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Le fabulaire du futur
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Le fabulaire du futur.

TABLE DES MATIÈRES

A. Capitaine Christopher Pike
B. Où l'homme dépasse l'homme
C. Espace, frontière de l'infini
D. Explorer de nouveaux mondes étranges
E. Avancer vers l'inconnu
F. Deux années d'animation
G. Les années perdues
H. La trilogie
I. La fin d'une légende
J. Et après ?
K. Star Trek en France
L. Portraits

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CAPITAINE CHRISTOPHER PIKE

Il aurait pu être une fois...
Le vaisseau spatial se nomme le S.S. Yorktown. D’un équipage de 203 personnes, il est commandé par le capitaine Robert T. April, un homme jeune (dans les 35 ans), capable d’actions héroïques et de décisions difficiles, mais toujours en proie au doute sur lui-même et à la solitude du pouvoir. Il est secondé par une femme mystérieuse et froide qu’on n’appelle jamais que « Number One » (numéro un), au physique égyptien. Le navigateur est d’origine sud-américaine, José Ortegas, un brillant jeune homme de 25 ans, bouillant et plein d’humour. Parmi les principaux membres d’équipage sont aussi le docteur Phillip Boyce, la cinquantaine, aimablement cynique et terre à terre, le premier lieutenant, un extraterrestre nommé Spock, à la peau rouge, aux oreilles pointues, et possédant une plaque ventrale par laquelle il absorbe l’énergie qui est sa nourriture, et le yeoman (Originellement, un grade de armée britannique pouvant se traduire par chevalier et correspondant plus ou moins à celui d'officier d'ordonnance) , une charmante jeune femme blonde servant de secrétaire et de valet au capitaine, après qui elle soupire...
Ça ne vous rappelle rien? Ce sont pourtant les grandes lignes d’une nouvelle série de science-fiction que Gene Roddenberry proposa en 1964 à MGM, sous le titre de... Star Trek.

GENE RODDENBERRY

Sa trajectoire professionnelle fut exceptionnellement complexe et variée. Né le 19 août 1921, à El Paso, Texas, Roddenberry fut d’abord pilote de chasse durant la Seconde Guerre Mondiale, envoyé à Guadalcanal où il participa à 89 combats et missions de reconnaissance. Il commença à l’époque à écrire des nouvelles pour des magazines d’aviation. Après la guerre, il travailla pour l‘Armée de l’Air sur les problèmes de crashes d’avions, puis fut embauché comme pilote de grande ligne par la Pan American Airlines. En route pour Calcutta, son avion.., s’écrasa dans le désert syrien ! Roddenberry et sept passagers furent les seuls survivants de la catastrophe. Il déménagea en 1949 pour Los Angeles, avec l’intention d’écrire pour la télévision. Ces beaux rêves s’écroulèrent bien vite et il s’engagea dans le Los Angeles Police Department — son expérience dans les milieux difficiles le conduisit à rédiger un important rapport sur le problème de la drogue, le premier du genre à Los Angeles. Il se retrouva bientôt à écrire les discours du Chef de la Police, William Parker. N’ayant pas abandonné son désir d’écrire pour la télévision, il commença à e faire, sous pseudonyme, et vendit en 1951 son premier script. Il devint un spécialiste des séries policières, écrivant notamment pour Dragnet. A cette même époque, son nom fut envisagé pour remplacer le Chef Parker, mais il refusa et quitta en 54 la police pour se consacrer à l’écriture. Il créa en 64 sa première série télé, The Lieutenant, 29 épisodes concernant la vie dans les Marines en temps de paix (Avec Gary Lockwood et Robert Vaughn dans les rôles principaux.)

La SF n’était guère en vogue à l’époque à la télévision, maïs l’idée commençait à faire son chemin, chez quelques producteurs et scénaristes, de proposer des dramatiques SF intelligentes et construites, loin des clichés fusées I monstres. Ainsi, La quatrième dimension de Rod Serling et Au-delà du réel de Joseph Stefano. Ainsi, également, le groupe de scénaristes « The Green Hand » (Sturgeon, Matheson, Johnson et Sohl) — dont hélas tous les projets furent rejetés. Comme eux, Roddenberry était à la recherche d’un format qui lui permettrait de passer outre les limitations de la télévision, pour exprimer ses idées. «  Il est difficile pour les gens de comprendre que même dans les vignes stériles de la télévision vous pouvez . En fait, vous pouvez le faire mieux qu’ailleurs parce que vous atteignez plus de gens, avec plus d’impact”. Roddenberry emprunta des livres de science-fiction à quelqu’un qu’il savait être amateur du genre, son ami le scénariste Sam Peeples. D’abord du Olaf Stapledon, puis d’autres, beaucoup de revues... Roddenberry étudia les dessins de SF, chercha comment traiter sérieusement la science-fiction à la télévision.

LE CONCEPT

Pour faire de la SF, il faut une nouvelle histoire, une nouvelle surprise, à chaque épisode. Pour obtenir une série à succès, il faut des personnages récurrents, auxquels le public puisse s’attacher. Mais ce principe de personnages familiers contredit partiellement le concept de surprise. Et puis, la SF coûte cher à filmer : décors, costumes, effets spéciaux... Il fallait trouver un concept réunissant à la fois les paramètres de stabilité des décors et des héros et ceux de découverte constante. La solution trouvée par Roddenberry fut celle d’un vaisseau spatial (un seul lieu, un seul équipage familier) explorant l’espace lointain (autant de découvertes que l’on veut). Attaché au réalisme, Roddenberry établira au cours des premiers essais de la série une « bible » très précise, où l’Entreprise sera dessinée dans les détails, où l’univers sera posé, avec toutes ses règles. Tout y sera décrit : les fuseurs, le téléporteur, les communicateurs, la navette, la hiérarchie... « Quand les écrivains se mettaient au travail sur un épisode, tout était aussi prédéterminé que le plan des rues de New York, et si vous vous trompiez, il fallait recommencer, même si cela signifiait changer l’histoire pour la faire adhérer à la « réalité Star Trek » devait plus tard déclarer l’écrivain Norman Spinrad. Nous n’en sommes pas encore là, mais Roddenberry propose à la MGM un dossier de 16 pages, très détaillé.., qui fut rejeté.

LE PREMIER PILOTE

La petite firme Desilu (qui fit également Les Incorruptibles) cherchant alors de nouvelles séries, Roddenberry leur apporta le dossier Star Trek, ainsi qu’un dossier The Long Hunt of April Savage (un western) et un dossier Police Story (un polar), alors que Bruce Geller leur proposait de son côté Mission Impossible. Un accord fut rapidement trouvé, Roddenberry créa la société Norway et le feu vert fut donné pour le tournage d’un pilote (co-financé par Desilu, Norway et NBC). De fait, les pilotes de Star Trek, Mission : Impossible, Police Story et April Savage furent tournés l’un après l’autre dans les studios de Desilu-Culver.
Entre le dossier de la MGM et le tournage du pilote, les choses évoluèrent. Le vaisseau spatial s’appela finalement le U.S.S. Entreprise (immatriculation N.C.C. 1701). Le capitaine fut rebaptisé Christopher Pike (tout en gardant les mimes caractéristiques psychologiques), et plusieurs solutions furent envisagées pour l’extraterrestre Spock : un acteur noir, un nain (Michael Dunn — le Docteur Lovelace des Mystères de l’Ouest — fut envisagé)... Finalement, la couleur rouge fut abandonnée (avec l’introduction de la couleur à la télé, les techniques de retransmission évoluaient et le rouge ne pouvait pas donner un bon résultat) au profit d’un teint légèrement vert-brun, et un acteur grand et mince fut choisi (Roddenberry voulait que Spock soit à la fois différent et séduisant, ce que n’auraient peut-être pas été Michael Dunn, ni un noir à l’époque).
Le premier choix de Roddenberry pour Spock était Leonard Nimoy, son second choix se portait sur Martin Landau. Landau n’étant de toute manière pas disponible, c’est Nimoy qui hérita des oreilles pointues. DeForrest Kelley avait également été approché pour ce rôle, mais il avait refusé, préférant attendre une autre offre (le pilote de April Savage, apparemment). Il faut dire que la SF n’avait pas très bonne réputation d’abord contacté pour faire le capitaine, Lloyd Bridges refusa d’avoir quelque chose à voir avec de la science-fiction... James Coburn semble avoir vaguement été envisagé, mais c’est Jeffrey Hunter, un jeune acteur à succès de l’époque (Dans La prisonnière du désert (John Ford, 1956), Le roi des rois (Nicholas Ray, 1961)) , qui fut finalement choisi. John Hoyt, vétéran des westerns, eut le rôle du docteur (DeForrest Kelley fut envisagé, mais rejeté par le réalisateur comme étant trop jeune pour le rôle !). Quant à Number One, c’est Majel Barrett, que Roddenberry avait connue sur le tournage d’un The Lieutenant, qui fut retenue. Le réalisateur, Robert Butier, avait déjà une longue carrière derrière lui. A son actif peuvent être portés des épisodes de Have Gun Will Travel, Gunsmoke, Le Fugitif, Kung Fu, Mission : Impossible, Batman et nombre de téléfilms, Il avait déjà travaillé avec Roddenberry sur The Lieutenant. De nombreuses années plus tard, il fut approché par Harve Bennett pour la réalisation d’un des films, mais refusa : dés le début, Butler n’était pas d’accord avec la vision très clean du futur de Roddenberry, il aurait aimé un équipage de vétérans, sur un Entreprise usagé et un peu sale, ambiance « pionniers»...

THE CAGE

Écrit par Gene Roddenberry
Réalise par Robert Butler
Terminé en février 1965. Première diffusion américaine en 1986, avec sortie vidéo en N & B; sortie vidéo couleur: 1994

L’Entreprise est en route pour la plus proche base stellaire : la dernière mission, sur Rigel VII, a été très dure, et a coûté la vie à plusieurs membres d’équipage. Le capitaine Pike lui-même a été très secoué par cette épreuve, et se demande s’il doit continuer à ainsi décider de la vie et de la mort de centaines de personnes. L’Entreprise détecte des traces d’un crash de vaisseau et Pike décide d’aller enquêter, sur la planète Talos IV. li s’y téléporte, en compagnie du lieutenant Spock et du navigateur Tyler, et découvre une planète fleurie de plantes musicales. Ils atteignent un campement, où ils sont accueillis par le Dr. Theodore Haskins, dont le vaisseau scientifique Columbia s’est écrasé là il y a vingt ans. Une jeune femme est présentée à Pike, nommée Vina, qui l’entraîne près d’une formation rocheuse. Mais des extraterrestres surveillaient toute la scène sur des écrans, et apparaissent bientôt pour enlever Pike. Spock et Tyler arrivent trop tard pour aider leur capitaine, cependant que tout le campement disparaît.
Revenus à bord de l’Entreprise, Spock et Tyler confèrent avec les autres officiers. Number One décide de se faire téléporter sur la planète, avec quelques hommes et un canon laser. Pourtant, ils ne parviennent pas à détruire la porte de l’antre des extraterrestres.
Pendant ce temps, Pike se réveille dans une cellule. D’autres créatures semblent être pareillement retenues dans d’autres cellules, et un extraterrestre s’adresse télépathiquement à Pike, le traitant de membre d’une espèce inférieure. Pike est à nouveau confronté à Vina qui lui révèle être la seule survivante du crash. Tous deux sont transportés dans des illusions destinées à tester le capitaine et à le faire tomber amoureux de Vina. C’est ainsi que Pike se retrouve sur Rigel VII, puis dans un environnement pseudo-médiéval, puis dans une scène de danse exotique...
L’Entreprise tente une nouvelle téléportation, cette fois directement dans les sous-sols, mais seules Number One et Yeoman Colt arrivent dans la cache des Talosiens. Pike réussit à s’évader, en comprenant qu’une bonne part de ce qui les entoure n’est qu’illusion (ainsi, le canon laser avait bien détruit la porte mais les Talosiens avait couvert cette destruction par des illusions), et que les Talosiens ne savent pas réagir face à des sentiments violents — comme la rage.
Les Talosiens finissent par laisser partir les membres de ‘Entreprise, mais leur expliquent qu’ils sont d’une ancienne race qui a autrefois détruit la surface de la planète. Ils se sont réfugiés dans les profondeurs du sol, perdant leur capacité à avoir des enfants au fur et à mesure que leurs capacités mentales décuplaient. Ils voulaient simplement transmettre leur héritage aux enfants qu’auraient eu Pike et Vina... Number One et Colt retournent sur l’Entreprise, cependant que les Talosiens révèlent le vrai visage de Vina à Pike : seule survivante du crash, elle est maintenant âgée, terriblement déformée et défigurée. Pike accepte qu’on lui rende ses illusions — en compagnie d’un Pike illusoire pour lui tenir compagnie !

« The Cage » était intelligent et bien réalisé, avec des effets spéciaux convaincants et un scénario solide. La scène du début, dans la chambre du capitaine ( étonnamment spacieuse ), entre Pike et le Dr. Boyce, est révélatrice de la psychologie que Roddenberry voulait donner à ses personnages principaux : Chris Pike est abattu, il envisage de démissionner et de se retirer à la campagne. Boyce lui administre une « médecine » très simple (un verre d’alcool !) et fait preuve de ses qualités d’homme terre à terre dans ses arguments pour rasséréner son capitaine.
Relativement âgé, à la fois bon vivant et cynique, Phillip Boyce préfigure sans difficultés ce que sera un de ses successeurs, Leonard McCoy, alors que Pike est un personnage plus torturé, plus sombre, plus introverti, que ne le sera James T. Kirk. Les Talosiens furent l’objet d’un effet très intéressant : leur rôle était joué par des femmes, doublées ensuite par des hommes, ce qui donne à ces extraterrestres leur aspect étrangement asexué. Quelques détails trahissent, inévitablement, l’âge de ce premier pilote : certains équipements de la passerelle (les espèces de lampes de chevet qui servent d’écran de communication), le téléviseur dans la chambre de Pike, la scène de la danse exotique (on se croirait dans un péplum ou dans un Tarzan), par exemple. Mais l’un dans l’autre, c’est un bon film de SF, ayant assez bien supporté le passage du temps.
Pourtant, quelque chose n’allait pas les studios jugèrent ce pilote « Trop cérébral ». Et on peut difficilement leur donner tort: dans son souci de produire de la bonne SF, de faire passer des messages humanitaires et de relever le niveau télévisuel habituel, Roddenberry avait « tapé » un peu trop haut... Plus tard, la plupart des réalisateurs et techniciens de Star Trek décriront leur travail comme « une suite de compromis ». Avec « The Cage », Roddenberry n’en avait fait aucun.
Ce pilote ne fut diffusé à la télévision qu’en 1986, dans une version partiellement N & B car la copie couleur avait été perdue. Cela n’empêcha pas la cassette vidéo de se vendre à plus de 100 000 exemplaires ! Comme quoi, ce qui ne convient pas à une époque peut convenir à une autre... La version couleur complète, enfin retrouvée, est sortie en 1994 pour la première fois.

Note sur la chronologie : Dès le départ, Roddenberry avait envie de donner une certaine profondeur au cadre de sa série : ainsi, on débute juste après une mission, comme si l’Entreprise avait déjà un long passé derrière elle. Cette préoccupation, embryonnaire ici, prendra de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure du développement de la série — jusqu’à aboutir en 1993 au Star Trek Chronology de Denise & Michael Okuda, qui dessine avec précision toutes les étapes, tous les événements, de l’Histoire du futur, depuis le lointain passé jusqu’au XXIVe siècle de Star Trek : The Next Generation et Star Trek : Deep Space Nine. Chris Pike est considéré comme le second capitaine de l’Entreprise, d’abord commandé par le capitaine Robert April. Pike dirigea l’Entreprise durant deux missions de cinq ans, la première débutant en 2251, la seconde en 2257. « The Cage » se situe en 2254. Le roman « La gloire de Vulcain » se situe également pendant ces années-là.

FICHE TECHNIQUE - THE CAGE
Producteur: Gene Roddenberry
Producteur associé : Byron Haskin
Directeur de la photographie : William E. Snyder
Caméraman : Jerry Finnerman
Décorateurs: Pato Guzman, Franz Bachelin
Assistant décorateur : Walter M. Jefferies
Entreprise dessiné par Gene Roddenberry et Walter M. Jefferies
Musique : Alexander Courage
Costumes : W,lliam Ware Theiss
Montage : Leo Shreve
Assistant du producteur : Morris Chapnick
1”’ assistant réalisateur: Robert H. Justman
Ensemblier: Ed M. Parbers
Son : Stanford G. Houghton
Effets,photographiques: Howard A. Anderson Co.
Effets spéciaux: Joe Lombardi
Accessoiriste : Jack Briggs
Gaffer: Bob Campbell
Supervision de la production : James A. Paisley
Maquillage : Fred B. Phillips
Coiffeur: Gertrude Reade
Recherches : Kellam DeForest
Conseiller scientifique : Harvey P. Lynn, Jr.

SPACE OPERA ET HiSTOIRE DU FUTUR

Gene Roddenberry s’est beaucoup documenté sur la littérature de science-fiction avant de monter son projet, et en particulier sur les deux thèmes qui lui tenaient à cœur: le space opera et l’Histoire du futur.

Quand la radio était le principal média de loisir aux USA, certains feuilletons très longs présentant la routine des crises domestiques furent nommés des soap operas (opéras de savon) en référence à leurs sponsors : des marques de lessive. C’est en 1941 que Wilson Tucker a proposé le terme space opera pour cette catégorie des récits de 5F qui mettaient en scène des aventures spatiales, des destructions de planètes, des explosions de soleils, des déplacement de vaisseaux au sein des amas d’étoiles... Les premiers grands auteurs du genre furent, dans les années 20 et 30, Ray Cummings (Tarrano the Conqueror, etc.), E.E. “Doc” Smith (la série des Lensmen) et Edmund Hamilton (la série des Captain Future, Les rois des étoiles, etc.). Cette tradition survécut ensuite à toutes les modes, s’adapta à tous les changements de la SF : depuis Jack Williamson (La légion de l’espace, 1947) jusqu’à Colin Greenland (Take Back Plenty, 1990), le space opera peut adopter bien des formes — au point que beaucoup de néophytes confondent volontiers toute la science-fiction avec le seul space opera. Au pire, le space opera ne sera guère plus qu’un western spatial, au mieux il brassera de grandes idées métaphysiques. Le thème philosophico-historique se confond fréquemment avec l’émerveillement devant le cosmos : il est tentant pour les auteurs de brosser une grande fresque historique racontant le cheminement de l’humanité, depuis les premiers vols spatiaux jusqu’à l’expansion vers les étoiles. Parmi les plus fameux exemples de cette obsession sont les séries Fondation par lsaac Asimov, Les villes nomades par James Blish (qui deviendra d’ailleurs le premier auteur de romans Star Trek, ce n’est pas un hasard), L’histoire du futur par Robert Heïnlein... Olaf Stapledon (auquel se référait souvent Roddenberry, ainsi qu’Harve Bennett plus tard) est un écrivain très spécial : philosophe, sa première œuvre de fiction fut (en 1930) Les derniers et les premiers, une vaste Histoire du futur englobant 2000 années et 18 races d’humains, Il continua ensuite à utiliser des thèmes de SE pour véhiculer ses thèses philosophiques.

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OÙ L’HOMME DÉPASSE L’HOMME

Bien qu’ils aient refusé « The Cage », les dirigeants de NBC commandèrent à Roddenberry... un second pilote. Dépenser 630 000 $ sur un pilote, le rejeter — et en commander un second ? Voilà qui était une procédure inhabituelle mais éloquente quant aux qualités de « The Cage » !
Cependant, cette seconde chance était conditionnée par de nombreux changements à apporter au format: non seulement The Cage était-il trop sombre et trop « cérébral » mais encore les personnages ne plaisaient-ils pas. Une femme aux commandes ? Qui pourrait y croire ? Exit, donc, Number One. Exit, également, l’ensemble des personnages secondaires. Et l’extra-terrestre ? Qui pourrait s’y intéresser ? Roddenberry resta ferme sur ce dernier point : la présence d’un non humain était typique de l’exploration de l’inconnu qui devait caractériser Star Trek. Spock demeura donc le seul personnage de la première distribution à conserver sa place, mais fut remodelé: Roddenberry lui attribua la froide logique qui devait être une des caractéristiques de Number One. En accord avec cette modification, le maquilleur Robert Dawn opte pour un aspect plus sobre, plus sévère, avec des sourcils toujours sataniques mais plus courts, un teint plus bronzé et une mèche impeccable. Le personnage semble être défini dés cette époque : Spock est humain par sa mère et Vulcain par son père. Les Vulcains pratiquent le contrôle des émotions, ce qui explique l’apparente froideur de Spock : il refoule ses émotions humaines, ne jure que par la pure logique, et vit dans un environnement où cette attitude est considérée... étrange.
Exit le capitaine Pike : Jeffrey Hunter refusa de reprendre le rôle (son épouse l’avait convaincu que la SF n’était pas bonne pour sa carrière...). C’est un acteur canadien, William Shatner qui fut choisi pour le remplacer (Jack Lord avait aussi été envisagé.). Déjà bien connu, il avait une certaine expérience de la SF et du fantastique avec des rôles dans Thriller, La quatrième Dimension et Au-delà du réel. Pour l’anecdote, il avait également joué dans un épisode des Agents très spéciaux, « The Project Strigas Affair », dans le rôle d’un agent double travaillant avec Solo et Kuriakin, alors qu’un certain Leonard Nimoy jouait un agent ennemi Son personnage fut baptisé James Kirk. Le profil psychologique du capitaine ne changea pas, mais l’aspect sombre et tourmenté de Pike disparu, au profit de la nature plus « rentre-dedans » de Kirk, charmeur et non dénué d’humour. James Doohan fut embauché par le réalisateur Goldstone, qui avait souvent travaillé avec lui. Connu pour son habileté à contrefaire des accents, il fut décidé qu’il aurait une identité écossaise. Doohan choisi le nom de son personnage, l’ingénieur en chef de l’Entreprise Montgomery (son second prénom) Scott (le prénom de son grand-père maternel). L’idée étant d’avoir un équipage multi-racial, Roddenberry recruta l‘Américain d’origine japonaise George Takei, dans le rôle du biologiste Sulu. Gary Lockwood était l’un des deux héros de The Lieutenant et il fut choisi pour jouer Gary Mitchell (On le verra plus tard dans le rôle de l’astronaute Franck Poole dans 2001 : Odyssée de l’espace.) Le vieil acteur Paul Fix prit le rôle du Dr. Mark Piper, Andrea Dromm celui du yeoman Smith et Lloyd Haynes celui de l’officier des communications Alden. Les décors de « The Cage » furent récupérés, mais modifiés : on ne pouvait filmer la passerelle que d’une manière, elle fut donc rebâtie de manière à ce que tous les éléments soient amovibles, pour filmer de n’importe quel angle. Au passage, les couleurs de la passerelle furent légèrement rehaussées, et son équipement modifié. C’est Walter M. Jefferies qui dirigea tout ce travail et dessina tous les appareils — fuseurs, communicateurs, tricordeurs, etc. aussi bien que navettes et vaisseaux : son rôle ne fut pas négligeable dans l’établissement de Star Trek tel que nous le connaissons (A noter que les tubes d’accès technique furent baptisés tubes de Jefferles’ en son hommage.).
James Goldstone fut recruté’ pour diriger ce second pilote : il avait travaillé avec Roddenberry sur The Lieutenant et, contrairement à Butler, était d’accord sur sa vision du futur. Au crédit de ce réalisateur : les pilotes de The Iron Horse, L’homme de fer et The Senator, des épisodes de Dr. Kildare, Le Fugitif, Au-delà du réel, Naked City, Route 66, quelques films (entre autres Jigsaw, en 1965, avec... James Doohan). Il tournera également l’épisode « Planète des illusions ». Goldstone embaucha comme directeur de la photographie un vieux pro très connu, Ernest Haller, qui avait notamment photographié Autant en emporte le vent.
Trois scripts furent préparés pour le second pilote. Le premier, par Roddenberry, « The Omega Glory », aurait été très économique en termes de vedettes, de décors et de costumes. Le second, « Mudd’s Women », par Stephen Kandel, pouvait être presque entièrement tourné dans les décors de l’Entreprise déjà bâtis. Le troisième, « Where No Man Has Gone Before (Littéralement Où aucun homme n’est jamais allé, hélas traduit dans la VF par Où l’homme dépasse homme.) par Samuel A. Peeples, était beaucoup plus coûteux - et cependant c’est bien celui-ci qui fut retenu par les studios ! Sam Peeples était un vieil ami de Roddenberry, un fan de SF — et un scénariste confirmé (Il a travaillé par exemple sur The Tali Man, Custer, Au nom de la loi, Annie agente très spéciale, ainsi que sur les D.A. de Flash Gordon — et il écrivit le pilote des D.A. de Star Trek.), A son goût, le premier pilote relevait plus du fantastique que de la SF, il s’appliqua donc à produire un script réellement SF Le tournage fut effectué en juillet 1965.

OÙ L’HOMME DÉPASSE L’HOMME
(WHERE NO MAN HAS GONE BEFORE)
Écrit par Samuel A. Peeples
Réalisé par James Goldstone
Première diffusion aux USA : 22 septembre 66
Première diffusion en France : 5 juillet 86

L’Entreprise récupère un enregistrement provenant du Valiant, un vaisseau d’exploration disparu 200 ans plus tôt. Il y est question d’une barrière magnétique qui a endommagé le navire, et de perceptions extrasensorielles. Le Valiant s’est apparemment auto-détruit sur ordre de son capitaine. L’Entreprise ne tarde pas à rencontrer à son tour cette barrière et des radiations inconnues font des ravages dans l’équipage, tuant plusieurs personnes, en blessant d’autres. Le lieutenant-commander Gary Mitcheli, ami de Kirk, et la psychiatre Dr. Dehner sont touchés, mais semblent se remettre. Cependant, Mitchell présente des symptômes étranges, notamment les yeux qui brillent, et une vitesse de lecture hallucinante — il est peu à peu en train de muter en un surhomme! Kirk tente de l’abandonner sur une planète inhabitée mais Mitchell se déclare alors de nature divine et commence à tuer autour de lui...

FICHE TECHNIQUE - OÙ L’HOMME DÉPASSE L’HOMME
Producteur: Gene Roddenberry
Producteur associé & directeur assistant : Robert S. Justman
Directeur de la photographie: Emest Haller
Décorateurs : W&ter M. Jefferies, Roland M. Brooks
Musique : Alexander Courage
Costumes : William Ware Theiss
Monteur: John Foley
Ensemblier: Ross Dowd
Son : Cameron McCullough
Effets photographiques: Howard A. Anderson Co.
Effets spéciaux: Bob Overbeck
Supervision de la production : James Paisley
Maquillage: Robert Dawn
Coiffeur: Hazel Keats

Gene Roddenberry n’avait pas misé uniquement sur Star Trek : tout de suite après le tournage de « Où l’homme dépasse l’homme », il se mit à travailler sur les pilotes de ses deux autres propositions, Police Story (DeForest Kelley y joue un spécialiste de laboratoire et Grace Lee Whitney une prof de judo) et The Long Hunt of April Savage. Ce n’est donc qu’en octobre 65 qu’il se lança dans la post-production de « Où l’homme dépasse l’homme » : effets spéciaux, effets sonores, musique, etc. Le pilote fut enfin présenté à NBC en janvier 66, qui l’accepta dès le mois suivant : cette fois ça y était, Star Trek pouvait démarrer. Toujours anxieux de construire une œuvre qui n’ait rien à envier à la SF littéraire, Roddenberry projeta en avant-première les deux pilotes lors d’une convention de SF, Tricon, à Cleveland. C’est un succès « Je me souviens que juste après que les applaudissements aient commencé, j’ai téléphoné aux studios et leur ai dit ‘Je pense que nous tenons réellement quelque chose’ et la réaction du studio fut ‘Oh, une centaine de cinglés qui vont à une convention de science-fiction aiment ça ? Ça ne veut rien dire pour la télévision’. Et ils avaient presque raison, puisque nous fîmes des scores très bas. »

Note sur la chronologie : Ce pilote est encore assez différent de ce que sera la série : tous les personnages habituels ne sont pas encore là, Sulu est un biologiste, le médecin est un vieil homme nommé le Dr. Piper, l’épisode débute par une voix off parlant de la mission de l’Entreprise, sans mention de carnet de bord du capitaine. Les fans jugerons que « Où l’homme dépasse l’homme » se passe en 2265. McCoy n’est assigné à bord de l’Entreprise qu’en 2266, année où Sulu est également nommé navigateur. Comme il deviendra habituel, référence est fait au passé des personnages Kirk était à l’Académie avec Gary Mitchell. A noter que la version du pilote présentée à NBC était légèrement différente de celle que nous connaissons : avec une scène d’introduction entre Kirk et Spock, et découpée en chapitres (comme les productions de Quinn Martin).

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ESPACE, FRONTIERE DE L'INFINI

L'impulsion donnée par Roddenbeny était bien entendu primordiale, mais Star Trek fut un travail d'équipe : il faut en particulier citer le co-producteur Gene L. Coon, le producteur associé et directeur assistant Robert H. Justman et le décorateur Walter M. Jefferies. Sans parler, évidemment, des différents réalisateurs (particulièrement Marc Daniels et Joseph Pevney, piliers de la série), des monteurs, etc.
Une première brochure promotionnelle présentait l'équipage comme étant constitué du Capitaine Kirk (William Shatner), Monsieur Spock (Leonard Nimoy), Monsieur Scott (James Doohan), Monsieur Alden (Lloyd Haynes), Monsieur Sulu (George Takei), Dr. Piper (Paul Fix) et Yeoman Smith (Andrea Dromm). Ce casting changea rapidement à fur et à mesure que la série prit forme et que les personnages trouvèrent leurs marques... Kirk, Spock et Scott ne changèrent pas, mais Sulu devint navigateur. Grace Lee Whitney (remarquée par Roddenberry sur le tournage de Police Story et ici affublée d'une perruque tressée plutôt ridicule) prit le rôle du Yeoman, rebaptisée Janice Rand. Défini comme étant un mélange de secrétaire, de bonne et de... potiche décorative, il s'agissait d'un rôle très mineur, imaginé à la fois pour avoir une présence féminine attractive (belle concession au machisme de l'époque!) et pour établir l'impression de vie quotidienne, de domesticité (Rand était censée servir le café, ranger les vêtements du capitaine et refaire son lit... Ces scènes furent coupées). Les premières photos de promotion nous montraient pourtant Kirk, Spock et Rand posant ensemble. DeForest Kelley ne tarda pas à rejoindre l'équipage au poste de médecin-chef, le Dr. McCoy. Beaucoup plus jeune que Paul Fix, Deforest Kelley incarnait pourtant beaucoup mieux la figure de « médecin de campagne », ronchon et cynique, et il se débarrassa ainsi des rôles de méchants qui lui collaient à la peau jusqu'à présent. Majel Barrett ne fut oubliée : elle hérita d'un petit rôle, l'infirmière Christine Chapel, assistante de McCoy et amoureuse de Monsieur Spock sans espoir (cette dernière touche aurait pu être du dernier grotesque mais fut toujours jouée avec délicatesse, rendant sensible et attachant un personnage pourtant très mineur). John Winston devint le lieutenant Kyle, responsable du téléporteur (un petit rôle de « figuration intelligente »).
Les costumes furent retouchés une troisième fois: plus de vestes, cols plus bas et noirs, des jupes pour les femmes, les insignes de poitrine prirent leur aspect définitif.
Juste avant le tournage du premier épisode, un dernier membre d'équipage rejoint l'Entreprise Nichelle Nicholls est engagé par Roddenberry (qui la connaissait depuis une apparition dans The Lieutenant) pour jouer le rôle de l'officier des communications, le lieutenant Uhura. Il n'est pas surprenant en soi de trouver une noire dans un équipage multi-racial, mais en cette année 1966 les dirigeants de NBC se firent tout de même quelques cheveux blancs à l'idée d'avoir à bord de l'Entreprise un officier à la fois de couleur et femme !
Quant à l'environnement de la série, l'utopie qui est à la base de son univers, il est bien défini par le discours d'Edith Keeler dans « Contretemps » : « Un jour viendra, bientôt, sans doute, où l'homme pourra domestiquer une incroyable énergie Cette énergie pourra nous propulser vers d'autres mondes, dans des espèces de vaisseaux spatiaux. Et ces hommes qui navigueront dans l'espace connaîtront le moyen de nourrir des millions d'êtres affamés, et aussi de guérir leurs maladies. Ils auront le pouvoir de redonner à chaque homme l'espoir en des lendemains meilleurs. » La structure de chaque épisode sera : introduction, générique, épisode, séquence finale (fréquemment humoristique), générique final (constitué d'images tirées de divers épisodes, toujours différentes à part une photo finale de Susan Oliver dans son maquillage vert de « The Cage »). Chaque générique sera ouvert par un texte devenu célèbre: « Espace, frontière de l'infini, vers laquelle voyage notre vaisseau spatial. Sa mission de cinq ans : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d'autres civilisations, et, au mépris du danger avancer vers l'inconnu. » (La VF en offre plusieurs variantes.)
Les épisodes sont ici listés dans leur ordre de production, qui est aussi l'ordre adopté par les cassettes vidéo VO, et dans la Star Trek Chronology.

3 - FAUSSES MANOEUVRES
(THE CORBOMITE MANEUVER)
Écrit par Jerry Sohi
Réalisé par Joseph Sargent
Première diffusion américaine : 10 novembre 66
Première diffusion française : 23 juillet 86
L'Entreprise est capturé par un vaisseau gigantesque, le Fesarius, qui menace de le détruire dans dix minutes. Kirk bluffe le capitaine extraterrestre, Balok, en lui faisant croire à l'existence d'un « corbomite », arme permettant la destruction des agresseurs en même temps que l'auto-destruction de l'Entreprise. Balok se révélera finalement n'être qu'une marionnette, maniée par une entité qui voulait s'assurer des intentions pacifiques de l'Entreprise.

4 - TROIS FEMMES DANS UN VAISSEAU
(MUDD'S WOMEN)
Écrit par Stephen Kandel (d'après Gene Roddenberry)
Réalisé par Harvey Hart
Première diffusion américaine : 13 octobre 66
Première diffusion française : 14 septembre 86
L'Entreprise vient à la rescousse d'Harry Mudd et de sa « cargaison », trois jolies jeunes femmes, en perdition. Mudd se révèle bien vite être un escroc intergalactique, aussi sympathique que magouilleur et fauteur de troubles...
Un des scripts écrits pour le second pilote, et première apparition de l'incorrigible Han-y Mudd (Roger C. Carmel (né à Brooklyn en 1932, mort en 1986).). Cet épisode est un agréable mélange de comédie et de space-opera, premier exemple du délicat équilibre aventure / réflexion / sourire qui est une des « marques de fabrique » de Star Trek.

5 - L'IMPOSTEUR
(THE ENNEMY WITHiN)
Écrit par Richard Matheson
Réalisé par Leo Penn
Première diffusion américaine : 5 octobre 66
Première diffusion française : 2 septembre 86
Un accident de téléporteur duplique le capitaine Kirk en deux individus, l'un doté de toutes ses qualités, l'autre de tous ses défauts.
Le script de Matheson prévoyait que Spock utilise une arme, Nimoy préféra inventer une méthode de neutralisation non-violente, la « prise vulcaine », plus dans la logique du personnage. Quand à McCoy, il sort pour la première fois son « Il est mort, Jim », devenu légendaire. Pour le reste, ce scénario du type Jecky & Hyde ne fait pas merveille, certaines scènes sont même assez ridicules (pauvre Janice Rand !).

6 - ILS ÉTAIENT DES MILLIONS
(THE MAN TRAP)
Écrit par George Clayton Johnson
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 8 septembre 66
Première diffusion française : 23 août 86
Sur la planète M-113, Kirk et son équipage sont accueillis par les archéologues Robert et Nancy Crater, qu'ils sont chargés de ravitailler. Mais chacun voit Nancy différemment : elle a été remplacée par un change-forme, qui vit en symbiose avec Robert Crater et se nourrit de sel.
La série en est encore à ses balbutiements, et on semble avoir pour l'instant oublié les visées humanistes... ( pas une seconde on n'essaye de comprendre cette créature pourtant intelligente ). A noter que ce fut le premier épisode diffusé : la structure « monstre de la semaine » était familière aux dirigeants de la chaîne...

7 - L'ÉQUIPAGE EN FOLIE
(THE NAKED TIME)
Écrit par John D. F. Black
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 29 septembre 66
Première diffusion française : 24 août 86
Un virus, rapporté d'une base scientifique dévastée, contamine tout l'Entreprise, semant la folie et la violence dans l'équipage.
Un épisode important pour le développement des personnages : Sulu se déchaîne, les relations entre Spock, Kirk et McCoy trouvent pour la première fois leur équilibre. Au XXIV siècle, l'équipage de l'Entreprise-D sera à son tour victime de ce mal, dans l'épisode Next Generation « The Naked Now ».

8 - CHARLIE X
(CHARLIE X)
Écrit par Dorothy C. Fontana (d'après Gene Roddenberry) Réalisé par Lawrence Dobkin
Première diffusion américaine : 15 septembre 66
Première diffusion française : 25 août 86
Le vaisseau-cargo Antarès remet à l'Entreprise le jeune Charlie Evans, seul rescapé d'un crash sur Thasus, mais est détruit peu de temps après. Et Charlie Evans commence à se déchaîner, doté d'un pouvoir terrifiant. Il fait disparaître Rand, et prend finalement le contrôle de l'Entreprise.
Le thème de l'extraterrestre enfant qui sème la pagaille sans vraiment vouloir faire du mal deviendra un classique de la série : cf. « Fausses manouvres », « Le chevalier de Dalo »...

9 - ZONE DE TERREUR
(BALANCE 0F TERROR)
Écrit par Paul Schneider
Réalisé par Vincent McEveety
Première diffusion américaine : 15 décembre 66
Première diffusion française : 6 juillet 86
Alors que l'Entreprise patrouille à la frontière de la Zone Neutre avec l'Empire Romulien, et qu'à bord on fête le mariage d'Angela Martine et Robert Tomlinson, des avant-postes de la Fédération sont détruits. Les Romuliens semblent avoir mis au point un moyen de rendre invisibles leurs vaisseaux.
Un épisode typique des vues humanistes et anti-guerrières que souhaitait véhiculer Roddenberry On y parle ouvertement de racisme ( un mal considéré au XXllle siècle comme aberrant et dépassé ) et le dialogue final entre Kirk et le commandant Romulien est une belle déclaration contre l'absurdité de la guerre. C'est la première apparition des Romuliens, qu'on découvre être de lointains cousins des Vulcains, et le portrait réaliste qui est brossé de l'équipage Romulien est intéressant. A noter que Mark Lenard joue le rôle du commandant : il reviendra ensuite dans le rôle de Sarek,. le père de Spock. Lawrence Montaigne (Decius) jouera plus tard le rôle de Stonn, le rival de Spock dans « Le mal du pays ».

10 - PLANÈTE DES ILLUSIONS
(WHAT ARE LITTLE GIRLS MADE 0F?)
Écrit par Robert Bloch
Réalisé par James Goldstone
Première diffusion américaine : 20 octobre 66
Première diffusion française : 18 septembre 86
L'Entreprise arrive sur Exo III pour savoir ce qu'est devenu le Dr. Roger Korby. li est toujours vivant, mais vit dans les sous-sols, avec deux androïdes qu'il a construits. Kirk et Chapel descendent le retrouver - Christine Chapel ne s'est engagée que pour cela, étant la fiancée de Korby. Celui-ci, devenu plus machine que homme, fabrique un faux Kirk et tente de s'emparer du vaisseau.
Un morceau du passé de Chapel, qui décidera finalement de rester sur l'Entreprise après la mort de Korby. Et l'on apprend que Kirk a un frère, George Samuel.

11 - LES VOLEURS D'ESPRIT
(DAGGER 0F THE MIND)
Écrit par S. Bar-David (Shimon Wincelberg)
Réalisé par Vincent McEveety
Première diffusion américaine : 3 novembre 66
Première diffusion française : 27 août 86
Suite au sauvetage du Dr. Simon van Gelder, à demi-fou, l'Entreprise mène l'enquête sur une colonie pénitentiaire, dont le directeur semble pratiquer la manipulation mentale. Fait prisonnier Kirk est « reprogrammé » pour tomber amoureux de son assistante, le Dr. Helen Noël.
Première utilisation de la fusion mentale vulcaine, qui permet à Spock de lire dans les esprits par simple contact. A remarquer que le rôle du Dr. Noel était prévu pour Janice Rand à l'origine. L'équipe craignit qu'à développer une intrigue amoureuse entre Kirk et sa Yeoman le personnage du capitaine perde de ses possibilités - C'eut été briser l'image de play-boy développée par Kirk !

12 - MIRI
(Miri)
Écrit par Adrian Spies
Réalisé par Vincent McEveety
Première diffusion américaine : 27 octobre 66
Première diffusion française : 28 août 86
Une expérience de drogue d'immortalité a décimé toute une planète, semblable à la Terre, ne laissant en vie que les « enfants » - en fait des individus au métabolisme très ralenti, qui meurent dans d'horribles souffrances quand ils atteignent la puberté. Contaminés à leur tour les membres de l'Entreprise doivent trouver un remède, mais leur action est entravée par les enfants, qui les volent et enlèvent Rand. Une enfant, Miri, amoureuse de Kirk, l'aidera à les sauver.

13 - LA CONSCIENCE DU ROI
(THE CONSCIENCE 0F THE KÎNG)
Écrit par Barry Trivers
Réalisé par Gerd Oswald
Première diffusion américaine : 8 décembre 66
Première diffusion française : 26 août 86
Persuadé que l'acteur Anton Karidian est en fait l'ex-dictateur Kodos, qui est responsable d'un terrible massacre sur Tarsus IV où est morte sa famille, le Dr. Leighton fait venir Kirk, qui a également vécu ce drame. Kirk décide d'embaucher la troupe de Karidian sur l'Entreprise pour mieux l'étudier. Durant le voyage, le lieutenant Riley, un autre survivant de Tarsus IV, est empoisonné et manque de mourir.
Premier flirt de Star Trek avec Shakespeare (tant au niveau de la situation qu'à celui de quelques allusions). Dernière apparition de Janice Rand dans la série: non seulement son personnage était inutile mais l'actrice posait des problèmes à l'équipe - caractérielle, sombrant dans l'alcoolisme, droguée aux pilules de régime, Grace Lee Whitney mit de longues années à remonter la pente. Reste que la disparition de Rand fut certainement un bien pour la série, la débarrassant d'un personnage franchement ridicule.

14 - GALILEE NE REPOND PLUS
(THE GALILEO SEVEN)
Écrit par Oliver Crawford & S. Bar-David (d'après Oliver Crawford)
Réalisé par Robert Gist
Première diffusion américaine : 5 janvier 67
Première diffusion française : 29 août 86
En route pour Markus III, l'Entreprise rencontre un quasar géant et décide d'une mission d'exploration. La navette Galilée, qui transportait McCoy, Scott, Spock et d'autres membres d'équipage, s'écrase sur la planète Taurus Il, peuplée d'indigènes proches des Hommes de Néanderthal, et l'Entreprise ne peut se porter à leur secours. Spock doit alors faire la preuve de ses capacités de commandement, et diriger les opérations de survie.
Un épisode-clef pour l'évolution du personnage de Spock. Le rôle du Yeoman Mears avait originellement été écrit pour Rand. Première apparition de la navette Galilée - au design « boîte de lessive » fort moche.

15 - COURT MARTIALE
(COUR MARTIAL)
Écrit par Don M. Mankiewicz & Stephen W. Carabatsos (d'après Don M. Mankiewicz)
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 2 février 67
Première diffusion française : 11 août 86
James Kirk est accusé d'avoir provoqué la mort du lieutenant-commander Ben Finney, qu'il avait déjà fait rétrograder autrefois, quand tous deux étaient à l'Académie. Kirk est donc jugé en court martiale. Il choisit comme avocat l'excentrique Samuel Cogley, alors que l'accusation est menée par une de ses anciennes petites amies, Areel Shaw.
Une superbe histoire judiciaire à la Perry Mason transposée dans le cadre de Starfleet - inattendu et réussi.

16 - LA MÉNAGERIE
(THE MENAGERIE)
Écrit par Gene Roddenberry
Réalisé par Marc Daniels (scènes supplémentaires) et Robert Butier (scènes du pilote).
Épisode en deux parties
Première diffusion américaine : 17 & 24 novembre 66
Première diffusion française : 4 septembre 86
L'Entreprise répond à un appel de son ancien capitaine, le Christopher Pike, et se rend à la base spatiale 6. Là, Pike, totalement défiguré et paralysé par un accident, est enlevé par Spock et amené à bord. Le Commodore Mendez (dirigeant la base) et Kirk découvre que le premier officier a bloqué l'Entreprise en route vers la planète interdite de Talos IV, et Spock doit passer en court martiale.
Epineaux problème que l'utilisation de « The Cage » dans le cadre de la série, tant les deux étaient différents. Ce double épisode y parvient avec astuce, mêlant extraits du premier pilote et nouvelles scènes, et donne par la même occasion une dimension historique à l'univers de Star Trek. C'est aussi une occasion de donner de la profondeur à Spock - qui fait ici pour Pike ce que Kirk et les autres feront pour lui-même dans le 3 film. Pour le rôle du capitaine Pike handicapé, l'acteur Sean Kenney prit la place de Jeffrey Hunter, auquel il ressemble beaucoup.

17 - UNE PARTIE DE CAMPAGNE
(SHORE LEAVE)
Écrit par Theodore Sturgeon
Réalisé par Robert Sparr
Première diffusion américaine : 29 décembre 66
Première diffusion française : 30 août 86
Une journée de repos de l'équipage de l'Entreprise sur une planète apparemment paradisiaque tourne peu à peu au délire: un lapin blanc géant apparaît, poursuivi par une petite fille; un samouraï menace Sulu; des tigres, des bretteurs, d'anciennes connaissances, apparaissent à tout le monde... et McCoy est tué par un chevalier noir ! La planète se révélera en fait être le parc d'attraction d'une ancienne race.

18 - LE CHEVALIER DE GOTHOS
(THE SQUIRE 0F GOTHOS)
Écrit par Paul Schnetder
Réalisé par Don McDouggall
Première diffusion américaine : 12 janvier 67
Première diffusion française : 31 août 86
L'Entreprise est retenu captif en orbite autour d'une planète inconnue, et divers membres d'équipage sont transportés à l'intérieur d'un château médiéval, pour l'amusement de Trelane, extraterrestre visiblement intéressé par les Terriens - quoique ses informations sur le sujet datent un peu...
Un épisode original et divertissant, particulièrement remarquable pour le numéro truculent de William Campbell (Trelane).

19 - ARENA
(ARENA)
Écrit par Gene L. Coon (d'après une nouvelle de Fredric Brown)
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine: 19 janvier 67
Première diffusion française : 31 août 86
L'Entreprise est appelé par la base de Cestus III - qui s'avère ravagée. L'appel était un piège, monté par les attaquants de la base. L'Entreprise poursuit le vaisseau ennemi, mais tous deux se retrouvent bientôt sur le territoire des Metrons, qui décident que le conflit sera résolu par un combat singulier entre Kirk et le capitaine ennemi, Gorn.
Une fable contre l'intolérance et les préjugés, typique des convictions humanistes qui firent la pérennité de la série. La nouvelle de Brown fut aussi adaptée par Au-delà du réel (« Fun and Games »).

20 - LES JUMEAUX DE L'APOCALYPSE
(THE ALTERNATIVE FACTOR)
Écrit par Don Ingails
Réalisé par Gerd Oswald
Première diffusion américaine : 30 mars 67
Première diffusion française : 6 août 86
Sur une planète désertique vit Lazarus, obsédé par un mystérieux ennemi et victime de crises qui le font passer dans un autre univers, Il est recueilli par l'Entreprise.

21 - DEMAIN SERA HIER
(TOMORROW IS YESTERDAY)
Écrit par C. Fontana
Réalisé par Michael O'Herlihy
Première diffusion américaine : 26 janvier 67
Première diffusion française : 30 janvier 82
L'Entreprise a été projeté en arrière dans le temps, au XXe siècle, où on le prend pour un OVNI.
Mais la présence de l'Entreprise à cette époque crée un paradoxe temporel : le fils du pilote qui a photographié l'Entreprise et a été recueilli à bord mènera une importante mission d'exploration spatiale...
Un des grands classiques de la série et une approche intelligente du thème du voyage dans le temps (rarement traité au cinéma mais auquel Star Trek reviendra souvent).

22 - LE RETOUR DES ARCHONS
(THE RETURN 0F THE ARCHONS)
Écrit par Bons Sobelman (d'après Gene Roddenberry)
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine : 9 février 67
Première diffusion française : 7 septembre 86
L'USS-Archon a disparu il y a un siècle près de la planète Beta III et l'Entreprise vient enquêter. La planète semble calme, et pourtant la première expédition a disparu, seul Sulu en est revenu, comme manipulé par une force extérieure. Peu après que Kirk, Spock et McCoy soient à leur tour descendus, une folie collective s'empare des habitants, pendant toute une nuit. Toute la population répond aux stimuli de Landru, un ordinateur chargé de gouverner la planète.
Un autre thème classique de la série : Kirk contre la tyrannie des ordinateurs ! Atmosphère tendue et décor rétro, de l'excellent Star Trek.

23 - ÉCHEC ET DIPLOMATE
(A TASTE 0F ARMAGEDDON)
Écrit par Robert Hamner & Gene L. Coon (d'après Robert Hamner)
Réalisé par Joseph Pewiey
Première diffusion américaine : 23 février 67
Première diffusion française : 20juillet 86
L'Entreprise se retrouve l'otage d'une guerre absurde, que se livrent depuis des siècles deux planètes par ordinateurs interposés. Les frappes explosives sont simulées, pour éviter de détruire les planètes, mais les « morts » enregistrées doivent être rendues effectives: les « morts » se doivent de se présenter pour être désintégrer dans des machines ! Et les membres de l'Entreprise sont « morts »...
Kirk contre la tyrannie des ordinateurs, chapitre deux. Et encore une fable contre la guerre.

24 - LES DERNIERS TYRANS
(SPACE SEED)
Écrit par Gene L. Coon & Carey Wilbur (d'après Carey Wilbur)
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 16 février 67
Première diffusion française: 13 septembre 86
L'Entreprise découvre un vaisseau de la fin du XXe siècle, le Botany Bay, avec à son bord tout un équipage en hibernation. Ces hommes s'avèrent être des humains génétiquement modifiés, qui gouvernèrent tyranniquement la Terre autrefois. Khan Noonian Singh, leur chef, était lui-même le dictateur d'un quart de la planète.
Ricardo Montalban a fait de son personnage l'un des plus crédibles de toute la série, et a retrouvé ce rôle dans le second film. La Guerre Eugénique a ravagé la Terre à partir de 1992 - il est également fait référence à cette sombre période dans le pilote de The Next Generation.

25 - UN COIN DE PARADIS
(THIS SIDE 0F PARADISE)
Écrit par D.C. Fontana (d'après Nathan Butier - Jerry Sohi - & D.C. Fontana)
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine : 2 mars 67
Première diffusion française : 10 septembre 86
Les habitants d'Omicron Ceti III devraient tous être morts, exposés comme ils l'ont été à des rayons Berthold. Mais ils sont bien vivants, apparemment protégés par des spores - dont l'effet secondaire est de libérer les émotions. Exposé aux spores, Monsieur Spock exprime son amour pour une botaniste qu'il a connu autrefois, cependant que tout l'Entreprise est contaminé.

26 - LES MINES DE HORTA
(THE DEVIL IN THE DARK)
Écrit par Gene L. Coon
Réalisé par Joseph Pevrey
Première diffusion américaine : 9 mars 67
Première diffusion française : 16 septembre 86
Un monstre tue les mineurs qui travaillent à l'extraction des nombreux minerais que recèle Janus VI. Appelés à la rescousse, Spock et Kirk réalisent que le « monstre » est une créature intelligente, et tentent de communiquer avec elle. Oui, elle : c'est une mère qui tente de protéger ses oufs avant que les humains ne les détruisent, annihilant par là-même l'avenir de sa race.
Une fois encore la xénophobie est dénoncée, à travers un être, la Horta, particulièrement différent de nous (une sorte de masse siliceuse rampante). Le scénario de Coon comme la réalisation de Pevney en font un chef-d'ouvre de la série. Les romans Star Trek utilisent régulièrement un membre d'équipage Horta comme personnage mineur récurrent.

27 - LES ARBITRES DU COSMOS
(ERRAND 0F MERCY)
Écrit par Gene L. Coon
Réalisé par John Newland
Première diffusion américaine : 23 mars 67
Première diffusion française : 6 mars 82
L'Empire Klingon et la Fédération sont au bord de la guerre, et se disputent la planète Organia. L'Entreprise est envoyé pour protéger cette dernière, mais ses habitants, pacifistes forcenés, refusent de prendre en compte le danger.
Encore deux apports majeurs de Coon au « mythe » Star Trek les Klingons, qui vont devenir les principaux « méchants » de la série, et le traité d'Organia (une paix imposée entre la Fédération et les Klingons), pierre de touche de tout cet univers puisqu'il y est constamment fait référence ensuite, de la série à Next Generation en passant par les films, pour expliquer l'équilibre des forces. C'est aussi le début de la « malédiction » des commandants klingons : à chaque nouvelle apparition des Klingons, on voulut réutiliser l'acteur précédent qui, à chaque fois, était indisponible - raison pour laquelle il n'y eut jamais de personnage klingon récurrent.

28 - CONTRETEMPS
(THE CITY ON THE EDGE 0F FOREVER)
Écrit par Harlan Ellison
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine : 6 avril 67
Première diffusion française: 13 février 82
Cette « cite au bord de l'éternité », c'est le San Francisco des années 20, dans lequel se projettent Kirk et Spock, à la recherche de McCoy. Le docteur, rendu fou par une injection accidentelle de cordrazine, s'est téléporté sur une planète où s'élève une machine vivante, le Gardien de l'Éternité, puis s'est enfui dans le temps à travers son porche. Recueillis comme des vagabonds par une assistante sociale, Kirk et Spock s'installent en attendant McCoy. Kirk tombe amoureux de leur bienfaitrice, Edith Keeler, mais un tricordeur bricolé par Spock (« Capitaine, vous me demandez de travailler avec un équipement qui laisse loin derrière les haches de silex et la pierre taillée ») révèle que l'Histoire risque d'être gravement transformée : Edith Kecler, visionnaire et pacifiste, sera responsable de la non intervention des USA dans la Seconde Guerre Mondiale. IL faut qu'elle meure - et c'est Kirk qui doit empêcher McCoy de la sauver.
Le script original était d'Ellison (Il remporta un Writer's Guild Award) mais il fut largement réécrit par Roddenberry pour s'insérer dans la continuité de la série (et gagna un International Hugo Science Fiction Award). Quoiqu'il en soit, cela demeure le chef d'ouvre absolu de toute la série, tout à la fois une bouleversante histoire de sacrifice nécessaire et un formidable paradoxe temporel. Edith Keeler était interprétée par Joan Collins - mieux connue depuis pour des rôles moins altruistes. Le titre français rend encore moins que d'habitude hommage à la beauté du titre d'origine.

29 - LA LUMIÈRE QUI TUE
(OPERATION : ANNIHILATE !)
Écrit par Stephen W. Carabatsos
Réalisé par Herschel Daugherty
Première diffusion américaine: 13 avril 67
Première diffusion française : 12juillet86
La planète Deneva, où habitent George Samuel Kirk (le frère du capitaine) et sa famille, ne répond plus. Elle a été envahie par des parasites volants qui produisent un phénomène de folie collective.
Un épisode solide et efficace pour finir la saison, où les trois personnages principaux et leurs relations sont parfaitement exploités. Toutes nos félicitations au traducteur du titre, qui en VF détruit tout suspense !

Cette première saison démarra assez lentement. Roddenberry et Justman travaillaient intensivement pour lancer la série sur le bon chemin, ce qui conduisit rapidement au départ de John D.F. Black, qui estimait que les scénarios étaient détériorés par la lourde empreinte de Roddenberry. Il fut remplacé à la coordination des scénarios par Stephen Carabatsos, durant 15 semaines, puis par Dorothy Fontana. Après 13 épisodes, Roddenberry épuisé prit du recul et nomma Gene L. Coon (Un scénariste et producteur confirmé. Il est mort en 1973 - trop tôt pour réclamer sa part du mythe Star Trek, que s'est entièrement approprié Roddenberry) producteur - une démarche qui permit vraiment à Star Trek de démarrer : « A mon avis, Gene Coon insuffla plus de vie dans Star Trek que tout autre personnes (William Shatner), Gene L. Coon créa limage noble dont tout le monde crédite Roddenberry. » (David Gerrold).


Au chapitre des points forts de cette première saison étaient des scripts intelligents - toujours attaché à être proche de la littérature de SF, Roddenberry avait fait appel à divers écrivains reconnus, ce qui explique la présence de pointures comme Robert Bloch, George Clayton Johnson, Richard Matheson, Jerry Sohl, Harlan Ellison et Theodore Sturgeon. Et les scénaristes professionnels ne furent pas en reste - à commencer par Gene L. Coon et Dorothy C. Fontana : à eux deux ils établirent l'essentiel de ce qui devait faire la pérennité de Star Trek,
Également remarquables, des efforts furent faits pour donner l'impression d'un vaisseau avec un Important équipage , quelques figurants revinrent plusieurs fois, (Les lieutenants DeSalle: (3 épisodes, Michael Berner), Galloway (4 épisodes, David L Ross), Leslie (7 épisodes, Eddie Paskey) et O'Nerl (2 épisodes, Sean Morgan), le lieutenant-commander Kelowrtz (3 épisodes, Grant Woods), le docteur M'Bensa (2 épisodes, Booker Marshall) et Angela Martine-Teller (3 épisodes, Barbara Baldavln)) et la passerelle était tout le temps plein de personnel, comme d'ailleurs les couloirs de l'Entreprise.
Au chapitre des faiblesses (relatives) était le manque de moyens financiers. La série étant fauchée, c'était pour les décorateurs une lutte constante et ils étaient obligés de « bricoler », de faire preuve d'un maximum d'imagination pour masquer leur pauvreté. D'où la réutilisation d'éléments, telle console qu'on retrouve d'un épisode à un autre dans des contextes différents, tel panneau du Botany Bay qui finit comme équipement de la salle médicale, un seul court tronçon de couloir filmé sous tous les angles, etc. Malgré toute l'astuce de Jefferies et de son équipe, le résultat faisait fréquemment « carton-pâte » ... Les meilleurs épisodes sont, à mon goût, ceux qui se déroulent soit entièrement à l'intérieur de l'Entreprise, soit en décors « naturels » , les rues des studios Desilu-Culver dans « Mir », « Le retour des Archons » et « Contretemps », les sobres décors de « Court martiale » et « La lumière qui tue ».
Toujours du fait du manque de moyens, les producteurs devaient faire très attention à équilibrer le nombre d'histoires se déroulant sur l'Entreprise (économiques puisqu'uniquement en décors pré-existants) avec celles se déroulant sur une planète (coûteuses en constructions ou locations). Certains épisodes furent réécrits pour économiser une scène en extérieur, ou utiliser un décor déjà existant chez Desilu.

FICHE TECHNIQUE - PREMIÈRE SAISON
Producteurs, Gene Roddenberry, Gene L Caon
Producteur exécutif , Gene Roddenberry
Producteurs associés, Robert H. Justman, John DJ. Black
Conseiller pour les scripts, Steven W. Carabatsos
Musique du générique , Alexander Courage
Musiques additionnelles , Fred Steiner, Sol Kaplan, Joseph Mullendore, Gerald Frred
Directeur de la photographie, Jerry Flnnerman
Décorateurs, Roland M. Brooks, Walter M. Jefferies
Monteurs, Robert L Swanson, Frank P Keller, Fabien Tordirnenn, Bruce Schoengarth
Assistant du producteur, Edward K Milkls
Assistants directeurs, Gregg Peters, Michael S. Ghck
Ensembliers, Carl F. Biddiscombe, Marvin March
Costumes: William Ware Theiss
Effets spéciaux, Jirn Rugg
Maquilleur, Fred B. Philips
Coiffeur: Virginia Darcy
Casting, Joseph D'Agosta

Par ailleurs, l'âge de Star Trek est aujourd'hui très apparent dans quelques détails: une certaine imagerie « extraterrestre à grosse tête » (les Talosiens de « La ménagerie », Balok dans « Fausses manouvres »), le flou sur les gros plans de visages féminins et des teintes un peu « éteintes », (Des effets « rétro » dus à l'âge du directeur de la photographie, Jeny Finnermen La photographie et la couleur se modernisèrent notablement avec l'arrivée de Al Francis, mais cela ne se fit hélas qu'à la troisième saison ) et, enfin, la musique, qui elle aussi a fort vieilli - un bon exemple de tous ces détails qui « datent » la série (à part le premier) peut se trouver dans « Contretemps »
Le tournage de chaque épisode ne devait pas dépasser 6 jours et 12 minutes (pour des raisons syndicales), et la post-production prenait une autre semaine.
Par conséquent (comme dans toutes les séries) le rythme de travail était frénétique, épuisant, et Il n'y avait guère le temps de la réflexion ... D'où, par exemple, de nombreuses petites erreurs de montage (scène incluse plutôt qu'une autre qui était meilleure, scènes abandonnées, détails erronés, effets oubliés, etc). « Ces productions par épisodes sont tellement pleines de compromis que la compromission devient un art », définissait le réalisateur Marc Daniels. Dans ces conditions, on est surpris de la qualité du résultat, on s'étonne que les idéaux présidant à la création de Star Trek ne se soient pas plus dilués dans les compromis de production ..
Star Trek fut programmé pour la première fois sur NBC le jeudi 8 septembre 1966, à 20h30 D'emblée, la série fit beaucoup parler d'elle, des clubs se formèrent dans les universités, les téléspectateurs développèrent un fort attachement pour les personnages. Mais ce n'était pas le succès: les sondages montraient que, s'adressant à un public plutôt intellectuel, la série n'attirait pas suffisamment de spectateurs. Après seulement trois mois, on commença à parler d'annulation - ou (pire ?) d'adaptation à un public plus jeune! Les écrivains de SF réagirent: en décembre un groupe formé en particulier de Poul Anderson, Robert Bloch, Lester dei Rey, Harlan Ellison, Philip José Farmer, Franck Herbert, Richard Matheson, Theodore Sturgeon et A. E. van Vogt, « The Committee », envoya à tous les inscrits de la Convention Mondiale de Science Fiction de 1966 une lettre appelant à se mobiliser pour sauver Star Trek. l'effet fut immédiat, NBC croula sous les lettres de fans, 29 000 pendant la première saison !

Note sur la chronologie , La mission de cinq ans de James T. Kirk débute en 2266.

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité

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EXPLORER DE NOUVEAUX MONDES ÉTRANGES

Le 14 mars 1967, NBC annonça que Star Trek faisait partie des séries dont le contrat était renouvelé. Globalement, les réactions de NBC révélèrent leur perplexité face à un phénomène aussi inhabituel, que penser du paradoxe d'une série qui faisait des chiffres d'audience médiocres mais qui était nommée cinq fois aux Emmy Awards, qui attirait un public cultivé et enthousiaste, qui provoquait un flot de lettres et de pétitions ? NBC oscillait entre la fierté d'être à l'origine d'une telle réaction - et l'ennui de ne pas savoir quoi faire d'un support insuffisamment rentable en termes commerciaux. Cette attitude ambivalente est bien révélée par deux dates , en août 67 fut publiée une brochure promotionnelle enthousiaste - et en décembre 67 on recommença à parler d'annulation (Une nouvelle campagne de lettres est aussitôt entamée, cette fois sur l'instigation de John et Bjo Irimble, deux fans qui seront les premiers piliers des organisations faniques de Star Trek ) Exemple encore plus criant des hésitations de NBC , l'horaire de Star Trek passa du Jeudi à 20h30 au vendredi à 20h30.
La raison en était une nouvelle série policière sur laquelle la chaîne fondait beaucoup d'espoir , L'homme de fer. Star Trek n'étant pas parvenu à capter suffisamment de public à son horaire initial, NBC essaya autre chose. Pourtant, était-ce une bonne idée ? Le courrier montrait qu'une majeure partie du public de la série était constitué de jeunes, souvent d'étudiants. Ceux-ci ayant pour habitude de sortir le vendredi soir, le nouvel horaire allait donc non seulement ne pas attirer de nouveaux téléspectateurs, mais encore faire perdre ceux qui étaient déjà fidélisés.

30 - DANS LES GRIFFES DU CHAT
(CATSPAW)
Écrit par Robert Bloch
Réalisé par Joseph pevney
Première diffusion américaine: 27 octobre 67
Première diffusion française: 2 janvier 82
Sur Pyris VII, Kirk, McCoy et Spock se retrouvent prisonniers dans un château hanté, complet jusqu'aux cachots humides, alors que Sulu et Scotty sont transformés en zombis .
Un épisode de circonstance, puisque prévu pour Halloween 67. Étrange et cocasse, « Spock, qu'est-ce que c'est, d'après vous ? » - « De la poésie de mauvais goût, capitaine. » Un effet spécial particulièrement raté, le chat géant est peu convaincant.

31 - GUERRE, AMOUR ET COMPAGNON
(METAMORPHOSIS)
Écrit par Gene L. Caon
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine: 10 novembre 67
Première diffusion française, 8 juillet 86
La navette Galilée, avec à son bord Kirk, Spock, McCoy et le commissaire Hedford (malade), est déviée de sa route alors qu'elle se dirigeait vers l'Entreprise, et forcée de se poser sur Gamma Canaris N. Là, les accueille Zephram Cochrane, l'un des inventeurs de la propulsion ultra-luminique, supposé avoir disparu dans l'espace à l'âge de 78 ans, il ya plus d'un siècle. Il vit en compagnie d'une créature de pure énergie, qui veille à son bien-être.
Comme dans « Les mines de Horta », découverte et acceptation d'une créature fondamentalement différente des humanoïdes.

32 - UN ENFANT DOIT MOURIR
(FRIDAY'S CHILD)
Écrit par D.C. Fontana
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine: 11 décembre 67
Première diffusion française, 30 septembre 86
L'Entreprise se rend sur Capella IV pour la négociation d'un traité d'exploitation minière, Mais quand l'équipe débarque, un Klingon est déjà là et Kirk, Spock et McCoy doivent s'enfuir après qu'un homme d'équipage ait involontairement brisé un tabou,

33 - PAUVRE APOLLON
(WHO MOURNS FOR ADONAIS ?)
Écrit par Gilbert A Ralston & Gene L. Coon (d'après Gilbert A Ralston)
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine: 22 septembre 67
Première diffusion française, 10 Juillet 86
Une main géante bloque l'Entreprise dans l'espace, Elle est produite par un être humanoïde qui explique être Apollon, dernier survivant d'un peuple de voyageurs de l'espace qui ont autrefois vécu sur Terre et y furent adorés comme des dieux. Apollon exige que l'équipage reste sur sa planète et le vénère.

34 - LE MAL DU PAYS
(AMOK TIME)
Écrit par Theodore Sturgeon
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine: 15 septembre 67
Première diffusion française, 31 juillet 86
Spock se conduit étrangement , coléreux, refusant de répondre aux questions. Son cas inquiète Kirk, et McCoy découvre qu'il a entamé un cycle biologique menant sa vie en péril Spock finit par révéler qu'il souffre du pon farr, le cycle de reproduction Vulcain. Il doit se rendre sur sa planète pour y accomplir le rituel de manage (le koon-ut-kal-if-fee), sous peine de mourir. Kirk et McCoy sont invités à la cérémonie, inconnue des Terriens. Mais la promise de Spock, T'Pring, se refuse a lui et provoque un duel à mort entre Kirk et Spock .
Grâce au grand auteur de SF Theodore Sturgeon, nous en apprenons enfin un peu plus sur les Vulcains - et sur la face cachée de leur existence détachée des émotions. Cet épisode très important est hélas un peu gâché par des décors en studio trop visibles.

35 - LA MACHINE INFERNALE
(THE DOOMSOAY MACHINE)
Écrit par Norman Spinrad
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine: 20 octobre 67
Première diffusion française: 13 mars 82
Alors qu'il enquête sur la destruction de plusieurs systèmes solaires ( Galaxies, dans une VF décidément non-scientifique ) l'Entreprise découvre l'épave du Constellation. A son bord, seul le commandant Matthew Decker a survécu à l'attaque d'une machine de mort gigantesque qui apparaît justement et tire sur l'Entreprise. Kirk bloqué sur le Constellation, Decker prend le commandement de l'Entreprise et décide de riposter .
Richard Compton, jouant le Lieutenant Washbum, est depuis devenu réalisateur (Kojak, Hill Street Blues, Miami Vice, Equalizer, Babylon 5, épisode Next Generation-Haven, etc).

36 - UN LOUP DANS LA BERGERIE
(WOLF IN THE FOLO)
Écrit par Robert Bloch
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine: 20 octobre 67
Première diffusion française: 13 mars 82
Scotty est en repos sur Argelius 2, après une blessure à la tête. Mais son cas était peut-être plus grave que ne le pensait McCoy , Scotty se retrouve bientôt accusé d'une série de meurtres qui viennent d'être commis ..

37 - LE KORRIGAN
(THE CHANGELLING)
Écrit par John Meredyth Lucas
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine: 29 septembre 67
Première diffusion française, 19 juillet 86
Le système Malurian a été détruit, avec ses quatre milliards d'habitants. Le responsable en est une petite sonde spatiale, Nomad. L'appareil menace l'Entreprise, mais Nomad décide d'épargner les « unités » quand il croit reconnaître en Kirk son créateur .
Kirk contre la tyrannie des ordinateurs ... Un épisode dont les bases donnèrent le premier film.

38 - LA POMME
(THE APPLE)
Écrit par Max Ehrlich et Gene L. Coon (d'après Max Ehrlich)
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine: 13 octobre 67
Première diffusion française, 25 juillet 86
Gamma Trianguli VI paraît au première abord être un paradis, paysage enchanteur, fleurs splendides ... Mais la réalité est plus cruelle, fleurs qui tuent en projetant leurs graines, rochers explosifs, tonnerres meurtriers, et une population sous la coupe d’une vaste sculpture visiblement cybernétique.
Kirk contre la tyrannie des ordinateurs : on peut se demander, comme Spock, si Kirk a vraiment donné le bonheur aux habitants. Ses méthodes pour imposer la liberté aux Enfants de Vaal sont pour le moins expéditives.., et peu respectueuses de la Prime Directive, pourtant censée être primordiale dans la Fédération! (Il s’agit d’un principe de non-ingérence dans les sociétés non-affiliées à la Fédération. Les scénaristes eurent souvent tendance à l’oublier...)

39 – MIROIR
(MIRROR, MIRROR)
Écrit par Jerome Bixby
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 1 décembre 67
Première diffusion française : 30 septembre 86
Un accident de téléporteur fait apparaître Kirk, McCoy, Scotty et Uhura dans un Entreprise bien différent de celui qu’il connaissent. La violence y est de mise, les officiers prennent de l’avancement en en assassinant d’autres, les uniformes s’ornent de décorations baroques rappelant celles des Klingons...
Dommage que les épisodes doubles n’aient pas été à l’ordre du jour à l’époque, ce scénario aurait pu agréablement être développé. C’est en tout cas l’un des grands moments de la série, d’ailleurs nominé au Prix Hugo de science-fiction. Le Spock barbu de l’univers parallèle éclaire de manière intéressante la personnalité du Vulcain. L’épisode « Crossover » de Deep Space Nine revient dans cet univers-miroir.

40 - LES ANNÉES NOIRES
(THE DEADLY YEÀRS)
Écrit par David P. Harmon
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine : 8 décembre 67
Première diffusion française : 16 janvier 82
En visite sur la planète Gamma Hydra IV, Kirk, Spock, McCoy, Scotty, Chekov et le Lieutenant Arlene Galway sont exposés à un virus qui accélère le vieillissement. Alors que les officiers habituels deviennent séniles, le Commodore Stocker prend le commandement de l’Entreprise — et le jette dans les mains des Romuliens !

41 – MUDD
(I, MUDD)
Écrit par Stephen Kandel et David Gerrold
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 3 novembre 67
Première diffusion française : 15 septembre 86
Un androïde oblige l’Entreprise à se diriger sur une planète où, une fois téléportés, l’équipage découvre toute un peuple d’androïdes dirigés par... Harcourt Fenton Mudd, pardon, Mudd 1er.
Une variation pleine d’humour de « Kirk contre la tyrannie des ordinateurs » et le retour du sympathique escroc Mudd.

42 – TRIBULATIONS
(THE TROUBLE WITH TRIBBLES)
Écrit par David Gerrold
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine : 29 décembre 67
Première diffusion française: 11 septembre 86
Au grand dam de Kirk, un fonctionnaire force l’équipage de l’Entreprise à surveiller un stock de céréale sur la base K-7. Comme si ces démêlés avec la bureaucratie ne suffisaient pas à faire perdre patience à Kirk, voici qu’arrive un vaisseau klingon, dirigé par l’arrogant capitaine Koloth. Puis un marchand débarque, vendant autour de lui de petits animaux familiers, les tribules, qui vont rapidement révéler leur appétit féroce et une capacité de reproduction exponentielle. Quant à Scotty, il provoque une bagarre avec les Klingons — ils avaient osé insulter son Entreprise !
Une situation explosive mais un traitement de comédie : pour la première fois, Star Trek s’ouvre totalement à l’humour. Le résultat en est un des épisodes les plus mémorables ! William Campbell (Koloth) était déjà apparu dans le rôle du Chevalier de Gothos.

43 - SUR LES CHEMINS DE ROME
(BREAD AND CIRCUSES)
Écrit par Gene L. Coon et Gene Roddenberry (d’après John Kneubuhl)
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine : 15 mars 68
Première diffusion française : 3 août 86
Suite à la découverte de l’épave de l’USS-Beagle, Kirk, Spock et McCoy visitent la planète 892 IV, où ils sont capturés par une tribu primitive, des adorateurs du soleil. Cette civilisation ressemble à la Rome antique et le capitaine du Beagle y occupe maintenant un rang important. McCoy et Spock sont conduits dans l’arène.

44 - UN TOUR À BABEL
(JOURNEY TO BABEL)
Écrit par D.C. Fontana
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine: 17 novembre 67
Première diffusion française : 1 août 86
Les coursives et les salons de l‘Entreprise sont pleins d’envoyés de races diverses, en route pour la conférence de Babel. Parmi les invités, l’ambassadeur vulcain Sarek et son épouse Amanda — les parents de Spock. Des tensions naissent, et ambassadeur tellarite Gay est retrouvé assassiné. Les soupçons tombent sur Sarek. Puis c’est Kirk qui est attaqué par un membre de la délégation andorienne.
Un épisode historique: les parents de Spock y apparaissent enfin ! Mais ce n’est pas son seul intérêt : de nombreux extraterrestres et une intrigue policière concourent à la renommée de cet épisode particulièrement savoureux.

45 - GUERRE ET MAGIE
(A PRIVATE LITTLE WAR)
Écrit par Gene Roddenberry (d’après Jud Crucis)
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 2 février 68
Première diffusion française 27 juillet 86
Les Klingons tentent de déstabiliser à leur profit la planète Neural, en armant une faction. L’Entreprise intervient dans le conflit car Kirk est ami du chef de l’autre peuple.
Cette fois l’épisode ne se termine pas vraiment bien : les hommes de l’Entreprise sont simplement parvenus à établir un équilibre des forces, mais pas à mettre un terme à la guerre. Osé pour l’époque, le parallèle était voulu avec la guerre du Vietnam.

46 - LES ENCHÈRES DE TRISKELION
(THE GAMESTERS 0F TRISKELION)
Écrit par Margaret Arrnen
Réalisé par Gene Nelson
Première diffusion américaine : 5 janvier 68
Première diffusion française: 14 août 86
Kirk, Uhura et Chekov sont enlevés par un rayon et transportés sur la planète Triskelion, où ils apprennent qu’ils doivent devenir des gladiateurs.

47 - OBSESSION
Écrit par Art Wallace
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine : 15 décembre 67
Première diffusion française : 2 août 86
Quand Kirk était jeune lieutenant, à bord de l’USS-Farragut, une partie de l’équipage (dont le capitaine Garrovick) fut tuée par une créature nuageuse. Onze ans après, l’Enseigne Garrovick, fils du défunt capitaine, est en poste sur l’Entreprise quand l’entité nuageuse se manifeste à nouveau.
Où Star Trek nous refait Moby-Dick...

48 – AMIBE
(THE IMMUN1TY SYNDROME)
Écrit par Robert Sabaroft
Réalisé par Joseph Pevney
Première diffusion américaine : 19 janvier 68
Première diffusion française : 23 janvier 82
L’Entreprise rencontre une gigantesque créature de l’espace, sorte d’amibe géante, prête à se reproduire. La chose vient de détruire l’USS-Intrepid, un vaisseau vulcain, et menace le système Gamma 7A. Kirk décide d’utiliser son vaisseau comme un anticorps.

49 - UNE PARTIE DES ACTIONS
(A PIECE 0F THE ACTION)
Écrit par David P. Harmon et Gene L. Coon (d’après David P. Harmon)
Réalisé par James Komack
Première diffusion américaine: 12 janvier 68
Première diffusion française : 29 juillet 86
Sur la piste d’un vaisseau perdu, l’USS-Horizon, l’Entreprise découvre la planète Iota, dont la civilisation a pris un curieux tournant : se basant sur un livre laissé par l’équipage du Horizon, Chicago Mobs of the Twenties, les lotiens vivent dans un univers digne des Incorruptibles ! Entrant dans leur jeu, Kirk cherche à « redresser » la situation.
Après « Tribulations », une autre comédie, plus originale encore.

50 - RETOUR SUR SOI-MÊME
(BY ANY OTHER NAME)
Écrit par DC. Fontana et Jerome Bixby (d’après Jerome Bixby)
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine 23 février 68
Première diffusion française : 21 juillet 86
L’Entreprise est capturé par des extraterrestres, les Kelvans, qui veulent l’utiliser pour rentrer dans la galaxie d’Andromède : ils étaient venus dans notre galaxie pour déterminer si l’Empire Kelvan pouvait la coloniser. Tout l’équipage de l’Entreprise est transformé en cubes, sauf Kirk, Spock, McCoy et Scotty. Ils complotent pour reprendre contrôle du vaisseau, en utilisant les défauts humains de leurs envahisseurs.
Une scène célèbre: Scotty fait boire à un Kelvan un alcool dont il ne sait rien sinon que « C’est vert ». Dans l’épisode Next Generation - Relics, Data offrira lui aussi un alcool, dont il ne sait dire que... « c’est vert », cette fois à Scotty.

51 - TU N’ES QUE POUSSIÈRE
(RETURN TO TOMORROW)
Écrit par Gene Roddenberry (d’après John T. Dugan)
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine : 9 février 68
Première diffusion française : 24 juillet 86
En répondant à un appel de détresse, Kirk, McCoy et le Dr. Anne Mulhall découvrent dans les sous-sols de la planète Arret que trois personnes y ont survécus à la mort de leur civilisation et sont « enregistrés » dans des containers. Les E.T. proposent aux Terriens de leur prêter leur corps, le temps de construire des enveloppes artificielles pour accueillir leurs consciences. Mais, le travail fait, un des ET. refuse de rendre le corps de Spock.

52 – FRATERNITAIRE
(PATTERNS 0F FORCE)
Écrit par John Meredyth Lucas
Réalisé par Vincent McEveety
Première diffusion américaine: 16 février 68
Première diffusion française : 20 septembre 86
Arrivant en orbite autour d’Ekos, l’Entreprise est attaqué par des missiles atomiques — alors que cette planète n’est pas censée posséder cette technologie. Kirk, Spock et McCoy, descendus pour enquêter, se voient arrêtés par des policiers nazis.

53 - UNITÉ MULTITRONIQUE
(THE ULTIMÂTE COMPUTER)
Écrit par DC. Fontana (d’après Laurence N. Wolfe)
Réalisé par John Meredyth Lucas
Première diffusion américaine : 8 mars 68
Première diffusion française : 3 août 86
Un nouvel ordinateur doté de conscience, le M5, est installé à bord de l’Entreprise par le docteur Richard Daystrom, inventeur il y a 25 ans des ordinateurs duotroniques. Mais durant un exercice de manœuvres, l’ordinateur prend la situation au sérieux et détruit le vaisseau Excalibur.
Kirk contre la tyrannie des ordinateurs, encore une variation, très intéressante. Les traducteurs, ces ânes, ne semblent connaître que le mot « computeur ».

54 - NOUS, LE PEUPLE
(THE OMEGA GLORY)
Écrit par Gene Roddenberry
Réalisé par Vincent McEveety
Première diffusion américaine : 1 mars 68
Première diffusion française : 8 août 86
L’Entreprise découvre l’USS-Exeter en orbite autour de la planète Oméga IV, son équipage réduit en poudre par un virus. Sur la planète, Kirk, Spock et McCoy (atteints par le même virus et à la recherche d’un antidote) apprennent que le capitaine de l’Exeter, Ronald Tracez voulant l’immortalité dont semblent jouir les dirigeants kohms, a violé la Prime Directive et provoqué une guerre avec le peuple Yang.

FICHE TECHNIQUE (SECONDE SAISON)
Producteurs : Gene L. Coon, John Meredyth Lucas
Producteur exécutif: Gene Roddenberry
Producteur associé : Robert H. Justman
Conseillère aux scénarios : Dorothy C. Fontana
Assistant du producteur : Edward K. Milkis
Musique du générique : Alexander Courage
Musiques additionnelles : George Duning, Fred Steiner, Gerald Fried, Samuel Matlovsky
Directeur de la photographie : Jerry Finnerman
Décorateur : Walter M. Jefferies
Monteurs : Bruce Schoengarth, Donald R. Rode, Fabien Tordjmann, John W. Hanley
Assistants directeurs : Elliot Schick, Rusty Meek, Phil Rawlins
Ensembliers : Joseph J. Stone, John M. Dwyer
Costumes : William Ware Theiss
Effets spéciaux : Jim Rugg
Maquilleur: Fred B. Phillips
Coiffeur: Pat Westmore

55 - MISSION : TERRE
(ASSIGNMENT: EARTH)
Écrit par Art Wallace (d’après Art Wallace et G. Roddenberry)
Réalisé par Marc Daniels
Première diffusion américaine : 29 mars 68
Première diffusion française : 9 janvier 82
L’Entreprise voyage dans le passé de la Terre, jusqu’en 1968, en mission d’étude historique. La vaisseau intercepte un homme, Gary Seven (Savant, dans la VF), qui se téléporte à bord. Il prétend être envoyé pour empêcher le lancement d’une bombe atomique orbitale par les USA, puis s’échappe. Kirk et Spock se lancent à sa poursuite, ne connaissant pas son rôle dans l’Histoire et craignant qu’il ne change celle-ci.
Affligeant. Le scénario de cet épisode était à l’origine celui du pilote d’une série portant le même titre, qui ne se fit pas.

Le tournage de cette seconde saison ne fut pas sans s’accompagner de quelques changements. Nichelle Nicholls, agacée de n’avoir souvent rien d’autre à dire que « communication établie, monsieur », avait annoncé son départ. Elle resta finalement, après que NBC ait promis aux fans que tous les membres de l’équipage seraient à nouveau présents, et que chacun serait le héros d’un épisode. Promesse de politicien. Les demandes des deux stars, Shatner et Nimoy, concentrèrent tous les scénarios sur Kirk et Spock (et à un moindre degré, McCoy), reléguant les autres à des répliques minimales (Nichelle Nichols « Chaque fois qu’il fallait supprimer quelque chose, c’étaient moi et George qui étions coupés ».). Créée à l’origine pour toute une équipe de personnages, Star Trek se transforma en série sur un triumvirat de héros. Au point que George Takei choisi d’être absent d’une partie de la saison, pour tourner dans Les bérets verts. Cette absence se révéla profitable à un nouvel acteur Walter Kœnig. Pour tenter d’attirer une audience plus jeune, le personnage d’un jeune enseigne séduisant fut créé (qu’on affubla au début d’une perruque à la Monkees — décidément, les perruques ne réussissaient pas à Star Trek !). Et, pour accentuer l’image d’un équipage multiracial, on lui donna la nationalité russe (Pavel Chekov — une fable fut même montée à propos d’un article de la Pravda qui se serait plaint de l’absence d’un Russe dans l’espace de la Fédération). Non prévu à l’origine pour être régulier, le personnage de Chekov devint peu à peu partie intégrante de l’équipage. Fatigué de la série, le producteur et scénariste Gene L. Coon quitta Star Trek en milieu de saison (Il continuera cependant à fournir des scénario, sous pseudonyme, étant lié par contrat.). Il fut remplacé par John Meredyth Lucas (Venu notamment de Mannix.), un bon gestionnaire de l’univers Star Trek et un homme aux talents variés puisqu’il sera aussi bien scénariste et réalisateur que producteur, la continuité étant assurée par Bob Justman, Ed Milkis et D. C. Fontana. Du côté des écrivains de SF, Sturgeon et Bloch fournirent chacun de nouvelles histoires à Star Trek, Norman Spinrad et Jerome Bixby s’y lancèrent également. Gene L. Coon donna aussi sa toute première chance à un jeune inconnu, David Gerrold qui, outre le célèbre « Tribulations », réécrira quelques scripts, avant de devenir un écrivain reconnu.

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité

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AVANCER VERS L’INCONNU

Pour la seconde fois, NBC se demanda que faire avec Star Trek — et reçu en réponse une nouvelle montagne de courrier : 52358 lettres dans le seul mois de février 68, en tout 115893 lettres. Pour la seconde fois, NBC reconduisit la série, toujours avec la même perplexité: les chiffres d’audience ne s’étaient pas améliorés pendant la seconde saison. NBC annonça donc un nouvel horaire : le lundi à 19h30. Le tournage du premier épisode, « Au-delà du Far-West », est déjà bien avancé quand la nouvelle tomba comme un couperet : NBC avait finalement décidé de déplacer la série à 22h le vendredi. Un tel horaire signifiait que la majorité du public de Star Trek serait, au choix, déjà couché ou sorti. Roddenberry, devenu producteur exécutif, négocia avec la chaîne, promit de reprendre son poste de producteur principal (comme au début de la première saison) si NBC accepte de revenir à un horaire de prime-time. Rien n’y fit : NBC ne croyait plus en sa perle rare et l’enterra le vendredi soir. Un nouvel opérateur fut engagé, pour moderniser la photo de la série : Al Francis (une excellente idée), et un nouveau producteur, pour tenter de sauver les meubles : Fred Freiberger (Qui avait enterré Les mystères de l’Ouest et réutilisera plus tard les mêmes formules pour la catastrophique seconde saison de Cosmos 1999..). Ce dernier voulait orienter la série vers plus d’aventure, il couru après les formules pouvant attirer le public, investit sur le succès de Spock en le mettant à toutes les sauces, multiplia les accortes jeunes filles... Rien n’y fit: malgré quelques bons épisodes, cette troisième saison fut au contraire marquée une nette baisse de qualité et tout le monde se fatigua de Star Trek, même les fans les plus convaincus, qui ne reconnaissaient plus tout à fait leur série favorite. John Meredyth Lucas démissionna (Il rejoignit Le fugitif.) - de même que le réalisateur Joseph Pevney. Ils furent rapidement suivis par DC. Fontana. Les relations inter-personnelles firent place à l’action, les situations devinrent stéréotypées, les personnages se figèrent... La chaîne se désintéressa tant de ce vilain petit canard que la diffusion s’arrêta à l’avant-dernier épisode (21 mars 69). Suivirent quelques rediffusions, et l’ultime épisode ne fut diffusé que le 3 juin, comme s’il avait été oublié dans un carton... Annulé, Star Trek ne connu pas de quatrième saison.

56 - AU- DELÀ DU FAR-WEST
(SPECTRE 0F THE GUN)
Écrit par Lee Cronin (Gene L. Coon)
Réalisé par Vincent McEveety
Première diffusion américaine : 25 octobre 68
Première diffusion française : 16 août 86
L’Entreprise refuse de tenir compte d’un message menaçant des Melkotiens, et Kirk, Spock, McCoy, Scotty et Chekov se retrouvent projetés dans un Far-West reconstitué avec minutie. Leur rôle : rejouer la fameuse bataille de O.K. Corral — dans la peau des perdants, les Clanton. Chekov, pourtant dans le rôle du seul survivant, Billy Clanton, est tué.
Il n’est pas innocent que cette délicieuse reconstitution d’un western, tournée avant l’arrivée de Freiberger soit aussi l’un des meilleurs épisodes de la saison.

57 - HÉLÈNE DE TROIE
(ELAAN 0F TROYIUS)
Écrit par John Meredyth Lucas
Réalisé par John Meredyth Lucas
Première diffusion américaine : 20 décembre 68
Première diffusion française : 18 juillet 86
Depuis des années, les planètes Elas et Troie se font la guerre. Leur traité de paix doit enfin être scellé par le mariage d'Hélène, Dohlman d'Elas, et du dirigeant de Troie. L'Entreprise est chargée d'escorter Hélène en route pour son mariage, et elle mène la vie dure à tout l'équipage ..
Quelques détails sont révélés sur Uhura, mais une scène de concert avec Uhura et Spock n'a pas été conservée. Première apparition d'un « Oiseau de Proie », le vaisseau de guerre des Klingons.

58 – ILLUSION
(THE PARADISE SYNDROME)
Écrit par Margaret Armen
Réalisé par Jud Taylor
Première diffusion américaine: 4 octobre 68
Première diffusion française, 16 Juillet 86
Kirk disparait lors de l'exploration d'une planète primitive, la mémoire gommée par un étrange rayon dans un dolmen. Les indigènes (qui semblent être des amérindiens, mystérieusement transplantés sur cet astre lointain) le découvrant, se mettent à le vénérer comme un dieu. Pendant ce temps, un astéroïde menace la planète.

59 - LE TRAÎTRE
(THE ENTERPRISE INCIDENT)
Écrit par D.C. Fontana
Réalisé par John Meredyth Lucas
Première diffusion américaine: 27 septembre 68
Première diffusion française: 14 septembre 86
Kirk, confus et épuisé, ordonne que l'Entreprise transgresse la frontière romulienne. Un vaisseau Romulien vient bientôt les arrêter. Spock examine logiquement l'offre qui lui est faite de se joindre à l'équipage romulien quand Kirk, fou furieux, l'attaque. Spock le tue accidentellement.
Où l'on apprend que Romuliens et Klingons sont alliés, les Romuliens utilisant d'ailleurs eux aussi des vaisseaux Oiseau de Proie, au design d'origine klingon.

60 - LA RÉVOLTE DES ENFANTS
Écrit par Edward J. Lakso
Réalisé par Marvin Chomsky
Première diffusion américaine : 11 octobre 68
Première diffusion française: 11 juillet 86
L'Entreprise recueille un groupe d'enfants, seuls rescapés du massacre d'une colonie scientifique. Mais les enfants commencent à agir étrangement, sous l'emprise d'une entité extraterrestre qui désire s'emparer du vaisseau.

61 - LE CERVEAU DE SPOCK
(SPOCK'S BRAIN)
Écrit par Lee Cronin (Gene L Coon)
Réalisé par M,arc Daniels
Première diffusion américaine: 20 septembre 68
Première diffusion française: 17 juillet 86
Une jeune femme apparaît sur la passerelle et plonge tout le monde dans l'inconscience. Quand l'équipage se réveille, Spock a disparu. Son corps repose à l'infirmerie, sans son cerveau!
Le plus mauvais épisode de Star Trek ou : comment détruire un bon script et en faire une pantomime ridicule.

62 – VERITAS
(IS THERE IN TRUTH NO BEAUTY ?)
Écrit par Jean Lisette Arceste
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine: 18 octobre 68
Première diffusion française: 21 septembre 86
L'Entreprise accueille trois hôtes importants, un Médusien, race d'ET à l'extrême puissance mentale, dont l'aspect peut rendre fou un humanoïde; l'humaine Miranda Jones, qui doit tenter de communiquer télépathiquement avec le Médusien ; et son aide, Lawrence Malvick, l'un des ingénieurs ayant conçu les moteurs de l'Entreprise .
Un épisode superbe, parfaite illustration du thème de l'IDIC (une philosophie vulcaine , Infinie Diversité en Infinies Combinaisons) Le Dr. Jones était jouée par Diana Muldaur, qui était déjà apparue dans « Tu n'es que poussière » et tiendra le rôle du Dr. Kate Pulaski lors de la seconde saison des Next Generation,

63 – IMPASSE
(THE EMPATH)
Écrit par Joyce Muslcat
Réalisé par John Erman
Première diffusion américaine: 6 décembre 68
Première diffusion française, 28 juillet 86
Enquêtant sur la disparition de deux chercheurs, Kirk, Spock et McCoy sont à leur tour enlevés par deux E.T., Lai et Thann, désireux de pratiquer sur eux des expériences .
Les ET. à grosse tête sont typiques de cet épisode de mauvaise SF digne des années 40.

64 - LE PIÈGE DES THOLIENS
(THE THOLIAN WEB)
Écrit par Judy Bums & Chet Richards
Réalisé par Ralph Senensky
Première diffusion américaine: 15 novembre 68
Première diffusion française, 26 décembre 82
L'Entreprise découvre un autre vaisseau, l'USS-Defiant, abandonné dans l'espace. Se transportant à son bord en combinaison spatiale, Kirk, Spock, McCoy et Chekov découvrent que tout l'équipage du Defiant est mort et que le vaisseau s'enfonce dans une dimension parallèle. Kirk ne parvient pas à retourner à bord de l'Entreprise, tandis que les Tholiens, une race inconnue de la fédération, commencent à tisser un « filet » autour du vaisseau ..
Un Emmy Award bien mérité pour un épisode très réussi.

65 - AU BOUT DE L'INFINI
(FOR THE WORLD IS HOLLOW AND I HAYE TOUCHED THE SKY)
Écrit par Rick Vollaerts
Réalisé par Tony Leader
Première diffusion américaine: 8 novembre 68
Première diffusion française, 21 août 86
La population de Yolanda ignore que l'univers existe au-delà des parois du vaisseau-astéroïde qui l'abrite depuis des générations, et n'est donc pas consciente qu'elle court à sa perte, sa trajectoire devant aboutir à une collision avec une planète de la fédération. Kirk, McCoy et Spock doivent circonvenir l'ordinateur qui dirige Yolanda pour sauver ce monde clos.
Un grand thème classique de la SF littéraire (Le thème des « arches stellaires » Cf. par exemple Les orphelins du ciel de Robert Hemlen, Croisière sans escale de Bnan Aldiss, La balade de Béta-2 de Samuel Delanv, The Dark Beyond the Stars de Frank M. Robinson. ) parfaitement adapté ici, Dommage que le titre français n'ait pas la beauté du titre original.

66 - LA COLOMBE
(THE DAY OF THE DOYE)
Écrit par Jerome BLWby
Réalisé par Marvin Chomsky
Première diffusion américaine: 1 novembre 68
Première diffusion française: 14 août 86
L'Entreprise et un croiseur klingon se rencontrent autour de Beta XII-A. Kirk est persuadé que les Klingons ont tué les colons de la planète; de son côté, le capitaine klingon, Kang, pense que l'Entreprise est responsable de l'attaque de son vaisseau. Les deux équipages commencent à s'affronter à bord de l'Entreprise.
Seule apparition d'une femelle Klingon dans la série.

67 - LA DESCENDANCE
(PLATO'S STEPCHILDREN)
Écrit par Meyer Dollnsky
Réalisé par David Alexander
Première diffusion américaine; 22 novembre 68
Première diffusion française: 13 juillet 86
Répondant à un appel au secours, Kirk, Spock et McCoy se rendent sur Platonius, où ils guérissent Parmen, le dirigeant. Son peuple est sans défense contre la maladie mais possède de puissants pouvoirs télékinésiques. Quand Kirk et ses compagnons refusent de rester, les Platoniens les réduisent en esclavage .
Le premier baiser inter-racial à la télé américaine, les Platoniens forcent Kirk embrasser Uhura. Quoique tournée en toute innocence, cette scène fit grand bruit !

68 - CLIN D'ŒIL
(WINK OF AN EYE)
Écrit par Arthur Heinemann (d'après Lee Cronin - Gene l. Coon)
Réalisé par Jud Taylor
Première diffusion américaine: 29 novembre 68
Première diffusion française: 6 février 82
Répondant à un appel au secours, l'Entreprise trouve la planète Scalos désertée. Un homme d'équipage disparaît Puis c'est le tour de Kirk.

69 - LES SURVIVANTS
(THAT WHICH SURVIVES)
Écrit par John Meredyth Lucas (d'après Michael Richards - D.C. Fontana)
Réalisé par Herb Wallersteln
Première diffusion américaine: 24 janvier 69
Première diffusion française: 10 août 86
Alors qu'une équipe s'apprête à descendre explorer une planète inconnue, l'image d'une jeune femme, Losira, commence à tuer à chacune de ses apparitions .
Cette fois, c'est Spock qui détruit un super-ordinateur.

70 - LE DILEMME
(LET THAT BE YOUR LAST BATTLEFIELD)
Écrit par Oliver Crawford (d'après Lee Cronin - Gene l. Coon)
Réalisé par Jud Taylor
Première diffusion américaine: 24 janvier 69
Première diffusion française, 10 aout 86
L'Entreprise porte secours à Lokai, un indigène de Cheron, au visage blanc et noir, qui demande asile. Peu de temps après, un autre habitant de Cheron, Bele, également blanc et noir mais de manière opposée à Lokai, demande l'extradition de ce dernier. Les habitants de Cheron se sont détruits les uns les autres, sur le prétexte de leur haine raciale blanc / noir contre noir / blanc. Bele et Lokai continuent leur lutte absurde sur la planète morte .
Une nouvelle fable sur le racisme, mais cette fois sans nuances. De plus, les maquillages sont ratés.

71 - LA COLÈRE DES DIEUX
(WHOM GOD DESTROY)
Écrit par Lee Erwin (d'après Jerry Sohl & Lee Erwin)
Réalisé par Herb Wallersteln
Première diffusion américaine: 3 janvier 69
Première diffusion française, 20 février 82
Alors qu'il venait livrer un nouveau médicament, Kirk est fait prisonnier dans l'asile psychiatrique d'Elba Il, par l'ex-capitaine Garth, devenu totalement dément et possédant des talents de change-forme .
Un épisode violent mais très efficace.

72 - LE SIGNE DE GÉDÉON
(THE MARK OF GIDEON)
Écrit par George F. Slevm & Stanley Adams
Réalisé par Jud Taylor
Première diffusion américaine: 17 janvier 69
Première diffusion française : 27 février 82
Devant jouer le rôle de médiateur pour l'entrée dans la Fédération de la planète Gédéon, Kirk se téléporte à la surface de celle-ci et ... se retrouve dans l'Entreprise, vide à l'exception d'une jeune femme, Odona. Il est en fait le pion d'un plan visant à la propagation d'un vinus pour réduire la trop grande population de Gédéon.

73 - LES LUMIÈRES DE ZÉTAR
(THE LIGHTS OF ZETAR)
Écrit par Jérémy T archer & Shari Lewis
Réalisé par Herb Kenwlth
Première diffusion américaine: 31 Janvier 69
Première diffusion française: 20 mars 82
L'Entreprise conduit Mira Romaine, une jeune femme aux charmes de laquelle Scotty n'est pas imperméable, à Memory Alpha, bibliothèque centrale de la Fédération. Mais l'Entreprise est bientôt attaquée par le même orage énergétique qui vient de détruire Memory Alpha.

74 – NUAGES
(THE CLOUDMINDERS)
Écrit par Margaret Armen (d'après David Gerrold et Oliver Crawford)
Réalisé par Jud Taylor
Première diffusion américaine: 28 février 69
Première diffusion française, 30 juillet 86
Kirk prend partie pour les mineurs d'Ardana. Ceux-ci extraient le minerai de ziénite dans de dures conditions, alors que leurs dirigeants vivent une existence paisible dans une cité au milieu des nuages.

75 - LE CHEMIN D'ÉDEN
(THE WAY TO EDEN)
Écrit par Arthur Heinemann (d'après Michael Richards - D.C. Fontana - & Arthur Heinemann)
Réalisé par David Alexander
Première diffusion américaine: 21 février 69
Première diffusion française: 13 août 86
L'Entreprise récupère l'équipage de l'Aurora, un vaisseau volé en perdition. Le Dr. Sevrin mène un groupe de jeunes idéalistes cherchant la planète parfaite, Eden. Parmi eux, Irini Galliunin, autrefois amie de Chekov et fille d'un important ambassadeur.

76 - REQUIEM POUR MATHUSALEM
(REQUIEM FOR METHUSELAH)
Écrit par Jerome BLWby
Réalisé par Murray Golden
Première diffusion américaine: 14 février 69
Première diffusion française, 15 juillet 86
Descendus sur Holberg 917 -G, Kirk, Spock et McCoy rencontrent un étrange individu, Flint, qui vit sur cette planète entouré de trésors terriens rares (entre autres une valse de Brahms inconnue), avec la ravissante Rayna Kapec. (Carel Kapec est un écrivain roumain, Inventeur du terme « robot » )

77 - LA FRONTIÈRE
(THE SAVAGE CURTAIN)
Écrit par Gene Roddenberry & Arthur Heinemann (d'après Gene Roddenberry)
Réalisé par Herschel Daugherty
Première diffusion américaine: 7 mars 69
Première diffusion française, 12 août 86
Les habitants d'Excalbia obligent les officiers de l'Entreprise à livrer un combat entre le Bien et le Mal. Ils souhaitent ainsi mieux comprendre les humains .
Un scénario de Roddenberry qui revient aux préoccupations morales de la série plutôt qu'à l'action chère à Freiberger.

78 - LE PASSÉ
(ALL OUR YESTERDAYS)
Écrit par Jean Lisette Aroeste
Réalisé par Marvin Chomsky
Première diffusion américaine: 14 janvier 69
Première diffusion française, 7 août 86
Le soleil de Sarpeidon va bientôt se transformer en nova, mais la population a été transférée dans le passé, par le bibliothécaire, monsieur Atoz. Kirk, Spock et McCoy examinent la machine à voyager dans le temps - et sont par inadvertance projetés à l'ère glaciale de Sarpeidon.

79 – L'IMPORTANT
(TURNABOUT INTRUDER)
Écrit par Arthur H. Singer (d'après Gene Roddenberry)
Réalisé par Herb Wallerstein
Première diffusion américaine: 3 juin 69
Première diffusion française: 4 août 86
Le Dr. Janice Lester, ancienne petite amie de Kirk, déteste celui-ci parce qu'il est devenu capitaine alors qu'elle-même n'en a pas été capable. Elle piège Kirk sur Camus Il et se transfère dans le corps de Kirk, pour usurper son poste.

Le 9 janvier 1969 s'achevait le tournage du dernier épisode. Pourtant, ce n'était pas la fin de Star Trek. Ce n'en était même que le début..


Fin 1970, Paramount (qui avait racheté Desilu) décida de proposer Star Trek à la syndication, histoire de récupérer un peu de l'argent qui avait été investi dans l'entreprise. Le principe de la syndication a transformé plus d'une série télé en succès, ne serait-ce que parce qu'à force de diffuser et re-diffuser une série on finit par y habituer le public. .. Le nombre de stations locales intéressées fut faible au début, pour aller en augmentant lentement mais sûrement. Un événement du monde réel n'est certainement pas étranger à l'intérêt croissant porté à Star Trek à l'époque, plus d'un an après son annulation, Neil Amstrong venait de marcher sur la Lune. Brusquement, l'exploration spatiale était dans l'air du temps. « Star Trek est probablement venu trop tôt. Si l'homme s'était posé sur la Lune durant notre première ou notre seconde année, l'idée de vol spatial n'aurait pas semblé si absurde aux gens, Star Trek aurait certainement continué à être diffusé. L'œil du monde ne s'est pas tourné vers l'espace avant notre troisième année, et alors c'était trop tard », selon Gene Roddenberry. Durant toutes les années 70, Star Trek continua à hanter les petits écrans américains, rediffusé encore et encore sur toutes les stations locales. Cette présence continue familiarisa les téléspectateurs avec les concepts de la série, et se mêla à l'attrait croissant du public anglo-saxon pour la science-fiction et l'espace. Les fables humanistes de Star Trek séduisent un public toujours plus nombreux, jusqu'à ce que cette série finisse par faire partie intégrante de la culture américaine, une icône culturelle tellement familière que plus personne ne pouvait songer à la remettre en question. Selon Leonard Nimoy , « La capacité à durer de Star Trek a quelque chose à voir avec cette habilité à Illuminer des idées qui affectent notre vie et nous disent quelque chose sur nous-même, qui nous éclairent d'une certaine manière et rendent nos vies plus Intéressantes et plus riches. »

FICHE TECHNIQUE (TROISIÈME SAISON)
Producteur, Fred Frelberger
Co-producteur, Robert H. Justman
Producteur exécutif, Gene Roddenberry
Producteurs associés, Edward K. Miles, Gresg Peters
Conseiller pour les scénarios, Arthur H. Singer
Musique du générique, Alexander Courage
Musiques additionnelles, Gerald Fned, George Duning, Alexander Courage
Décorateur: Walter M. Jeffenes
Directeurs de la photographie, Jerry Flnnerman, Al Francis
Monteurs, Bill Brame, Donald R Rode
Asistants directeurs, Gil Klssel, Claude Blnyon Jr., Gene DeRueile
Ensemblier, John M. Dwyer
Costumes, William Ware Iheiss
Effets spéciaux, Jirn Rugg
Maquilleur, Fred B. Phillips
Coiffeur, Pat Westmore
Casting , Joseph D'Agosta, William J. Kenney

Dans le même temps, l'épiphénomène Star Trek prit de l'ampleur, pendant l'existence de la série, des revues amateurs (fanzines) étaient nées, quelques personnes avaient commencé à écrire des fictions mettant en scène les héros de l'Entreprise. L'arrêt de la série ne mit pas un frein à ce phénomène, bien au contraire, les fanzines se multiplièrent, un éditeur (Ballantine) commanda à l'auteur de SF James Blish une série de recueils (Onze à l'origine, maintenant réédites sous forme de trois épais volumes ) adaptant les épisodes sous forme de nouvelles. En janvier 72, une convention fut organisée, à New York. 2000 fans s'y présentèrent. En 73, seconde convention, 7000 personnes, avec des invités comme James Doohan, George Takei et David Gerrold (Qui écrivit The Wood of Star Trek, sur les débuts du phénomène fanique): En 74, troisième convention, entre 10 et 14 000 personnes. Et ainsi de suite ... Les conventions se multiplièrent, pour un public toujours plus nombreux et les acteurs commencèrent à s'habituer à des tournées dans tous les États-Unis. Les produits dérivés commencèrent aussi à se multiplier. Suite au succès de la diffusion anglaise, des romans originaux (non adaptés de la série) commencèrent à paraître, écrits par des écrivains de SF de renom. Des comics apparurent. Un culte était né, qui allait s'entretenir de lui-même malgré l'absence de nouveaux épisodes, brodant même sur le canevas initial pour former ce que Harve Bennett devait nommer plus tard, avec quelque irritation, « Le dogme surimposé ». Se basant sur les détails récurrents, les pistes lancées, les personnages mineurs réguliers, la volonté toujours affichée d'établir une profondeur historique à l'univers de la série, les fans tissèrent peu à peu une vraie Histoire du Futur, avec ses références, ses dates, ses grands événements ... Des années après, par un phénomène inverse, ce sera Paramount qui reprendra cette chronologie à son compte, dans un effort pour se réapproprier le contrôle de Star Trek et exploiter son succès. Paramount se mettra aussi à contrôler les romans Star Trek, devenus un véritable sous-genre de la SF aux États-Unis (Nombreux sont les écrivains de SF et de fantasy connus qui ont écrit du Star Trek. Ainsi James Blish, Theodore Cogswell, Greg Bear, David Gerrold, Joe Haldeman, Gordon Eklund, Diane Duane, Vonda Mclntyre, Stephen Goldin, Kathleen Skv, K. W. Jeter, Esther Fnesner, Barbara Hambly, Judith & Garfield Reeves-Stevers)

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité

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DEUX ANNÉES D'ANIMATION


Plus de quatre ans après la fin de la série (en juin 73), l'équipage de l'Entreprise (Chekov excepté) se retrouve à nouveau réuni, Shatner, Nimoy, Kelley, Doohan, Nicholls, Takei et Barrett devaient enregistrer les voix d'un nouveau dessin animé, sur ... Star Trek. Si Paramount n'était pas encore persuadé de l'intérêt de reprendre la série, une compagnie d'animation, Fllmation Associates, avait eu l'idée que le succès de Star Trek pouvait être exploité avantageusement sous forme de DA (Filmation fera de même en 77 avec les Batman d'Adam West et Burt Ward ) Pas question de réduire la série à une émission pour enfants, Filmation s'attacha à réellement la ressusciter. Gene Roddenberry fut engagé comme consultant exécutif et D.C. Fontana comme producteur associé. Il fut apporté à la qualité des scripts la même attention que pour la série originale , on notera les noms d'habitués comme Samuel Peeples, Stephen Kandel, Margaret Armen, Paul Schneider, David Gerrold, D.C. Fontana et Marc Daniels, ainsi que ceux de Walter Koenig et de l'écrivain de SF Larry Niven. Des prises de vue de la série furent parfois utilisées comme modèle des décors, l'Entreprise fut quelque peu repensée pour éliminer des erreurs (la passerelle fut dotée de deux portes d'accès) et un DA n'étant pas limité pour les effets spéciaux, de nombreux extraterrestres furent ajoutés à l'équipage (y compris deux personnages récurrents, un ET tripode nommé Arex et une femme-chat nommée M'Ress). Les producteurs s'attachèrent également à renforcer l'unité de l'univers Star Trek: on aperçoit Monsieur Kyle (« Beyond the Farthest Stan », on retrouve Cyrano Jones et ses tribules (« More Tribbles, More Troubles »), un épisode s'attaque à l'enfance de Spock (« Yesteryear »), Mudd fait encore des siennes (« Mudd's Passion »), le commodore Robert April vient visiter son ancien vaisseau (« The Counter Clock Incident »), on retourne sur la planète de « Une partie de campagne » « Once Upon A Planet »). .. Bref : tout fut fait pour satisfaire les fans.
Seize épisodes d'une demi-heure furent diffusés, sur NBC, du 8 septembre 73 au 12 octobre 74, puis 6 autres épisodes, avec des rediffusions, jusqu'au 30 août 75. Mais aussi intéressants et fidèles étaient-ils, ces dessins animés n'étaient que ça : des dessins animés. Agréables mais un peu raides, pas formidablement esthétiques, (Ils gagneront tout de même un Emmy Award) trop brefs, ce n'était quand même pas le « vrai » Star Trek et cette brève résurrection s'acheva après 22 épisodes.

PREMIERE SAISON
1- More Tribbles, More Troubles (écrit par David Gerrold), 2- The Infinite Vulcan (écrit par Walter Koenig), 3- Yesteryear (écrit par D.C. Fontana), 4- Beyond the Farthest Star (écrit par Samuel A. Peeples), 5- The Survivor (écrit par James Schmerer), 6- The Lorelei Signal (écrit par Margaret Armen), 7- One of Our Pla nets Is Missing (écrit par Marc Daniels), 8- Mudd's Passion (écrit par Stephen Kandel), 9- The Magic of Megas- Tu (écrit par Larry Brody), 10- Time Trap (écrit par Joyce Perry), 11- Siaver Weapon (écrit par Larry Niven), 12 - Jihad (écrit par Stephen Kandel), 13- The Ambergris Element (écrit par Margaret Armen), 14 - Once Upon A Planet (écrit par Len Jenson & Chuck Menville), 15- The Terratin Incident (écrit par Paul SChneider), 16- The Eye of the Beholder (écrit par David P. Harmon).

SECONDE SAISON
17- BEM (écrit par David Gerrold), 18- Albatross (écrit par Dano Finelli), 19- The Pirates of Orion (écrit par Howard Weinstein), 20- Practical Joker (écrit par Chuck Menville), 21- How Sharper Than A Serpent's Tooth (écrit par Russell Bates & David Wise), 22 The Counter-Clock Incident (écnt par John Culver - Fred Bronson).

FICHE TECHNIQUE – SERIE ANIMATION
Producteurs; Norm Prescott, Lou scnemer
Producteur associé, Dorothy C. Fontana
Réalisateur, Hal Sutherland
Musique et effets sonores, Horta-Mahana

Note sur la chronologie : Des années après, Gene Roddenberry reniera ces DA, refusant qu'ils soient considérés comme faisant partie du « canon ». Il n'en est donc pas tenu compte dans la Chronology, mais il a néanmoins été calculé qu'ils s'inséraient dans la dernière section de la mission de cinq ans.

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LES ANNÉES PERDUES


Durant dix ans, les dessins animés ne furent pas le seul projet Star Trek à voir le jour ... Mais la route fut longue jusqu'au premier film, beaucoup de temps et d'occasions furent perdus. A l'époque de la série animée, Gene Roddenberry venait de travailler sur deux pilotes de séries de SF, The Questor Tapes (Où était un personnage qui préfigure le Data de Next génération. ) et Genesis II. L'un comme l'autre furent rejetés par Universal. Roddenberry reprit contact avec Paramount , l'idée d'un film cinéma de Star Trek faisait son chemin, En mai 75, on donna un bureau à Roddenberry dans les anciens studios et il écrivit un script, « The God Thing » - où Kirk venait à rencontrer Dieu dans l'espace, Dieu étant une machine destinée à enseigner les lois fondamentales de l'univers. Ce script fut rejeté, de même que plusieurs autres (commandés sans que Roddenberry le sache). Jon Povill était l'un des scénaristes de ces autres scripts, il l'embaucha pour travailler sur d'autres idées. Ils développèrent une histoire de voyage dans le temps, où Scotty a bouleversé l'Histoire. Nouvel échec. D'autres histoires furent proposées, par John DJ. Black - l'Entreprise face à un trou noir, bien avant le film de Disney, Harlan Ellison - une race d'extraterrestres reptiliens commence à changer l'Histoire, gommant peu à peu la race humaine à partir du Pléistocène - et Robert Silverberg - « The Billion Year Voyage », la lutte pour l'héritage archéologique d'une très ancienne race. Aucune ne fut retenue.
En 1976, dixième anniversaire de la série, les fans firent une telle pression que la première navette spatiale expérimentale fut baptisée ... Enterprise ! Les acteurs et Roddenberry furent invités à la cérémonie de lancement, le 17 septembre, et en lieu et place de l'hymne américain c'est le générique de Star Trek qui fut joué, à deux reprises !
Les choses semblaient enfin décoller pour Star Trek, en juillet 76, Jerry Isenberg fut nommé producteur du film, Philip Kaufman (Invasion of the Body Snatchers, L'étoffe des héros. ) fut engagé comme réalisateur, Alan Scott et Chris Bryant comme scénaristes, tout le casting d'origine signa - à l'exception de Leonard Nimoy, qui avait engagé une procédure pour que les acteurs obtiennent un pourcentage sur l'important merchandising qui s'était développé sur leur image sans qu'ils en touchent jamais un centime. Le script prévoyait pourtant que Spock parte à la recherche de Kirk, disparu depuis trois ans, il est en vie sur l'ancienne planète des Titans, maintenant peuplée par les méchants Cygniens et attirée par un trou noir. Les Klingons s'en mêlent et l'Entreprise plonge dans le trou noir, pour ressortir sur Terre à l'époque des Cromagnons.
Pourtant, Roddenberry et Kaufman n'avaient pas la même vision de ce que devait être Star Trek. Après certains changements à la tête de Paramount le projet fut abandonné. En mai 77, Star Wars (Dont le créateur, George Lucas, avait un temps caressé l'idée de reprendre Star Trek. ) creva les écrans, Paramount avait « raté le coche » ... et changea une nouvelle fois son fusil d'épaule. Des plans furent établis pour monter un nouveau réseau de télévision aux USA (aux côtés des géants ABC, NBC et CBS), PTS, et une série Star Trek II (ou Star Trek: Phase II) fut commandée pour cette nouvelle chaîne.


Robert Goodwin fut engagé comme directeur de la production, Harold Livingstone comme producteur des scénarios, Jon Povill comme conseiller pour les scripts, Jim Rugg comme responsable des effets spéciaux (comme dans la première série), Joseph Jennings comme responsable des décors (Matt Jefferies travaillant sur La petite maison dans la prairie n'aurait été que conseiller technique). Un membre de la NASA, Jesco Von Puttkamer, était aussi conseiller technique pour la série. Le travail commença en juillet 77 sur la « Bible ». La série devait « couvrir » la seconde mission de cinq ans, pour laquelle l'Entreprise a été complètement rénové et transformé. L'équipage d'origine est aux commandes, à l'exception de Spock qui est retourné sur Vulcain pour diriger l'Académie des Sciences (Leonard Nimoy ne désirait pas reprendre son rôle régulièrement dans une série, mais devait apparaitre dans le premier épisode et éventuellement dans quelques autres. ). A sa place, un petit génie vulcain, Xon, qui n'a aucune connaissance des émotions humaines et tente de les comprendre - ce personnage ne devait pas être un second Spock, mais avoir un développement bien à lui. Le premier officier est Will Decker, une sorte de jeune Kirk, fils du commandant Matt Decker mort dans l'épisode « La machine infernale ». C'est lui qui dirigerait les expéditions sur les planètes - supprimant cette criante erreur de logique qui faisait de tous les premiers officiers les membres des expéditions dangereuses lors de la série d'origine (Ce rôle sera utilisé: pour Will Riker dans les Next Génération. ). Dernier nouveau personnage, Ilia, une Deltane, issue d'une société très sexualisée et douée d'un très fort pouvoir empathique (Rôle utilisé pour Deanna Troi dans les Next Génération. ). La passerelle de l'Entreprise fut bâtit (vaste, très éclairée, devant donner une impression d'efficacité et de modernisme). Un acteur fut choisit pour incarner Xon : David Gautreaux. Quoi que ce personnage n'ait finalement jamais abouti, Gautreaux s'y était fortement investi, poussant le perfectionnisme jusqu'à partir en voyage de méditation, à faire un régime spécial (Gautreaux a comparé la discipline vulcaine à la philosophie zen) et à suivre des cours d'arts martiaux avec Bruce Lee.
Pour relancer Star Trek avec un maximum d'impact, Paramount voulait que la série s'ouvre sur un épisode de deux heures très puissant. L'équipe se mit à rechercher du « bon » script. « In Thy Image » par Alan Dean Foster (Écrivain de SF, auteur de nombreuses novélisation et en particulier des Star Trek Log adaptant les scénarios des DA ) fut retenu, mais il fut réécrit de très nombreuses fois, par Foster lui-même, Roddenberry, Livingstone et Collins. Des problèmes apparurent dans l'équipe les relations se détériorèrent entre Roddenberry et Livingstone, conduisant par trois fois à la démission de ce dernier. Néanmoins, la tâche de réunir des scripts pour les épisodes avançait bien - malgré la difficulté de trouver des scénaristes comprenant les spécificités de Star Trek et donc des scripts qui coïncident de manière satisfaisante à la philosophie de la série. « Puisque Star Trek présume que l'homme ne s'est pas détruit lui-même, on peut s'attendre à voir que par certains côtés la nature humaine n'est plus empoisonnée par ses aspects négatifs. Après tout, nous n'atteindrons pas le siècle de Star Trek si ces changements n'ont pas lieu. Cela ne signifie pas nécessairement que nos héros doivent être des paragons de vertus, mais cela veut dire qu'ils doivent être conscients! [ ... ] Nous ne devons pas les voir motivés par les fautes banales du XXe siècle. [ ... ] Ils sont ouverts et curieux de l'inconnu, plutôt qu'effrayés par celui-ci. Ils s'attendent au danger. Ils ont rejoint Starfleet au moins en partie pour le défi que posent les provinces inexplorées de l'espace. [ ... ] Normalement, il ne doit pas y avoir de problèmes d'ego chez nos personnages », précise notamment la Bible. « La diversité est la clef » de la société du XXllle siècle.
Plus d'une vingtaine de propositions furent peu à peu retenues, venant d'écrivains de SF comme de scénaristes professionnels, de vétérans de Star Trek comme de noeveeux venus à la série, Jon Povill, Margaret Armen, Richard Bach (L'auteur de Jonathan Livingstone le goéland, qui est aussi un fan de Star Trek. ), Norman Spinrad, James Menzies, Larry Alexander, William Lansford, David Ambrose, Jerome Bixby, Shimon Wincelberg, Worley Thome, John Meredyth Lucas, etc.
En décembre 77, Livingstone partit définitivement. Début 78, Paramount changea une fois encore son fusil d'épaule, ce serait un film de cinéma! Après Star Wars, le succès de Rencontre du troisième type était venu rassurer l'industrie cinématographique sur la rentabilité de la science-fiction sur le grand écran. De plus et surtout, Paramount venait d'abandonner son projet de nouveau réseau (Qui verra le jour chez la concurrence, avec la Fox. Paramount a finalement lancé, début 95, un ... nouveau réseau, avec notamment la série Star Trek: Voyager. ).
N'ayant jamais fait de film pour le cinéma, Robert Collins fut renvoyé au profit d'un réalisateur à la fois célèbre et connaissant la SF, Robert Wise (Le jour où la Terre s'arrête (1951), West Side Story (1961), La maison du Diable (1963), La mélodie du bonheur (1965), La canonnière du Yang Tsé (1966), La variété Andromède (1971), L'odyssée du Hindenburg (1975), Audrey Rose (1977), etc. ). Et puisqu'il n'était plus question d'une série mais d'un film, Léonard Nimoy réintégra l'équipage, exit Xon (David Gautreaux ne fit qu'une apparition minuscule dans le film, dans le rôle du Commandant Branch de la station Epsilon 9). Stephen Collins (Un Jeune acteur qui se spécialisa ensuite dans les rôle de héros d'action à la télévision, par exemple dans Jack Cutter.) est choisi dans le rôle de Decker, Persis Khambatta dans celui d'Ilia. « In Thy Image » devient Star Trek: The Motion Picture. Robert Fletcher est choisi pour créer les costumes, après que deux autres personnes aient été éliminés (dont Bill Theiss qui avait dessiné les costumes de la série) , il créa une grande variété de tenues, pour toutes les situations, en ayant à cœur qu'elles soient très seyantes (Les costumes d'origines paraissaient toujours un peu trop courts et plissés), qu'elles flattent la silhouette (Les acteurs avaient vieilli de neuf ans alors que seulement 2 ans et demi étaient supposés s'être écoulés), qu'elles apparaissent à la fois très crédibles (les boucles de ceinture étaient d'ailleurs censées être des instruments de contrôle biologique - ce détail ne fut pas cité dans le script) et très clean (en accord avec l'esthétique 2001 souhaité par la production, d'où uniquement des teintes blanches, grises et beiges).

STAR TREK I
(STAR TREK: THE MOTION PICTURE)
Écrit par Harold Livingstone (d'après Alan Dean Foster)
Réalisé par Robert Wise
Produit par Gene Roddenberry
Musique de Jerry Goldsmith
Sortie américaine: 7 décembre 79
Sortie française : mars 80
Trois croiseurs klingons (Première apparition des Klingons new look : terminés les cheveux mal coupés, la barbiche et le teint basané de l'époque des restrictions budgétaires. Avec le maquillage de Fred Phillips, les Klingons héritent notamment d'une sorte de crête osseuse A noter que le rôle du commandant klingon est tenu par Mork Lenard, mieux connu dans le rôle de Sarek. ) attaquent dans leur territoire une colossale formation nuageuse et sont détruits, Le nuage se dirige vers la Terre à une vitesse de force 7. L'Entreprise, dont la remise à neuf se termine, est le seul vaisseau disponible pour intercepter l'ennemi (V'Ger), L'amiral James T. Kirk, qui s'ennuie dans un bureau depuis deux ans et demi, en profite pour obtenir qu'on lui rende le commandement du vaisseau, Conduit par l'ingénieur en chef Scott à bord d'un Entreprise considérablement modifié et modernisé, Kirk doit annoncer au jeune capitaine Will Decker qu'il avait fait nommer à cette position, qu'il le remplace. Decker devra rester à bord en tant que premier officier, Tout l'ancien équipage est à bord, Scotty Uhura, Sulu, Chekov (devenu lieutenant et responsable de la Sécurité), Rand (qui s'occupe du télé porteur), Chapel (maintenant docteur) ... et même McCoy, rappelé de sa semi-retraite par une clause obscure ! Seul manque Spock, retourné sur Vulcain depuis la fin de la mission de cinq ans pour y suivre le rituel du kolinhar - devant aboutir à une purification complète des émotions. Après quelques frictions, Kirk et Decker parviendront à s'entendre - Kirk reconnaissant les talents de Will. Une navette demande à aborder l'Entreprise: à son bord, Spock, qui a quitté Vulcain pour aider l'Entreprise et pour avoir l'occasion d'étudier V'Ger dont la puissance mystérieuse le fascine. Ses anciens compagnons accueillent Spock avec joie mais celui-ci ne répond pas à leur émotion: après plusieurs années d'entrainement vulcain il ne peut pas retrouver immédiatement la réaction aux humains qui était auparavant la sienne.
Quand l'Entreprise atteint le nuage, Ilia est enlevée par V'Ger, qui la remplace par une copie, devant servir de lien entre les « unités carbones » et lui-même .
Beaucoup d'argent fut dépensé sur ce premier film (45 millions de dollars, au lieu des 15 prévus) mais il alla surtout aux effets spéciaux. Agréables, les dix minutes d'orgasme de Scotty et Kirk quand ils tournent lentement autour de l'Entreprise - la vision est réellement splendide, susceptible de parler à tous les fans, tant de Star Trek que d'exploration spatial. Agréables encore les décors froids et aseptisés, la passerelle trop vaste, les néons aux plafonds qui rendent blafards tous les personnages. Mais après les 50 premières minutes du film, assez satisfaisantes et mouvementées, tout s'enlise dans de longues glissades au sein des nuées bleutées de V'Ger ... Certains ont surnommé ce film « The motion less picture » ! Le contact même avec la menace marque la fin de l'action, alors qu'elle aurait dû en marquer le véritable début ! La cause était perdue d'avance : le scénario était faible et ses multiples réécritures n'avaient rien pu y changer. L'intrigue est simplement décalquée sur « Le korrigan » (une sonde terrienne qui a gagné la conscience mais oublié son but), avec quelques éléments de « Amibe » et de « La machine infernale » (ce dernier épisode n'est-il pas désigné par la présence de Decker, fils du commandant qui y meurt ?). Quant au suspense de l'identité de V'Ger, il ne tient pas longtemps, le spectateur devine longtemps avant les héros qu'il s'agit d'une sonde Voyager. Le montage n'arrangea pas les choses, tout ce que le script contenait de mouvement fut coupé ou englué dans une fascination pour les effets spéciaux. A ce niveau, il est évident que la version télé du film (publiée en vidéo en 94) est supérieure à la version cinéma (quoique l'image en soit souvent de moindre qualité). Les 12 minutes en plus sont 12 minutes d'interaction des personnages et d'action ! Particulièrement importante est la scène finale, dans laquelle Spock pleure en comprenant V'Ger. Comment une scène aussi cruciale a-t-elle pu être éliminée du montage cinéma ? Et encore nous manque-t-il toujours quelques scènes d'action importantes, tournées mais jamais post-produites...

Restent, malgré tout, de nombreuses qualités, la musique (symphonique) est excellente; l'esprit de Star Trek est respecté (la volonté de découvrir l'inconnu, et d'aller au-devant de lui sans préjugés; la nature non-conflictuelle des rapports humains; la compréhension progressive de V'Ger , de menace terrible il devient un être à peine différent des humains) ; une chronologie est établie (cohésion interne de l'univers); non seulement tous les personnages habituels sont présents mais un clin d'œil est fait à deux personnages mineurs (Rand - à laquelle Kirk s'adresse par son nom au début du film - et Chapel) ... l'un dans l'autre, un bon film de science fiction - mais un Star Trek décevant !

Note sur la chronologie: La première mission de cinq ans de Kirk s'est achevée en 2269, à la suite de quoi Kirk a accepté (contre l'avis de ses amis) une promotion au grade d'amiral - devenant de ce fait ce qu'il craignait le plus de devenir, un bureaucrate! Spock retourne alors sur Vulcain, tandis que McCoy démissionne et prend une semi-retraite. C'est en 2271 que Kirk persuade son supérieur, le puissant amiral Nogura, de lui rendre le commandement de l'Entreprise. Après le succès de cette mission, l'Entreprise repart pour une seconde mission de cinq ans sous les ordres de Kirk. A son retour, en 2276 ou 77, il accepte d'être nommé instructeur à l'Académie de Starfleet, de même que Spock qui prend le commandement de l'Entreprise comme vaisseau d'entrainement. Chekov est nommé premier officier du Reliant.
Les romans « The Lost Years » et « A Flag Full of Stars » explorent les deux années et demi entre la première mission et la mission V'Ger. Rien n'a encore été établi par contre en ce qui concerne la seconde mission et les années d'Académie.

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LA TRILOGIE


La relative déception de nombreux fans est une chose, le succès commercial en est une autre, le premier film fit une confortable recette (175 millions de dollars, sans compter les colossaux revenus des droits dérivés). La voie était donc ouverte, très logiquement, pour une suite. Mais quelle suite ? Un autre film pour le cinéma, une mini-série pour la télévision ? Les fans s'inquiétèrent quand ils apprirent que Roddenberry prenait un peu de recul (il ne sera que consultant exécutif). Paramount décida qu'il fallait faire cette fois un film au budget raisonnable (environ 12 millions de dollars) et se tourna vers sa société de production télévisée. C'est Harve Bennett qui devint le producteur exécutif - on le connaissait comme responsable de L'homme qui valait trois milliards et de Super Jamie, deux séries légèrement SF et agréables, et il s'avéra un choix judicieux. Ne connaissant pas Star Trek, il regarda toute la série et décida de rattacher solidement son film à celle-ci, par le biais de l'épisode « Le dernier tyran ». Il choisit le scénariste Jack B. Sowards - professionnel connu et ... fan de Star Trek! Son premier script ne convenant pas tout à fait, Bennett le fit réécrire par un vétéran de Star Trek, Sam Peeples, puis s'y attaqua lui-même. Impressionné par le jeune réalisateur Nicholas Meyer (Sherlock Holmes attaque l'Orient-Express, C'était demain. ), il le contacta. Meyer signa aussitôt et les deux hommes commencèrent à travailler sur le script. Au niveau visuel, Meyer assombrit l'Entreprise, rétrécit les angles de vue, employa une palette de couleurs plus chaude, joua avec des éclairages discrets et localisés. L'idée était d'avoir un style « intérieur de sous-marin ». De même, il demanda à Robert Fletcher des uniformes plus militaires et aux couleurs franches (Roddenbeny n'avait jamais appuyé sur l'aspect militaire de la série, l'idéologie militarisme traditionnelle étant fort loin de l'utopie de Star Trek l). Les tuniques du Prisonnier de Zenda servirent d'inspiration, fonctionnelles mais élégantes, seyantes, rappelant les tenues de la marine britannique. Trois ans après le Star Trek gris et froid de Wise, c'est au tour du Star Trek sombre et chaud de Meyer et Bennett de voir le jour.

STAR TREK II : LA COLÈRE DE KHAN
(THE WRATH OF KHAN)
Écrit par Harve Bennett et Jack B. Sowards
Réalisé par Nicholas Meyer
Produit par Robert Sallin
Musique de James Homer
Sortie américaine: 4 juin 82
Sortie française, octobre 82
A bord de l'Entreprise, le Capitaine Saavik, une jeune femme d'origine vulcano-romulienne, reçoit un appel de détresse d'un cargo, le Kobayashi Maru, et décide de se risquer dans la Zone Neutre. L'Entreprise est immédiatement attaqué par des vaisseaux klingons, qui sèment la destruction , Uhura, Sulu, McCoy, Scotty et Spock meurent dans les explosions de la passerelle. Saavik reste seule à bord d'un vaisseau en perdition .. et une paroi s'écarte. La lumière crue révèle l'Amiral Kirk, son instructeur. Le Kobayashi Maru est un test d'aptitude de fin d'Académie, où les aspirants capitaines ne peuvent que perdre. Kirk est le seul à être parvenu à y gagner ... Après le test, Spock souhaite un bon anniversaire à Kirk, qui vient d'avoir 52 ans. Spock comme McCoy tentent de persuader leur ami qu'il est encore temps pour lui de reprendre le commandement d'un navire, son premier et meilleur destin. l'Entreprise part avec un équipage de cadets frais sortis de l'Académie, pour un voyage d'entrainement. Mais il doit répondre bientôt à un appel de détresse d’une station de recherche, Regula I. Kirk connaît ce nom : son ancienne fiancée le docteur Carol Marcus y travaille sur le projet Genesis — visant à créer la vie sur des planètes stériles, mais pouvant se transformer en arme terrible sur des planètes habitées. Le capitaine Terrell de l’USS-Reliant et son premier officier Pavel Chekov sont descendus sur la planète déserte Céti Alpha VI, où ils ont été fait prisonniers par le fou Khan Noonian Singh (Roddenberry avait choisit ce nom en hommage à un pilote qu’il avait connu durant la guerre. Il en utilisera une autre variation comme nom du créateur de Data, mais n’aura jamais de nouvelles du pilote.) - un ancien tyran que Kirk y avait autrefois exilé. Khan jure qu’il est temps de se venger de Kirk. Il s’empare du Reliant, massacre les chercheurs de Regula I et attire l’Entreprise dans un piège. Kirk parviendra à détruire Khan, à sauver Chekov comme Carol Marcus et David, mais Spock se sacrifiera pour permettre a l’Entreprise d’échapper au dernier acte de vengeance de Khan.
Une histoire superbe pour un film satisfaisant en tous points. L’esprit de la série y est parfaitement retrouvé, les effets spéciaux sont réussis mais non envahissants (On notera que la scène d'arrivée à bord de l'Enterprise est la même que dans le premier film économies...) - la musique est bonne (L’introduction du générique d’origine est même réutilisée), le rythme sans faille, l’émotion puissante, sans jamais tomber dans le mièvre et sans oublier des nuances de tendresse et des touches d’humour, enfin les personnages sont bien développés. Kirk doit apprendre à faire face à une perte — lui qui n’avait jamais affronté de situation sans issue, puisqu’il avait en réalité triché au test Kobayashi Maru. Il doit également assumer son âge — non seulement doit-il se résoudre à mettre des lunettes, mais encore se découvre-t-il un fils (David Marcus, joué par Merrick Butrick (Également apparu dans le rôle d’un Vulcain dans un épisode de la première saison des Next Generation, Symbiosis Il est mort du sida en mars 89.). La colère de Khan se déroule 14 ans après le premier film et prend à bras le corps le « problème » de l’âge : on entend souvent reprocher à Kirk et aux autres d’être « trop vieux ». En fait l’acceptation du temps qui passe fait partie intégrante des films, du développement des personnages et de la profondeur ajoutée à l’univers de Star Trek. Ricardo Montalban, en reprenant le rôle de Khan, « en fait des tonnes » et de ce fait parvient curieusement à donner chair à un personnage plus grand que nature, un « méchant » complexe et torturé. La fin du film (la mort de Spock et l’envoi de son corps dans l’espace, dans un missile modifié) est un modèle d’émotion intelligente, un des très grands moments de Star Trek. Dans un de ses nombreux mouvements de retrait par rapport au poids du personnage de Spock, Nimoy avait souhaité quitter la série. Le second film était tellement réussi qu’il changea d’avis : plutôt que de finir sur une note sombre comme dans son premier montage, La colère de Khan fut modifié (contre l’avis de Nick Meyer) pour terminer sur une note d’espoir (le paysage de la planète Genesis).
Sous contrat avec Paramount, Nimoy proposa de devenir réalisateur du film suivant.

STAR TREK III : À LA RECHERCHE DE SPOCK
(THE SEARCH FOR SPOCK)
Écrit par Harve Bennett
Réalisé par Leonard Nirnoy
Produit par Harve Bennett
Musique de James Horner
Sortie américaine : 1 juin 84
Sortie française: 1985
Alors que l’Entreprise regagne la Terre, le Dr. McCoy semble malade et il parle par moments comme le défunt Spock. A leur arrivée, les membres de l’Entreprise apprennent que leur vaisseau, trop ancien, va être mis au rebut en faveur du nouveau fleuron de la flotte, l’USS-Excelsior (N.X. 2000). Dans son appartement de San Francisco, Kirk reçoit la visite de l’ambassadeur Sarek, le père de Spock, qui l’accuse d’avoir trahi son fils en abandonnant son corps. Les connaissances de chaque Vulcain sont conservées, les katra (âmes?) de chacun étant récupérées après la mort. Une enquête rèvèle que Spock a déposé son katra en McCoy, ce qui explique son comportement étrange. Il est absolument nécessaire de récupérer le corps de Spock, pour sauver le docteur de la folie. Mais l’Amiral Morrow s’oppose à ce que l’Entreprise reparte pour Genesis. Kirk décide d’outrepasser ses ordres : il tire McCoy de la prison médicale où il venait d’être enfermé, puis vole l’Entreprise avec l’aide de Sulu, Chekov et Scotty ainsi que la complicité d’Uhura qui doit les attendre sur Vulcain. Pendant ce temps, l’USS-Grissom dépose Saavik et David Marcus en mission de reconnaissance sur Genesis. Ils découvrent que le projet n’a pas seulement créé la vie sur la planète mais également régénéré le corps de Spock, devenu un enfant sans mémoire. Quand l’Entreprise arrive en vue de la planète Genesis, il a été précédé par un Oiseau de Proie klingon, bien décidé à mettre la main sur Genesis. David est assassiné par les Klingons. Kirk parvient à sauver Saavik et le jeune Spock, mais doit saborder l’Entreprise pour piéger les Klingons. C’est à bord de l’Oiseau de Proie de ses ennemis que l’équipe se rend sur Vulcain, où le katra de Spock est réuni avec son corps.
Suite directe du second film, avec même un résumé en ouverture. Il n’y a pas non plus de discontinuité au point de vue image, Leonard Nimoy ayant dirigé ce film dans la droite ligne du précédent. Une faiblesse cependant, la mort de David est ressentie avec infiniment moins de force que celle de Spock - dans le feu de l’action, Kirk ne semble pas avoir le temps de beaucoup pleurer ce fils qu’il a à peine connu. On peut cependant considérer qu’il a appris à faire face aux situations sans issue, comme le prouve le sacrifice de son navire chéri, l’Entreprise. Le personnage du capitaine klingon, Kruge, pourtant joué par Christopher Lloyd, est nettement moins intéressant que celui de Khan : c’est un peu un « méchant obligatoire», en deux dimensions. Plus remarquable est Mark Lenard en tant que Sarek. Kirstie Alley (Cheers, Allo maman ici bébé, etc.) ayant refusé de reprendre le rôle de Saavik, c’est son presque-sosie Robin Curtis qui fut choisi. Deux clins d’oeil aux fans : Janice Rand regarde passer l’Entreprise à son retour à Spacedock, et des tribules sont aperçus dans le bar où se rend McCoy (qui gagne l’initiale “H.» dans son nom).
A la recherche de Spock fut un nouveau succès, tant commercial que fanique, une nouvelle suite s’imposait donc. Pour le film du vingtième anniversaire, Bennett et Nimoy décidèrent qu’il fallait plus de lumières que d’ombres, et des victoires plutôt que des pertes. Plusieurs personnes peaufinèrent un scénario délicat : Eddie Murphy (fan de Star Trek) devait un temps être la guest-star du film (Il abandonna finalement cette idée pour tourner Golden Child.) - En fin de compte, Nicholas Meyer fut appelé à la rescousse pour terminer le travail.

STAR TREK IV: RETOUR SUR TERRE
(THE VOYAGE HOME)
Écrit par Steve Meerson & Peter Krikes et Harve Bennett & Nicholas Meyer (d’après Leonard Nimoy Harve Bennett)
Réalisé par Leonard Nimoy
Produit par Harve Bennett
Musique par Leonard Rosenman
Sortie américaine : 26 novembre 86
Sortie française : 1988
Alors que Kirk et ses amis rentrent sur Terre (pour y être jugés pour insubordination) à bord du vaisseau klingon rebaptisé Bounty, la planète mère est attaquée par un vaisseau inconnu qui lance des appels vers les océans. Le climat se détériore et la Terre devient rapidement une planète sinistrée. L’équipage du Bounty est à même de comprendre que le vaisseau étranger cherche à communiquer avec des baleines à bosse - une race animale éteinte depuis le XXIe siècle! Une seule solution : retourner dans le passé pour aller y chercher des baleines. Le Bounty remonte le temps en faisant le tour du soleil, et atterrit à San Francisco en 1984. Là, l’équipage un peu perdu cherche les fameuses baleines, mais aussi du combustible nucléaire pour regonfler les moteurs du Bounty usés par le saut temporel. Kirk et Spock parviennent à convaincre une jeune scientifique, le docteur Gillian Taylor (Catherine Hicks), de les aider. Le Bounty capture un couple de baleines et regagne le XXIIIe siècle à l’instant de son départ. Recevant la réponse des baleines, le vaisseau inconnu cesse d’émettre et quitte l’orbite de la Terre. Les sept compagnons sont jugés devant le Conseil de la Fédération (Quelques beaux extra-terrestres à remarquer, dont un Andorien.) - pour conspiration, attaque d’un membre de Starfleet, vol d’un navire, sabotage, destruction d’un navire et désobéissance. Compte tenu des circonstances atténuantes (ils ont sauvé la Terre!) toutes les charges sont abandonnées, sauf la dernière, retenue seulement contre Kirk. Kirk est rétrogradé d’amiral à capitaine et... doit reprendre le commandement d’un vaisseau! Dans la navette les conduisant à leur nouvelle affectation, les sept compagnons sont inquiets du vaisseau qui va leur être attribué : McCoy prédit que ce sera un cargo, Sulu espère (avec des étoiles dans les yeux) que ce sera l’Excelsior qui justement apparaît à l’écran... Mais le thème de l’Entreprise sonne et, oui! c’est bien l’Entreprise qui apparaît, que Starfleet a fait reconstruire (avec la nouvelle immatriculation N.C.C. 1701-A).
Suite et fin de la trilogie, avec à nouveau un résumé en ouverture. Un film qui joue totalement la carte de la comédie, mais sans tomber dans le ridicule et la lourdeur, tout en restant cohérent. On retrouve le ton léger d’épisodes comme « Tribulations » et « Une partie des actions ». Jamais les interactions entre les personnages n’auront été aussi réussies, jamais une telle jubilation n’aura transparu à travers un Star Trek. « J’ai le plus grand respect pour toute la distribution d’origine. J’aime tous ces acteurs — Bill, DeForest, Jimmy, Nichelle, George, Walter. J’étais donc particulièrement soucieux pour ST IV de leur donner à chacun quelque chose d’excitant et d’intéressant à faire. Je voulais qu’ils aient tous du bon temps et que cela se voit sur l’écran » (Leonard Nimoy). L’ouverture du film, sur la rééducation de Spock, est très intéressante pour les fans de ce personnage, et réintroduit Amanda (Jane Wyatt), sa mère. Les nouveaux personnages de Star Trek ne font décidément pas long feu : Saavik reste sur Vulcain (Une brève scène coupée au montage sous-entendait que Saavik était enceinte des faits de Spock-enfant sur Genesis. On reverra Robin curtis dans un double épisode de Next Generation, Gambit, dans le rôle d’une espionne vulcaine.). Clin d'œil : on notera la présence de Chapel et Rand dans la salle du Q.G. de Starfleet (le générique les crédite du grade de commandant). Un voyage home qui est tout à la fois un retour à notre époque, un retour à la bonne humeur et à la complicité, un retour, enfin, à l’Entreprise. Harve Bennett s’est exprimé sur ce qu’étaient ses Star Trek : « Le matériel thématique de la série était vaste, très difficile et allégorique. Le matériel thématique des films est plus simple et plus restreint, Il n’est pas sans profondeur la vie, la mort, la vie, ce n’est pas rien, mais je ne me suis pas occupé du « cosmos », je me suis occupé de la famille. Je reconnais que je ne suis pas Gene Roddenberry. Les films ne sont pas Star Trek: ils sont les films de Star Trek. Ils ont une identité, une affirmation qui leur sont propres, qui sont réellement basées sur la série de télévision créée par un grand homme. Pourtant, je réalise aujourd’hui avec confiance que j’ai fait films, et que je n’ai pas plus émergé de l’ombre de la légende que Gene Coon. » Pour Leonard Nimoy, « la différence majeure, la grande, grande différence entre diriger n’importe quel film et diriger un film de Star Trek, concerne la distribution. Quand on se lance dans la direction d’un Star Trek la nouvelle distribution est minimale. On ne cherche qu’une ou deux personnes. Pour la distribution d’un film qui n’a jamais été fait auparavant, vous amenez à bord tout un tas de nouvelles personnes qui recherchent leurs personnages. Star Trek est juste le contraire. Avec Star Trek, vous avez des gens qui ont des personnages bien développés à la recherche d’opportunités pour s’exprimer ».

Note sur la chronologie : On considère qu’une seconde mission de cinq ans a eu lieu après ST I, de 2271 à 2276. ST II et III se déroulent en 2285. ST IV se déroule en 2286 - et en 1984, bien sûr ! Le roman « The Pandora Principle » s’intéresse aux origines de Saavik, le roman « Probe » est la suite directe de ST IV.

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LA FIN D’UNE LÉGENDE

Le succès de Star Trek IV fut énorme. Jamais Star Trek n’avait fait autant d’entrées : le film n’emballa pas seulement les fans mais convainc également tout un public qui ne connaissait pas spécialement la série. Gene Roddenberry se mit au travail sur une nouvelle série — mais cette fois sans les anciens acteurs, trop âgés : Star Trek : The Next Generation se passera au XXIVe siècle, à bord de l’Entreprise-D. Parallèlement, Harve Bennett mit en chantier un cinquième film pour l’ancien équipage. William Shatner désireux de s’essayer à son tour à la réalisation soumit un script. Harve Bennett n’était pas enchanté par les idées qui y étaient esquissées - Kirk partant à la recherche de Dieu, les gens ne risquaient-ils pas de prendre ça pour une mauvaise blague? Néanmoins, le feu vert fut donné, Shatner, Bennett et le scénariste David Loughery travaillèrent sur le script.

STAR TREK V: L’ULTIME FRONTIÈRE
(THE FINAL FRONTIER)
Écrit par David Loughery (d’après William Shatner, Harve Bennett et David Loughery)
Réalisé par William Shatner
Produit par Harve Bennett
Musique de Jerry Goldsmith
Sortie américaine : 9 juin 89
Sortie française (vidéo uniquement) : 1990
Nimbus III, une petite planète située dans la Zone Neutre, a été surnommée « La planète de la paix galactique » parce que les trois puissances (Fédération, Klingons et Romuliens) la gèrent conjointement. C’est en fait un « bled » reculé, où débarque le mystique vulcain Sybok, qui a besoin d’un vaisseau spatial. La partie de camping de Kirk, Spock et McCoy est brutalement interrompue : Sybok a pris les trois consuls de Nimbus III en otages et réclame un vaisseau contre leur libération. La Fédération a décidé d’envoyer l’Entreprise et chacun est rappelé à bord — alors que l’Entreprise, en pleines révisions, est largement non-opérationnel. Sur Nimbus III, Kirk et son équipe sont pris au piège et Sybok prend le commandement de l’Entreprise. Il entreprend de persuader l’équipage de l’Entreprise du bien-fondé de sa quête: il a le pouvoir de confronter chacun à ses plus grandes douleurs psychologiques pour les guérir. C’est ainsi qu’il confronte McCoy à la mort de son père, euthanasié quelques semaines avant qu’un remède à sa maladie soit découvert. L’Entreprise part vers le centre de la galaxie, que personne n’a jamais pu approcher et où Sybok situe l'Éden des Terriens (Sha Ka Ree pour les Vulcains, Vorta Vor pour les Romuliens, Quie Tu pour les Klingons). La foi de Sybok leur permet de passer — mais le Dieu qu’ils trouveront se révèlera plutôt démoniaque.
Étrange film que celui-ci — et particulièrement irritant! L’alchimie qui fait habituellement le charme de Star Trek n’a pas fonctionné. Laurence Luckinbill n’est pas un Sybok très convaincant — ce personnage est une négation de la « vulcanité », et en faire un demi-frère de Spock n’était pas une bonne idée... Au lieu d’être délicatement équilibré entre l’émotion et l’humour, L’ultime frontière tombe alternativement dans le drame le plus grandiloquent et dans la comédie la plus lourde. Pourtant, pris séparément, beaucoup de ses éléments fonctionnent correctement, le film recèle même de nombreux moments réussis. L’ensemble, hélas, est raté (Roddenberry alla jusqu’à renier ce film plus tard, suggérant qu’il était « apocryphe »). Le résultat ne se fit pas attendre: le film fit un four ! Alors que ST IV avait gagné beaucoup d’argent, ST V en perdit! Harve Bennett prévoyait de faire encore deux films : le premier, Starfleet Academy (sur un script de Bennett et Loughery), aurait chroniqué la jeunesse de nos héros. « Pour moi, nous regardions ces personnages avec une perspective unique qui bizarrement n'avait jamais été prise. Comment tout avait commencé ? [ ... ] Chaque enfant sait comment Superman est venu ici. Avec Star Trek, personne ne sait comment ces gens ont été réunis, comment ils étaient quand ils étaient jeunes et vraiment innocents. Le risque était qu'on ne pouvait pas utiliser les vieux acteurs: Ce risque coûta sa place à Bennett, l'ancienne équipe n'accepta pas que de jeunes acteurs incarnent leurs personnages et fit pression sur la production. Pourtant, le dernier film prévoyait bien un retour à l'ancien équipage, au bord de la retraite mais rappelé en catastrophe (Et Starfleet Academy devait débuter et s'achever avec des scènes entre Shatner et Nimoy). Gene Roddenberry ne croyait pas non plus à Starfleet Academy - et des lettres de fans commencèrent à pleuvoir. Ce n'était pas la première fois que les fans, conservateurs par nature, tentaient de faire pression sur la production, ils avaient hurlé contre la mort de Spock et contre la destruction de l'Entreprise. Mais cette fois les conditions avaient changé, la direction de Paramount n'était plus la même et les nouveaux dirigeants, déjà échaudés par l'échec de Star Trek V, prirent peur. Ils demandèrent d'abord à Bennett de rédiger un script pour la veille équipe. Il refusa de travailler dans un délai aussi court et démissionna. Nicholas Meyer et Leonard Nimoy furent alors appelés à la rescousse.

STAR TREK VI : TERRE INCONNUE
(THE UNDISCOVERED COUNTRY)
Écrit par Nicholas Meyer & Denny Martin Flinn (d'après Leonard Nimoy et Lawrence Kanner & Mank Rosenthal)
Réalisé par Nicholas Meyer
Producteur exécutif: Leonard Nimoy
Produit par Ralph Winter & Steven-Charles Jaffe
Musique de Cliff Eidelman
Sortie américaine, 6 décembre 91
Sortie française, juillet 92
L'Excelsior, dirigé par le capitaine Sulu, est secoué par une colossale onde de choc : Praxis, une lune de la planète-mère des Klingons, clef de leur production d'énergie, a explosé. Sur Terre, tous les amiraux de Starfleet sont convoqués en réunion extraordinaire - y compris Kirk, Scotty et McCoy, au bord de la retraite, et Uhura, qui conduit des séminaires à l'Académie. Ils apprennent ébahis que l'Empire Klingon n'a plus qu'une cinquantaine d'années à vivre. Privés d'énergie, l'atmosphère de leur planète-mère polluée, les Klingons proposent un traité de paix avec la Fédération. l'amiral Spock, qui a conduit les premières négociations, a proposé le nom de James T. Kirk pour mener le Chancelier Gorkon du Haut Conseil Klingon à la signature du traité. l'idée d'une paix avec leurs vieux ennemis déplaît à beaucoup d'officiers, comme l'amiral Cartwright (déjà vu dans Star Trek IV - joué par Brock Peters) ou l'amiral. .. Kirk ! L'Entreprise (qui compte un nouveau navigateur, la jeune Vulcaine Valeris (Jouée par Kim Cettrell - récemment vue dans Wild Palms), protégée de Spock) reçoit à dîner les officiers klingons. le repas est extrêmement tendu, seul Gorkon semble réellement croire à la paix « La terre inconnue » du titre est décrite par Gorkon comme étant le futur pacifique qui fait peur à certains - c'est aussi une allusion à la mort dans le Hamlet de Shakespeare) Peu après que les Klingons soient retournés dans leur vaisseau, des torpilles sont tirées depuis l'Entreprise, sous les yeux horrifiés de l'équipage, et deux hommes en combinaison se téléportent à bord de l'Oiseau de Proie, assassinant notamment Gorkon. Suite à cet acte de guerre, Kirk et McCoy sont fait prisonniers par les Klingons, jugés coupables et déportés sur une planète pénitentiaire. Pendant ce temps, Spock a ordonné une fouille complète de l'Entreprise pour trouver les coupables des assassinats .
La saga de Star Trek s'achève sur un authentique chef d'œuvre. Nicholas Meyer a une nouvelle fois fait merveille, dans un film satisfaisant sur tous les plans: un scénario passionnant qui sert la chronologie de Star Trek (Michael Dom, qui joue le Colonel Worf, a le rôle de l'officier klingon Worf dans les Next Generation), une tension magistrale (Ha, la fouille de l'Entreprise !), la résolution d'un vieux conflit en parfait accord avec l'esprit « trek » (les Klingons ont toujours été des méchants trop simplistes, il leur est donné ici une vraie profondeur), une esthétique superbe (plus que jamais l'intérieur de l'Entreprise est traité comme un sous-marin (C'est peut-être le seul reproche que l'on puisse faire à Meyer avoir trop poussé l'aspect militaire des vaisseaux - ainsi perçoit-on plusieurs fois des dortoirs à couchettes superposées. Quant aux cuisines, elles semblent anachroniques: on a toujours vu que la nourriture était fournie par duplicateurs.)), des effets spéciaux très réussis et au service de l'histoire, d'excellents acteurs (David Wamer est le Chancelier Gorkon, Christopher Plummer est le Général Chang, Iman est la change-forme Martia) et (cerise sur le gâteau) un rôle important pour le capitaine Sulu (les fans le demandaient depuis longtemps), aux commandes de L'Excelsior (maintenant NCC-2000) qui le faisait rêver à la fin de ST IV (Une promotion envisagée dés le second film mais elle avait été écartée du fait de l'évolution des films sous forme de trilogie. A noter qu'il existe en anglais des romans audio narrant (avec effets sonores et musique) des aventures inédites du capitaine Sulu. George Takei milite pour que l'on crée une série autour de son héros.) .. Quelques détails pour les fans, Janice Rand est officier des communications à bord de l'Excelsior ; l'enseigne qui réveille Sulu est joué par Christian Slater (Le nom de la rose, True Romance, etc. ) ; dans la version vidéo (légèrement plus longue) l'identité du sniper est révélée (c'est un terrien déguisé en Klingon), le rôle est joué par Rene Auberjonois (non crédité à l'écran - il prendra le rôle de Odo dans la série Star Trek : Deep Space Nine).

Le 24 octobre 91, deux mois avant la sortie du film, Gene Roddenberry mourrait d'un arrêt cardiaque après six semaines de maladie. Terre Inconnue lui fut évidemment dédié. Ce sixième film rencontra un bon succès - mais ne parvint pas à effacer les pertes du cinquième. Il fut donc décidé d'arrêter là la saga de Kirk et compagnie: Star Trek VI s'achève sur une note du journal de bord de Kirk, adressée à une nouvelle génération d'officiers, puis les signatures des acteurs défilent à l'écran.
En octobre 92, dans le plus grand secret, l'urne funéraire de Roddenberry fut embarquée à bord de la navette spatiale Columbia pour la mission STS-52, au sein des bagages du commandant Jim Wetherbee. D'une certaine manière, Gene Roddenberry aura ainsi voyagé une fois dans l'espace.

Note sur la chronologie : ST V se déroule en 2287, ST VI en 2293. La conférence de Khitomer est un événement très important dans l'histoire de la Fédération, puisqu'elle marque le début de la paix avec l'Empire Klingon (paix ensuite atteinte par étapes). Le Colonel Worf est un ancêtre du Lieutenant Worf qui servira comme officier de la Sécurité à bord de l'Entreprise-D à partir de 2364.

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ET APRÈS ?

Note sur la chronologie : Les Star Trek de la série et des DA se déroulent au XXllle siècle, entre 2265 et 2269, les films entre 2271 et 2293, tandis que les Next Generation débutent en 2364, soit 71 ans plus tard, au XXIVe siècle Pourtant, dû à la longévité de certains et à des distorsions temporelles, quelques héros du XXllle siècle ont fait leur apparition au XXIVe, dans quatre épisodes de Next Generation et dans un de Deep Space Nine,

RENDEZ-VOUS A FARPOINT
Écrit par D,C. Fontana et Gene Roddenbeny
Réalisé par Corey Allen
Première diffusion américaine: 3 octobre 87
Sortie française en vidéo: 1988
2364 : le capitaine Jean-Luc Picard vient de prendre le commandement du tout nouveau Entreprise-D, qui a pour première mission de se rendre sur la planète Farpoint, où un peuple propose une base à Starfleet. En route, l'Entreprise tombe sous le pouvoir d'un être sur-puissant, Q, qui met au défi les humains de prouver qu'ils ne sont plus des barbares comme au temps des guerres eugéniques, A Farpoint, l'Entreprise est rejoint par le reste de son équipage, et a droit à une visite d'inspection par un vieil amiral grincheux, sorti de sa retraite uniquement pour l'occasion, Âgé de 137 ans, il se fait guider dans les couloirs flambant neufs par l'androïde Data, et lui parle d'un Vulcain qu'il a bien connu
Clin d'œil du pilote de la nouvelle série à l'ancienne...

SAREK
Écrit par Peter S. Beagle (d'après Marc Cushman & Jake Jacobs)
Réalisé par Les Landau
Première diffusion américaine: semaine du 14 mai 1990
2366. Le fameux ambassadeur Vulcain Sarek arrive à bord de l'Entreprise, en compagnie de sa seconde épouse, Perrin, et de ses conseillers, pour conduire une très importante mission diplomatique. Mais les conseillers de Sarek semblent particulièrement soucieux de sa santé, et celui-ci a des comportements étranges - il pleure même lors d'un concert! Des troubles inexplicables naissent à bord, bagarres, querelles ... Il semblerait que Sarek soit atteint du syndrome de Bendii, qui détruit le contrôle de ses émotions. Picard le persuade de faire une union mentale avec lui, le temps des négociations.
71e épisode, 3e saison de ST, TNG. Une fin poignante pour une des figures historiques de l'univers de Star Trek. Au passage, on apprend qu'Amanda, sa première femme, est morte, et que son fils Spock s'est marié.

UNIFICATION
Écrit par Jeri Taylor (1e partie) et Michael Pillier (2e partie) (d'après Rick Berman & Michael Pillier)
Réalisé par Les landau
Première diffusion américaine: semaines du 4 et du 11 novembre 1991
2368. L'ambassadeur Spock a disparu de chez lui et Starfleet le soupçonne de trahison, on l'a repéré sur Romulus. Chargé d'enquêter sur cette défection inquiétante, Picard va voir Sarek, qui est mourant. Celui ci lui révèle que Spock avait conservé des liens avec le sénateur romulien Pardek depuis la conférence de Khitomer, et travaillait toujours en vue d'une éventuelle réunification des deux peuples frères, Vulcains et Romuliens. Sarek décède du syndrome de Bendii qui le minait depuis deux ans. Picard décide d'aller avec Data sur Romulus, à bord d'un vaisseau klingon qu'il est parvenu à se faire prêter (au XXIVe siècle la Fédération et les Klingons sont alliés). Déguisés, les deux officiers de Starfleet parviennent à entrer en contact avec le mouvement pro-Vulcain sur Romulus, et à enfin rencontrer Spock. Des pourparlers sont en cours entre Spock et le nouveau proconsul, via Pardek mais il s'agit en fait d'une trahison fomentée pour envahir Vulcain et y prendre le pourvoir par la force. Spock, Data et Picard parviennent in extremis à prévenir l'Entreprise. Spock décide de rester sur Romulus, pour continuer à travailler souterrainement à la réunification. Avant de partir, Picard fait une union mentale avec Spock, pour lui transmettre toute la mémoire de son père, avec lequel il ne s'était jamais réconcilié .
107 et 108e épisodes, 5E saison. Depuis le temps qu'on attendait ça ! Il était inévitable de rencontrer Spock au XXIVE siècle, étant donné la longévité des Vulcains. Un épisode particulièrement satisfaisant, tant au niveau de la construction qu'à celui du traitement des personnages, ou à celui des idées, parfaitement fidèles à l'idéalisme de Roddenberry

RELICS
Écrit par Ronald D. Moore
Réalisé par Alexander Singer
Première diffusion américaine: semaine du 12 octobre 1992
2294. Le vaisseau-cargo Jenolen s'écrase sur un astre incroyable, une sphère de Dyson , un immense artefact de la taille d'un système solaire, englobant une étoile. A son bord, Montgomery Scott, ancien ingénieur de Starfleet qui partait en retraite. Il bricole le téléporteur de manière à y être enregistré indéfiniment, sans perte de message ..
2369. L'Entreprise-D découvre la sphère de Dyson et Scotty, toujours « enregistré » dans la mémoire-tampon du téléporteur. Scotty se sent plutôt perdu, brutalement projeté 75 ans après son époque, dans un navire qui n'a que le nom en commun avec celui qu'il a si bien connu. Dans l'holodeck, un espace de réalité virtuelle, il demande une re-création du premier Entreprise. Picard et lui y discutent un moment, sur une passerelle, avec ses couleurs et ses bruits bien familiers aux fans de la série classique. Alors que Scotty étudie le Jenolen avec Geordi LaForge, l'Entreprise est attiré dans la sphère, et se retrouve bloqué en route directe vers le soleil instable de ce monde clos.
130e épisode, 6e saison. Celui-là, on ne l'attendait pas ! Le bouillonnant Écossais à bord de l'Entreprise-D ! Un épisode plein de charme et de nostalgie, réfléchissant avec habilité sur le temps qui passe et l'âge qui vient, bien dans la lignée des films. Un beau tour de force technique, aussi, pour la scène dans l'holodeck : faute d'avoir les moyens de rebâtir la passerelle du premier Entreprise (détruite depuis longtemps), ou de tout faire en images de synthèse, on a incrusté James Doohan sur un extrait de « Un coin de paradis », un plan de la passerelle déserte, ne durant que quelques secondes et passé en boucle. On a également utilisé quelques répliques de morceaux du décor, dont certaines fabriquées par des fans. C'est techniquement parfait, rien ne choque l'œil.

BLOODOATH
Écrit par Peter Alan Fields
Réalisé par Winrich Kolbe
Première diffusion américaine: semaine du 31 mars 1994
Débarquent sur la station spatiale DS9 trois vieux guerriers klingons qui veulent trouver Dax, avec lequel ils ont signé un pacte il y a des décennies
39e épisode, 2e saison de Star Trek : Deep Space Nine, Le retour de trois anciens adversaires de Kirk : Kor (Tes arbitres du cosmos), Koloth (Tribulations), et Kang (La colombe), maintenant âgés d'environ 105 ans,

Il était bien prévu que Terre Inconnue soit l'ultime film avec la distribution d'origine et que Generations soit le premier film projetant sur le grand écran l'équipage de l'Entreprise-D. Selon le producteur de Generations, Rick Berman, « Quand on m'a demandé de faire ça, on ne m'a pas demandé de m'occuper des personnages d'origine, Ils voulaient un film Next Generation, J'ai été les voir et leur ai dit : J'aimerais intégrer les personnages de la série d'origine, est-ce que ça vous pose un problème ? […] Ils dirent : excellent, contactez Bill et Leonard et voyez si ça leur pose problème. Ça ne leur en posait pas. Dans le script que Ron et Brannon écrivirent, nous développâmes une histoire avec tous les personnages d'origine, se concentrant principalement sur Kirk. » C'est ainsi que Generations s'impose comme une transition idéale, entre l'équipage qui a connu trois saisons et six films, et celui qui a connu sept saisons. Cependant, seuls Chekov, Scotty et Kirk y apparaissent (les deux premiers dans l'ouverture du film, Kirk dans un rôle essentiel). Contacté pour diriger ce film, Leonard Nimoy déclina l'offre, considérant qu'il ne restait pas assez de temps pour réaliser un film selon ses goûts. N'ayant qu'un rôle minuscule, n'apportant rien à son personnage, il refusa également d'y jouer Spock

GÉNÉRATIONS
Écrit par Ronald D. Mcxxe & Brannon Braga
Réalisé par David Carson
Produit par Rick Berman
Musique de Dennis McCarthy
Sortie américaine : 18 novembre 94
Le tout nouvel Entreprise 1701-B est inauguré par Chekov, Kirk et Scotty, et part pour un voyage de rodage. Appelé à l'aide par deux vaisseaux, l'Entreprise-B se retrouve attiré par une anomalie spatio-temporelle en voulant en sauver les passagers (parmi lesquels Guinan - Whoopi Goldberg - et Soran - Malcom McDowell). L'Entreprise-B parvient à se dégager, mais non sans perdre certains ponts, dont celui où était Kirk, qui se retrouve prisonnier de l'anomalie (le Nexus). Il n'en sera tiré qu'au 24e siècle par l'un de ses successeurs, Jean-Luc Picard. Les deux capitaines luttent ensemble contre Soran, mais Kirk est victime d'un accident alors qu'il vient de vaincre son ennemi. Il meurt, Picard à ses côtés .
Plusieurs révélations importantes pour l'univers Trek: l'inauguration de cet Entreprise-B dont on ne savait rien jusqu'à présent; la fille de Sulu sert à son bord ; l'Entreprise-D est détruit ; et le principal : la mort de James T. Kirk.

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STAR TREK EN FRANCE

C'est avec le premier film qu'en 1979 les Français ont pu découvrir Star Trek. TF1 acquit alors les droits de la série, mais n'en diffusa que peu d'épisodes, dans le désordre le plus complet, à la sauvette certains après-midi et seulement en 1982. Le second film sortit au cinéma à la même époque et il fallut ensuite attendre 1985 pour voir à nouveau du Star Trek en France, avec la sortie du troisième film. 1986 marque la première diffusion sérieuse de la série en France: la 5 passe Star Trek durant l'été. Le doublage (québécois) est hélas fort médiocre: ce pauvre Sulu est affublé d'une voix nasillarde (un racisme plutôt déplacé, d'autant que George Takei a une voix grave ,), Uhura est nommée O'Hsre (Les traducteurs se sont aperçu de leur erreur (!) à partir des « Enchères de Triskelion »), les Klingons deviennent des Kligons, les titres sont massacrés et on ne compte plus les erreurs (horreurs) de traduction ... Pourtant, le succès est Immédiat, au point que la chaîne utilise Spock et Kirk pour des affiches de publicité dans les grandes Villes de France, et dans des spots publicitaires. Le 4e film sort fin 86. Après Canal +, la 5 diffuse également les trois premier films, en prime time. Hélas, ce seront les seules diffusions hertziennes de Star Trek, La 5 disparaissant bientôt. Le 5e film, ayant connu un échec aux USA, ne sort pas au cinéma et la cassette vidéo n'en sera proposée qu'en Juillet 90. Malgré son succès, le 6e film sort en France avec six mois de retard et en plein été. Quatre cassettes Vidéo de Next Generation sont proposées à la location en 88, dans l'indifférence générale (Elles ont été rééditées début 95). TF1 invite à l'époque Patrick Stewart (le capitaine Picard) à « Sacrée Soirée », pour annoncer triomphalement la diffusion prochaine de Next Generation sur la chaîne. On attend encore. La chaîne câblée Canal Jimmy a entrepris de rediffuser la série depuis le début de 94, et Canal + a diffusé le 6e film durant l'été de la même année, qui a également vue la sortie vidéo du pilote de Deep Space Nine et de 6 cassettes best-of de la série classique. On est décidément encore à des années-lumière du phénomène de société et du succès de box-office qu'est devenu Star Trek dans les pays anglo-saxons ..

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PORTRAITS

WILLIAM SHATNER
Né à Montréal le 22 mars 1931. Premiers succès au théâtre, ainsi qu'à la télévision avec des rôles dans Alfred Hitchcock Présente, La quatrième dimension, The Defenders, Naked City, Le fugitif, Le Virginien, La grande vallée et Des agents très spéciaux. Après Star Trek, il jouera notamment dans L'homme de fer, Hawaï police d'Etat, Mission: Impossible, Le sixième sens ou Columbo. Il aura un rôle régulier dans The Barbary Coast (75-76) avant d'endosser l'uniforme de son autre grand rôle, T.J. Hooker, une série policière banale et terriblement moralisatrice mais qui rencontrera un bon succès, passant d'ABC (82-85) à CSS (85-87) - c'est TF1 qui la diffuse en France. Shatner est aussi écrivain : la pièce Harry and Arthur, les polars futuristes (Écrit avec Ron Goulart, qui n'est pas crédité en couverture mais cité dans la préface du premier volume. ) TekWar (adaptés en cinq téléfilms: TekWar, TekLords, TekLab, TekJustice et TekNetwork, avec Shatner dans le rôle de Walter Bascom - puis en série télé). Récemment, il a joué dans un Columbo et dans un SeaQuest DSV. Il présente une émission télévisée, « Rescue 911 » (dont « La nuit des héros » était inspirée).

LEONARD NIMOY
Né à Boston le 26 mars 1931. A fait du théâtre, donné des cours d'art dramatique, tourné dans des « seriels » (avec en particulier un rôle d'extraterrestre dans Zombies of the Stratosphere) et dans des séries Dragnet, Bonanza, La quatrième dimension, Laramie, Perry Mason, Des agents très spéciaux, Le Virginien, etc.. Quittant Star Trek, il pris le rôle de Pâris dans Mission : Impossible durant deux ans, joua dans un Columbo, puis retourna vers le théâtre. Il a publié six recueils de poèmes, a présenté une émission de vulgarisation scientifique, « In Search of .. » et une émission sur le cinéma, « Standby... Lights! Cameras! Action ! » En tant que réalisateur on lui doit en particulier Trois hommes et un bébé, ainsi que des épisodes de T.J. Hooker, The Powers of Matthew Star et Night Gallery il s'est récemment lancé dans la BD avec la conception de la série Primortals pour Tekno-Comix. Des Vulcains, Nimoy dira qu'ils sont « une race soucieuse de dignité et de progrès, incorporant la culture et les rituels du passé avec le meilleur de ce que le futur peut offrir. [ ... ] la relation avec le personnage de Monsieur Spock m'a donné un guide constant pour une approche digne de la vie en tant qu'être humain. »

DeFORREST KELLEY
Né le 20 janvier 1920 à Atlanta. Avant McCoy, surtout marqué par des rôles de méchants dans la plupart des séries western - Black Saddle, Gunsmoke, Bonanza, Rawhide, Iwo Faces West ou Le Virginien (dans cette dernière série, en compagnie de Nimoy) ainsi que dans quelques polars, comme Perry Mason. Déjà âgé d'une cinquantaine d'années quand Star Trek s'arrêta, il pris rapidement sa retraite. « Je voulais devenir médecin et n'avais pas pu - et cependant je suis devenu le docteur le plus connu de la galaxie ».

JAMES DOOHAN
Né au Canada le 3 mars 1920. Fut d'abord professeur d'art dramatique, au Neighborhood Playhouse de New York (où il eut brièvement un élève nommé Walter Koenig). Il joua ensuite divers petits rôles dans des films et dans des séries (La quatrième dimension, Ma sorcière bien-aimée, Le Virginien, Au-delà du réel, Des agents très spéciaux ... ). Il joua au Canada dans une série de SF nommée Space Commando Après Star Trek, il fit quelques apparitions dans les séries Marcus Welby et Magnum, ainsi que dans la série de SF Jason of Star Command (78-79). Doohan continue de tourner, il fut récemment au cinéma le héros d'un polar, Through Dead Eyes de Robert Brady, et d'un film de fantasy, Storybook (94).

MARK LENARD
Outre Sarek, Lenard est surtout connu pour le rôle de Aaron Stem pel, le rival de Jason Bolt dans la série historique Here Come the Brides (68-70 ; Barbara Hambly a mêlé les cadres de Here Come the Brides et de Star Trek pour son roman « Ishmaël »). Il eut également des rôles récurrents dans Search of Tomorrow (59-60), La planète des singes (74) et The Secret Empire (79). Parmi les nombreuses autres séries dans lesquelles il est apparu on peut citer Mission : Impossible, Les mystères de l'Ouest, Gunsmoke et Hawaï police d'Etat.

GEORGE TAKEI
Né à Los Angeles le 20 avril 1940. A d'abord étudié l'architecture, avant de devenir acteur. Il joua dans diverses séries (à plusieurs reprises dans Hawaï police d'Etat, dans Mission : Impossible et La quatrième dimension - dont un épisode qui ne fut jamais diffusé, touchant au délicat problème des espions japonais durant la guerre), et faisait partie des acteurs sous contrat avec Desilu quand il fut choisi pour le rôle de Sulu. Durant le début de la seconde saison, il partit travailler dans Les bérets verts. Il se lança ensuite dans la carrière publique, se consacrant (comme son père avant lui, qui a un mémorial dans le jardin des Little Tokyo Towers) au devenir de la communauté Nisei (japonaise-américaine de seconde génération), notamment en se faisant élire au Conseil de la Californie du Sud. Il siège également au bureau du Los Angeles Theatre Center, et est président du parc historique national d'El Pueblo, des Friends of Little Tokyo Art et d'une banque, la Golden Securities, destinée aux émigrés asiatiques. Il a tardivement renoué avec le métier d'acteur, avec une apparition dans Blacke's Magic en 86, dans Miami Vice en 87, et au cinéma avec un rôle de « bon vieux médecin de campagne » (!) dans les western / Sf Oblivion et Oblivion 2 : Backlash de Sam Irvin (95)

NICHELLE NICHOLS
Née à Chicago en 1936. Sa carrière débuta en 1964 dans un épisode de la série de Roddenberry The Lieutenant. Elle partit ensuite en Grande-Bretagne pour commencer une carrière de chanteuse, avant d'être choisie pour le rôle de Nyota Uhura (Ce nom Signifie « Étoile Liberté » en Swahili. le prénom n'a été établi que dans la littérature Star Trek ). Elle tourna dans un Tarzan en 66. Après Star Trek, elle travailla au programme de recrutement d'astronautes de la NASA. Pour l'anecdote, elle a fait la voix d'une sorcière zombie dans un épisode de Batman Animated.

WALTER KOENIG
Né à Chicago et élevé à New-York, a étudié au Neighborhood Playhouse avant de commencer dans des pièces Off-Broadway, puis des petits rôles dans des séries télé (Alfred Hitchkock présente, The Lieutenant...). Il n'a pas fait une bien grande carrière ensuite, on peut juste citer un épisode de Columbo en 76, et le petit film de Sf Moontrap par Robert Dyke en 89. Il a aussi publié un roman de Sf, un journal du tournage de ST I (« Chekov's Enterprise »), et quelques scénarios de comics. Il est récemment apparu dans un épisode de Babylon 5.

MAJEL BARRETT
Née à Cleveland Elle n'avait qu'une petite carrière derrière elle quand elle fut engagée dans « The Cage ». Elle épousa Gene Roddenberry le 6 août 1969, dans un temple bouddhiste-shinto à Tokyo. Majel Barrett est la personne qui a joué le plus grand nombre de rôles dans Star Trek, outre Number One et Christine Chapel, elle double également M'Ress dans la série animée (et quelques autres personnages), elle a toujours prêté sa voix aux ordinateurs des Entreprise successifs, et elle a un personnage régulier dans Next Generation (lwaxana Troi). Elle a joué dans un épisode de Sur la piste du crime (74), ainsi que dans les films télé de son époux, Genesis Il (73) et Planet Earth (74). En collaboration avec D.C. Fontana, elle a récemment conçu la série BD Lost Universe pour TeknoComix, d'après des idées de Gene Roddenberry.

GRACE LEE WHITNEY
Née à Detroit. A d'abord percée dans une comédie musicale, Top Banana, qui fut ensuite adapté au cinéma, puis elle renouvela ce double succès avec Pajama Game. Elle apparut dans diverses séries, dont Au-delà au réel.

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité