales tant qu'elles restent du domaine personnel.

* * * * *

Le docteur aurait été surpris de savoir que pendant qu'il enregistrait son journal personnel, les deux jeunes gens en question s'embrassaient devant la porte de la cabine de la belle et jeune infirmière, pont sept.
- " Je ne me rappelle pas depuis quand j'ai passé une aussi bonne soirée, Capitaine "
L'homme fit une légère grimace avant de répondre.
- " Je pensais que nous avions résolu ceci, en dehors du service, je suis Jim, et vous êtes Andréa. Souvenez-vous de cela. C'est un ordre. "
Tout en riant, elle éloigna la main baladeuse de Jim qui, petit à petit, remontait le long de sa jambe.
" Voyons, Jim, je ne serais pas contre le fait de vous invitez dans ma cabine pour un dernier verre, mais que dirait ma camarade de chambre ? "
- " Que pourrait-elle dire ? Premièrement, nous sommes majeurs tous les deux. Ensuite je suis le Capitaine et je manque toujours de volontaires pour l'entretien des tubulures d'échappement des propulseurs latéraux. "

* * * * *

Sur la passerelle, au pont supérieur, l'officier de navigation fut le premier à réagir.
- " Monsieur Spock, je détecte quelque chose, azimut supérieur trente degrés, courbure dix. Il est à la limite des senseurs du déflecteur. "
- " Monsieur Chekov, sonde active sur les coordonnées du phénomène. " ordonna depuis le siège central, l'officier scientifique.
Le second navigateur quitta son siège pour la console scientifique. Après avoir effectué quelques réglages au poste de commande, il commença à énoncer les données apparaissant sur l'écran du scanner longue-portée.
- " D'après les senseurs, il s'agit uniquement d'énergie dans la longueur d'onde du spectre visible. De la lumière blanche. " finit-il d'une voix étonnée.
- " Monsieur Chekov, une simple lumière blanche ne peut se déplacer à une telle vitesse, c'est impossible. " lança Spock.
- " Je le sais, " répondit le russe d'une voix légèrement vexée, " néanmoins, c'est la seule interprétation des lectures. "
Sans tenir compte de la réflexion du jeune russe, Spock se tourna vers la console de communication.
- " Une quelconque communication ou identification Lieutenant Uhura, ? "
- " Aucune, Monsieur. "
- " Protocole de premier contact, transmettez en linguacode. Maintenez une distance de sécurité ou nous serons obligés de vous considérer comme potentiellement hostile. "
Et d'ajouter
- " Monsieur Sulu, préparez-vous un tir de phaseur. 500 mètres de part et d'autre de la cible. A mon signal. "
Spock regarda une fois encore en direction d'Uhura, elle secoua la tète négativement.
- " Feu "
Deux traits bleutés illuminèrent l'espace de part et d'autre du vaisseau étranger.
Celui-ci était de plus en plus près et ressemblait à un orage magnétique prisonnier d'une bulle immatérielle.
- " Aucun effet, " rapporta l'homme de barre, " l'engin est toujours en trajectoire d'interception. "
Spock analysa la situation, il n'était pas impossible que le tir de phaseur n'ait été interprété comme une invitation. D'un autre coté, aucune race pourvue d'un minimum d'intelligence ne foncerait directement sur un vaisseau inconnu sans aucune tentative de communication. Il se devait donc à la lumière de son expérience de considérer l'entité comme belligérante.
- " Monsieur Sulu, arrêt complet. "
- " Arrêt complet. "
Sur l'écran central de la passerelle le défilement des étoiles se figea, l'Entreprise était revenu dans l'espace normal.
- " Monsieur Sulu, tir de cinq torpilles, droit sur la cible. "
A chaque départ de torpille l'éclairage de la passerelle avait pendant un instant baissé d'intensité, ce défaut innérant à tous les vaisseaux de classe Constitution n'avait jamais pu être résolu et faisait maintenant partie des caractéristiques de cette classe de vaisseau.
A première vue l'on aurait pu croire que l'objet n'avait eu aucun mal à esquiver chaque torpille lancée contre lui, mais quelques instants plus tard Sulu enregistra une perte de vitesse de celui-ci.
- " Monsieur Spock, réduction d'énergie marquée à chaque esquive, il continue néanmoins sa course droit sur nous. "
- " A tout l'équipage, alerte collision, aux postes de combat. "
Quelques instants plus tard, l'objet traversa le bouclier de l'Entreprise comme s'il n'existait pas. Le grand vaisseau, fierté de Starfleet, se cabra tel un cheval blessé lorsque le navire ennemi perfora la coque.

* * * * *

Jim avait clairement ressenti l'arrêt de son vaisseau, avec le temps chaque Capitaine entretient une relation symbiotique avec son navire. Il ne s'en inquiéta pas immédiatement, quelle que soit la raison de cet arrêt imprévu il avait pleine confiance en son second. Si Spock avait ordonné l'arrêt de l'Entreprise, c'est qu'il y avait une raison logique.
Évidement ce ne fut plus le cas lorsqu'il entendit l'avertissement de son officier en second.
Il fonça sur l'interphone de la chambre de l'infirmière juste au moment où son cher vaisseau se cabra et enfonça le bouton d'appel.
- " Kirk à passerelle, Spock que se passe-t-il ? "
- " Une entité inconnue a pénétré l'Enterprise, pont sept

* * * * *

Malgré l'entraînement suivi, Finelli n'avait pu empêcher son cœur de battre plus vite lorsqu'elle avait entendu la réponse de la passerelle.
- " Pont sept, mais c'est ici ! "
Avant même que Jim ne puisse répondre, une ombre commençait à se former comme si elle émergeait de la paroi même de la cabine, tout d'abord vaguement humanoïde elle se stabilisa enfin sous la forme d'un Klingon. Et pas n'importe quel Klingon. Koloth, l'un des commandants les plus agressif de la flotte impériale.
Tout en ordonnant à Andréa de sortir, Jim tira son phaseur de l'étui.
- " Non, Capitaine, je reste. "
Jim ne tient pas compte de la réponse de l'infirmière. De nouveau, il appuya sur la touche de l'interphone.
- " Passerelle. "
- " Capitaine ? "
- " L'entité vient de se matérialiser dans les quartiers de l'officier Finelli, envoyez une équipe de sécurité. "
- " La sécurité est en chemin. Capitaine je dois vous prévenir que les sensors détectent une source d'énergie importante pont sept, vraisemblablement à l'endroit où vous vous trouvez. "
Jim ne faisait plus attention à la présence d'Andréa ou à la voix de Spock. L'apparition lui parlait directement par la voix télépathique.
- " Êtes-vous Kirk de la Fédération. J'ai pour mission de le détruire. "
- " Pourquoi ? " demanda Jim à voix haute.
- " Ce sont les ordres de mon maître, préparez-vous à mourir. "
Bras tendu, l'apparition marchait maintenant d'un pas hésitant vers Jim.
- " Je dois vous détruire. "
Jim s'apprêtait à faire feu sur l'apparition, lorsque celle-ci cessa brutalement d'avancer vers lui.
- " Bas-niveaux d'énergie. Mission impossible. Procédure de secours activée. "
Jim ressenti une force étrangère prendre le contrôle de son esprit. Il visa l'image de Koloth et tira. Les faisceaux d'énergie traversèrent l'air en brûlant, et firent un trou derrière l'apparition. Aussitôt la force qui tentait de prendre le contrôle de son esprit disparut, le laissant groggy.
Ce fut le cri de Finelli qui le secoua, il se tourna vers elle pour la calmer, mais Andréa sans cesser de crier courut vers la porte et disparut dans le couloir juste au moment où quatre membres des forces de sécurité du vaisseau arrivaient pont sept.
Jim sorti dans le couloir à la poursuite de l'infirmière.

* * * * *

Celle-ci avait été stoppée par l'un des membres de sécurité et au bord de l'hystérie, criait de plus en plus fort en montrant Jim du doigt.
- " C'est lui, là, il a tiré sur Jim, il a tué le Capitaine. "
Jim eu à peine de temps de penser " Quoi " avant que ses réflexes ne reprennent le dessus. En effet, l'un de ses propres hommes avait levé son arme vers lui avec le ferme intention de tirer. Il eut juste de temps de faire un roulé-boulé pour éviter le rayon d'énergie qui fit disparaître une portion non négligeable de la paroi derrière lui. Le garde avait tiré pour tuer.
L'expérience née des années de baroud dans l'espace sauva Jim, il arriva à riposter, étourdissant son adversaire le plus proche et plongea dans le turbolift.
- " Infirmerie. " cria Jim. Le turbolift commença à se déplacer et s'arrêta au bout de quelques secondes, la sécurité avait eu le temps de donner l'alerte au centre de contrôle de l'ingénierie.
- " Ordinateur, débloque les turbolifts et n'accepte plus aucun ordre d'arrêt. Kirk autorisation noir, un, un, noir, zéro, noir. " cria Jim
Le turbolift repris sa route et quelques instants plus tard déposait Jim devant les portes de l'infirmerie. Jim traversa le couloir d'un bond et entra dans l'antre du docteur.

* * * * *

McCoy chirurgien en chef de l'Entreprise n'était pas là, ni aucun des autres docteurs ou infirmière. Jim s'assis sur l'un des bio-lits et fit le point.
Andréa ne l'avait pas reconnu, ses propres hommes non plus. Il n'avait aucun moyen de savoir si cette situation était limitée ou si elle avait déjà influencé la totalité de l'équipage. Ou de l'univers.
Jim se révolta contre ses propres pensées, il se devait de faire face avec sang froid.
La priorité était de communiquer avec Spock ou avec McCoy, étant ses amis; Spock était sans aucun doute l'être le plus intelligent de l'Entreprise. Bones était lui un médecin exceptionnel. A eux trois, ils s'étaient tirés de bien des situations.
Prit crainte d'une soudaine, il se dirigea vers le miroir mural. C'est avec soulagement qu'il put constater qu'il n'avait pas physiquement changé, ce qui confirmait bien que cette malédiction avait uniquement modifié le comportement d'Andréa et des hommes de la sécurité, envers lui, mais comment. Il tournait en rond.
Il en était là dans ses réflexions lorsque les portes de l'infirmerie s'ouvrirent sur le docteur.

* * * * *

- " Bones ! " commença Jim, " j'ai fait l'expérience d'une sit... "
Le docteur, d'abord surpris par Jim, le regardait maintenant d'un air effrayé, sans le quitter des yeux il se dirigea lentement vers l'une des armoires de l'infirmerie, l'ouvrit et en sorti un flacon que Jim identifia comme de l'acide orientine, un puissant dissolvant, une seule goutte était capable de le traverser de part en part.
- " Restez où vous êtes, monstre infernal " grogna le docteur.
Jim ne bougea plus, l'attitude du docteur ne laissait aucun doute sur sa réaction si Jim tentait quoi que ce soit.
- " Bones, que faite-vous, arrêtez, vous allez blesser quelqu'un "
Tout en ne quittant pas le Capitaine des yeux, le docteur se dirigea vers l'interphone.
- " Infirmerie à Passerelle. "
- " Passerelle écoute. "
- " J'ai l'intrus, ici, en face de moi, à l'infirmerie, je l'ai capturé. "
Il y eut une légère pause.
- " Docteur. Méfiez-vous. Je vous rappelle qu'il a tué le Capitaine. Une équipe de sécurité est en route. "
- " Spock, je suis vivant, " cria Jim, " dite-moi que vous m'entendez! Que vous me reconnaissez! "
- " Spock, " intervint Bones, " il ne me semble moins dangereux, son attitude est plus désemparée, qu'agressive. "
- " Restez quand même prudent, il s'agit peut-être d'une nouvelle forme de vie, j'arrive. "
- " Dépêchez-vous, si cette chose a vraiment tué Jim, je ne sais pas ce qui me retient de dissoudre ce meurtrier immédiatement. "
Jim réfléchissait à toute vitesse, la voix de Spock dans l'interphone l'avait glacé, il savait pour avoir partagé de longue année de service avec lui, que le Vulcain n'était pas toujours maître de ses émotions. S'il se laissait capturer, il risquait de se retrouver bouclé ou même tué avant d'avoir pu leur faire comprendre qui il était vraiment, surtout avec l'accusation de meurtre sur la personne du Capitaine qui pesait sur lui.
Dès que Bones eu lâché le bouton de l'interphone, Jim donna un coup de pied sur le poignet du docteur, la fiole d'acide décolla et se fracassa sur le plancher qui commençait à se dissoudre dans un panache de fumée.
Avant que le docteur ne puisse réagir, Jim le mit KO d'un direct à la mâchoire.
- " Désolé, docteur, " dit Jim en déposant celui-ci sur l'un des lits, " je dois chercher une preuve de mon innocence, et pour cela je dois être libre. "
La fumée commençait à envahir l'infirmerie, mais Jim savait qu'il n'avait pas le temps de s'en inquiété. L'équipe de sécurité allait débarquer d'une seconde à l'autre et s'en chargerait.
Il sortit de l'infirmerie et se dirigea vers le conduit de Jeffrie le plus proche, les turbolifts devenant trop dangereux. Direction le pont neuf et l'une de ses innombrables coursives techniques, jusqu'a maintenant il avait réagi à l'instinct, il avait besoin d'un endroit calme pour réfléchir.

* * * * *

Jim, le proscrit, qui était encore il y a moins d'une heure le Capitaine de ce vaisseau, se trouvait maintenant dans l'une des sections des vérins de séparation de la soucoupe, il était d'une façon toute relative à l'abri.
Assis à même le sol, il se remémora les derniers événements.
Premièrement, un rapport de Starfleet nous envoie en mission d'observation dans ce secteur. Il semblerait que les Klingons aient violés le traité Organien et effectueraient des fouilles sur l'une des planètes de la zone sous contrôle de la fédération. Une planète dépourvue de signes de vie, mais riche en vestiges d'une ancienne civilisation maintenant disparue. Si les Klingons ont trouvés le moyen de se faire passer pour d'autres, pourquoi avoir pris le risque de s'attaquer à moi au lieu de prendre possession des postes clé de la fédération en remplaçant les dirigeants. A moins qu'il ne s'agisse d'un test ou d'une vengeance.
Ensuite. Que puis-je faire pour retourner la situation ? Je suis devenu un ennemi sur mon propre vaisseau et quelque soit ma cachette, ils finiront bien par me trouver.
Il va me falloir des informations, de l'équipement, des vivres, de l'eau et surtout un allié.

* * * * *

Jim était sorti de sa cachette, et par les innombrables tubes de Jeffries avait atteint l'un des interphones des hangars du pont huit. Son idée était que peut-être seul l'équipage le considérait comme hostile, l'ordinateur du vaisseau le reconnaîtrait peut-être encore comme Capitaine. Cela faisait beaucoup de peut-être, mais il n'avait pas choix, il lui fallait quelqu'un pour couvrir ses arrières, fusse une machine.
- " Ordinateur ? "
- " En attente " répondit la voix impersonnelle de la machine.
- " Identifiez ma voix. "
- " Vous êtes James Tiberius Kirk. "
- " Quel est mon statut ? "
- " Capitaine de USS-Enterprise. Décédé. "
Malgré le sérieux de la situation, Jim ne put s'empêcher de sourire aux paradoxes de la scène, la seule personne qui croie en lui est une intelligence artificielle qui, en contre partie, ne s'émeut pas de parler à un homme mort.
Cela allait lui permettre d'arriver aux contrôles auxiliaires du bâtiment.

* * * * *

Quand l'équipe de sécurité, accompagnée du Lieutenant Nordin Tranin, arriva à l'infirmerie, ils trouvèrent le docteur à quatre pattes en train de vaporiser un produit sur le sol.
- " Docteur, vous allez bien, il vous a blessé. " demanda Nordin.
- " Non pas vraiment, il m'a simplement neutralisé d'une façon un peu brutale. Nous avons un autre problème. Dans sa fuite il a cassé une fiole d'orientiene. L'acide à détruits une bonne partie du plancher, il doit même commencer à couler dans sur le pont inférieur si nous ne faisons rien il risque de traverser tout le vaisseau de part en part jusqu'à la coque et percer un trou vers l'extérieur. En plus du risque de voir quelqu'un recevoir une partie du produit sur la tête. Il y a mieux comme douche matinale. "
Se tournant vers l'équipe de sécurité Nordin ordonna.
- " Sergent Dickerson, Brent, prenez le matériel neutralisant et occupez-vous de cela. "

* * * * *

Dickerson et Brent commencèrent leur inspection, l'estimation du docteur avait été trop optimiste, les dégâts étaient plus grave, l'orientiene avait attend le pont onze, et plus précisément le grand gymnase d'entraînement au combat en apesanteur, une salle d'une hauteur de trois ponts.
En absence de pesanteur les vapeurs d'acide s'était agglutiné en nuage au centre du gymnase.
Provisoirement stoppé, le danger n'en était pas écarté. Sous cette forme, l'acide serait difficile à récupérer, et rétablir la gravité aurait comme conséquence de rendre ce nuage corrosif encore plus imprévisible.

* * * * *

- " Je n'arrive pas à croire que le Capitaine soit mort et que je sois la dernière à l'avoir vu vivant. Quel monstre a pu faire cela ! C'était horrible ! Comme dans un cauchemar ! "
Le Lieutenant Susan Miller, camarade de chambrée de Finelli était assise sur la couchette de son amie, la serrant dans ses bras, elle essayait, sans grand succès de la réconforter.
- " Nous vivons une époque étrange, ma chère. Les gens peuvent disparaître complètement, comme effacés d'un coup de baquette magique. Au moins, il est mort à son poste, en combattant. Un homme comme lui ne pouvait pas concevoir une autre façon de disparaître. Il n'aurait pu se résigner à se faner doucement et à finir sa vie malade et impotent dans un lit, fusse chez lui. "
- " Et pourquoi pas ? "
- " Pour des hommes de sa trempe, l'âge est une malédiction. "
Malédiction, lorsque Susan avait prononcé ce simple mot, Andréa avait ressentit quelque chose de bizarre, d'indéfinissable.
- " Malédiction... ", répéta Andréa dans un souffle.
- " Quoi ? Andréa ? Andréa ? Il y a un problème ? " demanda Susan inquiète face à l'absence soudaine de son amie.
- " Je ne suis pas sûre. C'est ce mot, malédiction. J'ai eu une sensation bizarre, comme s'il devait me rappeler quelque chose, quelque chose d'important. "
- " C'est le choc. C'est normal. Il était évident pour toutes les personnes qui te connaissent, que tu éprouvais quelque chose pour le Capitaine et je sais que c'était réciproque. Même si celui-ci était déjà marié. "
- " Avec qui ? " demanda Andréa
- " James T. Kirk, comme tous les capitaines, était d'abord marié avec son vaisseau. "
Andréa lui jeta un regard noir.
- " Vous vous trompiez, tous! Il était mon supérieur et le premier officier de l'Entreprise. Nous étions bien ensemble, c'est tout. Il aurait été illogique d'en demander plus. "
- " Voila que tu parle comme Spock, maintenant. "
- " Ne me compare pas à cette statue aux oreilles pointues. Il est fort, intelligent, compétent, d'une certaine façon, gentil, et même séduisant, mais aussi sensible qu'un bloc de glace. "
- " Tout principe masculin cache quelles que soient les couches d'acier qui recouvre son âme, un petit garçon sensible. "
- " Rien ne peut faire fondre l'acier Vulcain "
- " C'est parce que tu ne connais pas les trois formules de potage de docteur Chapel "
- " Non, dit moi ? "
- " Il y quelques années, Spock fut victime d'un Pon Farr inattendu. Sans doutes les conséquences de sa nature humaine. Chapel qui, quoi d'elle s'en défende, a toujours eut un faible pour lui, décida de lui préparer un potage Vulcain. A la première tentative, la soupe fini dans le couloir. Chapel retourna en cuisine, refit une autre soupe qui suivi le même chemin. Loin de se décourager Christine fit une troisième soupe. "
Susan venait de s'arrêter de parler.
- " Et alors ? " demanda Andréa
- " Spock la goûta comme les deux autres et dit simplement Fascinant. Tu vois quel qu'il soit, on peut facilement les percer à jour. "
Le ton badin de la conversation avait fait son effet, Andréa se sentait plus détendue, bien sur la mort du Capitaine était encore une plaie ouverte et douloureuse dans son cœur, mais maintenant que l'état de choc était passé, le travail de deuil pouvait commencer. "
- " Dites-moi, Susan, tu pensais vraiment ce que tu disais ? "
- " Quand ? " demanda Susan
- " Quand tu parlais des phaseurs ? Tu ne t'es jamais demandée ce que sa faisait d'être désintégré. "
- " Les phaseurs désintégrant travaillent un peu comme des téléporteurs, comme eux ils séparent les liaisons énergétiques de la matière, mais sans l'enregistrer, les atomes sont simplement dispersés dans la nature. "
- " Quand sait-on vraiment en fin de compte ? " conclu Andréa.

* * * * *

Après l'incident de l'infirmerie, Spock était retourné sur la passerelle, mais cette fois en la qualité de capitaine.
- " Nous sommes en orbite, Monsieur Spock ", annonça Chekov, " scans en cours... Les seules sources d'énergie viennent d'un dôme de pressurisation, présence confirmée de Klingons. "
- " Lieutenant Uhura, rapport des équipes de sécurité. "
- " L'équipe un rapporte que le nuage d'acide se trouve au gymnase du pont onze et est sous contrôle. L'équipe deux rapporte que les points sensibles du bâtiment sont gardés ainsi que les turbolifts. Les panneaux des tubes de Jeffries sont scellés et sous surveillance de l'ordinateur central. L'intrus n'est plus en mesure de se déplacer sans être repéré. "
- " Informez Monsieur Scott que je désire le voir en salle de téléportation un. Monsieur Chekov maintenez les sondes sur le dôme. Monsieur Sulu, vous avez la passerelle, alerte rouge, faites feu si c'est nécessaire mais sans provocations inutiles. "
Sur ces mots Spock entra dans le turbolift, pendant que Sulu prenait place sur le siège central et que l'un des aspirants officier quitta sa place aux pupitres périphériques et s'installa au poste de navigation. "

* * * * *

Scotty était déjà au pupitre de commande lorsque Spock arriva en salle de téléportation un.
- " Monsieur Spock, je ne suis pas sûr que le fait de vous rendre dans ce nid de Klingons sans escorte soit profitable. Attendez au moins que le meurtrier du Capitaine soit capturé et que l'on connaisse ses motivations. "
- " Si je désirerais uniquement me faire téléporter sur la planète, Monsieur Kyle m'aurait suffit. J'ai besoin de vous pour une opération délicate et surtout discrète. J'ai réussi à délimiter la zone où se cache le Klingon et je voudrais que vous m'y téléportiez. De plus, vu la situation, je voudrais que cela soit fait d'une façon discrète. La mort du Capitaine a fortement ébranlé les nerfs de l'équipage et je le veux vivant et en bonne santé. "
Sur ces mots, Spock vérifia son phaseur et monta sur le premier plot de la salle de téléportation.
Alors que le Vulcain disparaissait dans l'halo bleuté du téléporteur il n'entendit pas la réflexion de l'ingénieur.
- " Ouah ! N'empêche, si je ne vous connaissais pas si bien, je jurerai que vous êtes suicidaire. "

* * * * *

Jim entendit le bruit caractéristique du téléporteur.
- " Ils m'ont repéré plus vite que prévu, Monsieur Spock est toujours aussi efficace. J'aurais aimé avoir quelques heures en plus pour peaufiner la suite. Tant pis. "
Jim appuya sur le bouton de l'interphone.
- " Ordinateur, programme Kirk deux, autorisation Lazare. "
Spock n'avait pas fini de se matérialisé que Jim disparaissait également dans le flux du téléporteur.

* * * * *

Jim réapparu devant la porte de la salle de réaction holographique du pont huit. Instantanément il fit feu sur le garde situé à l'intersection des deux couloirs, celui-ci s'évanouit immédiatement. Il appuya ensuite sur la plaque d'ouverture de la salle de récréation, qui s'ouvrit toute grande sur une nature exubérante.

* * * * *

Quand l'équipe de sécurité arriva devant la porte de la salle de récréation, elle s'attendait à beaucoup de chose, mais pas à se retrouver en pleine jungle Rigélien.
- " Ordinateur, arche. " demanda l'officier.
Normalement un pupitre de commande, également holographique aurait du apparaître, mais contre toute attente rien ne se passa.
- " Ordinateur fin de simulation, autorisation de sécurité Tranin, Nordin, pêche, abricot. "
Le commandant de l'escouade était intrigué, son statut d'officier de sécurité aurait du être suffisant pour arrêter une simulation, surtout que celle-ci avait été initialisée par un étranger au vaisseau.
- " Ordinateur. Pourquoi le programme continue-t-il ? "
- " Le programme est bloquer par un ordre de sécurité Alpha Noir. "
Alpha noir, le code de sécurité du Capitaine. Jim étant mort, il s'agissait donc d'un ordre de verrouillage venant de Monsieur Spock.
Nordin était de plus en plus perplexe pourquoi le Vulcain aurait créé cette simulation. Voulant en avoir le cœur net, il prit son communicateur.
- " Monsieur Spock, pour sécurité. "
Quelque secondes plus tard la voix froide du vulcain sorti du communicateur.
- " Spock, j'écoute. ? "
- " Monsieur, tout porte à croire que le fugitif a créé une simulation au pont onze et s'est caché à l'intérieur. "
- " Stoppez la simulation et neutralisez le, sans le blesser. "
- " C'était mon attention, seulement l'ordinateur me refuse l'accès, le programme est bloqué par une commande de niveau Alpha Noir. "
- " Un instant. "
L'officier de sécurité attendit patiemment. Il imaginait sans peine le vulcain penché sur son pupitre, tentant de supprimer la simulation depuis la passerelle.
- " Escouade de sécurité ! "
- " J'écoute. "
- " Contre toute logique, l'ordinateur refuse de mettre un terme à la simulation. Il semblerait que l'unité centrale reconnaisse dans l'intrus le Capitaine Kirk. Je vous envoie un ingénieur afin de fermer manuellement le programme. Spock terminé. "
Nordin regarda les autres membres de son équipe.
- " Nous avons deux options. Ou nous partons en safaris, ou nous attendons l'homme de la technique. "
- " Je suis pour le plan B. " répondit le sergent.
- " Moi, aussi, " confirma Nordin, " OK, tout le monde dehors. Nous attendons la fin du programme. "

* * * * *

Au même moment, Jim entrait dans la salle de transbordement du pont onze, comme prévu, sa petite manœuvre de diversion avait drainé vers la salle de récréation sinon le gros des forces de sécurité, au moins l'attention de l'équipage.
Délaissant les navettes, Jim se dirigea vers le téléporteur de charge qui se trouvait au fond du hangar.
Il programma celui-ci pour un départ retardé, suivi d'un cycle ininterrompu de transfert volumétrique maximum du téléporteur.
Il sauta sur la grille du téléporteur, et fut enveloppé du halo bleu habituel.

* * * * *

Spock et Scotty étaient de nouveau ensemble dans le turbolift en route vers la passerelle. Bien que cela contrarie sa logique vulcaine, Spock était de plus en plus inquiet. Non seulement l'intrus leurs avait une fois de plus échappé, mais le fait qu'il avait fallut l'aide de l'ingénieur en chef pour neutraliser la programmation de l'holomatrice prouvait que celui-ci avait une connaissance parfaite des protocoles de Starfleet.
De plus, cette suite de diversions n'était pas dans la nature des Klingons, plus friands d'affrontements directs.
Lorsque Spock et Scotty arrivèrent sur la passerelle, Sulu libéra le siège central et retourna au pupitre de navigation, alors de Scotty s'asseyait à celui de l'ingénérie.
- " Spock ? "
- " Qui a-t-il, Monsieur Scott ? "
- " Les synthétiseurs atmosphériques fonctionnent à 114 pour cent du nominal, baisse de pression, et ce n'est pas une fuite, aucune brèche détectée sur la coque. "
- " Monsieur Scott, il faut bien que l'oxygène aille quelque part ? " " Je cherche Monsieur. " répondit l'ingénieur légèrement vexé qu'on lui rappele cette évidence.
- " J'ai localisé la fuite, le téléporteur du pont onze est en boucle, c'est lui qui expulse l'oxygène de l'Entreprise. "
Encore une manœuvre de diversion pensa Spock.
- " Chef, débranchez le téléporteur. "
- " Je n'y arrive pas, l'ordinateur refuse l'ordre. "
- " Coupez l'alimentation de celui-ci. "
- " Sans effet. "
Spock appuya sur le bouton de communication intégré à l'accoudoir du siège de commandement.
- " Passerelle à salle des machines. "
- " Salle des machines. Ingénieur Soles. "
- " Coupez les relais énergétiques secondaires du pont onze. "
- " Oui, Monsieur.... Ordre exécuté. "
Lâchant le bouton de l'interphone, Spock se retourna vers Scotty.
- " Alors. "
- " Le téléporteur s'est arrêté. "
- " Parfait. Monsieur Scott je vous laisse régler le problème. "
Alors que Scotty sortait de la passerelle, Spock se rendis à sa propre console, il avait une petite idée pour localiser l'intrus. Il n'en eut pas le temps.
- " Monsieur ? " dit Uhura
- " Oui, Lieutenant. "
- " Message de l'équipe de neutralisation du gymnase, la coupure d'alimentation du pont onze à rétabli la gravité et provoqué un accident, plusieurs blessés. Le docteur est sur place. "
S'il n'avait pas été Vulcain, Spock se serrait maudit, la mort du Capitaine et cette chasse à l'homme l'affectait plus que de raison et le rendais inefficace.
- " Bien, Lieutenant prévenez-moi, s'il y a du changement. "
Un silence pesant s'abattit sur la passerelle.
- " Une maxime terrienne dit, Ce qui sauve le lapin du renard, c'est sa faculté à brouiller sa piste. " dit Sulu
- " C'est un proverbe russe. " enchaîna presque automatiquement Chekov.

* * * * *

Jim c'était matérialisé près de ce qui semblait être un camp militaire, un camp militaire Klingon.
En levant les yeux, il constata qu'il se trouvait à l'intérieur d'un dôme environnemental transparent reproduisant les conditions de vie klingonne, parfaitement compatible avec un organisme humain, bien qu'un peu trop chaud. Au centre du camp, une excavation résultant de fouille, et sur sa gauche un dépôt à ciel ouvert remplit d'objet visiblement ancien.
Cela était de plus en plus bizarre, en règle générale les Klingons ne sont pas reconnus comme des férus d'archéologie, ensuite il avait pénétré ce dôme trop facilement, il avait été obligé de quitter l'Entreprise pour trouver une explication à sa situation présente, mais il s'attendait à devoir combattre dés son arrivée.
Et non seulement aucune sirène ne signalait sa présence, mais de plus, un imposant Klingon se dirigeait vers lui en souriant, le camp n'était donc pas désert.
D'une main sure Jim régla son phaseur sur choc et étourdi le Klingon avant de se diriger vers ce qui semblait être un centre de commandement, son comportement n'était certes pas amical, mais Jim avait appris à se méfier des Klingons, même souriant.
Derrière lui, les masses d'air en provenance du vaisseau continuaient d'arriver, preuve que ses amis de l'Enterprise n'avaient pas encore réagit.
Une fois à l'intérieur du baraquement, Jim localisa le bureau de l'officier en charge du camp. Il y entra sans hésiter.
Le visage du Klingon assis derrière le bureau avait quelque chose de familier. Familier mais néanmoins hostile, Jim ne baissa pas son arme.
- " Très cher Capitaine Koloth, vous voir ici n'est pas vraiment une surprise. "
- " Capitaine James T Kirk, mon vieil ami, " répondit le Klingon d'une voix étonnement chaleureuse au vus de situation. " Je suis surpris de vous voir, je vous croyais mort. "
Malgré le contenu, cette réponse emplit Jim d'espoir. Quelqu'un le reconnaissait. La malédiction était levée.
- " Vraiment, et pourquoi cela ? "
Koloth continuait à parler, comme s'il n'avait pas entendu la question.
- " Vous savez, je devrais vous faire arrêter, il ne me resterait ensuite qu'à imaginer la mise à mort la plus satisfaisante pour moi. Et pour quelque raison étrange, je ne me sens pas près à le faire. N'est-ce pas bizarre ? "
Jim ne répondant pas, Koloth continua.
- " Les raisons que j'ai de vous haïr sont pourtant là, vous m'avez humilié devant l'Empire. Deux fois. Par votre faute, je me retrouve exilée sur ce caillou perdu dans l'espace. Et malgré cela, je trouve que vous avez quelque chose de rayonnant. "
Jim ne disait toujours rien, il avait sans aucuns doutes en face de lui le responsable de ses problèmes et le questionner risquait de dévoiler la situation plus que précaire dans laquelle il se trouvait. Il préférait laisser le Klingon parler.
Contrairement à la prévision de Jim, Koloth arrêta de parler et se leva.
- " Suivez-moi Kirk. J'ai quelque chose à vous montrer. Je pense que vous serez intéressé. "

* * * * *

- " Christine ? " dit McCoy en s'adressant à Chapel l'infirmière en chef.
- " Oui, docteur. "
- " Il y a eu un accident en salle d'exercice gravité zéro, pont onze. Brûlure d'acide orientiene. J'aurai besoin de vous et de deux autres infirmiers. "
- " Finelli et Miller, sont libres. "
- " Andréa, vous êtes sur qu'elle est prête à reprendre le travail. "
- " Le travail peut-être une excellente thérapie, vous ne croyez pas ? "
McCoy ne discuta pas l'argument, le travail était en effet une excellente façon de passer la crise et de plus la mort, même celle d'un Capitaine comme Jim fait partie de la vie d'un vaisseau stellaire.
- " Oui, sans doute. " répondit McCoy.

* * * * *

Chapel sorti de l'infirmerie et se dirigea vers le secteur des quartiers d'habitations pont sept. Arrivé devant la porte de Finelli et de Miller elle sonna et ouvrit la porte avant même dans avoir reçu l'autorisation.
- " Venez, vous deux. On à besoin de vous pour une urgence, gymnase, pont onze. " ordonna Chapel
- " Lieutenant, est-ce que vous ne pourriez pas prendre Andréa et quelqu'un d'autre ? " demanda Susan Miller.
- " Pardon ? " Chapel était irritée. Elle aurait pu comprendre un refus de la part de Finelli, mais de Miller, alors que le Capitaine était mort et qu'un meurtrier était en liberté. " Vous deux ! Dehors ! Maintenant ! "
Finelli se leva et se dirigea vers la porte de la cabine qui s'ouvrir à son passage. Susan de son coté ne bougeait pas.
Devant ce manque évident de bonne volonté, Christine ne se retint plus et haussa le ton.
- " Quelle que soit la situation ou vos préoccupations personnelles, un ordre est un ordre et je suis, sauf preuve du contraire, votre supérieure. Alors vous allez vous lever, sortir de votre cabine et vous diriger vers le pont onze où le docteur a besoin de vous. Et lorsqu'il aura fini avec vous, vous passerez à mon bureau. Nous avons à parler sérieusement. Exécution. "
Susan ne put répondre qu'un timide, " Oui, Madame. " Avant de se rendre dans le couloir où sa collègue l'attendait.

* * * * *

- " Que dites-vous de cela ? " demanda Koloth.
- " Que ce que ? " demanda Jim
- " Me croiriez-vous si je vous disais que c'est la fin de la Fédération. "
L'objet était de couleur grise, et environ, de la taille d'une navette de transbordement. Il semblait très vieux.
- " Quel âge a-t-il ? " demanda Jim
- " Il est aussi vieux que les étoiles de ce secteur. " répondit Koloth. " Mais qui s'en soucie. Vous autres humains vous vous focalisez souvent sur des détails inutiles, comportement stupide qui vous fait souvent passer à côté de l'essentiel. "
- " Qui est ? " demanda Jim
- " C'est un synthétiseur d'esclave. "
- " Mais encore ? "
- " C'est un objet très utile, il prend son énergie au cœur de la planète et crée à la demande des entités autonomes prêtes à obéir à chacun un de vos ordres. J'en ai envoyé un sur l'Entreprise, sous mon apparence. Il avait mission de vous tuer. Vous ne l'avez pas vu ? "
- " Non. " mentit Jim.
- " Vous en êtes sûr ? "
- " Et que comptez-vous en faire ? " demanda Jim
- " Le démonter, le ramener dans l'Empire, l'étudier, le reproduire à grande échelle et l'utiliser. "
- " Et l'utiliser à quoi ? "
- " A créer une armée de guerriers et les envoyer directement sur les bases de Starfleet, bien sûr. "

* * * * *

A l'infirmerie, où les blessés du gymnase avaient été transportés, le docteur McCoy allait d'un lit à l'autre, contrôlant le travail de ses assistants.
Lorsque Spock y entra et le docteur se dirigea directement vers lui.
- " Rapport, docteur ? " demanda le nouveau Capitaine.
- " Nous avons pu stabiliser les blessés. Ils se trouvent présentement à l'infirmerie sauf un qui est rester coincé dans les super-structures du gymnase. Le docteur M'Benga et l'infirmière Finelli sont resté sur place avec deux agents de sécurité et un ingénieur. "
- " Bien. "
- " Et de votre côté, avec l'intrus ? " demanda McCoy
- " Tout porte à croire qu'il c'est téléporté sur la base planétaire. "
- " Il nous a donc échappé et est retourné chez les siens. "
- " Il y a quand même quelque chose d'anormal, lors de son départ, l'intrus à programmé le téléporteur de charge en flux continu, provoquant une fuite importante des systèmes environnementaux. Une telle chose ne pouvait passer inaperçue. Il semble nous inviter de le suivre sur la base Klingon. "

* * * * *

Dans le gymnase, les deux agents de sécurité gravissaient la paroi à l'aide des points d'encrage du mur d'escalade vers leur camarade inconscient.
- " Bon dieu, quel merdier. "
- " Ce n'est pas si grave, on monte, on l'assure et on le fait descendre vers le sol. "
- " Je ne te parle pas de cela, mais de la situation générale. Le Capitaine est mort, son assassin se promène dans le vaisseau comme s'il était chez lui. Et les grosses légumes perdent la boule. "
- " Tu exagère, le nouveau Pacha s'en sort bien. "
- " Pas lui, le toubib, il a disjoncté, on ne se bat pas à coup d'acide dans un vaisseau. "
- " D'après Nordin, qui était dans l'équipe envoyée à l'infirmerie, ce n'est pas le toubib qui a jeté l'acide, mais le Klingon. "
- " Ouais ! Vivement la quille. "
Tous en bavardant, ils atteignirent le blessé et le déscendirent vers le sol. Le docteur M'Benga prit l'hypospray et injecta un tranquillisant au blessé pendant que Finelli appliquait sur ces brûlures un baume isolent. Il était maintenant prêt à rejoindre les autres à l'infirmerie.

* * * * *

- " Il me serait donc possible de crée, ici, maintenant un être artificiel qui me serait complètement assujetti. Je ne vous crois pas ! " dit Jim
- " Essayez ! Pourquoi pas ! Vous êtes mon invité après tout. " répondit Koloth.
Jim approcha de la machine, en étudia le panneau de control. Les Klingons avait eu la délicatesse d'apposer sur chaque commande la transcription en klingon de l'effet.
- " Appuyer d'abord sur scan. Votre image apparaîtra sur l'écran central, ensuite sur le bouton création. " commenta le Klingon.
Malgré l'attitude trop sûre d'elle du Commandant Koloth, Jim obéit, que risquait-il vraiment, il avait son adversaire au bout de son arme, et celui-ci le savait.
La machine commença à bourdonner et dans un tourbillon assez semblable à un rayon de téléportation, une silhouette apparut.
- " Allez, Kirk, il attend vos ordres. "
- " Détruisez cet appareil! Maintenant ! "
Rien ne se passa.
- " Me croyez-vous aussi stupide, Kirk ? " demanda Koloth en riant, " cela fait maintenant plusieurs mois que nous étudions cette machine. Nous avons réussi à lui inculquer quelques notions de base. Une prime directive en quelque sorte. Qui l'empêche de faire quoi que soit qui soit contraire aux intérêts de l'Empire. "
Jim en dit rien.
- " Mais vous pouvez essayer encore une fois. "
- " Allez sur le vaisseau en orbite. Contactez Spock et donnez lui l'ordre détruire cette base. "
Encore une fois son double ne bougea pas. Jim n'en était pas vraiment surpris, mais il se devait essayer.
- " Allez sur l'entreprise et détruisez son nouveau Capitaine. " dit Koloth
Le double de Jim commença à se dissoudre dans le halo du téléporteur.
- " Annulez l'ordre. " cria Jim
- " Trop tard, vous allez tuer votre second. "
- " Le vaisseau est en état d'alerte, la téléportation est impossible. " bluffa Jim sans grande conviction.
- " Cette technologie est très avancée, j'ai confiance. " répondit Koloth, de plus en plus sûr de lui. " Vous savez, Kirk, je crois que je ne vous tuerai pas tout de suite.. "
Koloth venait de s'arrêter, une forme humanoïde vêtue d'une longue toge venait d'apparaître à côté d'eux.
Forme que Jim reconnu immédiatement.
- " Conseiller Ayelborne ! Vous êtes loin d'Organia. " dit Jim
- " Je suis venu récupérer ce jouet, Capitaine. Les êtres qui l'ont créé n'étant plus de notre univers, il n'a plus de raison d'être. " répondit l'Organian.
- " C'est donc cela un Organian, apparemment pas très redoutable. " dit Koloth d'un ton méprisant.
- " Ne vous y fiez pas, " répondit Jim, " ils sont plus que redoutables. "
L'Organian regarda Jim d'un air surpris.
- " Il y a quelque chose de différent en vous. Ah oui ! Je vois. Le Klingon ne maîtrisait pas parfaitement le pouvoir de la machine. "
Ayelborne fit un geste de la main, un pseudopode de lumière sortit de la tête de Jim et retourna directement dans la machine.
Jim ressentit une sensation étrange et eut la conviction immédiate que la malédiction l'avait quitté. Il pourrait de nouveau compter sur les membres de son équipage.
Sans attendre, l'Organian disparut, lui et la machine, dans un éclat de lumière.
Koloth était hors de lui, la machine sur laquelle il avait mis tant espoir était partie avec cet Organian de malheur, il se retourna vers Jim et dit d'une voix rendue tremblante par la colère,
- " Kirk ! Je vais vous tuer ! "
Koloth sorti sont hul'luch et se rua vers son ennemi.
C'était sans penser que Jim, lui aussi, était armé. Avant que la lame ne soit même vraiment une menace, Jim pressa la détente. Le rayon orangé du phaseur toucha le Klingon au milieu de la poitrine. Koloth s'écroula, inconscient.
- " Désolé, Koloth, mais il n'y a de meilleure compagnie qui ne se quitte. "
Jim sans attendre, sortit son communicateur et appela l'Entreprise.

* * * * *

- " Supplément au journal de bord du Capitaine, date stellaire 5236.5. Je suis de retour à ma place légitime, le pont de l'entreprise. Dès mon retour l'officier Chekov m'a fait état d'un fait troublant. La disparition de la base Klingonne. Elle n'a pas été détruite par ses occupants ou par une frappe extérieure, elle a simplement disparut de la surface de la planète. J'y vois là, sans aucuns doutes possibles, une action des Organians. Je recommande l'envoi d'une mission scientifique afin d'étudier cette ancienne civilisation. Capitaine James T Kirk, terminer. "
- " Bien que je doute qu'Ayelborne y ait laissé quelque chose d'intéressant. " ajouta-t-il pour lui-même.
- " Alors, Monsieur Spock, pas trop déçu d'avoir perdu le poste de Capitaine. " demanda Jim
- " Au contraire, Capitaine. C'était fascinant. "
- " D'être capitaine ? "
- " Je parlais de l'entité et de sa faculté de modifier la perception de l'équipage concernant votre apparence. "
- " Quel but poursuivait-il ? Il avait simplement l'ordre de me détruire. "
- " Je crois qu'a un certain moment il a perdu trop d'énergie pour une frappe directe. En faisant croire à votre mort et en modifiant votre apparence pour vous faire paraître l'assassin, il faisait de vous l'ennemi idéal pour les 429 autres membres d'équipage. Vos chances de survie étaient plus que faible. " dit Spock
- " C'était sans compter sur ma connaissance parfaite du vaisseau. " répondit Jim
- " C'est bizarre, je perçois comme une trace d'amertume dans votre voix. "
- " Vous n'avez pas tort. D'un coté, je suis heureux d'être vivant et d'avoir repris ma place sur la passerelle. De l'autre je suis assez atterré de l'incapacité de l'équipage de m'arrêter alors que j'étais l'intrus. "
- " Vous n'étiez pas un intrus ordinaire, votre connaissance approfondie du vaisseau et le fait que l'ordinateur a continué à obéir à vos ordres vous ont grandement aidé. Un homme ordinaire n'aurait pas été si loin. "
- " J'espère que vous avez raison "
- " L'Organian, pourquoi a-t-il repris l'appareil ? " demanda Sulu
- " Comme j'ai compris, " répondit le Capitaine, " ils pensent que ni les Klingons, ni les humains ne sont encore assez évolué pour l'utiliser sans risques. "
- " Une sorte de prime directive Organian, en quelque sorte. "
- " Ou alors une source d'indice. " dit Uhura
- " Expliquez-vous ? " demanda Spock
- " Nous savons que cette planète a connu une civilisation importante, et nous découvrons maintenant que ce peuple avait réussi à créer une race de serviteurs dociles et intelligents. Toute créature douée de raison tant vers la liberté. Il est possible que cela ait dégénéré en guerre totale pour le pouvoir. Les Organians sont assez anciens pour avoir connu de tels conflits. "
- " C'est possible, mais nous ne pourrons jamais le savoir sans leur concours. " conclut Jim
Les portes du turbolift s'ouvrirent, laissant entrer sur la passerelle le docteur McCoy et l'infirmière Finelli.
- " Capitaine, je n'y croyais pas, il fallait que je le voie de moi-même ! " s'exclama l'infirmière. " Votre mort semblait si réelle. "
- " Elle est venue dès l'annonce de votre retour, et sans mon autorisation. " grommela McCoy
- " Ne vous tourmentez plus, officier Finelli, je suis vivant et bien vivant. "
- " De plus. " ajouta Jim en regardant le docteur. " Je vous autorise à rester sur la passerelle le temps qu'il vous plaira. "
- " Je suis désolé, Monsieur. J'ai promis à l'infirmière Chapel de l'aider dans une série de recherche sur les brûlures à l'acide, et je suis déjà en retard. " répondit Finelli en entrant dans l'ascenseur.
- " ça, Bones, c'est pour vous. " dit Jim.
Faisant comme s'il n'avait rien entendu, McCoy fit un signe de tête vers l'écran central et demanda.
- " Et maintenant ? "
- " Selon les termes du traité de paix Organian, la planète reste sous la tutelle de la Fédération. Les Klingons sont de retour chez eux et je ne crois pas qu'ils reviendront. Koloth doit savoir que les Organians n'ont rien laissé de la technologie avancée de cette civilisation et le reste ne les intéresse pas. Ce sont des guerriers, pas des archéologues. " répondit Jim.
- " Capitaine, l'ingénieur Scott à l'inter. " annonça le Lieutenant Uhura.
Jim appuya sur la touche correspondante de son fauteuil.
- " Kirk, écoute. "
- " Mon rapport concernant les dégâts au pont Onze, Monsieur. " dit la voix de Scott dans les haut-parleurs. " L'acide à complètement détruit les relais d'énergie entre le plafond du gymnase et le plancher de l'infirmerie. La surcharge à détruit les projecteurs holographiques de la salle de récréation et les conduits EPS 23 à 29. L'ordinateur auxiliaire du pont arrière est également hors service. Ainsi que les synthétiseurs principaux, il va falloir nous contenter des rations de combat pendant encore aux moins 144 heures. C'est un beau merdier. "
- " Je vous remercie Scotty. Et je peux vous promettre qu'il n'y aura plus de mésaventures acides. " dit Jim en regardant de nouveau Bones, prit soudainement de passion pour le plafond de la passerelle. " Vous avez assez d'hommes ? "
- " Oui, Monsieur, j'ai même reçu l'aide inespérée de l'infirmière Susan Miller pour le décrassage des structures inter-pont. Par contre, l'ordinateur de la salle de récréation refuse toujours de se réinitialiser, il est bloqué par votre dernière programmation. "
- " Je m'en occupe de suite. Kirk terminé. "
Jim se leva et se dirigea vers la console scientifique. Spock et McCoy était restés près du siège central.
- " Docteur. Que fait votre l'infirmière Susan Miller dans l'équipe de nettoyage ? " demanda l'officier scientifique.
- " Une idée de mon infirmière chef pour re-motiver le personnel, d'après elle. Je n'ai cherché à en savoir plus. Dites-moi Spock, que l'intrus ait réussi à berner l'équipage, passe encore, mais vous, avec votre logique Vulcaine, je suis surpris. Votre esprit analytique aurait-il été paralysé par de pauvres émotions humaines. La perte de Jim. Ou la joie d'être enfin Capitaine. Je ne serais pas autrement surpris que sous ce front apparemment serein, se trouve un cerveau avide d'honneur et de gloire. "
- " Docteur, je vous suggèrerait de consulter l'un de vos confrères. "
- " Touché. Je le savais. " répondit joyeusement simplement Bones en sortant de la passerelle.

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité