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Par ordre d'Amiral
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Par ordre d'Amiral
Prologue

Deep Space 5. C’était le nom de cette station que le capitaine Filion venait d’apercevoir pour la première fois dans le hublot du Runabout. En fait Deep Space 5 était son nom officiel, mais elle était désignée sous l’appellation LYS 5 pour d’obscures raisons provenant des ouvriers qui avaient bâti cette station. Apparemment une histoire romantique digne des meilleurs légende spatiale avait abouti à ce que cette station soit appelée LYS 5 par tout le monde ouvrier de la station. Le capitaine Filion n’avait aucune préférence pour le nom et décida de faire honneur aux ouvriers qui avaient travaillé si longtemps pour lui rendre une station plus que fonctionnelle. Lys 5 serait donc le nom de cette station.
Puis Filion se souvint de ce qu’il crut être la fin de sa planète d’adoption. C’est d’ailleurs suite à cette seconde attaque des Borgs, sur terre la même année, où plusieurs haut gradé furent tués, que StarFleet dût faire appel à plusieurs capitaines et autre officier pour remplir des postes important dans StarFleet. Daniel Filion fût alors promu Rear Amiral. On lui octroya la responsabilité du secteur de Lys 5 et la flotte de LYS 5 fût monté à 5 vaisseaux. Beaucoup d’officier sur LYS 5 furent également gradé en conséquence.
La flotte comptait parmi ses noms les plus célèbres l'USS-Nordik, l'USS-Québec, l'USS-Harfang et bien d’autres vaisseaux. Encore aujourd’hui, ces vaisseaux étaient devenus des légendes… malgré seulement deux ans d’existence.
L’amiral Filion dû également se souvenir du temps où il perdit tout contrôle alors qu’il était en mission. Atteint d’un Pon Farr non contrôlé, Filion tira sur un de ses officiers avec un phaser a Heavy Stun. Il fût reconnu coupable et rétrogradé au rang de Commodore.
La station Lys 5 fut brièvement commandée par l’amiral Jellico, le temps que le procès se termine. Daniel Faucher dû se battre contre le style de commandement de Jellico qui envenimait les rapports entre officiers.
Jellico était un homme ayant une réputation d’amiral sans merci.
C’est durant la seconde année de son mandat sur LYS 5 que le Commodore Filion fit la rencontre de Shanor. Shanor était un ex-membre du Tal Shiar, la police secrète des Romulains. Shanor avait réussi à s’allier plusieurs officiers romulains et était parti avec 7 warbirds romulains. Shanor n’était pas en accord avec les nouvelles politiques romulaines envers la Fédération. En effet les Romulains avaient ouvert les pourparler avec la Fédération, pour une éventuelle alliance pour pouvoir vaincre leur nouvel ennemi commun, le Dominion.
La première rencontre entre Shanor et Filion fut très marquante. Plusieurs Vaisseaux de la Flotte de LYS 5 affrontèrent la Flotte de Shanor. Filion fut capturez par Shanor et soumis à l’influence des Slis, une race ayant des pouvoirs psychiques et télépathiques très puissants. Le résultat sur Filion fut désastreux. Quand le Capitaine Esclamadon secouru Filion in extremis, il retrouva un Filion totalement désarmé de son contrôle vulcain sur ses émotions. Toutes ces années à essayer de garder un certain contrôle sur ses émotions étaient perdues. Dorénavant Filion ressentirait….
Suite à cet incident, Filion décida de ne pas rebâtir son contrôle vulcain sur ses émotions et de vivre sa moitié humaine. Filion avait constamment été déchiré entre son coté Vulcain et son Coté Humain. Il avait essayé le côté vulcain. Il connaissait la puissance de ce côté mais maintenant, il voulait connaître la puissance de son côté humain.
Filion ce vit redonné le rang de Rear Amiral, suite à sa seconde rencontre avec Shanor. La flotte de Shanor, réduite de 2 vaisseaux suite au combat précédant avec LYS 5, profita d’une attaque d’une nouvelle espèce, les oneseven (espèces 8472), pour attaquer la Flotte de LYS 5. Le résultat fût éprouvant et plusieurs vie furent perdu. L’amiral Filion réussit à sauver la flotte grâce entre autre au désormais célèbre Commodore Esclamadon qui sacrifia son vaisseau pour sortir la flotte de ce mauvais pas.
L’amiral Daniel Faucher fût charger des Opérations de LYS 5 qui devenait de plus importante. Filion ne pouvait plus superviser cette station seul et nomma le Commodore Alyécha, le Commodore Manseau et le Commodore Esclamadon à des postes clefs sur la station.
LYS 5 fut détruite dans des circonstances encore inconnues de la plupart des officiers de LYS 5. StarFleet Command ayant décidé de garder les informations secrètes, vu l’implication d’une entité nommée Q dans cette histoire.
Néanmoins StarFleet Command décida de faire bâtir une seconde station pour l’amiral Filion et son équipage qui comptait tout près de 7000 personnes dont 350 officiers de premier plan. La nouvelle station fut bâtie non loin de l’endroit où avait évolué l’Ancienne station, dans un système appelé le système D’IRIS. C’est autour de la troisième planète de cette station, IRIS III, que la Nouvelle station LYS 5 fut construite. La flotte de LYS 5 comptait maintenant une dizaine de vaisseau.
Filion regardait un vaisseau de la toute nouvelle classe de vaisseau que LYS 5 avait construit, la classe Indépendance, passer à une certaine distance de l’immense station LYS 5. C’était à priori une station pour la construction de vaisseau. Sa taille imposante ne reflétait pas nécessairement une très grand nombre d’officier. La majorité de l’espace étant donnée aux hangars. Mais quand la flotte de LYS 5 comprenait trois vaisseaux de la taille du USS-Grizzly qui passait au loin, il fallait de très gros hangar. L'amiral fut tiré de ses rêveries par le docteur Valais.
– « Amiral, je vais pouvoir vous donner votre congé. »
- « Merci Docteur. »
- « Mais vous aller devoir revenir souvent pour que nous travaillions sur votre réhabilitation. »
- « Compris docteur. »
Valais regardait L’amiral Filion. Il ne semblait pas éprouvé de difficulté avec sa nouvelle main cybernétique. Suite à l’incident qui était arrivé il y a trois jours sur IRIS III, Valais avait dû remplacer la main de Filion par une main étant en majorité cybernétique. Le phaser qui lui avait pulvérisé la main n’avait pas laisser beaucoup de chance à Filion.
Sur ce l’amiral Filion entra dans l'infirmerie.
- « Amiral, heureux de vous revoir sur pied » Dit-il.
- « Merci Amiral. » Répondit Filion.
- « Voilà les rapports que vous avez demandés sur l’incident d’Iris III. Vous aller être surpris »
- « Ah oui ? »
- « Oui. La base que vous avez découverte, sous la surface de IRIS III est belle et bien romulaine. Il semblerait qu’elle a été abandonnée depuis maintenant 10 ans. »
- « Qu’avez-vous trouvé ? » Demanda Filion.
- « Trois phasers autoguidés par la chaleur composaient le système anti-défense de cette base. L’un d’eux, comme vous le savez vous a coûté la main. Nous avons également trouvé un émetteur romulain pour des communications courte distance. Cet émetteur était encore en fonction. Sa portée était très faible et aucun vaisseau romulain en zone neutre n’aurait pu capter ce que cet émetteur envoyait. » Répondit l'Amiral Faucher
- « Et qu'envoyait-il ? »
- « Rien ! …C’était un genre de banque de données vide. »
- « Étrange. »
- « Nous allons continuer nos analyses sur ce que nous avons trouver. »
- « Qu’est-ce qu’une base romulaine pouvait bien faire sur une planète de la Fédération. »
- « J’ai une réponse pour vous. Cette planète appartenait en premier lieu à la Fédération. Puis elle est passé aux Romulains suite à la signature du traité d’Algeron établissant la zone neutre et interdisant à la Fédération d’utiliser ou de construire une technologie d'invisibilité. Puis quand les Romulains ont signé le traité qui permit au USS-Defiant d’être équipé d'un écran d'invisibilité, le système d’Iris fût redonné à la Fédération.
- « Donc les Romulains auraient bâti cette station il y a 10 ans et l’auraient abandonné quand le système est redevenu fédéré. Logique. »
Faucher regarda Filion pour voir s’il était de bonne humeur avant de lui annoncé la dernière nouvelle. Très peu de personne pouvait savoir l’humeur que Filion avait. Bien qu’il ne fasse plus appel à son coté vulcain pour gérer sa vie, Filion gardait quand même un contrôle très précis sur ses émotions. Une personne ne connaissant pas Filion pourrait facilement croire qu’il était vulcain au premier abord. Mais Faucher pouvait savoir si Filion était de bonne ou de mauvaise humeur. Comment ? Il n’en savait rien…mais il le savait. Jugeant que Filion était de bonne humeur il décida donc de lui présenté le PADD qu’il tenait.
- « Voici une nouvelle provenant de StarFleet Command. »
Filion prit le PADD et lu. Son visage se transforma.
- « Un malheur n’arrive jamais seul…n’est-ce pas une maxime terrienne ? »
- « Oui…vous avez raison… »

Chapitre I

Jim était assis sur les marches menant au solarium de LYS 5. Devant lui il y a avait de très grande fenêtre qui laissait entrer la lumière de l'espace. Lys 5 était en constante révolution. Bien sûr, il n'était plus nécessaire que les stations spatiales restent en révolution pour garder la gravité artificielle mais Lys 5 était en révolution lente correspondant au jour terrestre. Elle mettait 24heures a faire une révolution complète. Cela permettait aux officiers ayant des quartiers avec des fenêtres d'admirer IRIS III la moitié de la journée et le vide de l'espace l'autre moitié.
Quoi qu'il en soit, Jim était assis sur les marches en attendant que Joe s'amène après son quart de travail. C’était un genre de tradition entre lui et Joe. Les deux officiers d’entretien avaient commencer cela il y 2 ans, lorsqu’ils étaient arrivés parmi les premiers officiers d’entretien de la station. Ils avaient vécu pas mal de choses et aujourd’hui, ils pouvaient se vanter d’être parmi les plus anciens officiers d’entretien de LYS 5. Leur expérience était considérable.
- « Est-ce que je peu m'asseoir ici ? » Demanda l'Amiral Filion.
Jim reconnu la voix de l'Amiral et se senti mal à l'aise...
- « Heee... je... oui... oui bien sûr, c'est votre station après tout. » Répondit-il.
Filion nota la blague d'un sourire typiquement vulcain, c'est-à-dire sans sourire. L'amiral prit place deux marches plus bas et regardait l'immensité de l'espace. Pendant plusieurs minutes Jim n'osa pas le déranger puis, c'est l'amiral qui lui adressa la parole.
- « C’est bien vous Jim ? Je crois vous avoir vu à quelques reprises. Vous êtes un officier d'entretien parmi les plus anciens de StarFleet et vous êtes affecter souvent aux quartiers des officiers supérieurs non ? »
- « En effet monsieur. J'ai plus de 40 ans d'expérience et c'est pour ça que l'on me fait confiance pour que je m'occupe des quartiers et des salles réservées aux officiers de hauts rangs. »
- « On dit souvent que se sont les officiers d'entretien qui sont les vrais informateurs sur une station et qu'ils sont souvent plus informés de ce qui se passe sur un vaisseau ou une station que le staff des officiers supérieurs lui-même. »
- « C'est un mythe plus qu'autre chose. »
- « Je ne crois pas... dites-moi Jim... est-ce que les officiers supérieurs ont la rage de combattre ? »
Ce n'était pas la première fois qu'un officier posait des questions à Jim. Mais cette fois ci, Jim fut surpris de la question. Ordinairement les officiers lui demandaient si telle ou telle personne avait des malaises, ou ils demandaient des informations personnelles visant à réprimander ou à féliciter un officier mais la question de l'amiral était totalement inattendue. »
- « Sir ? »
- « Oui, vous savez, la fédération n'a pas connu de grande guerre depuis la guerre contre les Cardassians et encore là elle n'était pas très grande. On doit remonter à plus d'un siècle avant de trouver une guerre qui nous a posé problème. Mis à part les Borgs où on parle plutôt de bataille, aujourd'hui une race est arrivée par le vortex Bajoran et s'est imposée comme étant les conquérants de tous les mondes. Le Dominion peuvent changer de forme à volonté et s'infiltrer parmi nous. Heureusement nous avons pu contrer cette menace par ça... »
Filion pointa un appareil au plafond qui servait justement à s'assurer qu'un polymorphe demeure à l'état liquide s'il voulait entrer sur la station LYS 5.
- « Hum... Vous savez quand la planète Betazed a été envahie par le Dominion et que Vulcain était menacé, j'ai senti une rage profonde au sein des officiers mais en même temps un sentiment d'impuissance. Depuis que le Vortex a disparu, coupant ainsi l'accès a des renforts du Dominion il y a un mois et que la Fédération a réussi son coup de maître sur Cardassia Prime, j'ai senti cette même rage mais cette fois-ci accompagnée d'un désir d'en finir... Alors la réponse à votre question est... OUI ils sont prêts à prendre les armes. » Répondit Jim
- « C'est bien ce que je pensais... »
- « Est-ce que StarFleet voudrait que la flotte de LYS 5 entre en jeu et assène un coup fatal au dominion par hasard ? Pour ça, il faudrait que toute la flotte de LYS 5 se mobilise... Une mission à grand déploiement ou quelque chose du genre ? »
Filion se leva et pour la première fois il sourit à Jim.
- « Vous ne vous attendez sûrement pas ce que je réponde à cette question ? »
- « Vous ne vous attendez sûrement pas a ce que je vous crois si vous me répondez par la négative... »
Filion leva un sourcil
- « Vous savez Jim, Vous êtes un homme intelligent. Pourquoi ne pas avoir poursuivit plus loin dans StarFleet... »
- « Comme vous le dite si bien amiral... Je suis un homme intelligent. Je sais ce que vous vivez et croyez moi, les étoiles pour moi ont autant de clarté que pour vous, avec la différence que moi, je n'en connais pas chaque menace. Je n'en connais que la beauté... »
- « Décidément Jim, vous auriez fait un excellent Amiral. »
- « Pourquoi dites-vous cela ? »
- « Parce que vous savez comment exposer les faits les plus effroyables de la façon la plus tendre possible. et vous savez comment répondre aux question sans vraiment répondre à la question.... Pourtant vous connaissez la réponse. »
Filion quitta par la porte du bas des escaliers et Jim lui fit un sourire juste avant qu'il sorte et l'amiral lui rendit son sourire.
- « Hé Jim, c'était pas l'amiral ca ? » Demanda Joe.
Jim se retourna pour voir Joe qui arrivait par la porte du haut.
- « Non Joe, ce n'était pas l'amiral. C'était un homme qui voulait savoir si ses hommes pouvaient faire briller les étoiles à nouveau... »
- « Es-tu viré sur l'capot Jim ? »
- « Oh non Joe, au contraire. J'ai vu un homme qui voulait nettoyer chacune des millions d'étoiles dans ce quadrant pour que nous puissions enfin les voir sous leur vrai jour.....
- « Tant qu'il ne nous demande pas à nous de les nettoyer, j'ai aucun problème avec ca. Bon, allez j'ai faim tu viens ? »
- « Tu sais Joe, tu aurais fais un excellent Premier Officier. »
- « Hein, pourquoi dis-tu ça ? »
- « Parce que tu sais comment placer les priorités aux bonnes places... Allons manger. »

Chapitre II

Jim était dans ses quartiers et restait immobile devant le réplicateur. Normalement le dimanche il prenait toujours la même chose. Un met de sa grand-mère appeler « pizza ». Mais aujourd'hui il ne savait plus. Depuis sa conversation avec l'Amiral Filion, il n'avait cesser de réfléchir à ce qu'il lui avait dit au sujet de son avenir. Il en savait plus sur StarFleet que la majorité des lieutenants de cette station. Son expérience pourrait être profitable pour Lys 5.
Mais, il venait de recevoir son cadeau du bon Dieu il y a quelque semaine. Il avait reçu sa 55ième année. Oh certes, il y avait des officier de StarFleet qui avait 55 ans mais ils étaient tous de grade plus haut de Lieutenant Commander. Il n'avait jamais rencontré de lieutenant de 55 ans. Certes il n'aurait pas a repasser par les trois ans de l'Académie mais il aurait quand même une formation d'un an a faire pour pouvoir servir sur un vaisseau comme officier. La formation qu'il avait reçue pour être officier de service était assez complète mais manquait certains éléments reliés aux règles de StarFleet notamment sur la Prime Directive.
Jim ne pouvait s'empêcher de penser. Il décida donc d'aller voir l'Amiral Filion. Il marcha dans les couloirs plutôt tranquilles de LYS 5. La majorité des vaisseaux était en mission et l'immense station en faisait les frais. Il monta les 374 niveaux pour arriver au pont où l'Amiral avait ses quartiers. Il se rendit devant sa porte et... C'était probablement la 45ième fois qu'il faisait ce manège, en deux jours, sans avoir le courage d'aller jusqu'au bout... Un amiral avait autre chose à faire que de répondre aux questions stupides d'un officier de Service. Certes Jim aurait pu aller voir le conseiller de la station mais jamais en 35 ans de carrière il n'avait douté de son avenir dans StarFleet. Il aimait son travail et dans 20 il prendrait sa retraite à 75 ans et aurait un lopin de terre sur une planète éloigné.
Une seule personne avait réussi à lui ouvrir les yeux sur une autre possibilité. Pourtant, ils n'avaient échanger que quelques minutes, mais l'amiral Filion était le seul qui avait pu faire cela et seul lui pouvait répondre à ses questions.
Et pour la 45ième fois, il tourna les talons pour revenir dans ses quartiers... Mais cette fois-ci, il fonça dans le ventre généreux de l'amiral Faucher qui était arrivé derrière lui.
- « Officier ? »
- « Amiral, je suis désolé... »
- « C’est à moi de m'excuser... vous veniez voir l'amiral Filion ? »
- « Heu... je… non... je... je... Vous avez sûrement des choses beaucoup plus importantes à lui entretenir... je vous laisse... »
- « Je doute qu'une partie de cartes soit quelque chose de plus important que la chose qu'un officier de service veuille dire à l'amiral Filion. Surtout quand cet officier de service a eu le courage pour venir devant sa porte... pour la 10ième fois aujourd'hui... »
Jim regarda l'amiral Faucher. Comment pouvait-il savoir ca ? L'amiral Faucher lui sourit, voyant son étonnement.
- « Je ne suis pas devin... C'est votre ami Joe qui m'a dit que vous vouliez voir l'amiral Filion à propos d'un sujet personnel mais, que vous n'osiez pas le déranger avec ça. »
- « Haaa... Lui, je vais... »
- « Je crois plutôt qu'il vous a rendu un service. »
L'amiral Faucher appuya sur la commande d'appel de la porte de Filion. On entendit le traditionnel dong de derrière la porte et cette dernière s'ouvrit.
- « Entre Daniel... » Cria Filion.
- « Amiral... Monsieur... hee... »
- « Jim... »
- «  ... heu... monsieur Jim voudrait vous voir. »
- « Mais je peu revenir demain, ce n'est pas important... je... »
- « Mais pas du tout entrez. » Dit Filion.
- « Je venais justement vous dire que je ne pourrais pas venir immédiatement amiral. Je serai retardé d'une heure ou deux. » Ajouta Faucher.
- « Aucun problème monsieur Faucher. Jim savait pertinemment que les deux amiraux se vouvoyaient sans raison, à cause de sa présence et ceci ajouta à son inconfort. »
L'Amiral Faucher sortit et Jim se retrouva dans les quartiers de Filion. La chose qui le frappa le plus fut les poils.
Dans un coin d'un fauteuil, la chatte Sabréa dormait mais il semblait que son poil envahissait toute la pièce.
Partout sur les fauteuils, les chaises, il y avait du poil blanc. Filion apparu. Sa peau était bleue. Jim n’en croyait pas ses yeux. La rumeur était vraie. Selon la rumeur, l’amiral Filion avait fait la connaissance avec une entité extra-terrestre appelée Q, qui lui avait fait un « cadeau ». À toutes les fois que l’amiral Filion allait penser à son amoureuse, le lieutenant Bluie, sa peau allait se teindre de la même couleur que Bluie, qui était Andorienne.
Pourtant, Jim savait que Bluie était en mission. Puis, il se rappela la rumeur voulant que Filion se soit fait teindre la peau bleue en permanence pour ne plus être gêner par un changement de couleur inopportun.
L'amiral s'avança et lui serra la main.
- « Jim, je voulais vous remercier pour notre entretient de l'autre soir. C'était très intéressant. »
- « Merci monsieur. »
- « Vous vouliez me voir ? » Demanda l'Amiral.
- « Oui, monsieur je... Et bien voyez-vous, jamais personne ne m'a fait douter de mon avenir ou de ce que je voulais faire dans la vie. Le métier que je fais me convient et je suis heureux dans la vie. Mais notre entretient m'a mit le doute dans l'esprit et je me suis mis à penser à retourner à l'Académie. Mais, est-ce quelque chose de réaliste a 55 ans ? Vous avez été le seul à faire ressortir ces points d'interrogation en moi et j'aimerais en connaître les raisons. »
L'amiral déposa le PADD qu'il tenait dans sa main sur le bord de la fenêtre et vint prendre place dans le fauteuil où Sabréa dormait. Il regarda Jim dans les yeux.
- « Votre espérance de vie est d'environ 120 ans. Vous pouvez facilement servir StarFleet jusqu'à 75 ou même 80 ans, ce qui vous donne au moins 20 ans de service. En quoi n'est-ce pas réaliste ? »
- « Vous m'avez dit que je ferais un bon officier. Est-ce que vous le pensiez vraiment ? »
Jim vit que l'amiral prenait son temps entre chacune de ses questions et pesait les mots dans sa bouche avant de les dire. Jim avait remarqué cette façon d'agir plusieurs fois auparavant. C'était sûrement sa formation de diplomate qui lui avait enseigner cette manière de parler.
- « Ce que je pense n'a aucune espèce d'importance. Vous savez-très bien que je ne vous connait pas assez pour savoir si vous feriez un bon officier ou un mauvais officier. Certes, je pourrais regarder vos états de service et poser un jugement mais, la vie d'officier de service n'a rien à avoir avec celle d'un officier plein rang. Je crois que vous faites fausse route dans vos questions. »
- « Je ne comprends pas ? »
- « Vous vous réfugiez derrière ce que les autres penseraient de vous, quand la vraie question à se poser c'est : qu'est-ce que moi je vais penser de moi ? Est-ce que je suis prêt à sacrifier ma vie actuelle pour une autre ? Est-ce que je suis prêt à risquer de ne pas aimer ma nouvelle vie ? »
Filion fit une pose puis flatta sa chatte qui ronronna tranquillement sans ouvrir les yeux.
- « J'ai moi aussi eu faire ce choix. Il y a plusieurs années, après la mort d'un de mes meilleurs amis, je suis retourné sur Vulcain pour réapprendre ma vie. J'étais plus un homme qu'un Vulcain à cette époque et je suis retourné sur Vulcain pour devenir Vulcain. J'ai eu les mêmes choix que vous à faire. Je savais qu'en allant sur Vulcain, je perdrais tout mon coté humain mais, c'était précisément ce que je voulais éliminer car mes émotions me perdaient. J'ai appris à contrôler mes émotions et j'ai pu continuer à servir dans StarFleet. »
- « Mais aujourd'hui, vous êtes redevenu majoritairement humain, non ? »
- « Juste. L'incident avec les Slis m’a fait perdre mon contrôle vulcain et j'ai recommencé à avoir des sentiments. »
- « Auriez-vous pu retourner sur Vulcain et refaire votre éducation logique ? »
- « Probablement mais, je n'en ressentais pas le besoin. Ma vie avait changé et j'étais prêt à de nouveaux défis. C'était très effrayant mais aujourd'hui, je suis en amour et je ressens quelque chose que jamais aucun Vulcain n'ait ressenti auparavant. Bluie me fait ressentir des choses que jamais je n'aurais cru possible. Une joie merveilleuse. J'en viens même à mettre en doute la justesse de la doctrine vulcaine. »
Jim regarda attentivement l'amiral et il lui semblait que la couleur bleue de sa peau devint plus foncée mais, il ne pouvait le dire avec certitude. Puis, Jim réalisa que l'amiral lui parlait de choses très personnelles. Comme s'il était un vieil ami. Puis il comprit. Et il sourit.
- « Vous êtes un homme intelligent amiral. Vous feriez un excellent conseiller. »
- « Et vous un excellent officier Jim. » Répondit Filion.
- « Je vous remercie amiral de cet entretient. »
- « Attendez un instant, je reviens. »
L'amiral avait tout simplement mit en lumière le fait que notre vie évolue et que nous nous bâtissons tous un petit nid. Mais un jour ce nid devient un peu petit et nous voulons aller voir ailleurs ce qu'il y a de plus beau. Mais, la chaleur et la sécurité de notre nid peu parfois nous empêcher de prendre notre envol... et l'âge n'avait rien à voir là dedans.
Jim se leva et alla à la fenêtre. Puis, par hasard, il posa ses yeux sur un PADD posé sur le rebord de la fenêtre.
STARFLEET HEADQUARTER : MISSION CODE: CA1
Bâtiment mission principal : USS-Solystaire NCC 0000-Z
Bâtiment missions secondaires : Lys 5 Fleet
MISSION OBJECTIVE : USS-Solystaire.......
Jim s'arrêta de lire sachant très bien qu'il n'aurait même pas dû lire ces quelques lignes. Il se déplaça vers la droite et regarda la planète IRIS LA BLEUE (c’était le nom que certain lui donnait en référence à son océan qui couvrait près de 90% de sa surface). Il était rare que l'on puisse voir son unique continent au milieu de cette immensité bleue d'eau et Jim la regarda attentivement. Il avait toujours une passion pour l'oculo-géologie mais étant officier de service, il avait été plus souvent affecter sur des stations que sur des vaisseaux et n'avait jamais pu assouvir cette passion de la découverte de la beauté des astres.
- « Tenez, prenez ceci. »
Jim prit le PADD et lu.
STARFLEET ACADEMIE BLIZZARD
OBJECT: Admission de l'officier _________________
UNDER RECOMMENDATION OF : Vice-Amiral Filion.
- « Quand vous entrerez votre nom, le message sera automatiquement envoyé à Blizzard et vous entrerez à l'Académie. Seul votre nom peut être inscrit à cet endroit mais il va falloir que vous l'écriviez vous-même... Et personne d'autre ne peut le faire que vous. »
Jim regarda Filion et lui tendit la main.
- « Merci beaucoup amiral. Je vous en suis très reconnaissant. »
- « De rien Jim. »
Jim sortit et regarda autour de lui. Il voyait de jeunes officiers qui marchaient fièrement dans leur habit de StarFleet et se disait que lui aussi aurait fière allure… avec sa barbe blanche et ses cheveux poivre et sel...

Chapitre III

Filion se regardait dans la glace. Il détestait cet habit. Les franges dorées le long de la fermeture du devant donnait une importance injustifiée à celui qui portait cet uniforme. Quoi qu'il en soit, il se devait de le porter aujourd'hui pour souhaiter la bienvenue à cet officier de rang supérieur au sien.
Il marcha jusqu'au sas 7 où l'amiral Faucher l'attendait.
- « Amiral ! » Dit Faucher
- « Bon Matin. Vous avez bien dormi ? » Demanda Filion.
- « Pas vraiment non. Aujourd'hui n'est pas une journée que j'avais particulièrement hâte de voir arriver. » Répond Faucher.
Le commodore Esclamadon arriva à son tour, un peu essoufflé par la course qu'il venait de prendre.
- « Amiral Filion... Amiral Faucher... Désolé du retard. »
- « Ce n'est rien, le runabout de l'amiral est quelque peu en retard. »
- « Je me demande s'il va se rappeler de moi ? » Demanda le Commodore Esclamadon.
- « Je crois qu'un amiral comme lui va sûrement se souvenir d'un officier qui a fait sauter plus de vaisseaux que tout autre officier dans StarFleet et qui vient d'y ajouter une station. »
- « Hé ! La station, ce n'était pas tout à fait moi. »
- « Vous étiez un Borg mais un Borg conscient non ? » Demanda Filion.
- « Oui mais je n'avais pas le choix ils... » Répond Esclamadon.
Les deux amiraux firent un sourire complice et le commodore s'arrêta net, voyant que les deux hommes le menaient en bourrique.
- « Ops à admiral Filion. »
- « J'écoute. »
- « Le runabout de l'amiral vient d'accoster sur au sas 7... »
- « Merci Chef... »
Sur ce, le sas s'ouvrit devant le groupe d'officier de LYS 5 laissant entrer l'amiral en question.
- « Amiral Jellico, c'est un plaisir de vous revoir. » Dit Filion.
- « N'en mettez pas trop Vice-Amiral Filion, ça pourrait avoir l'air louche. » Répondit Jellico.
Filion laissa passer la remarque ainsi que l'ajout volontaire du Vice devant amiral pour bien rappeler à Filion qu'il était un grade sous Jellico.
- « Je suis certain que vous vous souvenez de l'amiral Faucher. »
- « Amiral ! »
- « Et du commodore Esclamadon. »
- « Monsieur ! »
- « Messieurs... Est-ce là les seuls officiers supérieurs que vous avez monsieur Filion ? N'avais-je pas compris que vous aviez nommé deux commodores ? » Demanda Jellico.
- « Le reste des mes officiers sont en mission y compris le commodore Manseau Monsieur ! »
- « À quoi sert de nommer des Commodore si ce n'est que pour être de simples capitaines ? »
La dernière fois que Filion avait rencontré Jellico, il était encore pleinement Vulcain. Il savait que la majorité, sinon la totalité, de ses officiers n'aimaient pas Jellico mais aujourd'hui, étant capable de sentiment, il comprit les raisons fondamentales de cette haine pour l'amiral Jellico. Filion savait que la partie n'allait pas être facile. Jellico avait prit le commandement de la station Lys 5 lorsque qu'il avait été mené en cour martiale pour avoir tiré sur un de ses officiers. Au bout du compte, StarFleet l'avait dégradé d'un rang et avait passé l'éponge dû aux circonstances de ces faits. Filion était en plein Pon Farr et avait agit sous l'influence de cet état instable pour un Vulcain. Jellico avait prit le commandement de LYS 5 et avait exprimé son désaccord avec la manière de commander de Filion et avait tenté de changer quelques procédures et avait tenté de mater quelques officiers par le fait même.
Jellico était un homme de fer, qui commandait par une poigne de fer. Une politique que n'approuvait pas Filion. Mais il était l'officier supérieur de son secteur depuis -800 heures ce matin, sous ordres de StarFleet en relation avec la mission CA1 qui se dessinait.
- « Je crois que nous avons des choses plus importantes à parler que de la façon dont j'utilise mes officiers. » Dit Filion.
- « Au contraire, si l'on doit faire une offensive comme celle que StarFleet veut faire, j'ai besoin d'hommes et de femmes capables de faire l'ouvrage qu'ils doivent faire. »
- « Je vous assure que mes officiers sont parfaitement capables de remplir leur part du contrat. »
- « Laissez-moi être le juge de ça. »
- « Oui Monsieur ! »
Filion prit une respiration profonde. Il sentait que ses deux officiers étaient sur le point de sortir leur phaser et de tirer sur Jellico.
- « J'ai demandé d'avoir un Inverseur pseudonique en arrivant sur la station.
- « Haaa, je n'étais pas au courant. Désolé je... » Dit Filion.
- « C'est normal, je l'ai demandé 1 minute avant de sortir du runabout. Votre OPS Officer m'a dit qu'il enverrait quelqu'un. »
- « Filion à OPS... Où est l'Inverseur pseudonique qu'a demandé l'amiral Jellico ? »
- « Il arrive. Nous en avons trouvé un à l'académie Blizzard. »
- « Filion terminé ! »
Filion s'arrêta un instant de penser. Il venait de parler au OPS de la façon dont Jellico l'aurait fait. Sec et bête. Ce n'était pas sa façon mais Jellico avait déjà commencé sa réforme et Filion se dit que la réforme allait s'arrêter ici, du moins en ce qui le concernait.
Sur ce, un homme arriva avec le dit instrument dans les mains. Filion le reconnu comme étant Jim, l'officier de service. Il revêtait un habit de cadet. Filion fût content de voir que Jim avait prit la décision d'entrer à l'Académie malgré son âge avancé.
- « Merci beaucoup... heu... Cadet ? » Dit Jellico.
- « Oui Monsieur ! Je viens de commencer mes classes cette semaine. J'étais officier de service et j'ai décidé de poursuivre ma carrière sur un autre niveau. » Répondit Jim.
- « Vous avez quel âge ? »
- « 55 ans monsieur. »
- « Vous êtes humain ? »
- « Oui monsieur, j'espère que ma grande expérience pourr... »
Jellico se tourna vers Filion sans écouter Jim
- « Vous accepter des officiers âgés de 55 ans dans VOTRE Académie ? »
- « Il n'y a pas d'âge pour apprendre amiral. » Répondit Filion.
- « Certes non, mais vous ne croyez quand même pas qu'à l'heure où les Borgs frappent à notre porte tous les 2 ans, que le Dominion tente de nous envahir, que les Romulains forniquent sur notre zone neutre et que les Cardassians veulent nous exterminer, qu'un officier de 55 ans va pouvoir combattre de façon efficace ? Je crois que vos officiers responsables de l'Académie pourraient concentrer leurs efforts sur des postulants ayant un peu plus d'avenir. Il faudrait que je parle à l'officier chargé de l'Académie. »
Jim ne parlait plus. Il regardait l'amiral Jellico qui lui interrogeait Filion du regard. Un silence de marbre s'installa.
- « Le Capitaine Alyécha est en pleine possession de ses moyens en ce qui concerne l'Académie. Pour ce qui est de l'officier ici présent, il est entré à l'Académie sous ma recommandation personnelle et... »
- « Haaa... Tout s'explique... Un passe droit pour un ami... »
- « Amiral Jellico, les ordres de StarFleet vous concernant sont que vous preniez le commandement du secteur pour la mission CA1 mais, il n'est nullement mentionné que vous avez le commandement de la station LYS 5. Alors, vous allez me laisser administrer cette station comme je l'entends et cessez de critiquer chacune des mes initiatives devant mes officiers. »
L'amiral Jellico s'avança tout près de Filion qui le dominait pourtant de quelques pouces.
- « Écoutez-moi bien VICE-amiral Filion. JE suis aux commandes de ce secteur, ce qui veut dire que je peux modifier tout ce qui me semble bon de modifier pour protéger ce secteur et le préparer à la guerre, et si cette station ne me semble pas sécuritaire ou a des lacunes sur certains points qui peuvent mettre en danger la sécurité de ce secteur, j'ai le droit d'en modifier les opérations. En d'autre mot, VICE-amiral Filion, si je dis que tout le monde doit chier... tout le monde doit immédiatement se presser d'aller aux toilettes, et si je dis tout le monde se retient, tout le monde s'abstient de chier jusqu'à ce que la merde vous sorte par la bouche... »
Filion regarda longuement l'amiral dans les yeux. Il savait pertinemment que Jellico tentait de l'écarter du chemin. L’intonation qu’il mettait sur le « Vice » de son rang en était la preuve et servait à rappeler à Filion que le rang de Jellico en était un au-dessus de Vice amiral. Si Filion répondait autre chose que « Oui Monsieur. Bien Monsieur », Jellico aurait le pouvoir de le destituer de ses fonctions et de prendre le commandement de la station LYS 5. Il fallait être patient. Filion ne recula pas d'un pouce et prit une longue respiration avant de dire...
- « BIEN MONSIEUR. »
- « Cadet... Si j'étais vous, je repenserais à mon avenir dans StarFleet. »
- « Bien Monsieur. » Répondit Jim.
- « Maintenant, montrez-moi mes quartiers. »

Chapitre IV

La porte des quartiers de Filion se referma sur Faucher et le silence envahit la pièce. Filion se sentit seul. C'était la contre partie à son humanité. Auparavant, son caractère vulcain l'empêchait de se sentir seul. Mais aujourd'hui, Bluie n'était pas là et Sabréa semblait vouloir dormir et rien d'autre. Jellico l'avait poussé à bout et il se demandait s'il pourrait passer une autre journée à supporter cet homme dont les manières, quoi qu'efficaces, n'étaient plus connectées avec la réalité. Il pouvait avoir le contrôle sur tous les officiers d'un vaisseau avec cette manière de commander mais c'était impossible de contrôler tous les officiers d'un secteur... ou même de cette station.
Mais cela ne changeait rien. Il était seul ce soir.
Filion décida donc d'aller au Solarium. Les passages de Lys 5 étaient encore très déserts et ceci renforça le sentiment de solitude qu'éprouvait Filion. Lors de son arrivé au Solarium, un homme était assis dans les marches d'escalier, la tête entre les deux mains. Filion descendit quelques marches plus basses et s'assied.
- « Bonsoir ! »
L'homme reconnu la voix et se redressa d'un coup sec.
- « Amiral... » Dit Jim.
- « Laissez tomber le protocole. » Répond Filion.
- « Je vous estime trop pour ça Amiral. »
Filion passa court à cette remarque et adressa le problème qui pesait dans l'air.
- « Alors, comment va votre formation ? »
- « ... je... Je vais donner ma démission demain. » Répondit le cadet.
Filion n'était pas surpris. Jim répondit à la question sans que Filion ait eu le temps de la poser.
- « L'amiral Jellico a raison. Je rêvais de devenir un officier de StarFleet mais je n'avais pas pensé aux autres dans tout ça. Je suis en effet trop vieux et je m'en aperçois aujourd'hui car je dois étudier quatre fois plus longtemps que les autres cadets et je dois souvent refaire les exercices plusieurs fois quand les autres cadets les réussissent du premier coup. Je les ralentis souvent quand nous sommes en équipe. Bref, c'était utopique. »
- « Jim, si je vous ordonnais d'aller en mission sur une colonie cardassiane pour y tuer le plus de Cardassians possible, le feriez-vous ? »
- « Pour quelle raison ? »
- « Je vous dirais qu'il n'y a aucune raison, que je veux simplement donner une leçon à ces foutus Cardassians. »
- « heu... Probablement que j'irais. » Répond Jim.
- « Pourquoi ? Qu'elles seraient vos motivations ? » Demande Filion.
- « Je me dirais que vous savez ce que vous faites et qu'il y a une raison autre et aussi parce que je suis loyal envers vous et envers StarFleet. »
- « Auriez-vous des remords après avoir fait cette mission ? »
- « Oui, si je ne vois pas le but de cette mission au bout de la ligne. »
- « Pourquoi, vous avez pourtant accepté de faire cette mission. »
- « Seulement parce que je suis loyal. »
- « Mais cette mission est contre vos principes ? » Demande Fillion.
- « Oui. » Répond Jim.
Jim tentait de voir le piège ou la raison de cette question et pris quelques secondes pour réfléchir.
- « Maintenant, si par hasard, vous découvriez qu'il y a un général cardassian présent sur cette colonie et que vous réussissiez à le tuer pendant cette mission que je vous aurais donnée et que ce meurtre permettait à la Fédération de gagner la guerre et de sauver des millions de vies par le fait même. Est-ce que vous auriez des remords ? »
- « Sûrement moins. »
- « Pourtant, vous avez posé le même geste. »
- « Oui mais ma loyauté aurait été récompensée. »
Filion se leva et rejoignit Jim sur la même marche.
- « Et si vous appreniez que je ne savais même pas que ce général se trouvait là et que c'est un hasard total si vous l'avez tué ? Votre loyauté n'aurait pas eu sa raison d'être. Auriez vous des remords. »
- « Heu... Je ne sais pas... Je ne crois pas... car j'aurais arrêté la guerre. »
- « Pourtant, votre motivation première, qui était la loyauté pure et simple envers moi n'aurait plus sa raison d'être. Ne venez-vous pas de vous contredire ? »
- « Vous avez raison mais, ce n'est que de la confiance mal placée. Je faisais cette mission pour StarFleet. »
- « Pourtant, tout indiquait que StarFleet avait tort... Pourquoi avoir continué ? » Demande Fillion.
- « Je ne sais pas, le doute ? Je ne sais pas... Amiral, que voulez vous me dire ? » Répond Jim.
- « Que ce n'est pas par loyauté pour StarFleet ou pour moi que vous auriez fait ça. C'est par loyauté envers vous-même. C'est pour vous que vous auriez fait ça et au bout du compte, vous auriez été récompensé. Certes, votre estime envers StarFleet et moi baisserait car vous sauriez qu'ils avaient ou que j'avais tord de vous faire faire cette mission mais, votre estime envers vous-même monterait car vous auriez réussi votre mission malgré tout. »
- « Qu'essayez-vous de me faire comprendre amiral ? »
- « De ne pas écouter ce que les autres vous disent sur des motivations qui vous sont propres. Vous n'êtes pas à l'Académie pour servir StarFleet. Vous êtes à l'Académie pour votre propre estime. La loyauté n'est rien d'autre que de l'estime qui donne la confiance et cette confiance peut être trahie à tous moments mais, l'estime que vous placeriez envers vous-même, elle ne sera jamais trahie. Et c'est ce qui donne les meilleurs officiers de StarFleet. »
- « Vous me dites de ne jamais faire confiance aux autres ? »
- « Non, loin de là mais, de toujours garder en mémoire que personne d'autre que vous peu vous donner cette estime qui ne sera jamais trahis, que personne d'autre que vous saura ce que vous ferez dans la vie, que VOUS êtes la seule personne qui peut changer ce que vous estimez être. Aucun Jellico sur terre ne détient la vérité sur ce que vous pouvez apporter à StarFleet. Certes, en ce moment, vous en arrachez parce que les études sont quelques choses de très dur dans la première partie de l'Académie mais l'apprentissage n'est que 50% de ce qui fait un bon officier. Lorsque vous aurez à apprendre l'autre 50%, c'est vous qui aurez une longueur d'avance sur les autres. »
- « Et quelle est cette autre moitié ? » Demande Jim.
- « L'expérience de vie. » Répond Filion.
- « Oui, mais sauf votre respect, je ne pourrais jamais devenir le meilleur de ma promotion et devenir amiral plus tard avec comme seule arme l'expérience de vie. »
Filion se leva et regarda Jim dans les yeux.
- « Revenez à ce que vous estimez de vous. Est-ce que vous serez plus heureux en étant amiral ? Est-ce là votre véritable objectif ? Je vous répète de ne pas laisser les autres ou ce qui est la motivation de la majorité, établir votre estime de vous… Gardez en mémoire ce qui fait que POUR VOUS, vous êtes dans StarFleet. »
L'amiral s'éloigna et juste au moment où il allait franchir la porte, Jim s'adressa à lui.
- « Amiral ! Vous venez de me dire que je veux être un officier simplement parce que je veux savoir si je peux y arriver de façon à retrouver une estime que j'ai perdue. Mais vous, pourquoi êtes-vous dans StarFleet ? »
- « Aujourd'hui, je suis ici pour une seule et unique raison : parce qu'à cause de moi, un homme passera à travers l'Académie et deviendra l'un des meilleurs officiers de StarFleet, et par le fait même aura la chose la plus précieuse au monde... l'estime de lui-même. »
Jim regarda Filion partir. Il ne savait pas trop si c'était l'amiral qui l'avait aider ou si s'était lui qui avait aider l'amiral. Quoi qu'il en soit, l'amiral venait de jouer une carte parfaite. Sachant très bien que la principale raison de la présence de Jim ici était la loyauté et l'estime, il venait d'obliger Jim à continuer à l'Académie et de réussir car, s'il ne le faisait pas, il ne serait pas loyal envers l'Amiral et l'Amiral n'aurait plus de raison d'être officier. C'était une motivation qui rejoignait le fond des raisons que tous les officiers ont en commun : être loyal envers soi-même.

Chapitre V

L'amiral Filion était à son ready room, la tête prise entre ses deux mains, devant un PADD qui ne lui plaisait pas du tout. L'amiral Jellico était en train de réduire cette station à néant. Il venait d'avoir deux ordres pour relever des officiers de leur commandement. Ces officiers étaient parmi les plus hauts gradés de sa station et ils avaient décidé d'exprimer l'opinion de la majorité, en bon officier supérieur. Filion prit le PADD et lu.
De : AMIRAL JELLICO
à : VICE-AMIRAL FILION
Sujet : RELEAVING COMMAND
Destitution : COMMODORE MANSEAU
En vertu des pouvoirs qui me sont conférer, je vous demande de relever le Commodore Sylvie Manseau de son commandement du USS-NORDIK. De plus, les fonctions relatives au rang de Commodore doivent être, eux aussi, retirées au Commodore. Les raisons sont les suivantes : Insubordination envers un officier supérieur, Insubordination envers StarFleet, non-respect des procédures établies. Les preuves sont attachées à ce document.
Filion appuya sur le bouton pour faire jouer l'enregistrement de leur conversation que Jellico avait bien prit soin de rendre claire et net.
Début de l'enregistrement :
- « Entrez ! » Fit l'image de Fellico.
Sur l'enregistrement Fillion vit clairement le Commodore Manseau entrer et rester debout, les mains croisées dans le dos attendant qu'on l'invite à s’asseoir. Mais Jellico n'en fit rien.
- « Ah, commandeur Manseau, je m'attendais presque à cette visite. »
- « C'est commodore, Monsieur. » Répondit Manseau.
- « Hum, c'est vrai, vous avez été promue. Il y a de ces promotions qui sont bizarres. Juste pour venir me relancer encore une fois ici. Ou pour faire ce stupide geste de se dégrader volontairement. »
- « Que voulez-vous, il y a des gens pour qui la loyauté est plus importante que la carrière. »
- « Je ne comprends pas où vous voulez en venir. »
- « Bien sûr, puisque vous ignorez le sens de ce mot. »
Jellico devint rouge de colère ce qui m'empêche pas Manseau de continuer.
- « Ne protestez pas. Les gens vous obéissent parce que vous essayez par tous les moyens de les intimider. Jamais vous n'avez vu la loyauté dans les yeux d'un officier. Jamais vous n'avez réussi à gagner leur confiance parce que vous êtes incapable de leur faire confiance. »
- « Commodore Manseau, vous n'avez pas bien regarder les plots sur mon col, je suis votre supérieur et je suis même le supérieur de votre supérieur. Je suis capable de vous faire perdre votre commandement d'un claquement de doigt et vous..."
- « Tiens, vous recommencez à essayer de m'intimider. Mais ma loyauté, vous ne l'aurez jamais. »
- « Tout ce que je veux c'est votre obéissance. »
- « C'est tout ce que vous aurez. Et cet avertissement. »
- « Comment vous permettez-vous de... »
- « Amiral, vous êtes ici pour m'envoyer moi et mon équipage risquer notre vie pour solidifier votre position d'amiral. »
- « Et protéger la Fédération, nous sommes en guerre !!! »
- « JE SAIS ÇA ! Et je suis prête à me battre et à donner ma vie pour protéger la Fédération, tout autant que mes officiers. Aussi je ne tolérerai pas que vous vous amusiez à les terroriser avec vos menaces et à les ridiculiser parce qu'ils n'auraient pas, selon vous, ce qu'il faut pour être officier comme vous l'avez fait à un certain cadet. »
- « Et moi je ne tolérerai pas vos remontrances. C'est moi qui suis aux commandes ici ! »
- « Je m'en fiche. Tout ce qui m'intéresse, c'est de mener la mission à bien et de ramener mes officiers vivants. Alors, cessez de miner leur confiance en eux avec vos remarques de démoralisateur. »
- « C'est un ordre, commodore ? » Demande Jellico.
- « Vous savez bien que je ne suis pas en position de vous donner des ordres. C'est une suggestion. » Répond Manseau.
- « Laissez-moi vous donner une autre suggestion. Calmez-vous devant vos supérieurs. Allez passer votre petit caractère ailleurs. Ce n'est pas avec une attitude pareil que je suis devenu amiral. »
- « Je sais. Vous êtes devenu amiral parce que vous avez tellement empoisonné l'atmosphère de votre vaisseau que le HQ n'a trouvé que cette solution pour ce débarrasser de vous et avoir la paix quelques mois. »
Sur ce le commodore sorti du ready room. Devant un amiral bouillant de colère.
Fin de l'enregistrement.
Filion déposa le PADD sur son ready room et se rabattit sur son siège. Sur ce, l'amiral Faucher entra. Il s'arrêta net en voyant l'amiral.
- « Oh pardon Amiral, je ne savais pas que vous étiez ici. » Dit-il.
- « Entrez. Vous avez eu le rapport de Jellico ? » Répond Filion.
- « Oui. Et j'ai l'impression que nous allons devoir… »
- « ... On vient de me demander de relever le Commodore Manseau de son commandement. » Termine Filion.
- « Vous voulez dire... IL VIENT de vous demander... »
- « Oui c'est ça... IL vient de me demander... Le Commodore Manseau devrait être ici d'une minute à l'autre. Vous savez ce que vous aurez à faire. »
En effet, cette dernière entra après s’être annoncée. Le commodore Manseau était parmi les plus anciennes officiers de LYS 5. Elle avait plus de bagage que la plupart des officiers de Lys 5. C’était un exemple de droiture et de respect. Étant El-Aurienne, elle avait la sagesse derrière elle.
- « Amiral, Amiral... Que puis-je pour vous ? » Demande-t-elle.
- « Visionnez-moi ça et dites-moi si ce que vous entendrez est intégralement ce qui c'est passé. » Répond Filion
Le Commodore s'exécute. Elle visionne et dépose le PADD sur le ready room de l'amiral. Elle se redresse et fit face à l'amiral.
- « Oui sir, c'est intégralement ce qui s'est passé. »
Filion baisse la tête. Il se lève et contourne le ready room.
- « Croyez-vous vraiment que c'était la chose à faire ? »
- « J'ai fait mon devoir de Commodore en disant clairement ce que tout l'équipage de LYS 5 pense. »
Filion se leve d’un bond.
- « COMMODORE, JE VOUS EN PRIE... Laissez-moi tomber vos pseudo-phrases, politiquement correcte. »
Il était très rare que l’amiral Filion hausse le ton et quand il le faisait s’était qu’il fallait changer son fusil d’épaule car on faisait fausse route.
- « Désolée, la vérité c'est que le moral de mon équipage est au plus bas depuis l'arrivée de l'amiral Jellico sur la station. La moitié se prend maintenant pour des incompétents à cause de ses remarques et la plus part croient... qu'ils ne reviendront pas vivant de la prochaine mission. Je... Permission de parler librement Monsieur? »
- « Non. Ce que vous avez fait Commodore ne m'aidera pas à apaiser les esprits sur cette station. Vous avez votre opinion sur l'amiral Jellico, moi j'ai mon opinion et monsieur Faucher a son opinion. Nous devons tous travailler en concert pour arriver à bien s'entendre avec celui qui a le pouvoir de prendre le commandement de cette station. J'ai besoin de mes meilleurs éléments à mes cotés pour réussir à faire la mission que l'amiral nous a assignée. Et très franchement, ce que vous avez fait n'était qu'un trip égocentrique visant à soulager votre colère et votre aversion pour l'amiral Jellico. Amiral Faucher... »
- « Contre-amiral Manseau, vous êtes relevé de votre commandement. Il revient à votre premier officier de prendre le commandement de l'USS-NORDIK. Vous resterez sur la station jusqu'à votre réaffectation. »
- « Vous pouvez disposer commodore... Vous aussi monsieur Faucher, je vous remercie. » Ajouta Filion.
Manseau n'avait pas eu le temps de placer un mot. Elle regarda Filion d'un regard interrogateur. Ce dernier soutenu son regard, les sourcils un peu froncés. Elle voulut parler mais le simple geste du menton qu'elle amorça reçu un accueil défavorable de Filion qui tourna légèrement la tête vers la droite en inclinant un peu. Le geste était indéniable. Il ne fallait pas insister. Faucher la frôla de très près pour se diriger vers la porte. Là aussi, le geste était indéniable. Elle suivit l'amiral Faucher.
Filion alla s'échouer sur son siège et repris le PADD. Il confirma la relève de commandement et envoya le tout à Jellico. Puis, d'un geste imperceptible, il regarda dans le coin de son ready room. Il ne savait pas pourquoi cette caméra était là mais, il savait une chose. S'il faisait un geste de travers, Jellico allait lui enlever le commandement de cette station et tout ce qu'il avait bâti allait disparaître avec les officiers qui lui avaient permis de faire de cette station un rêve.

* * * * *

Esclamadon entra dans le ready room de l'amiral Jellico. En fait, c'était son ready room mais Jellico avait réquisitionné cet emplacement vu sa grande proximité au dock 4. Esclamadon ne savait pas du tout quel vaisseau serait arrimer au dock 4 mais, tout ce chambardement faisait partie de la mission dont personne n'était au courant.
Cela faisait maintenant près de deux mois que Esclamadon avait abandonner son poste de capitaine sur l'USS-Antartica et depuis ce temps, il y avait quelque chose dans la vie du commodore qui manquait. Il savait très bien que cette chose se trouvait sur l'Antartica mais il savait aussi que s'il allait chercher cette chose, elle ne serait plus jamais comme dans ses souvenirs. Il n'avait pas LA FORCE pour pouvoir accepter que ces souvenirs soit moins beau que la réalité. Cependant, il pouvait palier à son manque en faisant ce qu'il allait demander de faire.
Jellico regarda le commodore et activa une commande qui fit s’éteindre l’écran devant lui. Le commodore n’eut pas le temps de voir ce qu’il y avait sur cet écran mais dans le fond, il s’en foutait éperdument.
- « Vous vouliez me voir commodore ? » Demanda Jellico.
- « Oui sir. J'aurais une demande à formuler. » Répondit Esclamadon.
- « Allez-y. »
- « Je ne sais pas quelle est la nature de la mission que vous chapeautez mais je suis certain que je pourrais y être d'un grand apport. »
- « En termes clairs ? »
- « Je veux faire parti de cette mission. »
- « La vie de commodore vous pèse monsieur Esclamadon ? »
- « Je dois avouer que de rester assis dans cette chaise à la journée longue est parfois quelque peu... heu... contraignant disons... »
- « Donc, vous voulez embarquer sur cette mission pour pouvoir faire sauter d'autres vaisseaux ? » Demanda Jellico.
Esclamadon s'attendait à ce que ce sujet revienne sur le plancher un jour ou l'autre. Il resta très calme.
- « StarFleet a jugé que cette histoire n'était rien d'autre qu'un concours de circonstances et que chaque vaisseau ayant péris par ma faute l'avait été dans des situations très différentes et que les actions qui avaient engendré ces pertes étaient justifiées. »
- « Vous vous êtes pratiqué à ce que je vois. Vous devez utiliser cette phrase assez souvent n'est-ce pas ? »
- « Il est vrai que certaines personnes ne croient pas que ces… »
- « OK, ça suffit... J'ai très envi de vous écouter mais je n'ai malheureusement pas le temps. Pour ce qui est de votre demande, peut-être changerez-vous d'idée quand vous en saurez la nature. »
- « J'en doute sir. Je veux être de la partie. »
- « Refusé. »
Puis, Jellico appuya sur le bouton qui réactiva l’écran et il ne regarda plus Esclamadon une seule fois. Ce dernier se leva et regarda l’écran un court instant. Il pouvait voir que c’était le ready room de l’amiral Filion qui était affiché. C’était donc vrai ce qu’on disait. L’amiral Jellico avait fait installer des caméras dans les ready room des hauts gradés de LYS 5. Quel être ignoble ! Esclamadon décida de sortir du ready room de Jellico… avant de vomir sur lui.

Chapitre VI

La salle était silencieuse. La mission qui venait de leur être étalée justifiait ce silence. L'amiral Filion regarda le PADD une seconde fois. Le capitaine Picard était assis devant lui et parla le premier.
- « Amiral Jellico, with all due respect, 5 officiers seulement avec un seul vaisseau pour aller implanter un poison dans la source de white des Alphas Jem’hadars... n'est-ce pas un peu suicidaire ? »
- « Comme vous savez, depuis la fermeture du wormhole, les Jem’hadars voient leurs espoirs de voir un jour arriver des renforts complètement anéantis. Comme vous le savez tous, les soldats Jem’hadars sont des poupées manipulées par les Changelings du Dominion. La loyauté des Jem’hadars envers les Changelings ne repose que sur une chose... la nourriture spéciale que seul les Changelings peuvent leur donner. Ce qu'ils appellent le White. Ce petit liquide blanchâtre qui leur est administré par intraveineuse. Les Vortas, qui sont les serviteurs des Changelings, sont les administrateurs du white. Comme nous le savons tous également, les Vortas sont une race de diplomates aguerris et ils sont également des administrateurs agiles. Ils ont créé une nouvelle sorte de Jem’hadars qu'ils appellent les Alphas Jem’hadars en référence au fait qu'ils ont été créés ici, dans le Alpha quadrant. Ils ont également une source propre de White qui se trouve ici dans l'Alpha quadrant. »
- « Et c'est cette source que vous voulez empoisonner ? » Demanda Filion.
- « Exact. Si nous empoisonnons cette source, nous venons d’éliminer la nouvelle race de Jem’hadars et réduire de moitié les effectifs du Dominion. En réponse à votre question capitaine Picard, si nous envoyons un contingent plus nombreux, les Jem’hadars sauront quelles sont nos intentions et pourront réagir rapidement. Par contre, si votre mission réussie sans que personne ne s'en aperçoive... nous allons empoisonner tous les Jem’hadars de ce secteur et il ne restera plus que les Vortas, qui sont loin d'être des guerriers, et leurs nouveaux alliés Cardassians qui sont déjà beaucoup affaiblis. » Répondit Jellico.
Filion repassa le plan de mission de Jellico. Même si Filion n'aimait pas Jellico à proprement parler, il était indéniable que Jellico était un Maître à penser. La mission était très bien construite et intelligente. Cependant, il y avait plusieurs facteurs qui pouvaient faire échouer cette mission. À commencer par la flotte de LYS 5.
- « Vous voulez utiliser les vaisseaux de LYS 5 pour différentes missions visant à permette à notre unité d'atteindre leur objectif ? » Demanda Filion.
- « Exact. Tous les vaisseaux de LYS 5 seront mis à contribution. Les missions iront de la mission servant à détruire un sensor array qui pourrait détecter le passage du USS Solystaire, votre vaisseau pour cette mission, en passant par la mission qui servira à détourner l'attention des Jem’hadars d'un certain secteur où le Solystaire devra passer, jusqu'à la mission Choc servant à affaiblir certaines positions qui aide le Solystaire à atteindre son objectif. » Répondit Jellico.
- « L'objectif en question est la source de white ? Et où se trouve-t-elle ? » Demanda Picard.
- « Nous ignorons d’où vient la source exacte, cependant nous avons réussi à savoir où se trouvait le centre de distribution et d'entreposage du White. Et c’est là où se trouve votre objectif. C’est une station spatiale semblable à DS9 appelée TEROK AB. » Répondit Jellico.
Filion senti son sang vert de Vulcain se glacer. Étant mi-Vulcain, il réussit à contenir l'émotion effrayante qui s'empara de lui.
- « Je crois que monsieur Filion vient de comprendre pourquoi il fait partie de cette mission. Monsieur Filion ? » Demanda Jellico.
- « TEROK AB est la station où j'ai été détenu et interrogé lors de ma capture lors de la guerre entre la Fédération et les Cardassians. Je connais cette station sur le bout de mes doigts ayant planifié l'évasion de plus d'une dizaine d'officiers. Heureusement, nous avons été secourus en temps par la fédération et je n'ai jamais eu à utiliser mon plan. Néanmoins, les plans de cette station demeure à jamais gravés dans ma mémoire. » Répondit Filion.
- « Le commandement de cette station a été remis à un certain Gul Evek... Que le capitaine Picard connaît bien... - « 
- « En effet... je connais chacune de ses méthodes... je connais aussi son histoire... et sa fille... bref je le connais très bien et lui aussi doit se souvenir de moi. »
- « Donc, en plus de vos talents d'officiers vous avez été choisi pour des raisons précises tout comme le reste de votre away team que je vous présente à l'instant... Veuillez me suivre. »
Les deux officiers suivirent l'amiral Jellico jusqu'à un holodeck qui s’ouvrit sur un couloir extrêmement étroit. Quand la porte se referma, Filion reconnu qu'ils étaient dans un vaisseau. Le couloir où ils se trouvaient était très étroit et des couchettes étaient disposées le long des murs. Ils débouchèrent sur ce qui devait être le bridge du vaisseau. Ce n'était pas un bridge de vaisseau commun. Picard le compara immédiatement à un bridge de sous-marin Nucléaire de la Troisième Guerre Mondiale sur Terre. Étroit, sans accessoire inutile, sombre. La chaise du capitaine se trouvait au milieu d'une pièce qui devait faire 30 pieds de long par 15 pieds de larges. Bref lorsque l'on était assis dans la chaise du capitaine on pouvait presque toucher les murs de chaque coté avec ses bras. Les consoles étaient disposées le long de la pièce et 4 officiers étaient présent et semblait participer à une formation sur le fonctionnement du vaisseau.
- « AMIRALS ON DECK ! » Cria Maddox.
Tous les officiers se mirent au garde à vous.
- « Merci Commander. Messieurs, j'aimerais vous présenter le USS SOLYSTAIRE. Ce sera votre vaisseau pour cette mission. Il a été conçu spécialement et spécifiquement pour cette mission. Comme vous avez pu voir ce n’est pas un vaisseau de longue croisière et le confort n'a pas été ajouté à sa liste de spécifications. C'est un vaisseau de Classe Spéciale découlant des projets Defiant et Bombardier. Mais laissez moi vous présenter votre équipage. » Dit Jellico.
Filion regarda celui qui avait appeler l'amiral on deck.
- « Voici le Commander Bruce Maddox. Premier assistant au DayStorm Institute, il est expert en cybernétique et en décodage. Il sera sûrement utile pour pouvoir pénétrer et trafiquer les ordinateurs de la station. » Ajouta Jellico.
- « C'est un honneur capitaine Picard. »
- « Heureux de vous revoir... et surtout heureux de vous revoir en de meilleures circonstances. »
- « Vous vous connaissez ? » Demanda Jellico.
- « Le commander Maddox a été impliqué dans une affaire concernant le Lieutenant Commander Data attaché à mon vaisseau. »
- « Ah oui je me souviens maintenant, le procès qui a confirmé que Data était bel et bien un être ayant des droits ! »
- « C'est bien cela. Je voulais démonter Data pour en apprendre plus sur lui. Chose qu'il s'est refusé à faire. »
Jellico, visiblement non-intéressé à entendre cette histoire, passa à l’officier suivant. Une vulcaine vraisemblablement.
- « Voici T'PAN, elle est une experte en biophysique spécialisée dans la biomorphologie et la biochimie. Elle est aussi celle qui est la plus réputée dans le domaine du White avec le docteur Bashir. Ce sera votre docteur de mission et aussi celle qui implantera le poison. »
Picard se tourna vers la Vulcaine et lui tendis la main
- « Heureux de vous revoir... »
- « Moi également Capitaine. »
- « Décidément, vous connaissez tout le monde Picard ? » Remarqua Jellico.
- « Miss T'Pan a fait un cours séjour sur l'Enterprise pour le test du MetaPhysic shield que nous utilisons aujourd'hui pour pénétrer dans un la corona d’une étoile. »
- « Le docteur Beverley se porte bien ? » Demanda T'Pan.
- « Très bi... »
- « Vous échangerez vos politesses plus tard... voici notre représentante du Romulan Star Empire. » Les coupa Jellico. « Elle est experte en matière de Cloaking device et a assisté l'implantation du cloaking device sur le Defiant et sur ce vaisseau. Elle est aussi une ingénieure accomplie. »
- « Je ne savais pas que nous aurions des membres Romulans à bord. J'en suis ravi... » Commença Picard.
- « N'en faite pas trop capitaine. Je suis ici sur insistance Tal Shiar pour être certain que la Fédération ne tente rien contre les Romulans. » Répondit T'Rul.
- « Je crois que nous allons devoir établir des bases de confiance plus solide pour mener à bien cette mission. Si la Fédération accepte votre venue sur un vaisseau comme celui-ci je crois que vous n'avez pas a vous en faire sur notre loyauté. » Dit Jellico.
- « Vos connaissances en terme de Cloaking device sont assez limitées... voilà, je crois, la principale raison de ma présence ici... et non par gentillesse. » Dit T'Rul.
- « Cessez donc de voir des ennemis partout, nous avons tous un seul objectif, détruire les Jem'hadars et ... » Commença Kozar.
- « Suffit... Comme je l'ai dit, vous échangerez vos politesses plus tard. Le monsieur qui vient de prendre la parole se nomme Kozar. Il nous vient du Klingon Empire. C'est un excellent guerrier et comme vous l'aurez deviné, il sera en charge de la sécurité de ce vaisseau et de l'équipe qui la compose. »
- « Les spécifications de la mission mentionnaient 5 officiers en plus de moi et l'amiral Filion ? » Demanda Picard.
- « En effet, ils devraient arriver d'une minute à l'autre. » Répondit Jellico.
À croire que tout était planifié au quart de tour, un homme arriva sur le bridge par le couloir. Filion reconnu Jim
- « Je vous présente l'ensign Jim. »
- « Ensign ? » Demanda Picard.
- « Oui, vous demanderez à l'amiral Filion qu'elles sont ses qualités indispensables pour cette mission, selon lui, l'ensign Jim peut apporter une expérience indispensable à StarFleet... c'est ce que nous allons voir. »
- « Amiral, je doute qu'un ensign puisse avoir les qualités requises pour passer à travers une mission de cette envergure. » Dit Filion.
- « Mais c'est vous qui m'avez dit qu'il n'y avait pas d'âge pour apprendre. De plus, vous m'avez dit qu'il a une grande expérience de vie et que ses qualités techniques d'officier d'entretien ne peuvent que servir au bien StarFleet... alors vous allez avoir besoin d'un officier comme lui..... »
- « Amiral je... »
- « Vous avez remarqué que le Solystaire est un vaisseau très petit... en fait c'est l'intérieur qui est petit... et si personne ne fait le ménage ici dedans... la salubrité en aura pour son rhume. Alors je crois que monsieur Jim a sa place ici. Il est ici sous mon ordre et il y restera... à vous de me prouver que cet homme a sa place dans StarFleet... Je vous laisse tous faire connaissance... »
Jim resta silencieux. Il ne savait pas trop ce qui se passait. Sur ce, Jellico quitta le bridge et on entendit les portes de l'holodeck s'ouvrirent et se refermer.
- « Je ne comprends pas, Jim…c’est bien votre nom ? » Demanda Picard.
- « Oui capitaine… »
- « Jim vous êtes un officier d’entretien ? »
- « Oui, il est entré à l’académie la semaine dernière sous ma recommandation et Jellico n’a pas sembler apprécier. Il se sert de Jim pour un dessin qui m’échappe. » Répondit Filion à la place de intéressé.
Picard ne pu rien ajouter. Il comprenait à peine et décida de comprendre tout ça plus tard.
- « JOND'RI GURT' T'MYL..... » Ricana T'Rul.
- « Ce qui veut dire ? » Demanda Picard.
- « C'est une expression intraduisible, voilà pourquoi vos universal translators ne l'ont pas fait... »
- « ... C'est l'équivalent d'une expression terrienne. » Ajouta Filioon.
- « Je ne savais pas que vous saviez parler Romulan. » Dit Picard.
- « Le Vulcain et le Romulan sont assez proches surtout en ce qui a trait aux expressions. »
- « Et quelle est cette expression amiral ? » Demanda Kozar.
- « On est dans la merde. »

Chapitre VII

L'amiral avait fait la connaissance des hommes qui allaient servir sous son commandement à lui et à Picard. Autant de diversité n'allait pas rendre les choses simples. Maddox était un passionné. Très intelligent et particulièrement habile dans sa profession. Tellement que Filion pensait lui offrir un Job sur Lys 5 à la fin de cette mission. Kozar était un Klingon typique. Dévoué, warrior au plus haut degré, fière et haïssant les Romulans. T'Rul n'en faisait pas de cas, du moins en apparence. Tout au long de la journée, les deux officiers avaient échangé des pointes empoisonnées mais rien de bien grave. Filion avait pu les contenir. Et finalement, en fière Vulcaine, T'Pan faisait son petit bout de chemin sans rien dire. Picard quant à lui était fidèle à lui-même, mais Filion voyait que l'homme avait vieilli et l'entraînement rigoureux que Jellico leur faisait faire était très pénible pour lui. Néanmoins, Filion était très content d’avoir un tel officier de confiance à ses cotés.
Filion entra dans ses quartiers et senti immédiatement une odeur qu'il n'avait pas sentie depuis longtemps. Son teint prit une légère couleur de Bleu. Son sourcil gauche se releva et il regarda immédiatement sur le sofa du fond de la pièce. Le poil blanc qui parsemait le tissu mauve confirmait que c'était la place favorite de Sabréa, la chatte de l'amiral, mais le fait qu'elle n'y soit pas éveilla le soupçon qu'avait déjà anticipé Filion. L'amiral marcha tranquillement vers sa chambre et trouva le bonheur assis dans son lit flattant Sabréa...
- « Bonsoir » Dit-il.
Bluie se retourna et lui sourit tendrement.
- « Bonsoir. » Répondit-elle.
La peau de Filion était déjà de la même couleur que celle de Bluie. Les deux amoureux se contemplèrent et tranquillement, sans geste brusque, Bluie se leva et parcouru les quelques mètres qui les séparaient. Ce que ressenti Filion lorsqu'elle l’enlaça dépassait tout ce dont un Vulcain pouvait imaginer en terme de sensation de bien-être.
- « Ce que tu as pu me manquer. » Dit Bluie.
Filion lui répondit par un baiser tendre et passionner...
- « Jellico pour amiral Filion ? » Fit la voix de Jellico dans l'interphone.
Aussitôt, la peau de Filion baissa d'un bleu vif a un bleu pale...
- « Filion j'écoute ! »
- « Venez dans mon bureau imméditement. »
- « Amiral, est-ce que c'e... »
- « Quand je vous appelle c'est que c'est toujours important... Jellico terminé ! »
Filion soupira.
- « Et bien... je vois que tu t'amuses bien en mon absence. » Dit Bluie.
Filion sourit. C'était comme si les trois dernières semaines venaient de disparaître et que l'enfer s'était rempli de glace pour devenir un paradis. Il devait maintenant retourner en enfer.
- « Je reviens tous de suite... »
- « Je nous prépare un petit souper. »
- « Très bien. »
Filion marcha jusqu'au bureau de l'amiral et y pénétra sans même cogner. Jellico ne le faisait pas, Filion ne voyait pas de logique à ne pas en faire autant.
- « Vice-Amiral Filion au rapport Monsieur ! »
- « Très bien. Je veux vous entretenir de la mission ressue Voyager. »
- « Oui Amiral ? Vous voulez parler de mes trois vaisseaux qui sont parti à la recherche de Voyager ou du USS-Voyager lui-même ? »
- « De vos vaisseaux. Selon nos dernières informations, Voyager aurait été projeté un peu plus loin que prévu et un message de votre part leur ordonne de revenir immédiatement. Quand croyez-vous qu'ils recevront ce message ? » Demande Jellico.
- « Ils doivent déjà l'avoir reçu. » Répond Filion.
- « Donc ils doivent être en route... »
- « Oui sir, selon nos calculs nous devrions avoir des nouvelles cette semaine. »
- « Très bien. L'Indépendance est un vaisseau qui sera vital pour la mission qui vient. Le Polaris sera également un vaisseau choc. Mais c'est le Bombardier qui sera le vaisseau le plus important de tous. »
- « Sir ? » Demande Filion.
- « Le Bombardier contient l'équipage qui connaît le mieux l’un de nos ennemis. Il est donc normal qu'il soit celui qui aie la mission la plus dangereuse de toutes. »
- « Je crois que... »
- « Le Bombardier aura comme mission d'investir un camp de concentration Cardassian pour y délivrer des hauts gradés de StarFleet et d'autres personnes qui pourraient nous donner des informations vitales sur la guerre en cours. Ils profiteront de la confusion que devrait générer votre mission pour faire la leur. »
- « Sauf votre respect sir, l'équipage du Bombardier a passé 7 ans en camp de concentration Cardassian et il n’y en a pas encore un qui s’est passé depuis le sauvetage et leur assignation sur cette station, n’est-ce pas là une mission dangereuse pour l'état psychologique de ces officiers ? »
- « A vrai dire, je compte eu peu là-dessus. »
- « Je ne comprends pas. » Dit Filion.
- « Il est vrai que beaucoup d'officiers du Bombardier ont des séquelles psychologiques importantes et je vais jouer là-dessus pour cette mission. Le fait de les replonger dans cet environnement devrait provoquer chez eux un flash-back psychologique et les replonger dans l'état où ils se trouvaient pendant 7 ans et qui leur a permis de survivre tout ce temps. Aucun autre équipage ne pourrait réussir cette mission mais eux si. Selon mon conseiller psychologique à StarFleet Command, qui m’a confirmé mes théories ils... »
- « Mais vous allez demander à un équipage complet d'oublier les centaines d'heures de traitement en counsoling, les centaines d'heures à essayer d'oublier leurs cauchemars à 3 heures du matin, les centaines d'heures à tenter d'oublier tous ceux qu'ils ont perdus pendant ces 7 années. Vous allez leur demander de revenir en arrière et de rouvrirent leurs blessures qu'ils ont si durement fermer durant les 6 ou 7 derniers mois ? »
- « En termes clairs oui... mais le tout ne leur sera pas exposé de cette manière. Seule le Capitaine Marquis, que je considère comme étant l'officier le plus psychologiquement solide, sera mit au courant de la façon de faire. La manière qu'il exposera la mission à son équipage sera tout à fait différente et psychologiquement acceptable... »
- « Jusqu'à ce qu'ils soient dans le feu de l'action et qu'ils n'aient plus le temps de penser à ce qui leur arrivent... »
- « Exactement…brillant non ? » Demande Jellico.
Filion regarda Jellico qui semblait fière de son plan. Il avait raison sur un point. La seule façon de réussir cette mission était de procéder ainsi. Mais les séquelles étaient trop importantes. Après tous ont parlait de ses officiers.
- « Je me dois de m'opposer à ce plan. Nous n'avons pas le droit de demander à nos officiers une telle chose. L'équipage du Bombardier a déjà assez souffert comme ça. À peine avaient-ils été secourus que nous leur demandions de partir 6 mois de temps sur une mission dangereuse. Et vous, vous voulez leur demander de repartir sur une mission suicide qui les détruira psychologiquement... Je ne peux permettre une telle chose... ce sont mes hommes et je refuse cette mission. » Répond Filion.
Jellico se leva tranquillement et tendis un PADD à Filion. Ce dernier le prit et lu à voix haute.
- « StarFleet Headquarters, Fleet Admiral Nakamoura. »
- « C’est de lui que provient l’ordre de notre mission…allez lisez. » Ordonne Jellico.
- « StarFleet Headquarter donne carte blanche à l’Amiral Jellico sur la manière de mener l'opération CA1. L'amiral Filion gardera le commandement de LYS 5 mais devra entièrement coopérer pour ce qui a trait au déploiement et à la façon d'opérer les vaisseaux en concordance avec les ordres de l'amiral Jellico. »
- « Carte Blanche vice-amiral Filion... »
- « Je suis désolé, mais je vais quand même faire la requête à StarFleet Headquarter... »
- « Monsieur Filion... Si vous faites cela, StarFleet va simplement vous répondre que j'ai carte blanche et en plus, vous verrez un membre de plus, qui sera ajouter aux effectifs sur le Solystaire. »
- « Je ne comprends pas. »
- « J'ai lu les rapports des officiers de LYS 5 dernièrement et le Solystaire n'a pas de médecin à proprement parler. J'ai vu que le Lieutenant Bluie a de très bons records et elle pourrait facilement faire parti de la mission Solystaire... mais bien entendu c'est moi qui décide et je ne l'ai pas encore fait... Alors est-ce que vous voulez toujours appeler StarFleet Headquarter ? » Demande Jellico.
- « Vous ne pouvez pas obliger un officier à faire cette mission... » répond Fillion.
- « Non mais mettez-vous à la place du Lieutenant Bluie, vous savez très bien qu'en temps normal elle accepterait et si jamais elle refuse et bien vous serez taxé de l'avoir retenue... et vous serez en conflit d’intérêt. »
Filion regarda Jellico avec une telle haine que Jellico paru presque mal à l'aise.
- « Vous n'êtes qu... »
- « Gardez vos compliments pour plus tard, quand cette mission sera terminée. Vous pouvez disposer...... »
- « Permission de parler librement ! » Demande Filion.
- « Refusée. » Répond Jellico.
- « Vous n'a.... »
La sonnerie de la porte se fit attendre à ce moment... Tititutu...
- « Come... »
Le capitaine Picard apparu et entra.
- « Désolé, je ne savais pas que vous n'étiez pas seul, je peux revenir. »
- « Non, entrez. Monsieur Filion allait justement me dire combien il était heureux de faire partie de cette mission. »
Filion regarda Picard et ce dernier compris qu'il était arriver à un moment crucial.
- « Tout comme moi amiral. Je crois que nous avons une chance inouïe d'être sous votre commandement. »
- « N'en mettez pas trop Picard... » Dit Jellico.
- « Contrairement à L'amiral Filion, je n'ai rien à risquer à vous complimenter. L'Enterprise n'est pas sous votre commandement. »
- « J'ai des amis très bien placés à... »
- « Votre notoriété est très bien connue Amiral... maintenant si vous permettez, moi et l'amiral Filion devons rencontrer notre équipe. »
Un silence de mort s'installa, puis Picard entraîna Filion en dehors de la pièce et la porte se referma. Picard regarda l’amiral Filion. Malgré tout le contrôle Vulcain qu’il pouvait y mettre, Picard voyait que l’amiral Filion était à bout de nerf.
- « Je crois que je ne pourrais pas… » Dit Filion.
- « Amiral Filion, je sais ce que vous ressentez mais j'ai besoin de vous pour cette mission. J'ai besoin d'un amiral pour pouvoir, en temps voulu, remettre l'amiral Jellico à sa place. Mais si vous lui faites face maintenant, tout ce que vous allez faire, c'est perdre votre commandement et nous serons à la merci de cet amiral au cœur de pierre. »
Filion regarda Picard. Cet homme avait déjà refusé trois ou quatre promotions au rang d'amiral bien avant que Filion ne soit promu. Quelques fois, comme aujourd'hui, Filion se demandait pourquoi il n'en avait pas fait autant.

Chapitre VIII

Esclamadon se promenait dans la station, n’ayant pas vraiment autre chose à faire. Son bureau avait été confisqué par l’amiral Jellico dans le but de servir de... De... et bien il ignorait dans quel but et c’était ce qui le tracassait.
En fait, bien des choses se passaient dans sa tête, et il se disait qu’une petite discussion avec l’homme qu’il avait envoyé promener il y a de cela quelques années, alors qu’il était aux commandes du USS-Québec, s’imposait.
Alors qu’il arrivait dans le corridor menant à son bureau, son communicateur sonna.
- « Monsieur Esclamadon, dans mon bureau. »
Esclamadon tapa son communicateur.
- « Ça tombe bien M. Jellico, je suis à la porte de votre bureau... »
Ça faisait vraiment bizarre de dire ça, puisque le nom de Esclamadon figurait encore sur la porte du bureau de Jellico.
Il appuya sur la sonnette, et quelques instants plus tard, il se retrouva dans son ancien bureau. Il s’aperçut immédiatement que l’amiral n’avait pas pris beaucoup de temps pour changer complètement les décorations. Il s’aperçut également que sa petite fille était dans la pièce.
- « Vous vouliez me parler amiral ? » Demande Esclamadon.
- « Oui... Commodore. Mais vous aussi probablement, alors passez donc en premier. » répond Jellico.
- « Très bien monsieur. Je suis venu vendre ma salade pour faire parti de votre mission. Je sais que... »
- « Pourquoi est-ce que je voudrais de vous là dedans ? »
Esclamadon se sentit légèrement nerveux. Il était évident que la haine qui existait entre eux ne s’était pas vraiment atténuée avec le temps.
- « Je peux vous résumer le tout à ceci, monsieur. Je suis prêt à faire ce qu’il faut pour gagner, peu importe le prix. Je crois que vous avez pu vous en rendre compte la dernière fois. »
- « Vous voulez parler de la destruction de votre vaisseau, de la perte de la moitié de votre équipage, de votre insubordination et de votre refus d’obéir à mes ordres directs ? » Demande Jellico.
Esclamadon sourit et acquiesça.
- « Et nous avons gagné. Avec tout le respect que je vous dois monsieur, ce n’est pas en détruisant la navette de ma sœur que nous aurions solutionner quoi que ce soit. Vous aviez tord, et j’avais raison. » Répond Esclamaton.
- « Ce n’est pas ce que la cours a dit. »
- « Non, elle a dit que nous avions tous les deux tords. Mais entre nous, je suis toujours persuadé d’avoir eu raison. Comme toutes les autres fois où je suis passé en cours d’ailleurs. »
Jellico s’enfonça plus creux dans la chaise sur laquelle il était assis.
- « Sir. Je suis votre homme. Je suis la personne qu’il vous faut pour prendre une décision folle qui mènera à la victoire. Je n’ai jamais perdu jusqu’à maintenant Amiral, et ce n’est pas mon intention de commencer à perdre. Je vous serai plus utile sur le terrain que sur la paperasse pour cette mission. » Ajoute Esclamaton.
- « Je vais y penser... » Répond Jellico.
- « Et vous amiral, pourquoi vouliez vous me voir ? »
- « C’est à propos de cette gamine... »
Esclamadon se rappela soudainement avoir vu sa fille en entrant.
- « Elle dit être votre fille. C’est vrai ? » Demande Jellico.
- « Oui, mais c’est une longue histoire. »
- « Ah oui, et bien elle vous ressemble pour s’attirer des problèmes. »
Esclamadon leva les yeux au plafond.
- « De quoi on l’accuse cette fois ? » Demande Esclamadon.
- « Oh... Elle a rien fait de mal. C’est juste qu’elle était dans mon bureau quand je suis entré. »
Esclamadon regarda sa fille et l’amiral.
- « Je vous rappelle que ceci était mon bureau ce matin... »
- « C’est pas de ma faute à moi s’il a pas changer le code d’accès. » Intervient Kimberly.
Esclamadon pouffa de rire...
- « Vous avez pas changé la combinaison amiral ? »
Jellico parût indigné.
- « Et vous, vous lui donnez toutes les combinaisons de la station ? Pas surprenant que vous ayez perdu tellement de matériel appartenant à StarFleet sous votre commandement. »
Ce fut au tour d’Esclamadon d’être indigné. Il se retourna vers sa fille.
- « Kimmy, qu’est-ce que tu es venue faire ici ? » Demande-t-il.
- « Et bien, j’étais venue te voir mais comme tu n’y étais pas là, je me suis dit que je t’attendrais en observant les nouveaux décors de mauvais goût. » répond la petite fille.
- « KIMBERLY ! ! ! ! Excuse-toi auprès de l’amiral ! »
- « Je suis vraiment désolée que vous ayez un mauvais goût en matière de décoration amiral. Kimberly regardait l’amiral avec un air de défi. L’amiral s’avança dans sa chaise de manière à être plus imposant au regard de la petite. »
- « Je crois que tu ne sais pas à qui tu as affaire toi... » Dit Jellico.
Kimberly ne le quitta pas des yeux, et lui répondit.
- « Je crois plutôt que c’est vous qui ne savez pas à qui vous avez affaire, monsieur. »
Esclamadon n’en croyait pas ses yeux... Sa fille était en train de tenir tête à l’amiral Jellico !
- « Du calme... Les deux... »
- « Elle est vraiment comme vous commodore... Très bien sortez d’ici. »
Esclamadon pris sa fille par un bras... Kimberly résista légèrement...
- « Vous ne nous reconduisez pas à la porte amiral ... C’est pas poli... »
Esclamadon regarda avec horreur sa fille... Ce n’est pas le genre de chose à dire. Il se retourna vers l’amiral...
- « Je suis vraiment désolé... Comprenez qu’elle n’a que 9 ans et demi... »
- « Et qu’elle connaît déjà la base d’être un Esclamadon. N’empêche que je vais vous reconduire... »
Jellico les escorta à la porte, et alors que celles-ci se refermaient, Kim regarda entre les portes. Elle pouvait bel et bien lire « Kick Me ! » inscrit dans le dos de l’amiral. Le décolorant qu’elle avait appliqué sur la chaise de celui-ci avait bien fait son effet, et Jellico ne s’en rendrait pas compte avant ce soir, quand il enlèverait son uniforme. Kimberly sourit et écouta, sans vraiment faire attention, le discourt de son père, acquiesçant là où elle sentait qu’elle devait le faire.

Chapitre IX

- « Hé Jim… si tu vois l’amiral Jellico, tu veux lui arracher un bras pour moi ? » Dit Joe.
- « Aucun problème. Le gauche ou le droit ? » Demande Jim
- « Hum… lequel as-tu ramener hier ? »
- « Je ne me rappelle plus… le droit je crois… mais je ne suis pas certain… »
- « Bon allons… faisons ça plus simple… une jambe ferra l’affaire… »
- « Il n’a plus de jambe, je lui ai cassé les deux la semaine dernière tu ne te rappelles pas ? »
- « Oui tu as raison… »
Joe regardait son ami en habit de StarFleet. Il le trouvait élégant. Depuis l’annonce de Jellico mettant Jim sur la mission, Jim s’était sentit désemparé. Il avait alors demandé la présence de son ami Joe dans ses quartiers pour quelques temps pour pouvoir jaser un peu. Joe avait vu la détresse de son ami et avait accouru. Jim et Joe savaient très clairement que Jellico se servait de Jim pour jouer les troubles fête envers Filion et Joe n’aimait pas du tout ça. Alors, un running gag avait alors commencer et à tous les matins, Joe demandait à Jim d’arracher une partie du corps de Jellico comme si la requête était aussi banale que le fait de ramener du lait pour le dîner.
- « Salut Joe. À ce soir… »
- « Hé Jim, montre leur que tu es encore capable… »
- « Ouais… On se revoit ce soir ? »
- « Heee… je… je ne sais pas… j’ai un rendez-vous. »
- « Un rendez-vous ? »
- « Oui… »
- « Avec une jolie jeune femme ? »
- « Écoute, c’est pas parce que je vis ici que je dois me priver de voir des jeunes femmes intéressantes. »
- « Absolument pas… n’oublie pas de lui dire que je suis beau bonhomme moi aussi. »
Jim sortit et se dirigea vers le transporter room. Lui et Joe avaient développé une amitié hors du commun ces derniers jours et Jim appréciait les efforts de Joe pour lui faire oublier la mission suicidaire dans laquelle Jim s’était fait assigner. Jim entra dans le transporter room et eu juste le temps d’embarquer sur le transporter PADD avant d’être beamé sur IRIS III.
Jim savait pertinemment qu’il n’avait pas l’expérience nécessaire pour faire cette mission. Au début, il avait cru que Jellico retirerait son bluff et l’enlèverait de la liste d’assignation du Solystaire mais Jim comprit très rapidement que Jellico n’était pas un homme à jouer au bluff. Il voulait avoir le dessus sur l’amiral Filion et si ça impliquait qu’un officier de StarFleet risque sa vie inutilement, il allait le faire. Il savait que l’amiral Filion ferait tout ce qui était en son pouvoir pour le protéger mais le fait était que tous les officiers du Solystaire le regardaient comme étant le principal danger de cette mission. Et il devait avouer que c’était justifier. Heureusement, Picard, Filion et Maddox avaient décidé que Jellico n’aurait pas raison d’eux et avait pris Jim sous leur aile, facilitant les choses. Puis, petit à petit, Jim avait réussi à se tailler une place dans le crew du Solystaire. Elle était toute petite mais, elle était là. Mais plus le temps du départ approchait, plus Jim comprenait qu’il avait de grandes chances d’y laisser sa peau. Puis un bon matin, il avait décidé que s’il y laissait sa peau se serait avec honneur. Il avait comprit ce que Filion lui avait dit. Qu’il était dans StarFleet pour lui-même et pas pour personne d’autre.
L’amiral Filion était heureux aujourd’hui. Il n’aurait pas l’amiral Jellico dans les pattes. Jellico lui avait donner le commandement de l’entraînement et avait choisi la surface de IRIS III pour conduire cet entraînement. L’équipe venait juste de beamer et Picard allait donner les objectifs de l’entraînement.
- « Il y a maintenant un mois, l’équipage du USS Antartica a découvert une base souterraine ici même sur Iris III. Cette base était directement reliée à l’ancienne base de la Fédération. Je tiens à vous rappeler que cette planète était la propriété de la Fédération puis les Romulans l’ont prise en 2358… » Dit Picard
Picard fit une pause. Vu la présence d’un officier Romulan, il n’était pas nécessaire d’ajouter que les Romulans l’avaient envahit purement et simplement.
- « Un observatoire scientifique était présent lors de la prise de contrôle des Romulans et il fût abandonné. Lors de la signature du traiter donnant le droit à DS9 d’équiper le Defiant d’un cloaking device, plusieurs autres points ont été réglés dont le retour de IRIS III à la Fédération. 3 ans plus tard, Lys 5 a été placé en orbite et nous sommes ici aujourd’hui. La base, découverte il y a un mois, a été construite vraisemblablement par les Romulans. Miss T’Rul a bien voulu nous confirmer l’information suivante disant que cette base avait été construite comme base principale d’attaque pour envahir la Fédération lors de la guerre civile klingonne. Le commandant de cette base… »
- « Je ne vois pas la nécessité de dévoiler cette information capitaine. » Intervient T'Rul la romulanaise de la mission.
- « D’accord… mais je vais dévoiler le nom de son first officer… SHANOR. »
- « Qui est-ce ? » Demande Kozar, le klingon.
- « Shanor est l’ennemi numéro de Lys 5. Nous ne savons pas vraiment les raisons qui ont poussé Shanor a nous attaquer la première fois mais maintenant, c’est la guerre ouverte. Notre dernière rencontre nous laisse croire qu’il a été tué mais nous n’avons pas pu confirmer le tout. Néanmoins, la présence de cette base pourrait nous révéler bien des choses à son sujet. » Répond Filion.
- « Quel est le rapport avec notre mission ? Ce sont les Cardassians l’ennemi, pas les Romulans… pour une fois. »
- « Jamais je n’aurais cru entendre ça de la bouche d’un Klingon… » Dit T'Rul.
- « Vous avez raison. Il n’y a aucun rapport avec notre mission sur le Solystaire. Le seul but de cette away team aujourd’hui est de la conduire à terme. Elle n’a aucun lien avec notre mission contre les Cardassians. » Dit Picard.
- « Ce n’est pas logique…Pourquoi perdre notre temps sur une mission qui n’apporte rien de plus à l’accomplissement de notre objectif ? » Demande T'Pan.
- « Apprendre à travailler ensemble… simplement… » Répond Filion.
- « Hum… après autant d’entraînement, je vois d’un bon oeil cette mission de repos. » Ajoute Kozar.
- « J’ai perdu une main dans cette station Commander. Elle est truffée de pièges. »
- « L’amiral Filion a en effet perdu sa main en tentant de sauver un de ses officiers. Un laser auto commandé de défense, lui a pulvérisé… » Précise Picard.
- « Avez-vous sauver votre officier ? » Demande Kozar.
- « Oui… »
- « Un noble sacrifice… J’ai du respect pour vous Amiral… »
- « Merci Kozar… C’est apprécié… »
- « Espérons que notre cher Klingon pourra en faire autant si jamais le besoin s’en fait sentir ici. » Intervient T'Rul.
- « Je vais me fier sur l’amiral Filion et non sur Vous, T’Rul… »
- « Allons-y voulez-vous ? » Dit Picard.
L’amiral Filion retrouva l’emplacement où il avait connu son accident. Le sang était encore imprégné par terre. L’humidité l’avait préservé mais il était sec.
- « Monsieur Maddox, il y a un ordinateur dans cette pièce. Voyez ce que vous pouvez en tirer. » Dit-il.
- « Aye sir… Jim, voulez vous m’aider ? »
- « Oui commander…'
Filion nota qu’une amitié s’était développée entre Jim et Maddox. Filion nota que Jim avait des aptitudes certaines pour la cybernétique et Maddox avait trouvé à qui parler.
Les recherches s’étendirent sur plusieurs heures et finalement chacun fit son rapport. L’efficacité du groupe était surprenante.
- « L’emplacement était assez exigu. Ils ne devaient pas faire beaucoup de choses ici. » Constate T'Pan.
- « Selon mes calculs, cet endroit est désert depuis un peu plus de 8 mois. » Ajoute T'Rul.
- « Soit deux mois avant la mise en orbite du chantier de construction de LYS 5 Iris. » Précise Picard.
- « Le gouvernement romulan a cessé toute activité il y 3 ans avec cette station. Shanor a dû garder cette base active sous son propre chef… depuis sa défection du Tal Shiar. » Ajoute T'Rul.
- « Et pendant tout ce temps, il était caché dans notre cours à nous épier. » Dit Filion.
- « Mieux que ça amiral… Je viens de découvrir ce qui devait servir à intercepter la plupart des communications subspace en provenance de LYS 5. Cet appareil pouvait également servir de station d’information pour le mouvement des vaisseaux dans ce secteur. Je viens de la désactiver. Ce n’était rien d’autre qu’un enregistreuse. » Répond Maddox.
- « Donc Shanor pouvait savoir quel vaisseau se trouvait ou non amarré à LYS 5… »
- « Oui… »
- « Ceci explique comment Shanor a réussi à se trouver au bon endroit au bon moment lors de notre dernière rencontre où nous avions combattu les one seven. Il devait aussi avoir échafaudé son plan pour sa mission avec les Slis… Tout ça à partir d’ici. »
- « Je crois plutôt que ce bunker lui servait de station d’enregistrement et périodiquement, il venait chercher les informations enregistrées par cet instrument. » Dit Jim.
- « J’abonderais dans le même sens que Jim. Son explication a du sens. Félicitations Jim…c’est du bon travail… » Confirme Maddox.
- « Merci commander. »
- « Vous voulez dire que cet appareil était actif et enregistrait les activités du secteur et que Shanor venait périodiquement recueillir les données. À quand remonte la dernière saisie de données ? » Demande Filion.
- « 8 mois… » Répond Maddox.
- « Soit juste avant notre dernière rencontre. »
- « Il y a que deux instruments encore en fonction. Celui que nous venons de découvrir et que je viens de désactiver et celui ci… »
Jim montra un autre appareil un peu plus gros que le premier.
- « J’avoue que cet appareil m’élude. C’est un récepteur subspace mais qui possède un émetteur de très faible puissance. Il pourrait émettre mais le message n’arriverait même pas à LYS 5 tellement l’émetteur est de faible puissance. C’est une contradiction avec le fait qu’il opère dans les ondes subspace… Je ne sais absolument pas à quoi pouvait bien servir cet instrument. Je l’appellerais un « récepteur subspace à courte portée » même si ce n’est pas très logique. » Analyse Maddox.
- « Il est logique d’assumer que ces deux instruments n’ont pas été utilisés depuis la venue de la station LYS 5 autour de IRIS III, alors que diriez vous si nous allions l’analyser sur la station ? » Demande T'Pan.
- « Je crois que nous avons tout vu ici… Remontons à la surface. » Répond Filion.
- « Et bien Kozar… cette fois-ci, vous n’avez pas pu faire usage de votre force…est-ce que votre inutilité vous a marqué ? » Demande à son tour T'Rul
- « T’Rul, vous devriez faire comme les machines que vous fabriquez… Vous devriez disparaître de ma vue… » Répond le klingon.
- « Ça suffit vous deux… » Intervient Filion.
Filion devait constamment les faire taire mais les deux officiers ne semblaient pas se haïr. Au contraire, ils semblaient se louer un respect mutuel. Filion devait avouer que les deux étaient également doués pour pouvoir faire du sarcasme sur l’autre. Ils en faisaient une petite compétition. Seulement, Filion avait peur que le moral du reste de la troupe en soit affecté… Décidément, cette mission s’annonçait plus difficile de l’intérieur du vaisseau que de l’extérieur…

Chapitre X

- « Vous allez sûrement regretter votre Nordik durant cette mission. » Dit Faucher.
- « Ho non... car je vais être la plus haute gradée de LYS 5 présente sur la station durant cette mission... Filion sera sur le Solystaire, vous sur le Aurore et monsieur Esclamadon semble avoir des problèmes avec « vous savez qui »... alors advenant qu'il arrive malheur à « vous savez qui »... c'est moi qui a le commandement de Lys 5 » Répond Manseau
- « Et quelle sorte de malheur ? »
- « Ce genre de mission est très dangereux vous savez... »
- « Lecture stop » Ordonne Jellico.
Faucher regarda l'amiral dans les yeux mais ne prononça pas de parole.
- « Pourquoi ne m'avoir pas rapporter ce léger détail... » Demande Jellico.
- « C'est un entretien privé et je ne savais pas qu'il y avait une caméra cachée dans mon bureau. » Répond Faucher.
- « Elle n'est pas cachée... et si vous aviez lu votre rapport de ma prise de commandement vous auriez lu que je mettais des caméras partout, question de sécurité pour cette mission... »
Faucher ne senti pas le besoin de lever les centaines d'objections qu'il aurait pu émettre et les milliers de dérogations que cette mesure avait face au règlement.
- « Quoi qu'il en soit, j'ai pris ma décision. Le Commodore Manseau reprendra le commandement de son vaisseau. »
- « Vous lever sa sentence ? » Demande Faucher surpris.
- « Parfaitement. Je ne veux pas de cette garce sur la station pendant cette mission. »
- « Je vais le lui dire. »
- « Et vous monsieur Faucher… vous aimez votre travail comme capitaine sur le Aurore ? » Demande Jellico.
- « Oui sir... »
- « Et bien tant mieux car, je vous retire le commandement de l’Aurore, je vais assigner le commodore Alyécha comme capitaine de ce vaisseau. Vous êtes consigné sur cette station jusqu'à nouvel ordre... »
- « Je ne suis pas certain de bien comprendre… »
- « La prochaine fois, vous y repenserez à deux fois avant de vouloir me cacher ce genre de discussion. »
- « Mais vous êtes complètement ma... » Commence Faucher avant d'être interrompus par Jellico.
- « Ne me forcez pas à vous confiner dans vos quartiers VICE-amiral. Je n'ai d’ailleurs jamais compris comment Filion avait pu vous proposer au rang de vice-amiral alors qu'il est encore vice-amiral lui-même... C'est un peu comme se tirer dans le pied... Enfin, faudrait pas chercher de midi à quatorze heures... on parle de l'amiral Filion après tout… Rompez... VICE- amiral Faucher »
Faucher regarda Jellico et pendant un court laps de temps, il pensa qu'il pourrait l'étrangler sur place et qu'il serait sûrement décoré de la médaille de Cochrane pour avoir libérer le monde de ce monstre. Mais il sortit doucement sans rien dire. Manseau l'attendait dehors...
- « Alors est-ce que ca a fonctionné ? » Demande-t-elle.
- « Oui, il lève les sanctions que tu as et tu reprends le commandement de ton vaisseau... »
- « Super... Je savais qu'il mordrait à l’hameçon... »
- « Il m'a retirer le commandement de l'Aurore pour le donner à ma femme... »
Manseau regarda Faucher. Son sourire tomba d'un coup sec.
- « L'enfant de... Je suis désolée… Ce n’est pas ce que je voulais… »
- « Je sais, ne vous inquiétez pas… »
- « Pourquoi votre femme ? » Demande Manseau.
- « Question que je me morde les pouces plus longtemps… » Répond Faucher.
Faucher laissa Manseau derrière lui et alla directement dans ses quartiers. Il devait trouver une solution pour que Jellico cesse ce petit cirque.
Jim et Joe étaient tranquillement assis à table en train de déjeuner. Jim avait décidé de cuisiner ce matin, question de remplir les quartiers de l’odeur trop souvent absente quand on faisait appel au réplicateur
- « Alors l’entraînement ? » Demande Joe.
- « Joe... Je n'ai aucune idée de ce que je fais là. Je sais que l'amiral Jellico m'utilise pour culpabiliser Filion et le casser mais je nuis à la mission et ça je n'arrive pas à croire que Jellico accepte ça quand même. » Répond Jim.
- « Jellico pourra utiliser tous les subterfuges possibles pour casser Filion. C'est son objectif. Il a utiliser Bluie, il t'a utiliser et il va sûrement trouver d'autres moyens pour le casser. »
- « Oui mais la mission… n'est-elle pas cruciale ? » Demande Jim.
- « Peut-être que la mission de l'amiral n'est pas celle que tu crois être... » Répond Joe.
- « Ouais... Tu as peut-être raison... »
- « Quand partez-vous ? »
- « Dans une semaine... quelques jours après que les missions d’appui seront lancées. »
- « Donc, en termes clairs, vous devez aller sur cette station, y déposer du poison dans le white des Jem’hadars, leur nourriture, et revenir... et pour ce faire les missions d’appui que feront les différents vaisseaux de la flotte auront pour but de vous simplifier la tâche... »
- « Oui. Chacune des missions d'appui aura un effet sur la mission du USS Solystaire. Si une mission échoue, elle met en danger la mission du Solystaire... »
Un moment de silence parcouru le plafond et chacune des bulles d'air qui flottait.
- « Jim... »
- « Hum... »
- « Je n'arrive pas à croire que tu vas aller là bas... si loin de tous... »
- « Moi non plus... »
- « Ça fait combien de temps qu'on se connaît toi et moi ? »
- « 10 ans je crois. »
- « Et ça fait deux ans qu'on se côtoie jour après jour... Il n'y a pas eu une journée où je ne t'ai pas vu durant ces deux ans. »
- « Si, une journée... où tu as volé le cargoship du surintendant pour aller rejoindre Lili sur Risa... ha ha ha ha... »
- « Ha ha ha ... oui je me rappel... et c'est grâce à toi si j'ai pu remettre le cargoship sans qu'il s'en aperçoive. »
- « Ouf... Ça avait été juste cette fois là... hi hi hi... »
Les deux hommes se regardèrent un long moment.
- « Tu es ce que j'ai eu de plus proche à une épouse mon vieux. J'ai peur de ne plus devoir chialer après les réplicateurs ou les docking doors. J'ai peur de ne plus pouvoir te raconter mes problèmes. »
Jim regarda son ami et il devait avouer qu'au delà des nombreuses femmes qu'il avait aimées, Joe était la seule personne qui savait tout sur sa vie, ses peurs et ses joies. Certes, ils avaient trop de fierté “masculine” pour s’avouer qu’ils s’aimaient presque autant que deux amoureux mais ce que Joe venait de lui dire le prit au coeur.
- « Hé mon vieux... Je suis avec l'amiral Filion... et on sait tous que l'amiral Filion ne peut pas mourir. »
- « ... alors ne le lâche pas d’une semelle veux-tu ? » Dit Joe.
- « Je te promets de revenir te chialer après... » Répond Jim.
Joe prit une dernière gorger de café et sortit en souriant à Jim. Ce dernier comprit que l'amitié avait un énorme avantage sur l'amour... elle ne pouvait être trompée.
Joe prit la direction du OPS quand il vit deux gardes de sécurité passer en courant vers le OPS. Quand il arriva, l'amiral Filion se tenait entre le Commodore Lamarche et l'amiral Jellico.
- « Commodore... allez vous reposer voulez-vous ? » Ordonne Filion.
- « Pas avant d'avoir terminer avec cet enfant de chienne... » Répond Lamarche.
- « Lieutenant Lamarche, vos grades tombe à vu d’oeil... » Ajoute Jellico.
- « Tu pourrais me mettre Cadet que je pourrais quand même te foutre mon poing sur la gueule... »
- « COMMODORE... STOP... » Ordonne Filion.
Lamarche regarda Filion dans les yeux. C'était très rare que Filion hausse le ton et quand il le faisait, l'effet était prenant. Même Lamarche se calma. Il regarda une dernière fois Jellico qui replaçait son veston et il sortit du OPS.
- « OK, tout le monde rejoignez vos postes. » Ajoute-t-il.
Filion regarda Joe dans les yeux et lui adressa la parole rapidement.
- « Voulez-vous me nettoyer ça je vous prie. »
Joe regarda là où pointait Filion et il vit une petite flaque de sang sur le plancher, à l'endroit où se tenait Jellico quelques secondes auparavant. Joe regarda l'amiral Jellico quand ce dernier entra dans le turbo lift, se tenant le nez à deux mains.
- « FILION, je veux voir les deux... les trois derniers grades de ce forcené retirés... » Ordonne Jellico.
- « Vous lui avez pourtant dit que les grades étaient retirés pour cette conversation. Vous ne pouvez lui retirer... » Répond l'intéressé.
- « Il m'a frappé... Il a frappé un amiral... »
- « Non, il a frappé un civil. Vos grades étaient absents et c'est vous qui lui avez demandé. J'ai tout ça sur l'enregistrement. »
- « Filion, ne me faites pas chier sinon vous pourriez le regretter..... »
- « Voulez-vous que nous discutions de tout ça en enlevant nos grades amiral ? »
Jellico regarda Filion en furie mais le sang qui coulait sur son uniforme le contraint à s’engouffrer dans le turbolift et la porte se referma. Un silence de quelques secondes traversa la pièce et un officier s'écria...
- « HOURRA POUR L'AMIRAL FILION... »
Tous les officiers se mirent à applaudir l'amiral Filion. Ce dernier ne pu s'empêcher de faire un sourire de quelques centièmes de seconde puis commanda d'un geste rapide le silence de ses officiers sans toutefois les réprimander pour ce geste. Il savait que ce qu'il venait de faire allait sûrement lui coûter cher et encore plus à Lamarche qu'à lui mais il savait également que dans moins d'une heure, toute la station serait au courant et que le moral des troupes remonterait un peu. Il regrettait les beaux jours où il était lieutenant...

Chapitre XI

Le capitaine Marquis était dans le bureau du Vice-Amiral Filion depuis près de vingt minutes. Il finissait la lecture du PAD qui détaillait la prochaine mission du USS Bombardier. Il finit par lever les yeux vers son supérieur. Le Polaris, l’Indépendance et le Bombardier n’étaient de retour que depuis quelques jours et déjà ils venaient de recevoir leurs nouvelles assignations. Le Commodore Lamarche ne l’avait pas prit et était aller le signifier à l’Amiral Filion de façon très… klingonne mais c’était à son tour de ne pas trouver la plaisanterie très drôle.
- « Ce n’est pas sérieux, vous voulez rire de moi amiral ! Je viens de vous décrire la situation que vivent présentement mes hommes et vous nous envoyez sur une autre mission en me demandant de leur mentir sur le véritable objectif de celle-ci ! »
Marquis lança le PADD derrière lui, par-dessus son épaule. Filion, involontairement, jeta un oeil vers la camera caché dans le coin où le PADD avait atterri.
- « Je refuse de soumettre mon équipage à un tel exercice. Nous avons besoin de redécouvrir la vie, se faire une nouvelle place et non pas de jouer aux petits soldats de plomb obéissant. »
- « Capitaine, je suis très conscient de l’état psychologique des officiers sous votre commandement mais nous sommes en guerre et avons besoin de toutes les ressources disponibles. Cela inclus le Bombardier. Et je vous ferais remarquer que vous avez été assigné au seul vaisseau de sa classe car nous faisons confiance à vos hommes et nous voulons qu’ils se réintègrent. » Répond Filion.
- « En nous envoyant à l’autre bout de la galaxie quelques semaines après notre retour sur un objectif cardassian… voyons amiral ! »
- « Chacun des équipages de LYS 5 sera soumis à une mission aussi dangereuse que celle ci et... »
- « Aussi dangereuse... vous voulez rire de moi... Vous voulez envoyer mes officiers en mission dans un endroit où ils ont appris la peur, un endroit qu'ils ont appris à détester et à craindre la vie, dans un endroit qui les a marqué psychologiquement pour le reste de leurs jours et vous dites que cette mission est aussi dangereuse que les autres... ET EN PLUS, VOUS ME DEMANDEZ DE NE PAS LEUR DIRE OÙ ILS DEVRONT FAIRE LEUR MISSION... C'EST DE LA BULL SHIT AMIRAL... » S'énerve Marquis.
- « CAPITAINE MARQUIS ! VOUS EXCÉDEZ LES LIMITES VIS-À-VIS UN SUPÉRIEUR ! » Répond Filion en haussant également le ton.
- « ET VOUS LES LIMITES QUE VOS SUBORDONNÉS PEUVENT TOLÉRER ! »
Le capitaine avait la rage au coeur et Filion savait que malgré son manque de diplomatie, Marquis avait raison. Jellico ne le verrait pas de cet oeil alors il fallait qu’il trouve un moyen de le calmer avant que celui-ci ne se retrouve en cellule.
- « Restons logique capi... »
- « LOGIQUE ! VOUS VOULEZ PARLER DE LOGIQUE ! J’ai pratiquement perdu 200 officiers sur le Sanspeur. Des hommes et des femmes qui étaient sous ma responsabilité. Ensuite, pour survivre aux mains des Cardassians, plusieurs autres se sont volontairement sacrifiés pour que le groupe puisse survivre. Et lorsque nous sommes enfin libérés, nos... nos proches................................ »
Marquis se calma un peu et poursuivi. Filion pouvait voir la douleur sur le visage de celui-ci.
- « Nos proches ont continué de vivre sans nous. Nos proches se sont mariés, nos proches ont été tués par les Klingons, par les Cardassians, par les Jem’hadars et par les Romulains. J’ai un officier qui a 44 ans, enseigne Henry Cromwell ; la seule chose qui l’a poussé à survivre était de retrouver sa femme... Elle a été assimilée par les entités que vous appelez Borgs. Elle est encore vivante mais hors de sa portée. Et vous voulez que cet homme aille se battre pour une organisation qui n’a pas su protéger la seule chose qui l’a maintenu vivant toutes ces années... Je m’y opposerai de toutes mes forces. Et ce n’est là qu’une seule des maintes histoires qui composent l’histoire de mon crew. »
Filion contourna son bureau et vint se placer devant le Capitaine Marquis. Il baissa la tête puis regarda le capitaine dans les yeux.
- « Je vous donne l'ordre formel de faire cette mission et... »
- « VOUS AVEZ DU FRONT AMIRAL DE... »
Sans attendre la fin de la phrase l'amiral Filion empoigna le capitaine Marquis par le collet, le leva de terre, le transporta sur les quelques mètres le séparant du mur du fond et l'accota sur le mur en disant...
- « CAPITAINE MARQUIS VOUS ALLEZ VOUS CALMER. »
Le corps de Marquis frappa violemment le mur sous la poussé de l'amiral Filion. Il tenta de se débattre mais compris vite que la force d'un homme n'était pas de taille à celle d'un Vulcain.
- « VOUS ÊTES MALAD... »
Puis, Filion murmura à l’oreille de Marquis :
- « Chuutttt ! Calmez-vous, il y a une caméra dans votre dos que je tente de couvrir. »
Marquis regarda le visage de Filion qui était calme et affichait un sourire complice. Marquis tenta de couvrir le plus large possible avec son dos et sentit le trou de la camera. Il regarda Filion et lui adressa la parole en chuchotant...
- « Quoi ? »
Filion secoua légèrement Marquis pour que le micro de la caméra soit brouillé par le frottement du dos de Marquis sur le micro et la lentille.
- « L'amiral Jellico a posé une caméra ici... Vous devez accepter cette mission, et je trouverai un moyen de... »
- « Je suis désolé Amiral Filion mais, je devrai m'y opposer... Je ne peux accepter... »
- « Je vais trouver un moyen de vous sortir de là sans trop de mal... »
- « Et si vous ne réussissez pas ? ... et Très Franchement, je crois que vous ne réussirez pas, je serais dans l'obligation de me battre encore plus fort... Désolé mais je dois m'y opposer... que cela vienne de vous ou de Jellico. »
Filion regarda Marquis d'un air déçu. Il savait que Marquis avait raison. Il ne réussirait jamais à convaincre Jellico de ne pas donner cette mission au Bombardier. Il déposa Marquis par terre doucement et lui fit un bref sourire ...
- « SORTEZ D'ICI IMMÉDIATEMENT ! »
Marquis regarda Filion et s'assura que la caméra était toujours dans son dos et lui sourit. Il prit la direction de la porte et sortit mais, au moment de sortir, il se buta contre Jellico qui arrivait.
- « Retournez à l'intérieur Capitaine... » Dit-il.
- « Ça va Amiral, j'ai parlé au capitaine Marquis et... »
- « Je sais tout cela et la conduite de monsieur Marquis est inacceptable. »
- « MA CONDUITE... » Commence Marquis
- « OUI VOTRE CONDUITE. VOUS N'ETES PAS UN OFFICIER DE STARFLEET VOUS ÊTES UNE MAUVIETTE QUI A PEUR DE SON OMBRE ET DE SES PEURS D'ENFANT PERDU DANS UNE PETITE PRISON CARDASSIAN. VOUS ETES UN LÂCHE TOUS COMME VOTRE ÉQUIPAGE... »
- « ESPECE DE GROS LARD... »
Marquis s’élança et d'un geste que Jellico ne pu éviter, vint fracasser le nez de Jellico, déjà enflé par le coup de poing de Lamarche un jour plus tôt. Jellico se retrouva à genoux et au moment où Marquis allait lui asséner un coup de genoux en plein visage, il sentit une main lui saisir le coté de l'épaule et il tomba sans connaissance. Filion retint sa chute et le déposa par terre suite à son Nerve Pinch.
- « SECURITY... » Hurla Jellico.
Les deux officiers de sécurité arrivèrent au trot.
- « METTEZ-MOI CET IMBÉCILE DANS EN DETENTION. »
Les deux officiers prirent Marquis par les épaules et l’amenèrent.
- « Ça va aller Amiral ? » Demande Filion.
- « Vos officiers semblent avoir du punch amiral. » Répond Jellico.
À la grande surprise de Filion, l'amiral Jellico avait adressez la dernière phrase de façon amicale quand ordinairement, il aurait dû faire un commentaire désobligeant sur la façon dont il avait formé ses officiers.
- « Je vais appeler un Doc... »
- « Non... ça va... Je commence à avoir l'habitude. Vous savez Amiral Filion, vous commencez à me plaire. Vous apprenez vite et bien. »
- « Sir ? »
- « Oh bien sûr, vous êtes encore loin de ce que j’appelle un bon officier mais, vous avez de l’avenir... »
- « Je ne suis pas sûr de bien comprendre ? » Demande Filion.
- « Je regardais votre entretient avec Marquis et ce que vous avez fait était parfait. Vous avez su stopper l’impertinence de cet abruti en utilisant le peu de force que cela requerrait. »
- « Le Capitaine Marquis n’est pas un abruti. Il tente de défendre ses officiers d'une mission qui est trop hasardeuse pour eux. »
- « Ne défaites pas la belle image que vous m'avez donné il y quelques instants voulez-vous ? Je crois que je vais suivre votre conseil et je vais aller voir le Doc. Je vous revois plus tard. J'ai à vous parler d'une idée que j'ai eue... Je crois que je vais aller rendre une visite à tous les capitaines de chaque vaisseau pour les encourager... Enfin, je vous en reparle. »
Jellico sortit de la pièce et Filion regarda le sang qui avait tâché le tapis de son bureau. Filion sentait qu'il perdait peu à peu le contrôle de la situation et il fallait qu'il agisse... mais comment ? Pour la première fois de sa carrière, il ne savait absolument pas quoi faire.

Chapitre XII

L'amiral Jellico marchait rapidement vers l'infirmerie en se tenant le nez qu'avait généreusement fracassé Marquis. Il rencontra une officière ayant un uniforme de personnel médical. Cette dernière remarqua que l'amiral Jellico avait les mains pleines de sang.
- « Amiral... Puis-je vous aider ? » Demande Quessy.
- « Ha... et bien... ça m'éviterait un voyage à l'infirmerie. » Répond Jellico.
- « Voyons ça... Mais mon dieu que vous est-il arrivé ? »
- « Un officier, qui va sûrement passer le reste de sa vie comme fermier sur Rigel 3, m’a frappé. »
Quessy regarda le nez de Jellico. Rien de bien grave car son bien aimé, le commodore Lamarche, avait déjà pris soin de bien casser le nez de Jellico la journée avant et comme un nez ne peu se casser deux fois,
Marquis n'avait pas pu faire de dégât supplémentaire. Soudain, Quessy eu une idée.
- « C'est pas très beau ça amiral. Nous allons devoir refermer cette plaie. Venez à l'infirmerie. »
- « Vous êtes très gentille. »
L'amiral ne pu voir le sourire dans le visage de Quessy lorsqu'ils entrèrent dans l'infirmerie.
- « Venez ici je vais vous arranger ça. »

* * * * *

- « Je vous assure que la sécurité était en ligne... Je ne comprends pas... » Dit Esclamadon
- « Et bien, expliquez-moi pourquoi j'ai un officier qui est à l'infirmerie avec des brûlures au 1er degré sur la majorité du corps ? » Demande Filion.
- « Ça ne sert à rien de vous affoler Amiral. »
Filion se retourna vers le Commodore et lâcha un soupir.
- « Je suis désolé Commodore. Cette simulation était supposée être sécuritaire et devoir nous apprendre à réagir à bord du USS Solystaire mais, la seule chose que j'ai appris c'est que la sécurité de l’holodeck n'était pas en ligne et que lors de l'attaque du 8ième Galor class, la console du Capitaine Picard a explosé et il a volé sur environ 15 pieds avant de réattérir à mes pieds. » Dit-il
- « Je vais mettre nos meilleurs ingénieurs sur le problème pour comprendre ce qui s'est passé. » Répond Esclamadon.
Sur ce, l'amiral Jellico entra dans la pièce en compagnie du capitaine Valais et du Commodore Alyécha revêtant un sarrau.
- « Alors ? » Demande Filion.
- « Je viens de parler avec le Capitaine Valais et il y a un pépin. » Répond Jellico.
- « Monsieur Valais ne peut pas opérer ? » Demande Filion.
- « J'ai guéri toutes les blessures sans problème mais quelques organes internes ont été atteints... et il y a un pépin avec l'un d'eux. » Répond Valais.
- « Quelle sorte de pépin ? » Demande Filion.
- « Il a un coeur artificiel... et cet engin a été détruit... et aucun d'entre nous n'a l'expérience nécessaire pour ce genre d'opération... sans parler de la technique de fabriquer le coeur artificiel » Répond Alyécha
- « Quelles sont les alternatives ? » Demande Filion.
- « Je viens de demander à l'Enterprise-E de venir ici. Le docteur Beverley Crusher a l'expérience avec ce type de transplantation. Le Commander Riker a immédiatement prit la direction de LYS 5 et sera ici dans moins de 4 heures. » Répond Jellico.
- « En attendant, le capitaine Picard est maintenu en vie artificiellement et … » Ajoute Valais.
Soudain, les lumières du bureau où les officiers discutaient, tournèrent au rouge et la sirène de l'Alerte rouge retentit...
- « Filion à ops... rapport ? » Demande Filion après avoir ouvert l'interphone.
- « On a un problème sir. Vous devriez venir au centre de contrôle de la baie. »
- « J'arrive. Capitaine, commodore retournez auprès de votre patient. Je compte sur vous pour qu'il tienne le coup jusqu'à l'arrivée de l'Enterprise-E. »
- « Oui Monsieur. » Répond Valais.

* * * * *

Quand Filion, Jellico et Esclamadon entrèrent dans le centre de contrôle de la baie, ils regardèrent par la fenêtre, l'intérieur immense, de la baie où plusieurs vaisseaux de Lys 5 étaient stationnés. Le Capitaine Simard était au contrôle.
- « Rapport ? » Demande Filion.
- « Le USS Bombardier vient de larguer les amarres... sans autorisation. » Répond Simard.
- « Interpellez-les. »
- « Aux personnes en charges sur le USS Bombardier. Vous effectuez une manœuvre non autorisée. Veuillez donner le contrôle de votre vaisseau à Lys5. Je répète. Ceci est une manoeu... »
- « EMBRASSE MON CUL ! » Fit une voix inconnue.
- « Communication coupée Monsieur »
- « Un équipage à l'image de leur capitaine. » Commente Jellico.
- « Rayon tracteur. » Ordonne Filion.
- « Trayon tracteur hors service... oh putain... du beau travail de sabotage. » Dit Esclamadon.
- « Ils avaient planifié leur coup. » Ajoute Filion.
- « Les portes commencent à s'ouvrir et je n'en ai pas le contrôle. » Dit Simard
- « Y a-t-il un vaisseau prêt à intervenir ? » Demande Filion.
- « Oui, l'Indépendance et le Boréal. »
- « Mettez-moi les en communication. »
- « Canal ouvert. »
- « Monsieur Lamarche, Monsieur Rochambeault... interceptez-moi le Bombardier avec vos rayon tracteur. Le bombardier essaie de sortir de façon illégale. »
- « Ici le commander Pacha. Le Capitaine Lamarche m'a confié l'Indépendance pendant son absence. Je m'en occupe. »
- « A vos ordre Monsieur. » Répond le capitaine du Boréal.
- « Les portes viennent de se bloquer. Le système hydraulique vient de tomber en panne pour cause de surchauffe. » Dit Simard
- « Il n'y a même pas assez d'espace pour que le Bombardier puisse passer. Nous les tenons. » Dit Jellico.
- « Je ne parlerais pas trop vite Amiral. Je connais le pilote. » Ajoute Esclamadon.
Filion regarda le Bombardier manœuvrer et rouler sur lui-même de 90 degrés. Il s'approcha des portes et d'une façon magistrale, le Bombardier passa tout juste dans l'ouverture des portes.
- « Le Bombardier vient d'engager ses moteurs de distortion. »
- « Sir, nous ne pouvons pas passer les portes. Elles ne sont pas assez ouvertes. » Communique l'Indépendance.
- « Nous aussi. » Confirme le Boréal.
- « Sacré Farrell... » Commente Esclamadon.
- « Commandez aux vaisseaux disponibles de LYS 5 d'intercep... » Commence d'ordonner Filion avant d'être interrompus par Jellico.
- « Annuler cet ordre »
- « Amiral ? »
- « Nous avons besoin de toutes nos unités en parfait état pour la mission à grand déploiement. Je n'irai pas gaspiller des ressources vitales pour la poursuite de ces imbéciles... même si leur geste met en péril la mission. »
- « Y a-t-il d'autres vaisseaux de la Fédération dans les environs ? »
- « L'USS-Enterprise » Dit Esclamadon.
- « Oubliez ça. Il est en route pour sauver le capitaine Picard. Aucun autre ? » Demande Filion.
- « Non Monsieur, c'est le seul vaisseau. »
- « Appelez-les » Ordonne Jellico.
- « Commander Riker en ligne. » Répond Esclamadon après quelques secondes.
- « Commander Riker, nous avons un vaisseau conduit par des officiers rebelles qui se dirige dieu sait où et qui mettent une mission très importante en péril. Vous allez m'intercepter ce vaisseau. »
- « Amiral ? Ignorez-vous que nous sommes en route vers LYS 5 pour faire une transplantation importante au Capitaine Picard ? » Répond Riker.
- « Je le sais. C'est moi qui vous ai demander de venir mais, le Bombardier est un vaisseau unique et il ne doit pas tomber en main ennemie. Interceptez ce vaisseau. »
- « Amiral, je ne sais pas ce que l'équipage du Bombardier veut faire mais ils ne livreront pas le Bombardier a un ennemi. » Dit Filion.
- « Vous en savez quoi ?... Commander Riker obéissez aux ordres. »
- « Ici le docteur Crusher... Amiral, il est impératif que j’effectue la transplantation dans les plus brefs délais. Plus nous attendons, plus la vie du capitaine Picard est en jeu. »
- « C'est la vie d'un homme contre un secret militaire qui pourrait coûter la vie à beaucoup plus de personnes docteur. Maintenant, je ne veux plus entendre un mot. Faites ce que je vous dis monsieur Riker. »
- « Amiral Filion je... »
- « L'amiral Filion n'a pas d'autorité ici commander Riker. Obéissez ! »
- « C'est la seconde fois que nous nous rencontrons Amiral et c'est la seconde fois que vous risquez la vie du capitaine Picard. » Dit Riker.
- « Vous l'aurez voulu commander... décidément vous y prenez une habitude... Je vous révèle de votre commandement... Monsieur Data ? »
- « Oui Monsieur ? » Répond l'Androïde.
- « Vous avez les commandes. Interceptez le Bombardier. »
- « Monsieur je... »
- « Commander Data, je vais relever de ses fonctions tous les officiers jusqu’à ce que je tombe sur quelqu'un qui va m'obéir alors si vous voulez sauver votre capitaine, intercepter le Bombardier et vous pourrez revenir plus rapidement sur LYS 5. »
Un long moment de silence envahit les ondes.
- « A vos ordres... Entreprise terminé. »
- « Enfin, ça prend bien un androïde pour comprendre le bon sens. Avisez-moi quand l'Enterprise aura réussi l'interception. »
L'amiral Jellico sortit et tous les officiers restant dans la salle de contrôle n'en revenaient pas. Filion regarda Esclamadon. Ce dernier lui adressa une question sans jamais la formuler. Quand donc, ce cauchemar se terminera-t-il ?

Chapitre XIII

- « Je suis désolée amiral mais, nous allons devoir attendre encore une ou deux journées. » Dit Alyécha.
- « UNE OU DEUX JOURNÉES ? » Demande Jellico.
- « Les lésions sont trop profondes. Je pourrais vous opérer mais ce serait inutile, vous n'avez qu'à patienter une ou deux journées et la nature fera son oeuvre. »
- « COMMENT S'APPELLE CELLE QUI M'A FAIT CELA ? »
- « Miss Quessy est très compétente et cela n'a rien à voir avec elle. Il y avait une chance sur mille pour que cela survienne et ça s'est produit. Ne blâmez pas Quessy pour ça. »
- « ET BIEN, C'EST VOUS QUE JE VAIS BLÂMER SI VOUS NE PRENEZ PAS LES MOYENS NÉCÉSSAIRES POUR CORRIGER CETTE INFIRMIÈRE DE BAS ÉTAGES ! »
- « J'y veillerai Amiral. Maintenant, retournez-vous couchez dans vos quartiers et reposez-vous. »
L'amiral sortit de l'infirmerie en se tenant le nez et en blasphémant.
- « Alyécha à Quessy. »
- « Quessy j'écoute. »
- « Venez faire vos rapport à l'infirmerie immédiatement. »
- « A vos ordres. »
- « Alyécha à Amiral Filion ? »
- « Oui Commodore ? »
- « Monsieur, si vous ne faites pas quelque chose pour retenir vos officiers, je vous prédis que l'amiral Jellico ne sortira pas vivant de cette station à la fin de la mission. »
- « Que s'est-il passé encore ? » Demande Filion.
- « Quessy a soigné l'amiral Jellico pour son nez cassé lors de son altercation avec Marquis. Résultat, l'amiral Jellico a le nez complètement enflé et deux fois plus gros que sa grosseur habituelle. »
- « Pourquoi ? »
- « J'ai dit à l'Amiral Jellico que le genre d'opération que Quessy avait fait pour lui réparer le nez était une opération qui pouvait donner ce genre de résultat une fois sur 1000 et que c'était tomber sur lui et que Quessy avait bien fait son travail. Maintenant, l'amiral Jellico doit se coucher et rester tranquille pendant une journée ou deux. »
- « Et quelle est la vraie version ? »
- « Quessy a fait du beau travail amiral, pour que le tout passe pour un accident médical. Elle est très douée. Que dois-je faire pour la réprimander ? »
- « Jellico a avalé votre explication ? » Demande Filion.
- « Je crois que oui. » Répond Alyécha.
- « Invitez miss Quessy à dîner sur mes crédits voulez-vous ? Ça me laisse une journée sans l'amiral dans les pattes. Filion terminé. »
Sur ce, Quessy entra dans l'infirmerie.
- « Commodore, vous vouliez me voir…et j’imagine que c’est concernant l’amiral Jellico ? » Demande-t-elle.
- « Dites-moi, vous aimez l'italien miss Quessy ? »

* * * * *

Dans l'holodeck, Jim et Esclamadon s'affairaient à trouver ce qui avait causé l'accident de Picard. Ce dernier était toujours entre la vie et la mort à l'infirmerie et Filion avait décidé de donner congé à toute l'équipe pour la journée, malgré les protestations de Jellico.
- « Vous allez sûrement remplacer Picard sur la mission Commodore ? » Demande Jim.
- « Je serais, en effet le choix logique mais Jellico ne me fera pas ce plaisir là. » Répond Esclamadon
- « Comment cet homme a pu devenir amiral ? »
- « Lorsque je l'ai connu la première fois, ses manières étaient assez rudes mais il avait le mérite que ses idées étaient excellentes et fonctionnaient. Aujourd'hui, il a empiré ses manières et ses idées ne sont plus là. Un jour StarFleet s'en apercevra. »
Sur ce, les portes de l'holodeck s'ouvrirent et une petite fille entra en courant.
- « PAPA, PAPA... regarde ce que ma tante Sylvie m'a donné ! » Crie Kimberly en se précipitant sur Esclamadon.
Esclamadon regarda dans la main de sa petite fille et vit une carte de mémoire.
- « Et qu'est-ce que c'est ? » Demande celui-ci
- « C'est un marqueur ionisé permanent. Je peux faire des dessins sur mes chandails, sur le bout de mes doigts et... »
- « Il va falloir que je parle à tante Sylvie. Ce cadeau semble orienté vers un but précis... »
- « Que veux-tu dire ? »
- « Rien ma chérie... »
- « Bonjour Jim... Comment allez-vous ? »
- « Très bien Kim. Alors est-ce que tu vas me faire d'autres dessins pour afficher dans ma chambre ? »
- « Vous les avez vraiment affichés ? » Demande la petite fille.
- « Certainement, 10 en tout. Ils sont juste au-dessus de mon lit. »
- « OUAAA super. Je cours vous en faire d'autres. Au revoir papa. »
- « Ne cours pas dans les couloirs. »
La petite interrompit sa course et passa doucement la porte de l'holodeck. Mais sitôt la porte refermée, on entendit le bruit de pas de course retentir au loin.
- « Elle est adorable... » Dit Jim.
- « Elle vous adore vous savez... et moi je l'adore... C'est ma raison de vivre. Depuis que j'ai laissé le commandement de l'Antartica, j'ai appris que la vie ne tenait pas simplement à cet insigne de StarFleet que j’ai sur ma poitrine... et c'est elle qui me l'a appris. »
Les deux hommes discutaient tout en travaillant dans les entrailles de l'holodeck quand soudain, Jim vit les sourcils du commodore se froncèrent.
- « Qu’est-ce que c’est que ça ? » S'interroge Esclamadon.
- « Quoi donc ? » Demande Jim à son tour.
- « Ça. »
Esclamadon montra les résultats du tricorder qui venaient de lui être révélés.
- « Je ne comprends pas. »
- « Il y a un relais entre la holomatrice et la banque de données des programmes de l’holodeck. Je suis tombé dessus par hasard. C'est une chance, je vais pouvoir le désactiver. »
- « Ce n'est pas comme ça normalement ? » Demande Jim.
- « Non. La banque de données a été séparée de l'holomatrice il y a 5 ans, après un incident d'holodeck sur l'Enterprise D. Comme ça, si quelque chose survient, il n'y a aucun danger pour que d'autres programmes de la banque de données de l'ordinateur puissent être intégrés dans le programme en cours. Mais ici, le lien s'est reconnecté. Ce n'est pas dangereux mais... »
- « Je ne suis pas certain de bien comprendre. »
- « Il y a 5 ans, un programme sur l’Enterprise D a connu des problèmes. Un personnage de fiction provenant d’un roman de Sherlock Holmes est devenu « conscient » de son existence comme hologramme. Il a alors accéder à la banque de données de l’holodeck et par la suite a accédé à l’ordinateur principal de l’ordinateur du vaisseau. Plusieurs problèmes ont découlé de cette situation. Pour éviter qu’un tel problème se répète, StarFleet a séparé l’holomatrice de la banque de données principale durant l’exécution d’un programme. »
- « Ah je comprends. Commodore, regardez ça. Il y a deux programmes intitulés USS-SOLYSTAIRE – Exercice. L'un était le programme qui avait cours lors de l'accident et l'autre est dans la banque de données de sauvegarde de l'holodeck. »
- « L'un était celui qui roulait au moment de l'accident. Et si nous regardons l'autre, il est identique au premier. C'est sûrement un backup. »
- « Pourquoi ne pas l'avoir appeler backup comme le veut la procédure ? » Demande Jim.
- « Très bonne question. Peut-être que... hoooo merde... Ils ne sont pas identiques... » Répond Esclamadon.
- « Quoi ? »
- « Les deux programmes ont le même nom, exactement le même contenu mais, l'un d’eux n'a pas le système de sécurité actif. Pourtant les enregistrements démontrent bien que c'est l'autre programme qui roulait au moment de l'accident, ca ne peut pas être ça. Vérifiez de nouveau. »
- « Oui, le programme qui roulait lors de l'accident est bien celui qui avait la sécurité active. »
- « Je vais demander aux ingénieurs de chaque vaisseau de regarder ça de plus près, peut-être pourront-ils nous aider. » Dit Esclamadon.
Sur ce, Filion et le commander Maddox entrèrent dans l'holodeck.
- « Alors, du nouveau ? » Demande Filion.
- « Je ne sais pas. Je vais travailler dessus et je vais demander aux autres ingénieurs ce qu'ils en pensent. » Répond Esclamadon.
- « Ordinateur, message à tout les ingénieurs : Veuillez vérifier les données théoriques du programme Holodeck 1 et échafauder des solutions et des explications... Terminé. »
- « Message envoyé. »
- « Et le capitaine Picard ? » Demande Picard.
- « Toujours sous soutient artificiel. » Répond Filion.
- « Savez-vous quand nous partons ? » Demande Maddox.
- « Les premiers rapports indiquent que nous partirions dans deux jours mais, suite à cet accident, je ne suis plus certain. »
- « Le Klingon et la Romulan sont encore en train de se chamailler dans le Solystaire ?»
- « ... pas encore... Disons que je n’aime pas beaucoup l’atmosphère de cette mission. »
- « Regardez au-delà des apparences Amiral... Kozar et T'Rul ont du respect l'un envers l'autre et ce respect passe par les insultes qu'ils se lancent et tant que les deux échangeront des insultes de qualité égale, il n'y a aucun soucis à ce faire. » Intervient Jim.
- « Là, je reconnais la sagesse et l'expérience à revendre d'un cadet. » Dit Filion.
- « HA HA HA je suis certain que vous êtes le premier amiral de StarFleet à dire qu'un cadet a de l'expérience à revendre. » Ajoute Maddox
Tous les officiers présents rirent de bon cœur, sauf l'amiral qui n'avait pas compris la nuance typiquement humaine qui faisait rire ses compagnons. Jim regarda l'Amiral et ce dernier semblait exténué. Jim l'était également mais, lui, il n'avait pas à essuyer les dégâts que Jellico faisait à chaque jour. Jamais Jim n'avait pu voir d'aussi prêt l'action qui prévalait dans les hautes sphères de Lys 5. Il idéalisait souvent ce qu'était le job de ces officiers et pensait que c'était sûrement des surhommes. Mais aujourd'hui, il voyait des hommes bien ordinaires qui avaient sensiblement le même souci que lui... être heureux pour un bref moment. Et aujourd'hui, pour la première fois depuis son arrivée sur LYS 5, et malgré tous les soucis et les problèmes qui prévalaient sur la station, Jim se sentait revivre.

Chapitre XIV

L'Amiral Jellico posa le pied sur la passerelle du USS Boréal. Tous les officiers étaient concentrés sur les préparations de mission et personne ne le remarqua sur-le-champ. Soudain, un officier leva les yeux et s'écria
- « AMIRAL SUR LA PASSERELLE. »
Tous les officiers se mirent au garde à vous d'un coup sec en apercevant l'amiral.
- « Amiral, quel plaisir de vous voir. Je n'avais pas été informé de votre visite. » Dit le Capitaine Rochambeault.
- « Pourtant, j'ai reçu votre invitation. »
- « Ah, vous auriez dû m'avertir de votre venue j'aur... »
- « Votre lettre était tellement cordiale que j'ai décidé de venir sur-le-champ. »
- « Merci Amiral. »
- « Vous disiez sur votre lettre que vous aviez fait des modifications sur le Boréal ? »
- « Oui, le Boréal avait été construit à l’origine pour l’offensive pure… et bien nous en avons fait le vaisseau furtif par excellence. »
- « Donc, vous avez changé la nature même de la classe Polaris... qui est celle de vaisseau d'interception. »
- « Je comprends que c'est aller contre nature et que la Classe Polaris a été conçue dans ce but... et c'était nécessaire dans le temps. Mais aujourd'hui, avec la venue des classes Indépendance, Épervier et autres, je crois qu'il faut savoir s'ajuster, tout comme vous ajustez les opérations ici sur LYS 5. »
Jellico s'approcha de Rochambeault.
- « Votre lettre était très diplomate et invitante. La majorité des officiers de cette station me haïs pour mourir mais vous vous semblez apprécier ma présence. »
- « Et bien, vous êtes l'officier supérieur de ce secteur et je crois que vous avez une vision qui... »
Jellico se pencha en avant...
- « Montrez-moi votre langue Capitaine. »
- « Pardon ? » Demande Rochambeault surpris.
- « Montrez-moi votre langue. »
- « Je ne comprends pas ? »
- « C’est facile, vous n'avez qu'à faire comme quand vous étiez petit et tirer la langue vers l'extérieur. Un capitaine de votre trempe devrait pouvoir faire ça non ? »
- « Oui... mais... »
- « Alors, faites-le. »
Rochambeault s'exécuta devant tous les officiers présents sur la passerelle qui se posaient autant de questions que le capitaine. Jellico examina la langue de Rochambeault sous tous ses angles et fit même mine de sentir la langue du capitaine.
- « Surprenant. »
- « Quoi donc ? » Demande Rochambeault.
- « Vous n'avez pas la langue brune et ça ne sent pas la merde. » Répond Jellico.
- « Pardon ? »
- « Oui. Votre langue devrait sentir la merde à force de lécher le cul de vos supérieur comme ça. »
Rochambeault regarda l'amiral dans les yeux. Pendant un court instant, il était tenté d'ajouter une autre fracture au nez de Jellico mais la remarque l'avait pris par surprise.
- « Je vois que le Boréal est en bon état et je suis certain que si vous vous concentrez sur votre mission, votre langue ne cours aucun risque. »
Jellico se dirigea vers le turbolift et y pénétra.
- « Heureux de vous avoir rencontrer monsieur Rochambeault. La prochaine fois que j’ai besoin d'un lavage de cul, je demanderai à votre premier officier d'être prêt à prendre les commandes du Boréal. Merci. »

* * * * *

L'amiral Filion entra dans les locaux de détention et demanda à l'officier de service de le conduire à la cellule du capitaine Marquis. Ce dernier était étendu sur la couchette. Voilà maintenant 3 jours qu'il croupissait dans l'une des cellules les plus confortables de LYS 5, comme si l'adjectif confortable avait une quelconque signification pour une cellule. Marquis se leva pour accueillir l'amiral Filion
- « Capitaine, pourriez vous aller dans le coin de votre cellule je vous prie. » Dit Filion.
- « Je n'ai pas l'intention de me sauver amiral. » Répond Marquis.
- « Je vous en prie capitaine. »
Marquis obéit, déçu que l'amiral Filion ne lui fasse pas confiance.
- « Faites-moi face je vous prie. »
Marquis s’exécuta et Filion abaissa le champ de force. Marquis remarqua que l'amiral avait pressé le bouton d'une manette qu'il tenait dans la main droite et qu'il n'avait pas remarqué avant. Filion nota que Marquis avait remarqué l'objet.
- « C'est un transmetteur holographique à distorsion de champ. Voyez-vous, votre cellule est truffée de caméras et il va transmettre une conversation très banale entre nous deux au lieu de celle que nous aurons réellement. Je devais cependant m'assurer qu'il n'y avait pas de coupe suspecte, voilà pourquoi je vous ai fait placer dans le coin, car l'enregistrement holographique commence avec vous dans le coin. »
- « Hum, Jellico semble avoir truffé la station de caméra. Et à propos, la plupart des officiers de LYS 5 semblent surpris de me voir ici. »
- « Oui je sais, la plupart pense que vous êtes parti sur le Bombardier et que c'est vous qui avez volé le vaisseau. »
- « Je vois... »
Filion alla s’asseoir sur le lit et prit un grand respire.
- « J'ai besoin de savoir ce que vos officiers ont l'intention de faire en volant le Bombardier. »
- « Je n'en ai aucune idée. »
- « Capitaine, il est très important que je sache ce que veut faire le Bomba... »
- « Écoutez amiral, vous laissez les choses aller trop loin sur cette station. Vous avez demandé à un équipage blessé et exténué de faire une mission dont ils ne connaissent pas la nature mais dont ils savent que leur capitaine a cru bon s'objecter au point d'être jeter en cellule. Déjà que la plupart des officiers sur ce vaisseau avait perdu leur foi en StarFleet. L'ordre de mission qui leur a été donné a sûrement mis le feu aux poudres. »
- « J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour arrêter l'amiral Jellico mais il a les pleins pouvoirs. Si je fais un geste de travers, il prendra l'occasion pour m'enlever le commandement de LYS 5 et en prendre la charge. Il a introduit Jim dans ma mission parce qu'il voulait me déstabiliser. Il a menacé de mettre Bluie dans la mission si jamais je communiquais mon désaccord avec votre mission à StarFleet et il me persécute constamment pour que je commette une erreur. Depuis notre altercation dans mon bureau il semble avoir changer de cap avec moi voyant que je commençais à utiliser ses méthodes. »
- « Est-ce que la violence est vraiment une méthode qu'un officier de StarFleet emploi pour parler à ses officiers ? »
- « J'espère que vous avez compris que le seul et unique but derrière la violence dont j'ai fait preuve était de pouvoir obstruer la caméra sur le mur où je vous ai... gentiment adossé et en vous malmenant, je m'assurais que le micro n'allait rien capter d'autre que le bruit de frottement de votre uniforme sur le micro. Je n'aurais en aucun temps usé de violence en temps normal. »
- « Rassurez-vous, j'avais compris. »
- « Mais pourquoi est-ce que votre équipage n'a pas simplement refuser la mission ? » Demande Filion.
- « Pour ne pas se retrouver en cellule comme moi. Psychologiquement parlant, il était justifié pour eux de prendre le Bombardier, qui leur revient de droit pour tout ce qu'ils ont subi à cause de StarFleet, et de partir avec. Mais je suis d’accord avec vous sur un point. Ils ont quelque chose derrière la tête mais je ne sais absolument pas c'est quoi. » Répond Marquis.
- « Les dernières données que nous a transmis l'USS-Enterprise donnent leur route comme étant le territoire cardassian. »
- « Je sais que Toll connaît quelqu'un... une cousine ou quelque chose comme ça, qui est Cardassian et qui travaille dans l'underground cardassian. Peut-être est-ce que leur escapade est reliée à elle mais ce n'est que pure spéculation. Je sais que certains officiers du Bombardier connaissent l’emplacement d’une station cardassian où certains de leurs amis seraient détenus. Peut-être veulent-ils les délivrer… Franchement, je ne le sais pas. »
- « Je vous remercie. Maintenant, vous allez retourner dans le coin pour que je remette l'image vidéo normale sans qu'il n'y ait de coupure... et je vous promets que d'ici quelques heures vous sortirez d'ici... Vous serez confiné à vos quartiers mais se sera mieux qu'ici. »
- « Merci amiral... et Amiral ? »
- « Oui capitaine ? »
- « Faites tout ce que vous pouvez pour ne pas qu'il arrive quelque chose de fâcheux au Bombardier. Mes gars sont peut-être rebelles mais ils sont de bons officiers et en d'autres temps ils n'auraient jamais trahi StarFleet... D’ailleurs, je ne considère pas qu'ils ont trahi StarFleet. Ils ont simplement réagit à un ordre totalement illogique venant d'un amiral totalement imbécile. »
- « Ne vous inquiétez pas, je vais voir à ce que le Bombardier revienne en un morceau... Et que ses officiers soient eux aussi en un seul morceau. »
Filion sortit de la pièce et remit le champ de force.
- « Oh, capitaine... j'ai une question... »
- « Oui ? »
- « Quel effet cela fait de fracasser le nez de l'amiral Jellico ? » Demande Filion.
- « Une satisfaction méritée... amiral... très méritée... » Répond Marquis.
- « C’est bien ce que je pensais… merci. »
Filion quitta le quartier de détention et remonta dans le turbolift. Marquis avait raison. Ceci était allé trop loin. Il devait faire quelque chose pour que l’amiral cesse de mettre la station à feu et à sac psychologiquement. Le seul moyen qu’il voyait était d’en parler à StarFleet Command. Il ne pouvait pas croire que StarFleet Command sanctionnait ce genre d’attitude. D’un autre coté, il n’y avait pas grand chose que Filion pouvait reprocher directement à Jellico dans un rapport. Jellico était un homme intelligent et tout passait dans son attitude et non dans ses actions proprement dites. Filion entra dans son bureau avec la ferme intention de trouver une solution mais il y découvrit Jellico qui l'attendait en lisant un rapport.
- « Ah ! Amiral... Je vois que le Solystaire est fin prêt... C'est bien. »
- « Oui amiral. Comme vous pouvez voir, il y a un manque laissé par le capitaine Picard et je suggère le Commodore Esclamadon pour le remplacer. »
- « Êtes-vous tombé sur la tête ? Esclamadon est un officier dangereux qui ne cherche qu'à faire exploser la moindre chose qui lui tombe sous la main. Jamais je n’autoriserai une telle chose. »
- « Pourtant, le commodo... »
- « N’insistez pas Amiral, il n'ira pas sur cette mission... D'ailleurs, j'ai décidé de vous relever de vos fonctions pour que vous puissiez vous concentrer sur la mission. Maintenant que le Capitaine Picard ne fera pas parti du voyage, vous aller devoir assumer son rôle et le vôtre en même temps. »
- « Vous m'enlevez le commandement de la station ? » Demande Filion.
- « Oui, je crois qu'à quelques jours du départ de la mission, vous devez vous concentrer sur la mission et les problèmes entourant cette station seraient de trop. Je vais m'en occuper. » Répond Jellico.
- « Vous n'avez pas le droit de décider de... »
- « Regardez ici... C'est marqué blanc sur noir... L'Amiral Jellico a plein pouvoir sur tout officier, justifiant son rapport avec la mission Solystaire et à son succès. »
Filion n'eût pas besoin de lire le tout, il l'avait lu maintes et maintes fois et avait espéré que Jellico ne découvre pas cet article.
- « D'accord. Cependant, le commandement de la station ne vous revient pas. Elle revient à l'amiral Faucher. »
- « C’est moi qui décide qui je mets aux commandes et pour le succès de la mission, je crois que je suis le choix logique. »
- « Regardez ici et lisez L'Amiral Filion retient le plein commandement de la Station Lys 5 et la chaîne de commandement de cette station ne devra pas être dérangée. Ceci pour assurer le bon fonctionnement de cette station Lisez, c'est écrit en Blanc sur Noir. Ce qui veut dire que si je suis relevé de mes fonctions, la chaîne de commandement dit que c'est l'amiral Faucher qui hérite du commandement. »
Jellico se leva et alla près de Filion.
- « Je vous ai sous estimé amiral. Vous êtes un homme intelligent... Pas très rapide mais, très brillant. Je vous laisse gagner sur ce point car il ne sert en rien de perdre du temps sur de tel point. Je garde quand même le contrôle et que ça soit vous ou l'Amiral Faucher, je saurai bien vous faire marcher de la bonne façon. »
- « Est-ce que vous êtes certain que la bonne façon c'est la vôtre ? » Demande Filion.
- « Vous êtes déjà chanceux d'être le seul à pouvoir prendre le commandement de cette mission. Ne faites pas ou ne dites pas des choses que vous pourriez regretter plus tard. » Répond Jellico.
Filion resta calmement devant Jellico sans bouger.
- « Rompez. »
- « A vos ordres Monsieur. »
Filion tourna les talons et sortit de son bureau. À la sortie, Esclamadon l'attendait
- « Monsieur, j'ai découvert quelque chose d'autre… d'assez important. » Dit-il.
- « Allons faire un tour sur la promenade. » Répond Filion.
Les deux officiers marchèrent sur la promenade. C'était le seul endroit où ils pouvaient discuter sans crainte d'être entendu par une caméra.
- « Vous vous rappelez de Joe ? » Demande Esclamadon.
- « Oui, le grand ami de Jim. » Répond Filion.
- « Oui, c'est ça... Il avait la charge de faire le ménage dans les archives des messages sortant et il a découvert ceci quand il a essayer d'effacer un message. Il a dénoté une anomalie dans un message et a mentionné le fait à Jim dans une conversation banale avec lui. Normalement, je n'aurais jamais pu être au courant mais nous avons eu la chance que ça soit Joe qui fasse le ménage en question et que Jim dénote la même chose que moi. »
Filion regarda le PADD qui lui était tendu.
- « Hum... qu’est-ce que c'est ? » Demande Filion.
- « C'est une transmission subspace codée, envoyée par le capitaine Picard le jour de son accident. Pour une raison que j'ignore, le message a été intercepté et ne s'est jamais rendu à sa destination qui nous est inconnue et en plus, le message a été effacé. Pourtant, le message portait la mention Urgent, Priorité 1. »
- « Qu’est-ce que vous essayez de me dire ? Quelle est cette chose que vous et Jim avez dénotée ? »
- « Écoutez amiral, je ne sais pas pourquoi mais, il y a beaucoup trop de choses inexpliquées qui ont un rapport avec le Capitaine Picard et qui ne se passent pas normalement. »
- « Vous voulez dire que son accident... ne serait pas un accident ? »
- « Les pièces du puzzle sont trop éparpillées en ce moment pour que je puisse affirmer ce genre de chose mais, je veux juste que vous surveilliez vos arrières. Nous avons un Romulan et d'autres races sur la mission Solystaire qui pourraient bien avoir quelque chose à voir avec ça. Peut-être que Picard avait trouvé quelque chose ou voulait vérifier quelque chose qui aurait permis de découvrir la vérité. »
- « Discrètement faites placer un garde de sécurité à l'infirmerie pour protéger Picard. D'ici à ce que Picard soit opérer nous ne pourrons lui parler. Continuez à travailler là dessus. »
- « J'attends toujours les idées des autres officiers ingénieurs sur les vaisseaux concernant l'incident de l'holodeck. »
- « Parfait. »
Les deux hommes se séparèrent et Filion marcha encore un peu. Pour une raison qu'il ignorait, il savait qu'il ne devait pas partir sur le Solystaire et que sa station allait avoir besoin de lui. Il sentait aussi que quelque chose se passait mais quoi et pourquoi il ressentait ça, était totalement inconnu. Peut-être était-il un peu plus humain qu'il le croyait vraiment. Peut-être que ce qui lui disait de se méfier provenait de quelque chose de purement humain et qu’il n’avait pas l’expérience pour pouvoir détecter ce que c’était. Mais il était à peu près certain que les humains appelaient ça… L'INTUITION.

* * * * *

Le USS-Solystaire n’était pas à proprement dit un beau vaisseau. Ça ressemblait plus à un Tank qu’à un vaisseau. Certes, le squelette était celui d’un classe Defiant mais il n'avait pas sa grâce.
Faucher le regardait, seul dans le hangar 9. Aucun insigne de la Fédération ni aucune identification, ce vaisseau avait été créé dans un seul but : cette mission. Ses capacités défensives étaient phénoménales.
Tous les systèmes de ce vaisseau étaient orientés pour alimenter les systèmes défensifs. Ces boucliers étaient capables d’aspirer une partie de l’énergie de phaser qui lui était destinée et de se recharger avec. De plus, la coque était composée d’éléments ablatifs capables de soutenir un ou deux tirs de phaser ou de torpille avant de se transpercer. C’était d’ailleurs la principale raison de la laideur de ce vaisseau. Cependant, tous ces artifices donnés aux systèmes défensifs devaient ce payer ailleurs. Les moteurs ne pouvaient lui faire atteindre plus que distortion 7.8. Une tortue en comparaison aux récentes technologies. De plus, les capacités offensives étaient presque inexistantes. Aucun lanceur de torpilles et des phasers dont l’efficacité n’aurait pas fait rougir celle des Classe Constitutions.
L’amiral Faucher détourna son attention de ce vaisseau et regarda par la fenêtre derrière lui, pour voir le départ d’une autre flotte. L’Indépendance et l’Artica disparurent dans un flash de lumière blanche. Toute la journée, les différentes flottes auxquelles différentes missions avaient été assignées pour aider le Solystaire à atteindre son objectif, prenaient le départ avec un intervalle de quelques heures. Il venait d’hériter du commandement de la station et de Jellico du même coup. L’amiral Filion était sur le point de partir dans une mission qu’il considérait très suicidaire et il n’avait pas du tout envie de devenir le seul amiral en charge de cette station car, il savait très bien qu’un autre amiral allait y être assigné, et le nom de cet amiral ressemblait énormément à du Jello.
- « Tu regardes le paysage ? » Demande Filion derrière son dos.
- « Ah ! Dan… »
- « Tu vas prendre soin de notre bébé pendant mon absence ? »
- « T’inquiètes pas… Prends soin de toi et je m’occupe de la station. »
- « Des nouvelles de L’Enterprise ? » Demande Filion.
- « Non, mais monsieur Leblanc a eu une idée et nous la mettons en branle. » Répond Faucher.
- « Quoi donc ? »
- « Le docteur Bashir de DS9 a répondu à l’invitation de monsieur Leblanc pour venir fabriquer le coeur artificiel. »
- « Mais qui fera la transplantation ? Je connais le Docteur Bashir et il est très jeune pour avoir l’expérience nécessaire pour faire une opération de ce genre. »
- « Le docteur Katerine Polaski est en route de la terre au cas où l’Enterprise serait dans l’impossibilité de se libérer avant longtemps. »
- « Je crois que c’est elle qui a fait la dernière opération de Picard, non ? »
- « En effet. Elle mettra une semaine pour venir jusqu’ici mais nous espérons que le docteur Crusher sera ici avant. »
- « L’idée de prendre une navette ne l’a pas effleurée. » Dit Filion.
- « Ils sont près de la frontière cardassian et je crois sincèrement que l’Enterprise sera ici bien avant une navette lancée de l’Enterprise même si ça doit leur prendre 3 jours pour compléter leur recherche du Bombardier. » Répond Faucher
- « Tu as raison. Bon, moi je dois y aller. Le Solystaire décolle dans une heure. »
- « Fait gaffe ! »
- « Hé, je suis l’amiral Filion ne l’oublie pas. »
- « C’est justement ce qui m’inquiète. »
Les deux hommes se sourirent et sans autre cérémonie, l’amiral Filion s’en alla.

* * * * *

Joe avait accompagné Jim à la porte d’accès du Solystaire. Il sentait une chose qu’il n’avait jamais ressenti de son ami auparavant : la peur.
- « Tu vas prendre soin de cette station pendant mon absence ? » Demande Jim.
- « T’inquiètes pas. Prends soin de toi et moi je vais garder la place propre pour ton retour. Je vais en prendre soin. » Répond Joe.
- « Tu sais, j’ai jamais eu aussi peur de ma vie. »
- « Hé, tu es avec l’amiral Filion, ne l’oublie pas. »
- « C’est justement ce qui me fait peur. Ça démontre le sérieux et le risque de la mission. »
- « Écoute mon vieux, tu as été choisi pour faire cette mission alors, tu dois quand même avoir quelque chose de bon à leur offrir. »
- « Tu sais très bien pourquoi je suis sur cette mission. Jellico m’a mis là pour casser l’amiral, pour le faire se sentir coupable si jamais quelque chose m’arrivait, pour lui prouver qu’il avait tort de défier Jellico quand il a dit que je n’avais pas ma place dans StarFleet. »
- « Et bien toi, moi et l’amiral savons que tu peux devenir un excellent Amiral… Alors, montre leur tu veux. »
Jim regarda son ami. Il avait l’impression qu’il n’allait jamais le revoir et il avait le goût de lui dire tout ce qu’il ressentait pour lui. Depuis que la terre est terre et que l’homme est l’homme, l’homme n’avait jamais réussit à s’exprimer aussi bien que la femme sur ce genre de sujet. Au certes, nous étions loin du 20ième siècle où l’homme ne parlait que de choses superficielles et la femme ne parlait que de ses sentiments mais encore aujourd’hui, c’était difficile. L’homosexualité était quelque chose de courant et d’accepté et c’est ce qui avait, en parti, contribué à enlever ce mythe de l’homme dur et brut. Certes, Jim n’avait aucune tendance homosexuelle mais son amitié pour Joe était quelque chose de très fort et il tenait à lui dire.
- « Joe… Je t’aime tu sais… »
Joe paru surpris mais cette affirmation lui permit de faire ce qu’il avait envie de faire depuis quelques minutes déjà.
- « Moi aussi Jim… Moi aussi … »
Joe pris Jim dans ses bras et le serra en homme… L’amiral Filion passa discrètement sans les interrompe et entra dans le Solystaire.
- « Aller, je dois y aller… Le big boss vient d’arriver et il ne manque plus que moi. »
- « Vas-y et bonnes vacances. »
- « Très drôle. Tu veux que je te rapporte un souvenir ? » Demande Jim.
- « Aller va… »
Jim entra sur le bridge exigu et sombre du Solystaire et prit son siège au coté de Maddox.
- « Rapport ? » Demande Filion »
- « Moteur en ligne et prêt. » Annonce Maddox.
- « Tactique prête » Annonce Kozard.
- « Bouclier défensif et oculteur prêt » Annonce T'rul
- « Station scientifique prête » Annonce T'Pon.
- « Tous les systeme secondaire en ligne et prêts... et rock'n’roll » Ajoute Jim.
Jim avait dit les derniers mots de façon prudente dans le but de détendre l’atmosphère mais se sentit mal suite à la non-réaction des officiers sur la minuscule passerelle.
- « D’accord. LYS 5 ici le Solystaire, demande l’autorisation de larguer les amarres. » Demande Filion.
- « Permission accordée amiral. Bonne chance. » Dit le contrôle de vol.
- « Amiral, toutes les flottes ont prit leur envole et ont commencé leur mission. À vous de jouer. » Dit Faucher
- « Amiral Filion, ici l’amiral Jellico. Le silence radio est de rigueur pour toute la durée de votre mission sauf pour envoyer un message de détresse. Aucune communication avec Lys 5 ou un vaisseau de la flotte n’est permise car vous seriez immédiatement détecté. N’oubliez pas que vous allez naviguer en plein coeur de la zone cardassianne ennemie. » Ajoute Jellico.
- « Bien reçu. » Répond simplement Filion.
- « Allez m’empoisonner cette source de white et je vous décore personnellement Amiral. »
- « Hum, ça vaut le coup d’essayer juste pour voir ça. Filion terminé. »
Le Solystaire passa tranquillement les portes du hangar et atteignit l’air libre.
- « Monsieur Kozar, programmer une course vers Terok AB distortion 5 départ à mon ordre. » Ordonne Filion.
- « Mais je peux faire ça d’ici amiral. C’est moi le pilote. » Dit Jim.
- « J’ai d’autre plan pour vous. Veuillez me suivre. »
L’amiral Filion amena Jim dans une petite pièce, très petite où un téléporteur à deux places était aménagé.
- « Montez la dessus. »
- « Monsieur ? »
- « Je vais vous téléporter sur la station, la mise sous tension de la chambre de distortion masquera la signature du téléporteur. »
- « Pourquoi Monsieur ? Je veux faire cette mission, j'en accepte les risques... »
- « Vous connaissez comme moi les raisons de votre présence ici et elles ne sont pas les bonnes. »
- « Mais l’amiral a ordonné que je fasse cette mission et… »
- « Cadet, vous n’avez pas l’expérience requise pour cette mission et vous courez à votre perte, sans parler de la nuisance presque constante que vous avez causée à l’équipe depuis le début de l’entraînement. Je ne veux pas de cette nuisance pendant la mission. »
Jim regarda l’amiral dans les yeux et compris.
- « Vous oubliez que vous vous adressez à un cadet de 50 ans amiral. Votre discours aurait sûrement fonctionné avec un jeune cadet et ce dernier vous aurait haïs de lui dire une telle chose et serait retourné sur la station sans dire un mot de plus mais, moi, je vois votre petit jeu. Et je sais que vous ne pensez pas ce que vous venez de dire. »
Filion regarda Jim et échafauda un léger sourire.
- « Vous devriez être conseiller Jim. Vous êtes certain que vous n’avez pas d’antécédent bétazoïde ? » Demande Filion.
- « J’avoue que le fait que vous soyez Vulcain vous aide à faire ce genre de comédie mais l’expérience vaut mieux que d’être bétazoïde dans ces cas-là. »
- « Écoutez Jim, Jellico veut que je me sente coupable si jamais il vous arrivait quelque chose et bien que je croie que vous pourriez vous débrouiller assez bien dans cette mission et bien, si jamais il vous arrivait malheur, je ne pourrais pas me le pardonner et Jellico gagnerait. Alors, je vous demande de m’enlever ce poids que j’aurais à vous surprotéger durant cette mission et qui pourrait altérer mon jugement. Faites le pour moi et pour vous. Faites le pour ne pas que Jellico réussisse à me casser. »
Jim regarda Filion un court instant et il remonta la tête.
- « Bon d’accord, mais comment j’expliquerai ça ? »
- « Aussi simplement que ça. »
Filion tira un hypospray de sa poche.
- « Vous voulez que je leur dise que vous m’avez endormi et téléporté d'ici contre mon gré. »
- « C’est la seule solution qui ne vous détruira pas. Si vous dites que vous avez accepté votre carrière est terminée. »
- « Kozar à amiral Filion… LYS 5 nous demande ce que nous fabriquons. »
- « Dites leur que je vérifiais un léger détail mais que tout est en ordre. Nous partons. »
Jim s’installa sur le plot de téléportation.
- « Faites attention à vous amiral. Si jamais il vous arrivait quelque chose, c’est moi qui aurais de la difficulté à me le pardonner. » Dit Jim.
- « Ne vous inquiétez pas. Vous serez endormi pendant un peu plus de 5 heures et j’ai choisi un coin de la station où une personne vous attendra et prendra soin de vous sans dévoiler votre présence nous laissant le temps de s’éloigner suffisamment pour ne pas que Jellico puisse renverser la mission. »
Filion appliqua l’hypospray sur la nuque de Jim qui s’endormit sur-le-champ. Il vit dans les yeux de Jim qu’il voulait ajouter quelque chose mais Filion savait ce que c’était et il était inutile de le dire
- « Monsieur Kozar… en avant toute »
Filion fit glisser ses doigts sur la console de téléportation et Jim disparut. L’amiral s’assura que Jim avait bien été matérialisé sur la station et revint sur le bridge.
- « Où est Jim ? » Demande Maddox.
- « J’ai ordonné à Jim de retourner sur la station. »
- « C’est bien les humains ça, surprotecteur et ne prenant jamais de risque. Ça vous perdra un jour. » Perfidie T'Rul.
- « C’est mieux que vous. Vous prenez des risques stupides. Le résultat est encore plus dangereux. » Ricanne Kozar
- « Je vous rappelle que l’amiral n’est qu’à moitié humain et son coté Vulcain traite cette action par la logique. » Dix T'Pan.
- « Laissez tomber la logique dans cette histoire T’Pan. Avouez que vous étiez attaché à ce sympathique bonhomme et moi je suis content qu’il soit en sécurité sur la station au lieu d’être au milieu de notre bande d’enragés. » Ajoute Maddox.
- « Je suis de votre avis monsieur Maddox. Maintenant monsieur Kozar, préparez-vous à augmenter la vitesse à distortion 7. » Ordonne Filion.
- « Distortion 7... à discrétion. »
- « Alors engagez et ...rock'n'roll. »
Personne ne répondit à ce commentaire mais tout le monde fit un sourire en accord avec sa race... et le silence revint sur la passerelle. Il le demeurera pour un long moment.

* * * * *

Sur LYS 5, Jim se matérialisa dans un coin sombre de la chambre de l'ordinateur du pont inférieur de la station. Un autre homme s’approcha de lui et lui passa un tricorder près du corps pour s’assurer qu’il allait bien.
- « Et bien mon Jim, jamais je n’aurais cru que tes vacances auraient été si courtes. » Dit Joe.

Chapitre XV

Les couloirs de Lys 5 étaient déserts depuis le départ de la flotte il y avait deux jours. Les pas de l’amiral Faucher résonnaient comme s’il marchait dans une grotte. L’amiral Jellico ne lui avait pas trop tombé dessus et pour l’instant, il s’en tirait à bon compte. Les vaisseaux de la flotte avaient déjà fait leur rapport de mission et certains avaient déjà entrepris le coeur de leur mission. Tout se passait comme prévu… pour l’instant. Tournant un coin de couloir, il tomba nez à nez avec le commodore Manseau qui sortait d’un holodeck tout en sueur, phaser à la main.
- « COMMODORE ? »
- « Oui amiral ? » Répond Manseau.
- « Que faites-vous ici ? N’êtes vous pas supposée être sur le Nordik en ce moment ? »
- « Hé non, notre cher Amiral Jellico m’a relevée de mes fonctions… parce que je n’ai pas accepté son rendez-vous. »
- « Pardon ? »
- « Il m’a demandé pour sortir et j’ai aimablement refusé. »
- « Le mot aimablement est au sens figuré ? »
- « Nous parlions sur une base sans grade mais, il ne semble pas avoir compris la phrase Permission de parler librement. »
- « Avez-vous des témoins ou des preuves qu’il vous a relevé de vos fonctions sur des bases injustifiées ? »
- « Non et très franchement, je crois que si l’amiral décide de vouloir me relever de mes fonctions, il finira par trouver un moyen qui pourrait être encore plus grave que celui là. Alors, je préfère en rester là. »
Sur ce, le Commodore Esclamadon sortit avec un autre officier sans voir que le commodore Manseau discutait avec l’amiral Faucher.
- « Ha ha ha… j’ai fait danser l’amiral à coups de phaser et je l’ai obligé à se déshabiller et à combattre contre un Klingon… la quéquette à l’air et… OUPS… AMIRAL... he... Monsieur ! »
- « De quel amiral parlez-vous ? » Demande Faucher.
- « Hee…je…de…pas de vous amiral… » Répond Esclamadon troublé.
- « DE QUEL… amiral parlez-vous ? »
- « Jellico Monsieur ! » Répond Manseau.
Faucher regarda les deux officiers et sans poser d’autres questions, entra dans l’holodeck. Ce dernier était vide et les lignes habituelles jaunes revêtaient les murs noirs.
- « Computer quel est le dernier programme initialisé ? »
- « Programme 02432. »
- « Nature du programme ? »
- « Programme récréatif »
- « Lancer le programme. »
- « Mots de passe demandé. »
- « Lancer le programme. Autorisation Faucher Omega 43. »
- « Mots de passe demandé. »
Faucher se retourna vers les deux commodores.
- « Impressionnant. Même moi, je n’arrive pas y avoir accès. Maintenant, dites-moi ce que c’est. »
Les deux commodores échangèrent un bref regard cherchant premièrement une voie de sortie et voyant qu’ils ne pourraient y échapper, ils échangèrent un autre regard pour savoir lequel des deux se sacrifierait.
- « C’est un programme contenant Jellico et qui, dans ce programme, est le martyre du programme, de quoi se défouler quoi. » Répond Manseau en montrant son phaseur.
- « Le but du programme est de trouver le plus grand nombre de situations où l’amiral Jellico se retrouverait… à poil. » Ajoute Esclamadon.
- « Et qui a accès à ce programme ? » Demande Faucher.
- « Très peu de personnes. » Répond Manseau
- « Computer, combien de personne on eu accès au programme ? »
- « 189 personnes. »
Un silence s’installa. Même les deux commodores semblaient surpris par la réponse de l’ordinateur.
- « Si jamais Jellico apprend cela… » Commence Faucher.
- « Il n’y a aucun danger sir. Comme vous avez pu voir, il est très bien protégé. » Répond Manseau.
- « Vous allez m’effacez ça de la mémoire de la station de LYS 5 en permanence. »
- « Oui Monsieur ! » Répond Esclamadon.
- « … mais seulement dans deux semaines. »
- « Monsieur ? »
- « Qui suis-je pour enlever à mes officiers une thérapie qui a plus de visites qu’un conseiller ? »
- « Jellico à Faucher, rejoignez moi dans mon bureau immédiatement. »
- « Oui Monsieur »
L’amiral Faucher laissa ses deux officiers et se dirigea vers le bureau de Jellico. Il se disait qu’il allait probablement subir la première salve de Jellico. Quand il entra, il vit Jellico qui était paisiblement sur son fauteuil en train de lire.
- « Au rapport Monsieur. »
- « Amiral… Je viens d’avoir une conversation très intéressante avec un imposteur qui voulait se faire passer pour le nouvel hôte du symbiote Dax. Cet officier devrait faire l’objet d’évaluations psychologiques car tout le monde sait que le nouveau Trill de Dax a été trouvé. Décidément, le Bombardier est rempli de fou. »
- « Sir, ce n’est pas un imposteur mais, vous avez raison ce n’est pas la vraie Dax. Celle que vous avez rencontrée était de la mission que le Bombardier a faite et qui a rencontré une race supérieure que l’on pourrait apparenter aux Q et elle s’est vue donner une copie conforme du symbiote de Dax. C’est dans le dernier rapport de mission du Bombardier sir. »
- « Ah… Je ne l’avais pas lu. Elle devrait faire attention alors… Jellico à Sécurité. »
- « Oui Monsieur. »
- « Veuillez relâcher la personne que je vous ai fait emprisonner il y a quelques heures et… »
- « Monsieur et pour le capitaine Marquis ? » Demande doucement Faucher.
- « … et veuillez également relâcher le capitaine Marquis qui sera confiné à ses quartiers. .Jellico terminé. »
- « Merci Amiral, c’est gentil de votre part. »
- « J’ai un grand coeur n’est-ce pas ? »
Jellico avait fait cette dernière remarque sur un ton ironique sachant très bien que Faucher ne partageait pas cet avis.
- « Et l’enquête progresse sur l’accident de l’holodeck ? »
- « Seulement deux officiers ont répondu à l’appel lancé par le Commodore Esclamadon pour enquêter sur l’incident. Le lieutenant Scott et Monsieur Poulouin travaillent là-dessus mais, pour l’instant, ils n’ont pas trouvé grand chose. »
- « Tenez-moi au courant voulez-vous ? Et Picard ? »
- « Toujours dans un état stable mais précaire. L’Enterprise n’a pas donné de nouvelle depuis… »
- « Si le capitaine Picard meurt, l'équipage du Bombardier aura sa mort sur la conscience. »
L’amiral Faucher ne cru pas bon de devoir argumenter cette dernière remarque mais, la chaleur qui passait dans ses veines lui fit comprendre que son sang bouillait.
- « Maintenant, amiral vous aller m’aider à résoudre un problème. » Continue Jellico.
- « Lequel ? » Demande Faucher.
- « Celui de l’amiral Filion. Il a désobéi à un ordre direct de ma part en refusant d’amener le Cadet Jim en mission. Vous aller devoir trouver une sanction adéquate à l’amiral Filion lors de son retour… si retour il y a. »
- « Monsieur, je préférerais que vous n’envisagiez pas cette possibilité d’échec devant les officiers, ni même devant moi. L’Amiral Filion réussira sa mission. »
- « Vous le pensez vraiment ? »
- « Monsieur, l’espoir est tout ce qui nous reste face à la guerre. Ne nous l’enlevez pas. »
- « Vous avez peut-être raison. Et cette sanction, qu’elle sera-t-elle ? »
- « Pourquoi est-ce moi qui dois prendre cette sanction ? » Demande Faucher.
- « Parce qu’en ce qui me concerne l’amiral Filion est démis de ses fonctions d'officier supérieur de la station, aussitôt de retour sur cette station. Ce qui fait de vous le nouveau pacha de LYS 5. »
- « Sur quelle base l’amiral Filion est-il démis de ses fonctions ? »
- « Avoir désobéi à un ordre direct d’un officier supérieur et surtout pour avoir mis en danger la vie de son équipage et de la mission en soustrayant un membre à un équipage qui n’était déjà pas suffisant. »
- « Pourtant, c’est vous qui avez composé cet équipage. Pourquoi ne pas avoir assigné plus de monde ? »
- « Amiral Faucher, si vous ne voulez pas vous retrouver dans la même position que l’amiral Filion à la fin de cette mission, ne vous aventurez pas sur ce genre de terrain. C’est moi le maître de ce terrain là et personne ne gagne à part moi sur ce terrain. »
Faucher regarda l’amiral Jellico et pour instant il crut voir apparaître deux cornes de chaque coté de sa tête. Il voyait bien le petit jeu de Jellico. Il voulait déséquilibrer Faucher et le placer dans une situation enviable face à Filion pour mieux le mater. De plus, il provoquait une situation qu’il savait insoutenable pour Faucher… celle de sanctionner Filion. C’était habile et diabolique mais, Faucher n’y pouvait rien. Il allait devoir apprendre à marcher en enfer maintenant.

* * * * *

- « Il aurait pu au moins m’avertir que ca me rendrait malade comme un chien. »
La voix de Jim résonnait partout dans la toilette, assourdi par le fait qu’il parlait au fond du bol de toilette.
- « Arrête de te plaindre… Personnellement, j’aime mieux de voir malade ici que mort là bas. Certes, l’andormophorine qu’il t’a donné était puissant et a déstabilisé ta flore intestinale mais, ça va te passer…un jour. »
- « Toujours le mot pour réconforter, hein Joe ? »
- « C’est pour ça que tu m’appelles ton ami. »
- « Tu m’as l’air heureux depuis un certain temps. »
- « Mais, tu es de retour et je ne suis plus seul. »
- « Joe, ne me prend pas pour une vali… BEEEEeeerrkk… haa… »
- « Bon d’accord, c’est vrai tu n’es pas une ValiBEEerk. »
- « ...une Valise… »
- « J’ai rencontré une fille. » Dit Joe histoire de changer de sujet.
- « À 45 ans… C’est pas un peu tard ? » Demande Jim
- « Elle est superbe… Gentille et… »
- « Serais-tu en train de me décrire la femme de Jellico ? »
- « Je doute que la femme de Jellico soit une gentille fille. »
- « Il le faut… Deux personnes aussi diaboliques ne peuvent exister et même si l’une d’elle l’est moins, il ne pourrait y avoir de consensus… Donc, pour que l’univers puisse exister, il faut qu’elle soit une femme merveilleuse pour contre balancer le fait qu’il soit si diabolique. »
- « Je te rassure ce n’est pas la femme de Jellico. D’ailleurs, Jellico n’a pas de femme. Non. Elle s’appelle Hiba et elle est Andorienne. »
- « Andorienne… Ce n’est pas parce que je suis entrer dans StarFleet que tu dois copier sur un amiral de StarFleet et avoir une copine andorienne. Depuis quand la fréquentes-tu ? »
- « Depuis deux mois. »
- « Et je n’étais pas au courant ? Quand pourrais-je la voir ? J’ai h..BEEEEERkkkkk »
- « Je vais l’inviter à souper… quand tu pourras avaler un souper sans le rendre au bol de toilette par le mauvais coté. »
- « BEEEUUURRRkkk… »

* * * * *

- « Vitesse distortion 4, engager le bouclier occulteur. » Ordonne Filion.
- « Bouclier engagé et stable. » Répond T'Rul.
- « Nous entrons dans l'espace Cardassian. » Annonce Kozar.
Filion regarda son équipage. Depuis son départ, il avait surveillé le moindre indice pouvant lui permette de savoir si le responsable de l’accident de Picard était à bord. Tous les membres d’équipage étaient compétant et Filion fût heureux de savoir qu’au moins Jellico avait choisi un équipage vraiment composé des meilleurs dans leur discipline. Le problème était que, vu leur grande expérience, il était beaucoup plus difficile de trouver qui était le traître et Filion ne saurait sûrement qu’à la dernière minute qui était le traître. Il devait rester aux aguets car l’action n’allait pas tarder à venir.

* * * * *

Non loin de la position du Solystaire, un autre vaisseau aux dimensions semblables filait à toute allure vers un objectif secret. Le Bombardier avait réussi à éviter tous les postes de surveillance de la Fédération mais l’Enterprise était maintenant à leur poursuite. Le fait que le Commander Data était aux commandes de ce fabuleux vaisseau n’aidait en rien à rassurer l'équipage du Bombardier.
- « Statu ? » Demande Ouelette.
- « L’Enterprise devrait nous intercepter dans 10 minutes. » Répond Chap.
- « Combien de temps avant d’atteindre la zone neutre ? »
- « 15 minutes… »
- « Il faut trouver le temps qu’il nous manque. »
- « Peut-être que nous pourrions trouver un refuge ? » Propose Doll.
- « Data est trop intelligent pour se laisser berner de la sorte. » Répond Toll.
- « Monsieur, le Bombardier a beaucoup plus de chance s’il est près de l’Enterprise que s’il est loin. » Intervient Farell.
- « Je ne vous suis pas ? » Demande Ouelette.
- « Nous savons tous que si nous tournons à l’entoure de l’Enterprise à très grande vitesse, leur système de ciblage n’arrivera pas à effectuer un blocage positif. N’oublions pas que nous sommes comme une petite mouche en comparaison à ce mastodonte. »
- « Bonne idée. Nous allons maintenir notre cap et au moment où nous n’aurons plus le choix, nous foncerons sur eux. »
- « Entendu. »
- « Toll, est-ce que tu es certain de la localisation de la station où sont détenus nos amis ? » Demande Ouelette.
- « Mon informateur est très fiable. Elle est de la famille après tout. Je vous jure qu’il y a des centaines de personnes qui attendent simplement d’être délivrées. Faites-moi confiance. » Répond l'intéressé.
- « On te fait confiance Toll, on te fait confiance. » Ajoute Farell.

* * * * *

À bord de l’Enterprise, tout le monde regardait l’évolution de la situation. Riker était toujours au poste de commandement. Officiellement, c’était Data qui avait les commandes mais tous s’était entendu sur le fait que l’amiral Jellico avait poussé trop loin cette fois-ci et avait relevé Riker de ses fonctions dans un excès de rage. Data avait donc redonné le commandement de l’Enterprise à Riker. Il était plus que probable que Jellico n’allait pas en faire une histoire car le tout serait exposé à StarFleet Command et ce n’était pas dans son intérêt.
- « Temps avant interception ? » Demande Riker.
- « 9 minutes 23 seconds. » Répond Data.
- « Ouvrez un canal. »
- « Canal ouvert » Répond Cicero l'officier de communication.
- « USS Bombardier, ici le commander Riker, ne faites pas les imbéciles. Stopper vos machines et abaissez vos boucliers ou nous allons devoir vous intercepter par d’autres moyens que je n’aimerais pas avoir à utiliser. »
- « Pas de réponce »
- « Merde ! Tactique visez leurs moteurs en premier lieu. » Dit Riker
- « Monsieur, ils viennent de changer leur cap et se dirigent droit sur nous. » Annonce Data.
- « Bon… ils ont enfin changé d’idée. Préparez-vous à engager les rayons tracteurs. »
Riker regarda le petit vaisseau s’approcher d’eux et, alors qu’il s’attendait à le voir s’immobiliser devant eux, le petit vaisseau semblait accélérer
- « Trajectoire de collision, impact dans 7 secondes » Annonce Data
- « Quoi ? » Demande Riker.
- « 5 secondes. »
- « Pilote, impulsion maximum. »
- « Impulsion maximum Monsieur »
- « 3… 2… » Continue Data.
- « Tactique, phaseur feu. » Ordonne Riker.
Riker vit les phasers passer de chaque coté du Bombardier qui tangua et il passa juste au-dessus de l’Enterprise.
- « Où est-il ? » Demande-t-il.
- « Il tourne autour de nous. » Répond Data.
- « Intelligent, de cette manière, nous n’arriverons pas à le loquer sur eux. »
- « Monsieur, j’ai un moyen de les arrêter. Nous pourrions utiliser les nacelles pour libérer du gaz de plasma autour de l’Enterprise. Ceci aurait pour effet… »
- « ...de caler leur moteur. »
- « Monsieur ? » Demande Data.
- « C’est une veille expression terrienne en rapport avec les voitures du 21ième siècle sur Terre Data, faites-le. » Répond Riker.
- « Opération en cours... Monsieur, le Bombardier a réussi à s’éloigner à temps et reprend sa course vers le territoire cardassian. »
- « Suivez-le. »
- « Je dois changer la configuration… Encore quelques secondes... Monsieur, je détecte trois vaisseaux Jem’hadars en trajectoire d'interception. »
- « Ils nous ont détectés ? »
- « Certainement. »
- « Le Bombardier ? »
- « Également. »
- « Et bien, nous allons faire comme Jellico nous a tous appris. Nous allons jouer le livre des règlements à la lettre. Ne jamais risquer une majorité pour sauver une minorité. Hors l’équipage de l’Enterprise compte 1100 personnes tandis que celui du Bombardier une quinzaine. »
- « L'équipage de l’Enterprise est de 1143 personnes précisément. »
- « Merci Data. Alors, programmer une trajectoire vers LYS 5… distortion maximum. On a un capitaine qui a besoin de nous. »
- « A vos ordres. »

* * * * *

À bord du Bombardier, on avait pas eu le temps de fêter l’abandon de l’Enterprise. On avait trois chasseurs Jem’hadars dans les pattes.
- « Cette fois-ci, nous pourrions nous réfugier quelque part et les éluder. » Dit Toll.
- « J’aime mieux avoir trois chasseurs Jem’hadars au cul que l’Enterprise au cul. Je sais pas pour vous… » Ajoute Doll.
- « OK messieurs, c’est à nous de jouer. Ce n’est pas trois petits chasseurs Jem’hadars qui vont nous empêcher de nous rendre à notre objectif. » Conclut Ouelette.
Ouelette regardait son ancien siège à sa droite. Ce qu’il donnerait pour y être et que le capitaine Marquis soit sur le siège qu’il occupait en ce moment. Ce qu’il donnerait pour être sur Risa… en ce moment précis.

Chapitre XVI

Filion ouvrit les yeux, réveillé par des cris provenant de la passerelle. Il se leva encore à moitié endormi et il arriva juste à temps pour voir Kozar heurter la console de pilotage et tomber par terre dans un feu d’artifice provenant de la console maintenant en mille miettes. Ce dernier se releva de façon plutôt étonnante pour une personne de son poids et de sa stature et il fonça tête première vers T’Rul qui était vraisemblablement celle qui l’avait projeter sur la console. Filion n’eût pas le temps d’intervenir que T’Rul avait déjà fait les frais de l’attaque de Kozar et s’écroula par terre.
- « STOP ! » Hurle Filion.
Filion fût surpris de voir qu’aucun des deux combattants ne prêta attention à son avertissement et vit T’Rul se relever d’un coup sec. Du coin de l’oeil, il vit Maddox prendre son phaser et ajuster la puissance.
Filion lui fit signe de la main d’attendre.
- « HÉ ÇA SUFFIT VOUS DEUX. »
Peine perdue, les deux se regardaient et Filion savait que dans la seconde qui allait suivre l’un des combattants allait connaître une victoire convaincante. Filion regarda T’Pan et du regard pointa l’épaule de T’Rul. T’Pan compris immédiatement et d’un geste franc et rapide porta sa main à l’épaule de T’Rul, qui eu un petit cri et s’écroula.
Au même moment, Filion avait lui aussi couvert le peu de distance qui lui restait à parcourir et appliqua sa main sur l’épaule du Klingon mais sa prise n’eut aucun effet sur le Klingon. Ce dernier se retourna et tenta d’atteindre l’amiral Filion du revers de la main. Filion se baissa rapidement pour éviter le coup et monta son avant bras à la hauteur de son visage pour arrêter le poing de l’autre main de Kozar qui, autrement, aurait atteint l’amiral de façon nette et précise. Les deux personnes restèrent un instant ainsi, chacun d’eux appliquant une force considérable sur le bras de l’autre.
- « ÇA SUFFIT KOZAR. »
Le Klingon défia Filion du regard. Ce dernier soutint le regard. Il savait que s’il lâchait prise, le Klingon n’aurait plus aucun respect pour lui.
- « Si j’étais vous Kozar, j’obéirai à l’ordre qui vient de vous être donné. » Dit Maddox.
Le Klingon regarda Maddox qui pointait un phaser sur lui et reposa son regard sur celui de Filion.
- « Posez ce phaser Maddox. Kozar n’a pas l’intention de poursuivre ce combat. » Dit Filion.
- « Qu’est-ce que vous en savez ? » Répond Kozar.
- « Je le sais. »
Kozar regarda une dernière fois l’amiral dans les yeux et lâcha prise. Il revint tranquillement à sa console maintenant en milles miettes.
- « Vous allez me réparer cette console subito presto et vous calmer. » ordonne Filion.
Pendant ce temps, T’Rul reprenait ses esprits.
- « Espèce de… »
- « ÇA SUFFIT ! Je ne veux plus entendre un mot sinon je vous téléporte tous deux sur la prochaine planète déserte du secteur sans préavis. VOUS M'AVEZ BIEN COMPRIS ? »
- « … oui… MONSIEUR ! » Réponde en coeur les deux officiers
- « Maddox, vous avez la passerelle… Je vais terminer ma courte nuit et je compte ne plus être dérangé. »
Filion alla se coucher et au moment où il allait fermer les yeux il vit le visage de T’Pan apparaître.
- « Amiral… vous ne voulez pas savoir la cause de cette querelle ? »
- « Non ! »
- « C’est illogique. Comment pouvez-vous laisser passer un point aussi important ? »
- « Simplement parce que si je lui porte la moindre attention, le problème va grossir. »
- « Il est plutôt logique de penser que si vous n’y prêtez aucune attention, il va grossir. »
- « Les officiers qui sont sur la passerelle de ce vaisseau sont supposés être des officiers d’expérience qui n’ont pas besoin qu’on les suive comme des cadets. Ce qui nourrit le conflit entre ces deux personnes c’est le choc des races et des cultures. Pour l’instant, ils s’en prennent l’un à l’autre parce qu’ils n’ont pas d’autre point de focalisation. Mais quand nous arriverons là-bas, ils auront un point de focalisation commun et ils se lâcheront. »
- « Intéressant comme théorie. Je voulais juste vous signifier que la raison de cette dispute est que T’Rul a accusé Kozar d’être celui qui a causé l’accident dans l’holodeck. Ce qui m’a poussé à croire que T’Rul tentait de camoufler quelque chose en lançant cette accusation. » Dit T'Pan.
- « Je vous remercie de cette attention. J’y garderai un oeil. »
- « Merci monsieur… Bonne nuit Monsieur. »
Filion referma les yeux. Son instinct lui disait qu’il devrait rebrousser chemin et mettre fin à cette mission. Tous ses sens humains lui disaient de le faire, que ça finirait mal. Mais c’était illogique.

* * * * *

Jim regarda le dessin que venait de lui tendre la petit Kimberley. Il posa son regard sur le dessin et puis sur la petite fille qui attendait nerveusement le verdict de Jim, son critique d’art favori.
- « C’est superbe… Les couleurs sont parfaites et le sujet est convainquant…Tu es très douée. »
Le visage de la petite fille se transforma d’un coup sec et un large sourire valant plus que 100 barre de latinum. C’était pour voir cette transformation que Jim faisait toujours languir la petite en faisant son visage de critique connaisseur.
- « Ça c’est moi… ça c’est papa… ça c’est ma demi-soeur et mon demi-frère… Ils m’ont servit de modèle. » Dit Kimberley.
- « Les jumeaux de miss Papillon sont sur la station ? »
- « Oui, l’amiral Jellico a demandé que les enfants ne soient pas embarqués sur les vaisseaux pour cette mission alors, Tante Papillon a laissé à Papa le soin de veiller sur nous trois. »
- « Ah ! Je vois que tu fais des progrès. Je reconnais ton demi-frère… C’est très réussit et très beau Kim. Je te félicite. »
- « Vous croyez que l’amiral Jellico aimerait en avoir un pareil ? »
- « Hum… Je ne sais pas mais, je ne connais pas beaucoup de personne qui pourrait ne pas aimer cette oeuvre d’art. »
- « Tant mieux parce que j’en ai épinglé un sur le haut de l’entrée de son bureau ».
Jim frissonna.
- « Tu as fait quoi ? » Demande-t-il.
- « Oui, j’ai affiché un de mes dessins sur la porte de son bureau. »
- « Ne crois-tu pas que tu aurais dû lui demander auparavant ? »
- « Hee… Je n’avais pas penser à ça. »
- « Viens, nous allons aller le retirer et lui donner en main propre. »
Quand Jim et Kimberley arrivèrent, il était déjà trop tard. L’amiral Jellico se tenait devant sa porte, le dessin dans ses mains. Kimberley stoppa net voyant le visage mécontent de l’amiral Jellico.
- « Désolé Monsieur, c’est la petite qui voulait vous faire un cadeau et elle a penser l’afficher sur votre porte pour vous l’offrir. Il n’y avait rien de méchant. »
Jellico leva la tête et regarda Jim puis, il posa le regard sur la petite fille et sur le dessin à nouveau.
- « Très bien…voyez à ce que ça ne se reproduise plus…. »
Jim était stupéfait et il vit le visage de Kimberley s’illuminer d’un coup sec. Un de ses dessins était venu à bout de la méchanceté de Jellico. Ce dernier entra dans ses quartiers et juste avant que les portes se referment sur lui, une boule de papier traversa les portes et rebondit sur le plancher devant les portes qui se fermèrent. C’était le dessin de Kimberley. Jim voulu minimiser l’impact de ce geste mais, il était déjà trop tard. Le visage de la petite fille venait de s’éteindre d’un coup sec et elle partit à courir dans l’autre sens.
- « Kim, attends… ne pars pas je… »
- « Qui a-t-il Jim ? »
Jim se retourna et vit Joe en train de ramasser le papier qui se trouvait par terre.
- « Un geste de sans coeur de la part de l’amiral… » Répond Jim.
- « Attention, il pourrait nous entendre. » Prévient Joe.
- « Je m’en fiche. Il a foutu par terre le dessin que la petite Kim lui avait offert… devant elle. »
- « Incroyable… OH ! Attends, j’ai une idée. Invite la petite à jouer chez nous ce soir, d’accord ? »
- « Si tu veux… »
Sur ce, un officier arriva et s’arrêta devant la porte de l’amiral Jellico.
- « Messieurs ? » Dit Marquis.
- « Capitaine Marquis ! Heureux de vous revoir parmi nous ! » Répond Jim.
- « Merci… hee… cadet… C’est très aimable à vous. »
Marquis pénétra dans le bureau de l’amiral sur le mot de bienvenue habituel de Jellico.

* * * * *

- « Officier au rapport. »
- « Capitaine, j’ai un marché à vous proposer. » Dit Jellico
- « Lequel ? » Demande Marquis
- « Je vous redonne votre grade et vos privilèges en échange de la raison pour laquelle le Bombardier fait actuellement route vers Cardassia Prime. » Répond Marquis.
- « L’Enterprise a confirmé sa destination Monsieur ? »
- « Ne faite pas l’innocent Marquis. Vous savez parfaitement pourquoi ils vont là et je veux le savoir. »
- « Sauf votre respect amiral, vous devriez savoir que je n’en sais rien. Après tous les détecteurs de mensonge que vous m’avez fait passer… »
- « Je sais que vous avez eu affaire à des choses beaucoup plus graves et poussées lors de votre détention par les Cardassians, qu’un simple détecteur de mensonge capitaine et que c’est un jeu d’enfant pour vous de fausser les données de ce détecteur. »
- « Vous avez raison mais là, je vous assure que je dis la vérité.
Jellico se leva et contourna son bureau. Il prit le siège à coté de Marquis et le regarda avec un sourire. »
- « Comment est-ce qu’un capitaine de votre trempe, peut-il ignorer la raison qui pousse un équipage complet à voler un vaisseau et à se rendre sur Cardassia prime ? » Demande Jellico.
- « C’est assez simple… En étant détenu dans une prison de la station Lys 5. » Répond Marquis.
Jellico sentait que Marquis avait du plaisir et qu’il ne pourrait jamais venir à bout de ce capitaine qui comptait plusieurs années d’expérience dans l’art de dissimuler de l’information.
- « Admettons que vous dites la vérité. Je vais faire le gentil pour cette fois-ci et vous rendre la liberté à une seule condition. »
- « Oui ? »
- « Que vous vous excusiez sur-le-champ du geste que vous avez posé sur mon nez aujourd’hui réparé. »
Marquis regarda Jellico se demandant quelle tactique il emploierait pour le casser et si cette demande faisait partie de cette tactique.
- « Et mon équipage ? »
- « L’équipage du Bombardier a volé un vaisseau de la Fédération, a mit en danger la vie du capitaine Picard, des officiers de l’Enterprise et mettent en danger la mission actuelle. Mais ce n’est pas d’eux que je veux parler, c’est de vous. »
- « Vous comprendrez que mon équipage est… »
- « Écoutez Marquis, je vous offre la possibilité de reprendre du service. Ce que votre équipage a fait n’est pas de votre faute et je m’occuperai d’eux en temps et lieux. Maintenant, j’accepterai vos excuses en échange de votre communicateur. »
Marquis voyait très bien le jeu que Jellico voulait jouer. Il voulait établir les premières bases d’un chantage immonde et en même temps assouvir son ego. Ce genre de jeu n’intéressait pas le capitaine du Bombardier.
Les Cardassians avaient également tenté de jouer à ce jeu et il ne l’avait pas fait. Cependant, il ne pouvait rien faire pour aider son équipage s’il ne retrouvait pas son grade de Capitaine et c’est ce qui était la priorité actuellement : aider son équipage.
- « Bon d’accord, Amiral, je m’excuse de vous avoir frappé et avoue avoir eu tort de le faire. »
J’étais sous l’impulsion de ma rage et un officier de StarFleet ne peut se permettre de laisser court à ce genre d’impulsion.
- « Merci Capitaine, vous êtes un homme raisonnable. Rompez. »
- « Merci Amiral ! »
Jellico regarda Marquis quitter son bureau et alluma l’écran devant lui. Il pouvait voir l’amiral Faucher.
- « Décidément, tous les officiers de cette station sont des durs à cuire. »

* * * * *

TITITUTU
- « Joe va répondre c’est sûrement Kim. » Dit Jim.
Joe cria du fond du salon.
- « ENTREZ ! »
En effet, c’était bien elle dans sa robe mauve et ses cheveux battant.
- « Salut Tonton Joe… » Dit-elle.
- « Salut ma petite. Alors, comment ça va ? »
Mais Kim ne pu répondre. Elle était figée. Son regard était fixé sur le mur du fond qu’une toile de plusieurs mètres carrés couvrait.
- « Tu l’aimes ? Je l’ai trouvé en faisant le ménage des couloirs cette après midi. J’ai failli le jeter mais j’ai vu que s’était un dessin et quand j’ai vu ce dessin, il m’a immédiatement plus. Je n’arrive cependant pas à lire qui est l’auteur… C’est écrit là mais, ce n’est pas assez claire. Quoi qu’il en soit, je l’aimais tellement que j’ai décidé de l’agrandir et de l’encadrer. Tu aimes ? » Demande Joe.
La petite Kim n’arrivait pas à articuler un mot. Jim regardait du fond de la cuisine et vit sur le visage de la petite fille, quelque chose qui dépassait l’imagination. Une joie aussi profonde que le désespoir qu’il avait vu un peu plus tôt dans la journée. Vraiment, Joe avait visé pile pour rendre à cette petite fille sa fierté et sa joie de vivre.

Chapitre XVII

Filion entra sur la passerelle du Solystaire.
- « Rapport ? »
- « Nous venons d'avoir un message de l'amiral Jellico nous disant que l'Artica et l'Indépendance auraient détecté, en plus des deux capital ships qu'ils doivent détruire, un escadron de 20 chasseurs... Et une possible présence de Romulan Warbirds. » Répond T'Pan.
- « Je croyais que les communications entre nous et LYS 5 étaient interdites ? » Demande Maddox.
- « Le tout a été envoyé de façon très sécuritaire et j'ai moi-même eu beaucoup de difficulté pour le capter. »
- « L'information est assez importante et nous ne sommes pas encore au coeur de l’action... Mais la présence de ces vaisseaux directement sur notre route pourrait compromettre notre mission. » Dit Filion
- « Aucun Warbird n'est autorisé à aller si long en territoire ennemi. » Intervient T'Rul.
- « C'est ce que les autorités Romulaines ont répondu à LYS 5. Alors, que font les Romulan dans toute cette histoire ? » Demande T'Pan.
- « Est-ce que l'Artica et l'Indépendance ont détruit les deux capital ships ? » Demande Filion.
- « Non pas encore. » Répond T'Pan.
- « Nous traverserons leur secteur dans peu de temps. Il faudrait qu'ils se dépêchent. »
- « Il n'est... »
- « Vaisseau Jem’hadar détecté. Ils se dirigent vers nous. » Annonce Kozar.
- « Impossible, nous sommes occulté. » Dit T'Rul.
- « Directement sur nous. Regardez vous-même. » Rétorque Kozar.
- « Ne paniquons pas. C'est peut-être juste une coïncidence. Combien sont-ils ? » Demande Filion.
- « Deux. » Répond Kozar.
- « La grosseur de ces vaisseaux égale celui d'un Galaxy classe. Notre petit vaisseau ne fait pas le poids. »
- « Temps avant interception ? » Demande Fillion.
- « 3 minutes... »
- « Stopper tout on vas faire le mort. »
- « Tout système coupé. » Répond Maddox.
- « Bouclier occulteur stable. » Précise T'Rul.
- « Ils se dirigent droit sur nous. » Dit Kozar.
- « Si on bouge, nous risquons d'être détecté. » Précise Maddox.
- « Mais c'est le seul moyen de savoir si c'est vraiment nous qu'ils visent. Pilote, nouvelle course cap 032.33, engagé. »
- « Aucune réaction des deux vaisseaux, ils n'ont pas changer de cap. Nous sortons de leur route. » Dit Kozar.
- « Stop moteur. »
- « Ils ne changent pas de route. Je crois qu'on va... K'HAAAR MAK... Ils virent au 090... INTERCEPTION DIRECTE. »
- « Ils ne peuvent pas nous voir... C'est impossible. » Dit T'Rul.
- « S'ils sont tournés sur nous, c'est qu'ils nous ont vus. » Répond Kozar.
- « Ils ont peut-être détecter une signature énergétique quelconque mais je suis d'accord avec T'Rul. Je doute qu'ils connaissent notre emplacement exact. » Ajoute Maddox.
- « Je vous rappelle que nous n’avons pas de bouclier déflecteur lorsque nous sommes occulté. S'ils connaissent notre emplacement exact, nous sommes morts au premier coup. » Dit Kozar.
- « Faux. Notre armure ablative est excessivement résistance. Nous serions morts au second coup. » Précise Maddox.
Kozar regarda Maddox avec un air ironique.
- « Statu ? »Demande Filion.
- « A portée d'écran. »
Comme il n'y avait aucun écran principal, chacun appuya sur le bouton de son écran personnel pour regarder les deux vaisseaux Jem'hadars. »
- « Monsieur, je vous conseille de couper l'occulteur et d'attaquer. » Dit Kozar.
- « Nous ne pourrions pas les vaincre. Nous n'avons pas la puissance de feu nécessaire. » Précise T'Rul.
- « Oui mais au moins, on leur donnera un peu de résistance. C'est mieux que de se faire descendre bêtement comme ça. »
- « Les deux se sont séparés. On dirait qu'ils vont arpenter le secteur. » Intervient Maddox.
- « Je crois plutôt qu'ils veulent nous prendre en sandwich. » Dit Kozar.
- « Ils vont arpenter le secteur jusqu'à ce qu'ils tombent sur nous. On va jouer à la cachette. » Dit Filion.
- « La Cachette ? » Demande T'Pan.
- « Un jeu terrien où une personne cherche les autres... »
- « Quel en est le but ? »
- « Arriver à toucher le poteau du chercheur avant lui. »
- « Ouais mais ici on a pas de poteau... » Dit T'Rul.
- « Ils vont nous entourer. C'est leur tactique. » Ajoute Kozar
- « Je dois avouer que la théorie de Kozar est aussi bonne que la vôtre amiral. » Dit T'Pan.
- « Faites vos jeux. » Conclut Filion.
Filion restait impassible. Il observait la situation évoluer. Les deux vaisseaux Jem’hadars passèrent de chaque coté du Solystaire invisible.
- « L'un d’eux vient de stopper. » Dit Kozar.
- « L'autre vire à 180 degrés. » Ajoute Maddox.
Filion regarda la situation tactique. Tout reposait sur le bluff que les Jem'hadars faisaient.
- « NOUS NOUS DEOCCULTONS. JE N'Y COMPRENDS RIEN. » Cria T'Rul.
- « QUOI ? » Demande Filion.
- « NOUS SOMMES VISIBLES. »
- « Vaisseau Jem’hadar en section 334... PUISSANCE MAXIMUM AUX PHASEURS »
- « KOZAR NON !!! »
Mais déjà le Solystaire se dirigeait sur le vaisseau Jem'hadar immobilisé et dans une manoeuvre assez spectaculaire, tira sur ce dernier. Le Solystaire fit alors une loupe autour du vaisseau Jem'hadar qui tentait de repartir mais le Solystaire était trop prêt. Il faisait l'impression d'un moustique autour d'un homme.
Cependant, le Solystaire fut quand même touché par un tir précis.
- « BOUCLIER A 30%... MOTEUR HORS LINE » annonce T'Rul.
- « Kozar vient de détruire leur système de défense. » Dit Maddox.
- « Et regardez bien ça. » Ajoute Kozar.
Le Solystaire passa directement entre les deux ailes du vaisseau et au passage deux coups de phaser vinrent frapper chacune des ailes.
- « OUWWWAAA... Kozar vient de créer une réaction en chaîne et je crois que le vaisseau va sauter. » Dit Maddox.
- « IMPULSION MAXIMUM... SORTEZ-NOUS DE LA. » Ordonne Filion.
À peine le Solystaire avait-il quitté la proximité du vaisseau, que ce dernier explosa.
- « Comment as-tu fait ça Kozar ? » Demande Maddox.
- « J'AI À NOUVEAU LE CONTRÔLE SUR LE BOUCLIER OCCULTEUR... NOUS SOMMES INVISIBLES ! » Dit T'Rul.
- « Est-ce que vous pouvez m'expliquer clairement ? » Demande Filion.
- « Quand le vaisseau s'est immobilisé, j'ai vu que son système de défense était sous-alimenter... alors je nous ai dé-occulté et... »
- « C'EST VOUS QUI... ???? » Hurla T'Rul.
- « OUI c'est moi, j'ai vu une opportunité inouïe de se débarrasser de l'un d’eux et je l'ai prise. »
- « Monsieur Kozar, vous êtes chanceux d'être sur un vaisseau où il manque d'officiers sinon vous seriez relevé sur-le-champ. C'est moi l'officier supérieur ici. Souvenez-vous-en. » Dit Filion.
- « L'autre vaisseau approche notre position. Ils nous cherchent. » annonce T'Pan.
- « Ils sont capables de détecter quelque chose provenant de notre vaisseau mais ce n’est pas assez précis pour savoir notre position exacte. » Ajoute T'Rul.
- « « Pilote, manœuvre d'évasion et sans vague. » Ordonne Filion.
- « 15 minutes seront nécessaires pour réparer les moteurs. » Répond Maddox.
- « Ils vont nous avoir trouvés en moins de 15 minutes. » Dit T'Rul.
Filion regardait le vaisseau Jem'hadar qui balayait le secteur rapidement. Il était d'accord avec T'Rul. Ils allaient réussirent à trouver le Solystaire dans les 15 prochaines minutes.
- « J'ai évaluer à 65, le nombre de tir phasers pour pouvoir venir à bout de ce vaisseau. » Dit T'Pan.
- « Et 10 tirs provenant d'eux pour nous détruire. » Ajoute Maddox.
- « Kozar, trouvez-moi le point de structure le plus faible de ce vaisseau. » Ordonne Filion.
- « Même en tirant sur ce point, nos chances de venir à bout de ce vaisseau sont de 98 contre 1. » Dit T'Pan.
- « Vous voyez la portion reliant les ailes à la coque principale ? Et bien, c'est là, ce petit tronçon de métal attachant les ailes à la coque est un conduit. Les ailes contiennent le carburant nécessaire pour leur moteur à propulsion par ion. » répond Kozar.
- « Kozar, laissez-moi le contrôle du Solystaire. Maddox, je veux toute la puissance sur le bouclier avant aussitôt que nous redeviendrons visible. » Ordonne Filion.
- « Oui Monsieur »
Filion avait étudier la fiche technique du Solystaire au point de le connaître sur le bout de ses doigts. Le Solystaire avait un avantage qu'aucun vaisseau de la Fédération avait et il allait l'exploiter.
- « T’Rul, préparez-vous à couper l'occulteur à mon ordre. »
- « Prête. »
Filion manoeuvra le Solystaire pour venir faire un face à face avec le vaisseau Jem'hadar.
- « K'HAAAR MAK... Nous sommes sur une course d’impact. »
- « Je sais Kozar. Combien de temps avant l'impact ? »
- « 10 secondes... »
- « Ça ressemble à « Qui à la plus grosse ? » Pense Maddox tout haut.
- « Ce n'est pas logique, pas de votre part Monsieur. » Ce permet T'Pan.
- « C'est un ami commodore qui m'a appris ça. » Ce contente de répondre Filion.
- « 5 secondes avant impact, 4..., 3... »
- « DESENGAGER L'OCCULTEUR » Ordonne Filion.
Le Solystaire apparu soudainement quelques mètres devant le vaisseau Jem'hadar qui ne pu réagir à temps.
Le Solystaire roula de 90 degrés sur lui-même et s'enligna sur le tronçon reliant l'aile à la coque.
- « ATTENTION A L'IMPACT ! »
Le Solystaire fonça directement sur le tronçon et passa au travers comme une balle de fusil. Le résultat fut probant. L'aile étant soudainement séparée de la coque, elle entra en collision avec celle-ci et au bout de quelques secondes l'espace fut envahit d'une lumière vive. Il ne restait plus rien d'autre que des débris.
Sur le bridge du Solystaire, la moitié des consoles avaient volé en éclat et les officiers s'affairaient à éteindre les petits feux qui s'étaient déclarés un peu partout.
- « OUAAAAA quel culot ! » Dit Maddox.
- « Vous êtes malade ? » Demande T'Rul.
- « C'était notre seule chance. » Répond Filion.
- « L'Amiral est comme moi, il prend des risques et ça paie. » Ajoute Kozar.
- « Je ne suis pas comme vous Kozar. Je respecte l'ordre et la chaîne de commandement et si je vous vois encore désobéir ou prendre une action sans mon accord, vous allez aller vous reposer dans votre couchette pour le reste de la mission. »
- « Ne voyez-vous pas que c'est lui le traître ? IL A DÉLIBÉREMENT DÉCLOAKÉ POUR NOUS FAIRE REPÉRER ! C'EST TELLEMENT ÉVIDENT ! C'ÉTAIT SUICIDAIRE ET N'EUT ÉTÉ DE LA VIGILENCE DE L'AMIRAL, NOUS SERIONS MORTS ! » Dit T'Rul.
- « ET VOUS CROYEZ SÉRIEUSEMENT QUE JE ME SERAIS TUÉ ? » Demande Kozar.
- « OUI... MOURRIR EN MISSION C'EST UN HONNEUR POUR VOUS, NON ? »
- « ET SI VOUS M'EXPLIQUIEZ COMMENT LES JEM'HADARS ARRIVAIENT À NOUS VOIR MALGRÉ VOTRE BOUCLIER OCCULTEUR ? »
Les deux officiers s'étaient levés et se faisaient face.
- « JE N'EN AI AUCUNE IDÉE MAIS, VOUS POUVEZ VÉRIFIER VOUS-MÊME NOTRE CLOAKING DEVICE ET VOUS VERREZ QU'IL EST EN PARFAIT ÉTAT ! »
- « HO ! JE SUIS CERTAIN QU'IL EST PARFAIT MAIS, PEUT-ÊTRE POURRIEZ-VOUS NOUS EXPLIQUER CE QUE DES ROMULAN WARBIRDS FONT EN TERRITOIRE ENNEMI ? SINON QUE DE LEUR DÉVOILER COMMENT FONCTIONNE UN CLOAKING DEVICE ET COMMENT LE DÉTECTER… TRAÎTRE... VOUS ÊTES UNE RACE DE TRAÎTRE DEPUIS VOTRE NAISSANCE... »
- « JE VAIS TE... »
Soudain, un tir phaser traversa la passerelle et fit sauter la console juste à coté des deux officiers. Tout le monde s'arrêta net. Filion tenait le phaser et visait les deux officiers.
- « Si vous voulez vous battre, vous le faites dehors mais, pas sur ma passerelle. Comme il fait très froid dehors, je vous conseille de vous calmer. Vos querelles mettent en danger ce vaisseau et je ne peux pas permettre d'envenimer une situation déjà critique. Il n'y a aucune preuve sur toutes les accusations que vous vous lancez. Alors, vous allez me faire le plaisir de faire votre travail et si jamais ça recommence, je vous stocke dans la mémoire du téléporteur jusqu'à la fin de cette mission. Kozar, réparez-moi les boucliers et faites-moi le ménage ici. T'Rul, trouvez-moi la raison de notre détection, Maddox réparez les moteurs. T'Pan vous avez la passerelle. Moi je vais me reposer. »
Filion sortit de la passerelle et s'étendit sur sa couchette. À peine 25 minutes, alors qu'il n'avait pas le temps de bien s'endormir, que Maddox arrivait.
- « Monsieur, puis-je vous parler ? C'est important. »
- « Oui Commander ? »
- « J'ai fait une vérification d'usage et je crois que je sais comment les Jem'hadars pouvaient nous voir ».
- « Allez-y. »
- « L'une des valves d'évacuation de plasma avait été ouverte, laissant une légère traînée de plasma gaz à peine détectable sur sensor. Mais, après vérification des scans des deux Jem'hadars, je vous confirme qu'ils balayaient le secteur à la recherche de plasma. Comme les émanations étaient très minimes, ils devaient concentrer leur énergie sur leurs senseurs. Kozar avait raison, ils ont négligé d'alimenter leur système de défense au profit de leurs senseurs étant certains que nous n’oserions pas attaquer. »
- « Vous avez dit que la valve avait été ouverte ? Parlons-nous de fuite ou d'ouverture... »
- « D'ouverture sir... Quelqu'un a ouvert la valve. »
- « Et vous avez pu savoir qui ? »
- « Oui Monsieur. L'ouverture a été commandée de la console de T'Pan... avec son propre code de sécurité. »
Filion resta silencieux un moment.
- « Retournez travailler et ne mentionnez rien à personne... à personne, vous m'avez bien compris. »
- « Oui Monsieur. »
- « Rompez »
- « Oh et Monsieur ? Où avez-vous appris à faire des blagues ? »
- « Commander ? » Demande Filion.
- « Oui à toutes les fois, vous réussissez à trouver une blague lorsqu'il s'agit de faire sortir Kozar ou T’Rul du vaisseau. La dernière était bonne… Celle d’aller se battre dehors alors qu’il fait un peu trop froid. » Répond Maddox.
- « Je n'avais pas remarqué. Je vais y faire attention. »
- « Ho non j'adore. Continuez. »
Maddox retourna en avant et referma la porte du couloir. Filion se recoucha. La théorie de T'Rul sur le fait que Kozar nous aie dé-occultdé et voulu faire détecter le Solystaire tenait la route. Par contre, celle de Kozar disant que les Romulans étaient présents en territoire ennemi, jumelé au fait que le Solystaire reposait ses espoirs sur une pièce d'équipement Romulan, tenait aussi la route. Mais voilà qu'une troisième personne pouvait être tenue responsable de sabotage et c'était celle en qui Filion avait une confiance totale de par sa nature vulcaine. Cependant, il y avait déjà eu des faits historiques impliquant des Vulcains dont la plus célèbre d'entre elle ayant failli compromettre la signature du traiter de paix entre les Klingon et la Fédération.
Plus il plongeait creux dans le territoire ennemi, plus Filion entendait son petit doigt lui dire de rebrousser chemin...

Chapitre XVIII

T’Pan était assise sur sa couchette et Filion était devant elle attendant une réponse à sa question.
- « C’est une énorme erreur de ma part. Mais lorsque nous avons mis l'occulteur en fonction, j’ai remarqué une légère surchauffe au niveau des conduit de plasma. J’ai alors ouvert les valves pour libérer un peu de pression. Quand j’ai voulu refermer les valves, la pression est remontée à un niveau dangereux. Nous n’aurions jamais pu utiliser le bouclier metaphysique dans ces conditions et, comme je ne savais pas quand nous en aurions besoin, et que le besoin risquait de se faire urgent, j’ai laisser les valves ouvertes. Mes connaissances en bouclier occulteur n’étant pas du tout à jour, je n’y ai vu aucun danger. »
- « T’Pan, si vous étiez humaine, j’aurais pu dire que vous avez oublié qu’on pouvait facilement repérer un vaisseau en scannant pour son échappement mais, vous, vous êtes Vulcaine. »
- « Je n’ai pas d’autre explication, sinon que je n’y ai pas pensé. Les incidents avec Kozar et T’Rul m’ont troublée et je m’interroge toujours sur la façon que vous avez de traiter la question. Si l’un d’eux est le traître, comment pouvez-vous les laisser à leur poste ? »
- « Et les remplacer par qui ? »
- « Alors, arrêtez la mission. »
- « Sur quelle base ? Je n’ai aucune preuve et 13 vaisseaux de Lys 5 sont présentement en mission et risquent leur vie pour notre mission. »
- « Alors, autoriser une fusion mentale »
- « Et tuer complètement le moral des troupes et la confiance, si petite soit-elle, que j’ai réussi à avoir d’eux ? Si jamais c’est faux, une fusion mentale pourrait, non seulement être dangereux pour la santé des principaux concernés mais, aussi pour la santé morale de la mission. »
- « Je vais rester alerte. »
- « T’Pan, ne vous est-il jamais venu à l’idée que je pourrais vous soupçonner vous aussi ? » Demande Filion.
T’Pan regarda Filion et leva un sourcil.
- « Intéressant. Je n’y avais pas pensé. Le fait que j’aie laissé les valves ouvertes et que l’explication que je vous ai donnée n’est pas des plus convaincantes me met sur la liste des suspects. Je dois dire que le raisonnement est logique et que je penserais comme vous si j’étais à votre place. Je vais donc me mettre à vous prouver que cette logique n’est pas fondée. Faites une fusion mentale avec moi. »
- « Ce ne sera pas nécessaire. »
T’Pan ouvrit la porte donnant sur la passerelle laissant l’amiral seul. Filion ne savait plus quoi penser. Le seul en qui il pouvait avoir confiance était Maddox. Mais la logique voulait que si c’était le seul en qui il pouvait avoir confiance, c’était aussi un choix logique pour être un traître, car un traître s’organise toujours pour développer une confiance sans faille avant de frapper. Il ne restait plus qu’une personne en qui il pouvait avoir confiance et c’était lui. Il regrettait beaucoup que Picard ne soit pas là. La loyauté de cet homme était légendaire et il aurait eu quelqu’un sur qui se reposer. Ceci renforçait de beaucoup les soupçons qu’il avait sur le fait que l’accident de Picard ai été provoqué par quelqu’un qui était sur le Solystaire, sachant très bien que Filion serait seul à pouvoir juger de la situation et n’aurait pas l’aide de quelqu’un en qui il pouvait avoir pleinement confiance.
- « Monsieur, nous approchons du secteur 445.33. »
Filion se rendit jusqu’à son siège et regarda sur l'écran de son siège.
- « L’Indépendance et l’Artica avaient pour mission de nous débarrasser de deux capital ships qui patrouillaient et se cachaient dans la nébuleuse que nous voyons là. »
Tout le monde regarda le plan et vit que le chemin du Solystaire passait juste du coté droit d’une nébuleuse.
Une énorme planète avec des anneaux les séparait de la nébuleuse lors du passage.
- « Avez-vous des signes des deux vaisseaux de la flotte de LYS 5 ? »
- « Négatif. J’ai cependant des débris à environs 443 000 kilomètre à tribord de notre passage. Je les analyse. » Dit T'Pan.
- « Kozar, ne faites pas varier la vitesse et rester en distortion 1. T’Rul, assurez-vous que rien ne cloche avec l'occulteur »
- « J’ai les résultats. Les débris sont les restants de vaisseaux Jem’hadars. La signature d’arme employé correspond au arme utilisée par la Fédération. Il n’y a aucun débris de vaisseau pouvant avoir appartenu à la Fédération. J’ai cependant deux signatures ion partant du centre de la nébuleuse et se dirigeant dans le sens opposé de nous. Comme les Jem’hadars utilisent des moteurs à propulsion par ion, il est logique de penser qu’une bonne quantité de chasseurs Jem’hadars sont passés par ici dernièrement. » Dit T'Pan.
- « Monsieur, j’ai un signal d’une sonde de classe IV qui est déployé entre la planète à anneaux et la nébuleuse. Elle semble servir de station d’alerte. » Dit Kozar.
- « La flotte de Lys 5 a dû détruire les capital ships et trouver refuge à l’intérieur de la nébuleuse, tout en laissant un probe pour les avertir de la venu de d’autres vaisseaux. Maddox, pouvez-vous transmettre un message via la sonde sans danger d’être détecté ? » Demande Filion.
- « Nous sommes tellement proche qu’il n’y a aucun problème. »
- « Très bien, transmettez : Merci d’avoir pelleté le chemin pour nous, avons rencontrer quelques bancs de neige mais nous poursuivons notre route… merci…»
- « C’est envoyé. »
- « Quel code étrange. » Dit T'Pan.
- « L’Amiral fait référence au caractère nordique de sa station. » Répond Maddox.
- « Caractère nordique ? » Demande la vulcaine.
- « Oui, la plus part des vaisseaux portent des noms ayant un caractère nordique, comme Boréal, Artica, Nordik, Harfang… Les bancs de neige sont courant dans la région du Nord du Québec sur Terre et il n’y a pas tellement longtemps, avant d’avoir les liquidificateurs, les gens devaient pelleter la neige pour se frayer un chemin. Ceci créait des bancs de neige de chaque coté des routes. »
- « Et vous croyez que vos officiers vont comprendre cette nuance ? »
- « Absolument. » Répond Filion
- « Je dois absolument aller voir sur Terre ce phénomène lors de notre retour. »
- « Je vous y invite T’Pan. Kozar passez en distortion 7. »
- « A vos ordres. »
C’était un bon début. Leur premier obstacle important était passé et le moral des troupes semblait revenir peu à peu. Il se demandait bien ce qui pouvait se passer sur la station.

* * * * *

L’amiral Faucher regardait les données sur la mission. L’Indépendance venait de faire un rapport comme quoi sa mission était réussie et qu’ils allaient faire une petite enquête pour expliquer le passage de deux escadrons de chasseurs Jem’hadars dans la nébuleuse. Un message du Solystaire avait été capté disant qu’ils étaient passés et que leur mission semblait bien se dérouler. Quant aux autres, il n’avait aucun rapport encore.
TITITUTU…
- « Entrez »
Le capitaine Marquis entra dans le bureau de Faucher.
- « Vous vouliez me voir Monsieur ? »
- « Oui capitaine. J’ai reçu ça, vous étant adressé. »
Marquis prit le PADD et lu rapidement.
- « Oui et vous avez des questions ? » Demande Marquis.
- « J’aimerais savoir si c’est vous qui avez demandé cette assignation. » Répond Faucher.
- « J’ai, en effet, communiqué avec StarFleet pour demander d’être assigné ailleurs, le temps que Jellico débarrasse les lieux »
- « Vous savez que quand Jellico apprendra que vous lui avez passé par-dessus la tête, il ne sera pas content. »
- « Les raisons expliquées dans ma demande ne faisaient aucunement mention de l’amiral Jellico. »
- « Et StarFleet a accepté ! Il y a quelques jours, vous étiez emprisonné pour avoir frappé un officier supérieur et aujourd’hui, vous êtes rappeler sur Terre pour une mission spéciale. Vous allez devoir m’expliquer ce que je ne comprends pas monsieur Marquis. »
Marquis regarda Faucher dans les yeux et lui sourit.
- « Jellico est un homme fier et je savais qu’il ne rapporterait jamais notre incident à StarFleet car ceci impliquait qu’il devait dire qu’il avait reçu un ou deux coups de poing sur le nez et qu’il y avait des choses importantes qui se passaient sur cette station. J’étais donc lavé d’avance et comme le vol du Bombardier n’a pas été encore déclaré par Jellico à StarFleet j’ai…é
- « Pardon ? Le vol du Bombardier n’a pas été signalé ? »
- « Non. C’est logique, le vol du Bombardier a été fait alors qu’il était sur la station. C’est une sérieuse tache à sa mission. Il va tout faire pour régler la situation avant d’en informer StarFleet, pour ne pas que StarFleet vienne jouer dans ses plates bandes, lui demandant rapports après rapports et ainsi attirer sur lui les regards de StarFleet sur ses manières de cow-boy. »
- « Je n’ai… » Commence Faucher avec d'être interrompus par l'interphone.
- « Centre de contrôle à Amiral Faucher. Message de l'Enterprise. »
- « Passez le moi. »
Le visage du Commander Data apparu. Au même moment, Jellico entrait sans cogner dans le bureau de Faucher. Ce dernier regarda rapidement Jellico et ne jugea pas nécessaire de faire un commentaire sur la façon effrontée qu’il avait de se présenter chez les gens. Un jour, il allait placer une femme nue sur son bureau pour voir la face de l’amiral Jellico lorsqu’il entrerait sans frapper. Faucher transféra l’image qu’il venait d’avoir sur l’écran principal. »
- « Commander Data, votre rapport. »
- « Monsieur, nous avons traqué le Bombardier le plus longtemps que nous avons pu mais des chasseurs Jem’hadars ont convergé dans notre direction avec l’intention très claire de nous arrêter. J’ai pris la décision de ne pas risquer l’Enterprise si loin en territoire ennemi. C’était inutile et le Bombardier ne fera probablement pas long feu. Nous sommes en route vers LYS 5. »
- « N’avez vous pas pensé que l’équipage du Bombardier veut peut-être vendre le Bombardier aux Jem’hadars ? » Demande Jellico.
- « Ridicule ! Ils haïssent les Jem’hadars et encore plus les Cardassians. Ils ne donneront jamais le Bombardier. » Intervient Marquis.
- « Data, je veux que vous fassiez demi-tour et que vous me détruisiez le Bombardier. »
- « Vous allez détruire un de nos propres vaisseaux ?!? »
- « Ils ne sont plus officiers de la Fédération. Pour moi, ce sont des traîtres du maquis, cette bande de mercenaires du dimanche. »
- « Les Maquis n’existent plus. »
- « Et bien voilà la nouvelle cellule et vous en étiez le capitaine sans le savoir. Mais ça, ça reste à prouver. N’avez-vous jamais remarqué à quel point votre nom de famille ressemblait à Maquis ? Moi je dis qu’il n’y a rien de hasard dans la vie… » Dit Jellico.
- « M’accuseriez-vous de trahison ? » Demande Marquis.
Marquis pu lire dans le visage de Jellico que la réponse était oui mais qu’il ne pouvait le dire de crainte de perdre tout pouvoir sur lui et sur Lys 5. Jellico ne répondit pas et se retourna vers Data.
- « Faites demi-tour monsieur Data et… »
- « Monsieur, une flotte de 3 Jem’hadars converge vers nous. Nos chances de les vaincre est en deçà de 58,5%. Vous voudriez sacrifier l’équipage nombreux de l’Enterprise pour celle du Bombardier ? »
- « L’Enterprise a été conçu pour battre les Borgs. Alors, des Jem’hadars devraient être un jeu d’enfant. Faites demi-tour immédiatement. »
- « Je suis désolé amiral mais, ce que vous me demandez là, met en péril la vie des passagers de ce vaisseau et selon l’article 34.4 section 23, paragraphe 3 du livre d’engagement : Le capitaine, ou toute autre personne s’étant vue donner le commandement par un officier supérieur ou par la chaîne de commandement, détient la dernière décision quant au risque pouvant être encouru par le vaisseau sous son commandement. Sa décision de risquer ou de refuser la prise d’action selon le taux de risque pourra être juger en cour martiale par la suite des événements. »
- « Lâchez-moi avec votre code si vous ne voulez pas que je vous suspende à votre tour. »
- « Si vous le faites, ce sera à l’encontre du code 322.4 chapitre 4 section 2 qui stipule que… »
- « HAAAAA… La ferme… »
Pendant un court moment, la seule chose qu’on entendit fût la respiration saccadée de l’amiral Jellico.
Marquis ne pu s’empêcher de sourire du coin des lèvres.
- « Ramenez votre face d’androïde au plus vite, il y a un patient qui vous attend. Jellico terminer ! » Dit Jellico, puis il se leva : « Amiral Faucher, voici votre premier avertissement. »
Il lança un PADD sur le bureau de Faucher. Faucher prit le PADD et y vit une copie conforme de la lettre de StarFleet, qu’il avait présenté quelques minutes auparavant à Marquis sur sa nouvelle assignation et son retour sur Terre.
- « Si un autre officier passe par-dessus ma tête comme vient de le faire Monsieur Marquis, vous perdez votre commandement sur-le-champ. »
Jellico se retourna face à Marquis et le regarda.
- « Quant à vous monsieur Marquis, déguerpissez de cette station ou c’est moi qui va vous en faire sortir avec mon coup de pied dans votre cul dodu. Et faites attention à ce que vous allez leur dire sur Terre si vous tenez à garder cet uniforme sur le dos… Ne croyez pas que vous avez gagné… Ce serait une énorme erreur. »
Marquis appuya sur son combadge avec sa main droite et sans quitter le regard de Jellico il dit :
- « Marquis à Dax… Rendez-vous à la baie 3... On embarque pour la Terre dans moins d’une heure. »
- « Ho ! Parce que vous croyez que vous pouvez vous approprier n’importe quel officier de cette station ? »
- « J’ai besoin d’un pilote et de plus elle fait partie de mon équipage. »
- « Et si je décidais de la réquisitionner pour Lys 5 pour cause de manque de personnel ? » Demande Jellico.
- « C’est votre droit. » Répond Marquis.
Faucher voyait l’affrontement monter d’un cran et décida d’intervenir.
- « Je suis toujours le officier commandant de cette station et c’est moi qui décide des assignations. Monsieur Marquis, vous pouvez amener Miss Dax avec vous. Une navette vous attend. »
Un moment de silence passa où Jellico et Marquis se regardèrent longuement. Et sur un ton très arrogant, Jellico prononça les paroles suivantes très lentement.
- « Rompez Capitaine. »
Marquis s’approcha encore plus près de Jellico, et ce dernier tourna légèrement la tête, comme pour parer un coup de poing de Marquis qui ne vint jamais.
- « A VOS ORDRES MONSIEUR. »
Le ton qu’avait employé Marquis était très évocateur sur la compréhension qu’avait Marquis de l’avertissement de Jellico. Le « A vos ordres Monsieur » sonnait plutôt comme « On se reverra…. Monsieur ! »

Chapitre XIX

L’amiral Faucher regardait les derniers rapports des missions et il était satisfait de la tournure des choses.
L’Artica et l’Indépendance avaient terminé leur mission et suite à la venue de plusieurs escadrons de chasseurs dans les parages, ils avaient décidé de quitter les lieux et ne pas pousser plus loin leur investigation sur les warbirds. Faucher était tout à fait d’accord avec cette décision. Il était rare de voir des capitaines de Lys 5 savoir être prudent. La plupart de ses capitaines étaient plutôt aventureux et Lamarche et Voscorian étaient de ceux là. Il était rafraîchissant de voir qu’ils étaient capables de résister à l’aventure trop dangereuse. La mission du Nordik et Cie allait bon train même si les vaisseaux avaient subi beaucoup d’avaries et que certains étaient encore dans le pétrin.
- « Contrôle à L'Amiral faucher. »
- « Oui capitaine ? »
- « L’Enterprise vient d’entrer dans le secteur. »
- « Avertissez l’amiral Jellico. J’arrive dans quelques secondes. »
Faucher entra juste devant Jellico dans la salle de contrôle où l’on pouvait voir l’Enterprise à l’écran. Ce vaisseau était très profilé et Faucher n’arrivait pas à savoir s’il trouvait cet Enterprise plus beau que l’ancien. Chose certaine, c’était toujours le même crew qui le composait et c’était ça le plus important.
- « Ouvrez un canal. » Ordonne Faucher.
- « Commander Riker en ligne. » Répond l'officier en poste.
- « Je croyais l’avoir relevé de ses fonctions lui ! » Dit Jellico.
Le visage de l’homme à la barbe parfaitement taillé apparu.
- « Permission d'accosté. » Dit Riker
- « Où est Data ? » Demande Jellico.
- « Il est en train de préparer à l'infirmerie l’équipement nécessaire pour l’intervention sur le capitaine Picard. »
- « Et il vous a nommé vous aux commandes ? »
- « Vous m’avez relevé du commandement de l’Enterprise mais pas relever de mes fonctions. Comment va le Capitaine ? »
Faucher saisi l’occasion que lui offrait Riker de changer le sujet.
- « L’état de votre capitaine est stable. Notre infirmerie est prête pour l’intervention. »
- « Le docteur Crusher sera là dans quelques minutes. »
- « Nous attendons… LYS 5 terminé »
- « Picard et StarFleet voient un saint en cet homme et moi je n’y vois que de l’arrogance. » Dit Jellico.
- « Chacun a sa façon de commander et Riker a la sienne. » Répond Faucher.
- « Certaines façons sont meilleures que d’autres… »
- « Vous avez raison… Vous avez tout à fait raison. »
Sur ce, le commodore Esclamadon entra dans le centre de contrôle.
- « Le docteur Bashir vient d’arriver et va porter assistance à miss Crusher. »
- « La crème de la crème médicale pour monsieur Picard. Il est gâté. » Dit Jellico.
- « Monsieur, communication de l’Antartica Priorité 1. » Dit l'officier de communication.
- « Je le prends dans mon bureau. » Dit Jellico.
- « Désolé amiral mais, c’est adressé à l’amiral Faucher. »
- « Vous connaissez un message de la flotte destiné à l’amiral Faucher qui ne me concerne pas capitaine Simard ? »
- « Le message est adressé à l’amiral Faucher… C’est tout ce que je peux vous dire. »
- « Monsieur Faucher… Nous allons le prendre dans votre bureau. »
- « Transférez-le dans mon bureau… Amiral Jellico, si vous voulez me suivre. Si monsieur Commodore Esclamadon veut bien se joindre à nous… Il n’y a pas de message trop secret pour un commodore s’il ne l’est pas pour un amiral. » Dit Faucher.
Faucher fit un geste trop théâtrale pour être vrai et invita Jellico à entrer dans son bureau. Le visage de Voscorian, le capitaine de l’Artica était à l’écran.
- « Monsieur Voscorian ! »
- « Amiral… »
- « Monsieur Voscorian… »
- « Amiral Jellico… Je… »
- « Un problème sur ma présence ici ? Est-ce un message personnel ? J’en doute parce que si c’est le cas, je ne vois pas pourquoi vous utilisez la priorité 1 pour ce faire… » Dit Jellico
- « Je voudrais vous rapporter un incident. Le Lieutenant-Commander Poulouin vient d’être victime d’un accident de holodeck très similaire à celui du capitaine Picard. » Dit Voscorian.
- « Monsieur Poulouin faisait enquête sur l’accident du capitaine Picard non ? » Demande Faucher.
- « Oui absolument. À première vue, il aurait déclenché un programme et ce programme avait pour but de tuer la personne qui l’avait déclenché via une simulation. Le problème c’est que ce programme s’est auto-effacé. Monsieur Poulouin semblait avoir trouvé quelque chose d’important car il a demander à un ingénieur de surveiller la simulation et c’est cet ingénieur qui a sauvé la vie de monsieur Poulouin. »
- « Comment va monsieur Poulouin ? »
- « Il est dans le coma. Il a été victime d’une coupure à la jambe et de brûlures suite à une bagarre d’une grande violence sur l’holodeck contre dieu sait quelle créature. »
- « Quelle était la nature du programme ? »
- « Personne ne le sait. Nous allons vérifier les données de l’ordinateur mais le programme a été effacé avec un code d’accès de haute priorité, »
- « Je n’avais pas porté attention à cet accident car je croyais que c’était anodin mais là, ça commence à m’inquiéter. Un accident peut-être mais deux ça, c’est un peu trop à mon goût. » Intervient Jellico.
- « J’ai mit une équipe complète ainsi que l’Indépendance sur le problème. Nous savons que monsieur Scott sur le Québec était aussi dans l’enquête de monsieur Poulouin. »
- « Je sais que StarFleet était à la mise au point d’un système de diagnostique informatique. Monsieur Faucher va vous faire parvenir ce programme aussitôt qu’il me sera envoyer. »
- « Monsieur, il se pourrait que l’auteur de ce programme soit un officier du Solystaire. » Intervient Esclamadon.
- « Pardon ? » Demande Jellico.
- « J’en ai parler avec l’amiral Filion juste avant son départ et il y a avait des officiers ne faisant pas parti de StarFleet qui avaient accès à nos ordinateurs et qui auraient pu implanter ce programme. »
- « ET ÇA NE VOUS AURAIT PAS DIT DE ME FAIRE SAVOIR VOS THÉORIES AVANT ? »
- « Je n’avais aucune raison d’accuser mais, avec ce nouvel incident, je crois que nous devrions enquêter sur les officiers présents sur le Solystaire. »
- « StarFleet a enquêté de façon très profonde sur ces officiers. Ils sont irréprochables. » Dit Jellico.
- « Pouvons-nous en être certain ? » Demande Esclamadon.
- « Ce n’est pas moi qui ai choisi et fait l’enquête sur ces officiers. Et je n’ai pas pleinement confiance en StarFleet . Comme mon père disait, si tu veux un job bien fait, fais là toi-même. »
- « Je vais mettre une équipe de LYS 5 sur une enquête concernant chaque personne composant l'équipage du Solystaire. Mais je crois que StarFleet n’aurait pas commis une erreur aussi grande. » Dit Faucher
- « StarFleet n’avait pas toutes les données que nous avons là. Nous savons que notre saboteur est assez calé en ordinateur et qu’il a accès un code de sécurité assez élevé. » Dit Esclamadon.
- « Voulez-vous faire cette enquête Commodore ? » Demande Jellico.
- « Volontiers. »
- « Le Commodore Manseau vous portera assistance. Depuis le temps qu’elle se poigne le derrière sur cette station, ça va la changer. »
- « Il ne faudrait pas oublier le message de Picard qui a été intercepté et effacé. Ce message est sûrement à l’origine des problèmes de notre saboteur. Ce message devait contenir une information que StarFleet aurait peut-être utiliser pour découvrir quelque chose sur notre saboteur. Pour Picard, cette information n’avait peut-être aucune importance mais pour notre saboteur elle en avait… »
- « Aussitôt que Picard ou Poulouin reviendront à eux, ils pourront nous donner plus de détails. »
- « Crusher à l'Amiral Faucher. »
- « Oui Docteur ? »
- « Moi et le docteur Bashir avons évalué l’état du capitaine Picard. Son cas est très complexe et je dois dire que malgré notre grande expérience, il n’y a qu’une personne capable de mener à bien cette opération : le docteur Pulaski. L’état du capitaine est stable et si nous tentons une intervention nous risquons gros. »
- « Suggestions ? »
- « Nous voudrions amener le capitaine à bord de l’Enterprise et aller à la rencontre du Docteur Pulaski qui est déjà en route depuis 3 jours vers LYS 5. »
- « C’est vous le doc… Vous faites ce que vous croyez le mieux. »
- « Merci Amiral. Nous partons immédiatement. »
- « Jellico au Commander Riker. »
- « Riker écoute... »
- « Je vous redonne le commandement de l’Enterprise. Vous aller me conduire le capitaine Picard à la rencontre du docteur Pulaski… »
- « Monsieur ? »
- « Si vous préférez que je donne cette mission au commander Data… »
- « Absolument pas Amiral… A vos ordres Monsieur ! »
- « Jellico Terminé ! De vrais enfants. Lorsqu’on leur fait des cadeaux, ils ne vous croient pas capable d’une telle générosité. Je ne suis pas un monstre quand même. »
Jellico regarda les deux officiers présents avec lui pour voir quelqu’un acquiescer à son affirmation. Il n’en trouva aucune.

* * * * *

Le commodore Lamarche était assis sur le siège de l'Indépendance et venait de souhaiter un bon voyage au capitaine Voscorian de l’Artica qui voulait aller prêter main forte au Patriote qui semblait avoir des difficultés. Lamarche quant à lui, avait décidé de revenir à Lys 5 sa mission étant terminée sans trop de difficulté.
- « J’aurais pensé qu’en étant en territoire Jem’hadar, on aurait pu mettre la puissance de feu de l’Indépendance à l’épreuve et… » Dit Lamarche.
Soudain l’une des consoles sonna, indiquant quelque chose d’anormal.
- « MONSIEUR, DEUX WARBIRDS ROMULIEN EN POSITION DE TIR. » Crie Raf.
- « ALERTE ROUGE. »
En moins de temps qu’il ne le fallut pour le dire, l’Indépendance était secouée de tous les cotés.
- « FEU ! » Ordonne Lamarche.
- « Mais d’où sortent-ils ? » Demande Raf.
- « Ça devait être les deux Warbirds qui étaient dans la nébuleuse que nous n’avons pas trouvés. Ils nous ont suivis. » Répond Lamarche.
- « En attendant, nos boucliers baissent à vu d’oeil. » Intervient Quessy.
- « Un warbird, nous aurions pu en venir à bout mais deux warbirds, ça va être très difficile. Surtout que ce n’est pas nous qui avons donné la volée de torpilles. » Ajoute Raf.
- « Manoeuvre d'évasion aplha 1. »
- « Boucliers à 30% » Dit Quessy
- « Ça sert à rien Commodore… » Ajoute Raf.
- « Boucliers à 20% »
- « C'est un bon jour pour mourir.. » Dit Lamarche.
- « J’ai un warbird avec ces boucliers à 40% et l’autre avec à 10%… » Annonce Scotty.
- « Concentrons-nous sur un seul voulez-vous ? » ordonne Lamarche.
- « Boucliers à 13% » Dit Quessy
- « Manoeuvre d'évasion... »
Puis soudainement, Lamarche senti son coeur lui picoter et tout ce qu’il eut le temps d’entendre c’est Quessy qui criait :
- « BOUCLIER BAISSE... COMMOOOODOOORRE ! »

* * * * *

Lamarche se matérialisa dans une cellule d’un warbird Romulan. Il était entouré par une bonne dizaine d’officier de son vaisseau, probablement la capacité totale de tous les transporteurs du warbird. Un Romulan se trouvait de l’autre coté d'un champs de force. Il ne portait cependant pas l’uniforme Romulan.
- « Espèce de ver de terre ! Il fallait nous tuer. La capture est inacceptable. » Dit Lamarche.
- « Purement Klingon comme réaction. Demandez à votre ami s’il est content de vivre. » Dit R'Hada
- « Vous pouvez aller en enfer, moi aussi je veux mourir honorablement. » Ajoute Raf.
- « Que c’est touchant. Je suis le Capitaine R’hada et… »
- « L’Indépendance, vous l’avez détruit ? Si vous ne voulez pas nous tuer alors dites-nous ce que vous faisiez dans cette nébuleuse ? » Demande Lamarche.
- « L’Indépendance a réussi relevé ses boucliers mais est à la dérive sans arme, sans système de propulsion. Il est là et nous essayons de trouver un moyen de les abaisser sans détruire tout le vaisseau qui, je dois le dire, n’est pas en très bon état. Et pour répondre à votre seconde question, nous étions dans la nébuleuse pour faire du tourisme. »
- « Vous pouvez bien faire votre courageux derrière un champ de force mais si j’étais en face de vous vous… »
- « Vous souffririez tellement plus qu’en ce moment. »
Au moment où le Romulan terminait sa phrase, le vaisseau fut secoué violemment et tout le monde perdit pied. Quand Lamarche regarda pour retrouver ses esprits, il s’aperçut que le champ de force qui le séparait du capitaine n’était plus. Il les franchit tellement rapidement, que le capitaine n’eut jamais le temps de savoir ce qui venait de lui casser le cou.
- « J’aurais aimer vous faire souffrir mais j’ai pas beaucoup le temps. »
- « Ça fait pas très StarFleet comme remarque ça, Commodore. » Dit Raf.
- « Non mais ça fait très Klingon. Prenez ça et allons prendre le pont avant que la nouvelle de notre évasion se sache. Voici la carte d’accès du capitaine et de ses codes personnels. Voyez si vous pouvez me décrypter ça. Si on a les codes du capitaine, on pourra prendre le Warbird. » Répond Lamarche.
Raf avait déjà investi l’ordinateur de bord avec la carte d’accès du capitaine romulan.
- « L’Indépendance est toujours là et d’après ce que j’en crois, ils ont réussi à remonter les boucliers et l’autre Warbird n’est plus là »
- « La secousse que nous avons eue tantôt devait être le souffle de l’explosion du second warbird que l’Indépendance aurait détruit. »
- « C’est drôle, les capacités offensives du warbird où nous nous trouvons ne sont pas à leur meilleures. »
On dirait que ce warbird a été configuré pour servir de station de communication. Les sensors sont ultra performant, les systèmes de communication aussi.
- « On verra ça plus tard. Pour l’instant, il faut prendre la passerelle. »

* * * * *

Le Solystaire continuait sa route tranquillement, si ce mot pouvait qualifier la situation actuelle. Filion n’aurait pas approuvé.
- « Nous entrons en secteur 445.23 » Dit Kozar.
- « Nous sommes en avance ? » S'étonne Filion.
- « Oui, d’environs une journée. J’ai réussi à nous donner un peu plus de puissance en ajustant le moteur à la fréquence de l'occulteur. » Répond Maddox.
- « C’est la flotte du Nordik qui devait vider l’espace où nous nous engageons… Mais, ils nous attendent seulement que demain. »
- « Peut-être devrions-nous patienter. » Dit T'Pan.
- « Je détecte trois vaisseaux Jem’hadars et deux vaisseaux Cardassians dans le secteur. » Prévient Kozar.
- « Nous ont-ils détectés ? » Demande Filion.
- « Négatif. Ils se dirigent vers le secteur 445.21. »
- « Le Kodiak, le Nordik et le Patriote doivent avoir attirés leur attention. » Dit Maddox.
À la mention du Patriote, Maddox cru voir la peau de l’amiral devenir bleuté. Filion avait réussi à ne pas penser à Bluie depuis un bon bout de temps mais, maintenant qu’il était tout proche d’elle sur le Patriote, tout ce qu’il voulait c’était lui envoyer un message. Malheureusement, il savait que c’était impossible. La sensation d’amour qu’il ressentait était encore plus forte que la première fois qu’il l’avait embrassée.
Comment cela était-il possible ? Comment est-ce qu’un sentiment pouvait être plus fort que lors de sa première initiation ? C’était illogique. Normalement, plus l’on ressent quelque chose souvent, plus l’on s’habitue à cette sensation. Mais dans le cas présent, il ressentait quelque chose d’encore plus fort que toute les autres fois où il avait pensé à Bluie… Et elle n’était même pas là pour qu’il lui dise. Mais Filion devait reprendre le contrôle de ses émotions… à regret.
- « S’ils sont rendus si loin, c’est qu’ils ont probablement réussi à éliminer une bonne partie du champ de mines. Kozar, nous allons traverser à mi-impulsion. » Dit Filion.
- « Nous devrions nous dé-occulter. Si nous rencontrons une mine sans boucliers, nous risquons de grave dommages. » Dit T'Rul.
- « Décidément T’Rul, vous n’aidez pas votre cause sur les accusations de traître que je continue d’affirmer à votre sujet. Si nous nous dé-occultons, les 3 Jem’hadar et les deux cardassian vont nous détecter et là, nous allons être dans de beaux draps. C’est une idée assez bizarre que vous venez de nous faire là. » Dit Kozar.
- « Les vaisseaux sont assez loin pour que nos chances d’être détecté soient presque nulles et… » Répond T'Rul.
Filion voyait un autre conflit naître et décida d’y couper court.
- « Nous garderons le bouclier occulteur. La coque du Solystaire devrait pouvoir résister à une explosion. Si jamais cela arrive, nous dé-occulterons et poursuivront avec les boucliers. J’ai confiance que mes gars ont nettoyé le secteur. »
Le Solystaire avançait lentement. La tension sur la passerelle était à son comble. Chaque officier serrait un peu plus fort le bord de son siège, sauf T’Pan qui n’y voyait aucune logique. Maddox semblait particulièrement nerveux. Selon son dossier, cet homme n’avait pas servit sur un vaisseau depuis plus de 10 ans. En laboratoire, votre vie n’est pas constamment menacée et on perd l’habitude d’être sous un stress constant.
Filion regardait l’écran. Il savait que si le champ de mines n’avait pas été débarrassé, qu’un de ses vaisseaux serait là pour les en avertir et ce n’est pas les trois vaisseaux ennemis qui les en auraient empêché. Le voyage à travers ce qui avait dû être jadis un champ de mines, se passa sans problème.
- « Nous sommes suffisamment loin. Pilote, distortion 1 ».
- « Distortion 1. »
- « Objet détecté à 43 kilomètres à tribord. Ça se dirige vers nous. » Annonce Maddox.
- « Ça ressemble à un missile mais, c’est de la grosseur d’un runabout. » Ajoute T'Pan.
- « Comment a-t-il pu nous détecter ? » Demande Filion.
- « Aucune idée. » Répond Maddox.
- « Pas de signe de vie à bord… C’est un missile auto guidé. D’après ce que j’en comprends, il se guide sur les résidus de notre plasma. » Dit T'Rul.
- « Est-ce que les valves sont encore ouvertes ? » Demande Filion.
- « Négatif. » Répond T'Pan.
- « Il va toujours y avoir des résidus. C’est inhérent à l’adaptation de notre technologie à la vôtre. » Répond T'Rul.
- « Expliquez ? » Demande Filion.
- « Les boucliers occulteurs ont été conçus pour fonctionner avec un moteur à singularité. L’adaptation à un moteur à distortion laisse une légère trace de gaz plasma. »
- « Mais nos moteurs ne laissent pas de trace de plasma en nombre suffisant pour être détectés en temps normal ! »
- « Ces particules de plasma sont retenues par le boucliers occulteurs à l’intérieur de la bulle de distortion lorsque les moteurs fonctionnent en même temps que l'occulteur. Aussitôt que le moteur cesse d’exister, les particules de gaz reste en suspension à l’entoure de la coque. Aussitôt que l’on forme une autre bulle de distortion n’ayant pas la même fréquence que le dernier, les particules d’antimatière sont projetées à l’extérieur et sont détectables à ce moment et seulement à ce moment précis. Si on scanne vraiment pour les voir. Je suis très surprise de voir qu’une machine à guidage automatique a réussi à détecter ça. Ni les Cardassians, ni les Jem’hadars ne savent cela. » Explique T'Rul.
- « La modification de monsieur Maddox au moteur résultant de notre gain de vitesse, peut-elle en être la cause ? » Demande T'Pan.
- « Hum… Peut-être… Le fait d’ajuster le moteur à la fréquence de l'occulteur a dû retenir encore plus de gaz qu’à l’habitude. Alors, la signature était plus grande et a été détectée par le missile qui devait chercher une signature pour se diriger. »
- « C’est plausible en effet. » Dit Maddox.
- « Distance 23 kilomètres. » Annonce Kozar.
- « Suggestions ? » Demande Filion.
- « Le détruire. »
- « D’après les senseurs, cet engin résistera à notre faible puissance de feu. De plus, l’explosion alertera les vaisseaux ennemis qui sont dans le coin. Nous pourrions interpréter votre idée comme étant proche de celle d’un traître monsieur Kozar. » Dit T'Rul.
- « Grrrrr… »
- « Et si nous créons un Retour de Flamme ! » Dit Maddox.
- « Commander ? » Demande Maddox.
- « Oui, je continue dans la même veine que vous il y a quelques jours. C’est un terme utilisé par les gens qui utilisaient des moteurs à essence au 21ième siècle. Je ne me rappelle pas exactement ce qui causait cette réaction mais le résultat était qu’une énorme poche de gaz sortait du tuyau d’échappement dans un bruit d’enfer, libérant ce gaz d’un coup sec. Ça vient de me donner une idée. »
- « Oui, c’est une bonne idée : reformer une bulle de distortion avec l'occulteur et injecter du gaz plasma en bonne quantité. » Dit T'Rul.
- « Par la suite, partir en maximum impulsion, libérant le gaz et repartir aussitôt en mode distortion. » Ajoute Maddox.
- « De manière à ce que le gaz libéré soit en plus grande quantité que celui contenu dans la bulle de distortion et que le missile soit dirigé vers cette poche de gaz libéré. » Termine Filion.
- « Un retour de flamme typiquement 24ième siècle… »
- « Allez-y. »
- « Ajustement de la distortion au boulier... Injection de gaz plasma supplémentaire… »
- « Objet à 6 kilomètres… » Dévient Kozar.
- « Max impulsion. » Ordonne Filion.
- « Objet à 2 kilomètres »
- « Gaz libéré. » Annonce T'Rul.
- « Distortion 1. » Ordonne Filion.
- « ATTENTION A L'IMPACT. » Prévient Kozar.
Filion plissa les sourcils mais l’impact ne vint jamais.
- « Ça a marché… Ça a marché… »
- « Bravo monsieur Maddox. Excellent travail à tous. »
- « Nous venons de sortir du champ de mines sir. » Dit Kozar.
- « Distortion 5 » Ordonne Filion.
Pour la première fois, tout le monde avait travaillé ensemble et l’esprit d’équipe semblait revenir. Ils avaient tous trouver une solution ensemble. Mais Filion ne pouvait s’empêcher de voir en chacun d’eux un traître potentiel. Plus la mission avançait, plus Filion se posait la question : qu’est-ce que le traître voulait exactement ? Pourquoi n’avait-il pas profiter de ce moment critique pour agir ? Peut-être que son intention n’était pas de détruire le Solystaire mais, bien de le capturer ou de faire capturer ses officiers. Dieu qu’il avait hâte que ce cauchemar se termine. Le seul problème était qu’il ne dormait pas.

* * * * *

Le capitaine Malette regardait le vaisseau qui se trouvait devant lui. C’était un Jem’hadar. Il n’avait pas réagit à aucun messages, ses boucliers et ses armes sont inactive. Bref, il n’avait pas réagit du tout à la venue du Patriote.
- « Scann interne. » Ordonne Malette.
- « Désolé Monsieur, il y a un champ d'isolement qui bloque les scann. Mais nous pourrions l’aborder assez facilement. » Dit Glavine.
- « Trop facilement. Ça sent le piège à plein nez. »
- « Les Jem’hadars ne sont pas réputés pour tendre des pièges. »
- « Non mais les Vortas oui. Envoyez un sonde de classe 1. »
- « Sonde envoyée. »
À l’écran, on vit la sonde s’éloigner en direction du vaisseau.
- « Je n’ai toujours aucune donnée… 2 kilomètres…Ah si, j’ai quelque chose. Il y a un lien de communication entre le vaisseau et la planète. » Dit Glavine.
- « Mais la civilisation de cette planète est pré-atomique, non ? » demande Malette.
- « Oui, ils viennent tout juste de découvrir l’énergie atomique. »
- « Pourquoi auraient-ils un lien avec un vaisseau Jem’hadar ? Des signes de Jem’hadars sur la planète ? »
- « Non. Pas du tout. » Répond Bluie.
- « La sonde continue et je ne suis pas capable de pénétrer le champ... 1.4… 1.2 kilomètres… 1 kilom…. »
Glavine n’eut pas le temps de terminer sa phrase que le noir de l’espace se transforma en une masse blanche éblouissante
- « Le vaisseau vient de s’autodétruire. »
- « Pilote, reculons un peu voulez-vous ? L’onde de choc doit être considérable. »
- « Dieu merci vous ne m’avez pas écoutez capitaine. Si nous avions approché, c’est nous qui aurions l’apparence du probe actuellement. »
- « La sonde est encore fonctionnel ? » Demande Malette.
- « Non… justement. » Répond Glavine.
- « Analysez-moi ces débris. »
- « Je m’en occupe en ce moment. Apparemment, ce vaisseau était vide. Personne à bord. Il n’y avait aucun système autre que… » Commence Bluie.
- « Quoi ? » Demande Malette.
- « Une communication. »
- « Une communication ? »
- « Oui. L’ordinateur qui l’opérait est encore partiellement intact. J’ai également tracé d’où originait la communication entre la planète et le vaisseau. C’est sur le continent Nord, une très grosse ville. Apparemment, il y a une station de relais de communication. »
- « Un relais ? » Demande Malette.
- « Je crois que je commence à comprendre capitaine. Le canal de communication pointait sur Iris III. D’une manière que je ne comprends pas, il recevait des données provenant de Iris III, les envoyait au relais sur la planète et le relais redirigeait l’information ailleurs. » Répond Glavine.
- « Où ça ? »
- « Le relais pointe sur une nébuleuse non loin d’ici. »
- « Mais comme nous n’avons jamais détecté un émetteur sur IRIS III qui aurait assez de puissance pour émettre à une telle distance… C’est illogique. »
- « Je crois qu’une analyse de la station relais s’impose. »
- « Cette fois-ci vous avez raison monsieur Glavine. Assemblez votre équipe. »

Chapitre XX

Tous les officiers du Solystaire se taisaient. La plupart des consoles étaient éteintes et les lumières étaient fermées. Deux consoles seulement fonctionnaient : celle de T’Rul et celle de Kozar. Filion sentait que le moment critique de cette mission était proche. Les deux principaux suspects traîtres de ce vaisseau avaient le contrôle de ce qui allait arriver avec ces 20 chasseurs Jem’hadars.
- « 150 kilomètres... »
Kozar avait dit cela en chuchotant. Une flottille de 20 chasseurs Jem’hadars avait été repérée sur les senseurs et se dirigeait sur eux. Filion avait décidé de jouer le mort une autre fois mais, cette fois-ci avait éteint tous les systèmes sauf le bouclier occulteur.
- « 100 kilomètres... »
- « Ils ne peuvent pas nous avoir vu. » Dit T'Rul.
- « À moins qu’ils aient obtenu des informations provenant du Dreadnought que nous avons déjoué. » Dit Filion.
- « Impossible… Pas en un si court laps de temps. De plus, le Dreadnought cherchait une signature de distortion. »
Tout ce qui venait de se dire s’était dit en chuchotant. La raison en était simple. Une manière efficace de détecter un vaisseau occulté était d’écouter les perturbations dans le subspace créé par le son provenant du « space ». Les chances de pouvoir localiser un vaisseau occulté de cette manière étaient très minces et il fallait vraiment chercher de façon très profonde pour que ça réussisse mais, Filion ne voulait pas prendre de chance, surtout quand 20 chasseurs cherchaient dans les environs.
- « 34 kilomètres… 23… 15… 20… 27… 35… Ils sont passés à moins de 15 kilomètres à tribord… 20 chasseurs en formation. Ils se dirigent vers la nébuleuse où se trouvent l’Indépendance et l’Artica. » Annonce Kozar.
- « Ouf ! » Dit Maddox.
- « Je le savais… C’était impossible. » Dit T'Rul
- « Au contraire, c’était très plausible. Ce voyage est trop facile. Nous n’avons rencontré qu’une seule résistance digne de mention et c’est parce qu’elle se trouvait là et que nous avons dé-occulté. »
- « Je vous rappelle que ces deux capital ships avaient leurs boucliers lever et leurs armes chargée. » Dit Kozar
- « Tout simplement parce qu’ils étaient très près de la frontière de la Fédération mais, avant que vous ne décloakiez, rien ne laissait paraître qu’ils nous avaient détectés. »
- « L’amiral a raison. » Dit T'Pan
- « D’après ce que nous avons pu voir, toutes les missions de la flotte de LYS 5 ont réussi et nous avons eu le passage facile… trop facile… »
- « Profitons-en alors. » Dit Kozar
- « Non. Nous restons ici pour quelques heures.
- « Monsieur ? » Demande Kozar
- « Nous sommes en avance d’une journée alors, on peut se permettre un petit délai de quelques heures… » Répond Filion
- « Mais Monsieur, nous… » Dit T'Rul
- « Maddox vous avez la passerelle… Je vais me reposer. »
Kozar regarda Filion repartir sur sa couchette. Il semblait que Filion utilisait sa couchette comme d’un bureau. À toutes les fois qu’il avait besoin de penser ou faire autre chose du genre, il retraitait dans sa couchette. À croire qu’il avait passer sa mission à dormir. Mais tous les officiers savaient qu’il ne dormait pas, du moins pas souvent.
Filion s’allongea sur sa couchette et ferma les yeux. Il tenta pour un instant de vider son esprit et entreprit une méthode de relaxation vulcaine qui consistait à revenir en arrière dans sa vie pour éclairer le chemin que l’on devait prendre. Très rapidement, il revint jusqu’au temps de l’Académie avec ses amis Ben Maxell et Castillo… La mort de son père et son retour sur Vulcain… La mort de Castillo… Sa première prise de commandement comme premier officier, sa capture par les Cardassians, les Borgs qui allaient donner le coup de grâce à la Terre alors qu’il avait le contrôle des troupes terrestres, sa prise de commandement de Lys 5, sa perte de commandement pour tentative de meurtre lors de son pon’farr, les Slis qui lui ont pris son contrôle vulcain. Filion s’arrêta. Il s’aperçut que la plupart des événements étaient des périodes noires de sa vie. Il se concentra donc un peu plus sur les bons moments… Et le visage de Bluie apparut. Il décida de garder cette image dans sa tête de réfléchir au reste plus tard.

* * * * *

- « Amiral ! » Dit Manseau
Faucher se retourna pour voir le commodore Manseau courir vers lui. Le contraste physique entre lui et Manseau l’avait toujours fait sourire et à toutes les fois qu’il la voyait, il affichait ce sourire amusé.
Plusieurs livres les différenciaient et l’un à coté de l’autre, la différence était encore plus notoire.
- « Oui commodore ? »
- « J’ai les résultats du laboratoire sur l’engin que l’amiral et son équipe avaient trouvé sur IRIS III. »
- « Le genre de transmetteur subspace ? »
- « Oui. »
- « Esclamadon avait dit que ce transmetteur ne pouvait pas émettre plus loin que la stratosphère de la planète. »
- « Il avait raison mais nous avons découvert une autre chose. Son récepteur lui pouvait intercepter n’importe quelle conversation provenant de LYS 5. »
- « Oui, c’est écrit dans le rapport mais, les données n’ont pas été recueilles depuis 7 mois. »
Alors pour ce qui est de l’effort de guerre actuelle, il n’y a pas de danger.
- « J’ai une théorie sur la raison pour laquelle il y a un transmetteur subspace qui ne peut émettre plus loin que la stratosphère. »
- « Allez-y. » Dit Faucher.
- « Si un vaisseau venait qu’à pouvoir émettre un signal porteur qui viendrait rejoindre la portée du subspace signal dans la stratosphère et qu’il prenait l’information comme une main qui s’étire pour venir rejoindre la main d’un enfant, trop courte pour rejoindre celle de l’adulte. Si tel est le cas, quelqu’un aurait pu à volonté, recueillir les données contenues sur IRIS III. » Dit Manseau
- « Mais il aurait fallu que la main de l’adulte soit assez proche. »
- « Sensiblement proche mais elle doit surtout maintenir une position fixe pour la durée du transfère qui devait être d’environs 2 jours. »
- « Analyser les archives des senseurs jour par jour pour voir s’il y a eu trace de la main de l’adulte. »
- « Ça va prendre du temps mais j’ai déjà mis une équipe là-dessus. »
- « Amiral venez à la salle de classe 2 immédiatement. » Fit la voix Esclamadon dans l'interphone.
- « J’arrive ! Téléporteur transfert site à site, deux à téléporter vers la salle de classe 2. »
Manseau sourit à l’appel de Faucher. Ils étaient à moins de 2 minutes de marche de la salle de classe mais elle connaissait l’amiral Faucher. Il prenait toujours le moyen le plus extrême et spectaculaire pour arriver quelque part. Et un amiral qui se matérialise devant les élèves… C’était toujours impressionnant.
Elle sentit les picotements envahir son corps et le décor changea pour celui de la garderie. Le commodore Esclamadon discutait avec la nouvelle professeure et directrice de l’école.
- « Professeure Hiba. » Dit Faucher.
- « Amiral… Bien le bonjour. » Répond Hiba.
Faucher trouvait cette nouvelle institutrice excellente. Elle était à cheval sur des principes strictes ce qui faisait d’elle une personne un peu constipée. Très belle mais, très constipée. Il se dit qu’il devrait lui faire rencontrer Jellico un de ses jours. Non, ce n’était pas juste. Elle était gentille elle, au contraire de Jellico.
- « Sir, comme vous le savez, Jellico a ordonné à tous les vaisseaux de ne pas embarquer les familles dans cette mission, ce qui amène un surplus de clientèle. Ce surplus de clientèle amène à son tour quelques… agitations de la part des élèves. » Dit Esclamadon.
- « Les élèves sont beaucoup trop nombreux dans les classes et le résultat est que nous avons du mal à bien gérer… » Ajoute Hiba.
- « Je vais voir à demander des locaux supplémentaires. »
- « Merci amiral, c’est très apprécié. »
- « Il y a autre chose. » Dit Esclamadon.
- « Quoi donc ? » Demande Faucher
- « Ça concerne ma petite fille… » Répond Esclamadon.
- « Oui ? »
- « Jellico l’a fait enfermer aux quartiers de détention. »
- « QUOI ? »
- « Elle a fait un tour à l’amiral Jellico et… »
- « Pas encore… »
- « Elle a fait distribuer ça partout. »
Esclamadon tendit une tasse à Faucher. Sur la tasse, il y avait l’insigne de StarFleet avec une photo de l’amiral Jellico en train de tomber en plein milieu du couloir dans un habit d’amiral à peine zippé.
La photo était très bien réussie.
- « Comment a-t-elle réussi un coup pareil ? »
- « Elle a dû avoir de l’aide de certains officiers mais personne n’a voulu parler. »
Cependant, Jellico avait branché ses maudites caméras et il a tout ça sur vidéo, y comprit la présence de Kim devant ses quartiers. Je vous enverrai le dossier pour que vous puissiez le voir.
- « Je vais tenter de parler à l’amiral mais, vous devriez la retenir un peu. Elle va finir par s’attirer de gros ennuis. »
Faucher regarda la tasse encore une fois. Décidément, il fallait qu’il s’en procure une pour la montrer à l’amiral Filion quand il serait de retour.

* * * * *

Filion entra sur la passerelle et regarda son équipage.
- « Nous abandonnons la mission. »
- « QUOI ? » Dit Kozar
- « Nous allons pousser le Solystaire jusqu’aux abords de Terok Ab mais, nous ne terminerons pas notre mission. Nous recueillerons le plus de données possibles et nous retournerons sur LYS 5. »
- « Vous n’êtes pas sérieux ? » Demande T'Rul.
- « Si, Kozar, préparez-moi le plan de vol du retour. » Ordonne Filion.
- « Mais Monsieur, vous m’avez dit vous-même que si nous menions pas cette mission à terme, tous les efforts de la flotte de LYS 5 auraient été vains. » Dit T'Pan.
- « Sur quelle base, prenez-vous cette décision amiral ? » Demande Maddox.
- « L’intuition… »
- « Pffff… Vous êtes indigne de ce rang amiral, vous avez peur et vous voulez revenir… » Dit Kozar
- « Et toi, tu viens de voir tous tes plans de traître s’envoler en fumée devant cette décision, hein ? » Dit T'Rul.
- « Ce n’est pas moi le traître c’est lui. »
Kozar se leva et pointa l’amiral Filion. Un silence envahit la passerelle.
- « Moi ? »
- « Oui vous, amiral. Vous êtes avec eux. Tous vos plans pour faire intercepter le Solystaire ont échoué et vous n’avez pas d’autres recours. Vous qui êtes si logique, expliquez-moi pourquoi nous ne continuerions pas, alors, que nous n’avons eu aucune opposition. »
- « C’est précisément pour ça que je veux rebrousser chemin. »
- « Hum… Je dois avouer que Kozar marque un point. Nous cherchions tous parmi nous qui était le traître alors qu’il était dans la chaise du capitaine. L’accident de Picard prend tout son sens. Le capitaine Picard était un pion de trop sur ce vaisseau, que vous n’auriez pas pu contrôler et qui, en plus, avait une partie du commandement de cette mission. Alors, vous vous en êtes débarrassé avec un accident d’holodeck planifié. » Ajoute T'Rul.
L’ordinateur a spécifié que les données avaient été effacées par un code d’accès de haut niveau… comme le vôtre Amiral. Et qui de mieux placé pour provoquer un accident que celui qui entre les programmes d’holodeck ? Ceci ajouté au fait que vous voulez nous faire rebrousser chemin alors que nous n’avons eu aucune opposition…
T’PAN – La logique de T’Rul est très bonne. Mais n’oublions pas que nous avons tous quelque chose contre nous. Kozar a dé-occulté dans une cause qui aurait pu nous être fatale si Filion n’était pas intervenu…
T’Rul n’a jamais pu expliquer la présence de Romulains dans le secteur d’intervention. Maddox a peut-être délibérément ajusté la bulle de distortion au bouclier occulteur pour permette d’être repéré plus facilement… Et moi, j’ai commis une erreur impardonnable en laissant échapper du gaz de plasma qui nous a fait repérer… Et l’amiral aussi a ses raisons… Je crois que nous allons devoir nous expliquer plus profondément avant de poursuivre notre route.
L’amiral Filion regarda l'équipage. C’était précisément pour ça qu’il avait décidé d’annuler la mission. Il avait décidé de suivre son coté humain pour la première fois de sa vie. Et pour la première fois de sa vie, il était certain d’avoir raison.

Chapitre XXI

Le calme était revenu sur la passerelle du Solystaire. Mais la tension demeurait. Tout le monde soupçonnait tout le monde et personne était innocent. Filion avait accepté de pousser jusqu’aux abords de Terok Ab et de réévaluer la situation rendu là. Mais sa décision était prise. Il n’allait pas faire cette mission. Tous ses sens humains lui disaient que c’était un piège. Son expérience d’officier lui disait que c’était trop facile et même sa logique vulcaine avait réussi à établir une théorie logique sur le fait que ça pouvait être un piège.
Filion était en train de regarder le plan de la station de Terok Ab, pour se rafraîchir la mémoire, lorsque sans prévenir Kozar se leva et d’une foulée très rapide se jeta sur lui avec son couteau Klingon dans une main.
- « RRHAAAAAAAAA ! » Hurla Kozar
D’un geste rapide, Filion bloqua le bras qui allait s’abattre sur sa poitrine avec le couteau et leva son genou pour projeter le Klingon par-dessus lui. La chaise du capitaine céda sous le coup et tous les deux se retrouvèrent sur le plancher. Filion réussit à se relever le premier mais, le Klingon n’avait pas attendu d’être relevé pour assener un coup de poing au ventre de l’amiral qui dû faire appel à toute sa concentration de Vulcain pour éliminer la douleur.
- « KOZAR, UN GESTE DE PLUS ET TU N’ES PLUS QUE SOUVENIR. »
Le Klingon regarda Maddox qui pointait son phaser sur lui.
- « Commander, je vous donne l’ordre strict de ne pas intervenir dans ce combat et je donne cet ordre à toutes les personnes sur la passerelle. » Ordonne Filion.
- « Mais Monsieur ? » Demande Maddox surpris.
- « C'est un ordre. »
Le Klingon regardait l’amiral avec haine et dégoût.
- « Ordinateur, répliquer un dag'tah klingon. »
Non loin de lui, le réplicateur fit apparaître un couteau klingon.
- « T’Pan, veuillez me lancer le couteau. »
- « Mais amiral, que faites-vous ? C’est un traître, pourquoi vouloir régler ça vous-même ? » Demande Maddox de nouveau.
- « Kozar n’est pas un traître. C’est un Klingon. » Répond T'Pan.
Filion et Kozar tournaient tranquillement en rond dans l’espace étroit qui se trouvait derrière le siège du capitaine en morceaux. Kozar faisait passer son couteau d’une main à l’autre. Filion savait pertinemment que leur force était égale mais que Kozar avait une expérience de combat bien plus grande que Filion et que la seule façon de battre Kozar c’était par la ruse. Soudain, le Klingon fit son attaque. Filion fût énormément surpris par la vitesse à laquelle il avait attaqué. La masse d’un Klingon ne laissait pas prévoir une telle rapidité. Filion fut déséquilibré pour un moment mais bloqua le coup avec son couteau et dévia le corps du Klingon vers l’extérieur. Mais le Klingon fit un demi-tour sur lui-même et fit suivre son tour avec son autre bras et frappa Filion en pleine poitrine. La vitesse de rotation aidant, Filion fût projeté sur la console du réplicateur qui explosa, du même coup projetant le Vulcain par terre. Filion referma son esprit à la douleur et fit suivre sa chute par une culbute qui le remit sur pied. À peine avait-il reprit son ballant que le Klingon chargeait déjà sur lui. La vitesse d’exécution du Klingon avait sûrement doublé depuis son premier assaut.
Filion ne pu s’empêcher de remarque à quel point, les Klingons étaient des machines de combat. Résultat, le couteau de Kozar se planta dans l’épaule gauche de l’amiral mais, ce dernier profita du fait que la lame était entrée dans son épaule pour donner un coup de genou dans le ventre du Klingon, suivit d’un coup de main ouverte au visage qui projeta le Klingon par terre.
- « AMIRAL ! » Cria Maddox.
- « RESTEZ HORS DE TOUT ÇA OU JE VOUS FAIS EMPRISONNER, À NOTRE RETOUR ! »
Kozar avait garder son couteau et Filion s’aperçut que du sang avait taché la lame. Son esprit était tellement pris à contrôler la douleur qu’il n’avait pas ressenti le coup à l’épaule. Il n’y porta pas plus attention.
L’amiral était conscient que Kozar était en train de gagner ce combat haut la main, il fallait réagir. Filion réalisa qu’il combattait avec une arme Klingon et qu’il était Vulcain. Il regarda par terre pour apercevoir la pôle d’une rampe qui avait cédé pendant le combat. Cette pôle avait, à 34cm près, la longueur d’un lirpa, cette arme de cérémonie vulcaine, utilisée pour régler les conflits engendrer par les mariages. Cependant, il savait que s’il perdait son temps à se pencher pour prendre la pôle, qu’il était mort avant même de l’avoir atteint. Il fallait faire quelque chose d’inattendu…. Et il trouva. Les Klingons étaient des guerriers qui se battaient en corps à corps. Aucune arme de distance tel des arcs, n’avait vraiment existé dans l’histoire klingonne. Filion fit la chose qu’aucun Klingon n’aurait osé faire. Il prit le couteau klingon par la lame et le lança en direction de Kozar. Ce dernier réagit avec surprise mais assez rapidement pour éviter le couteau qui alla se planter dans la console derrière lui. Quand il replaça son ballant, Filion avait déjà la pôle dans les mains. Le Klingon sourit.
Filion ne comprit pas se sourire.
Soudain, le Klingon changea sa position de pied et adopta une autre position d’attaque. Filion ne comprit que trop tard que si la pôle qu’il avait dans la main représentait pour lui un lirpa, pour le Klingon, elle représentait rien d'autre qu'un bat’leth. Le Klingon n’avait qu’à ajuster sa technique de combat pour parer les coups de Filion comme s'il venait d'un bat'leth et Filion venait de perdre son avantage. Filion en fit les frais. L’attaque du Klingon fût rapide mais nette. Filion réussit à éviter le couteau mais le Klingon n’avait jamais eu l’intention de l’atteindre avec le couteau. La pôle de Filion vola dans les airs et Filion se retrouva sans armes. Le Klingon replaça alors son avantage sur Filion et se mit en position du cheval sur Filion qui se retrouva rapidement étendu par terre. Le Klingon leva son couteau et le rabattit sur la poitrine de Filion. Ce dernier porta sa main vers la lame du couteau et la lame passa à travers la main de Filion… Dans une myriade d’étincelles et de petites explosions électroniques.
La lame avait passé à travers la paume de la main semi-artificielle de Filion en brisant quelques circuits au passage. Filion pouvait voir des fils sortir du dos de sa main avec la lame qui dépassait d’environ 2 pouces.
Le Klingon resta surpris et Filion en profita pour tourner le poignet d’un coup sec. La lame était prise dans la main de Filion et le Klingon dû lâcher prise sur le poignard. Sans attendre Filion utilisa le revers de la main d’où sortait la lame du couteau, pour assener un coup au visage du Klingon. Ce dernier hurla de douleur. Filion faillit également crier de douleur tellement sa tolérance à la douleur était éprouvée.
Quand le Klingon se releva Filion constata qu’il avait fait considérablement de dommage et avait même percé un oeil. Filion ne pouvait plus bouger la main et considéra un instant d’enlever le couteau mais l’hémorragie qui s’en suivrait serait mortelle. Il se déplaça rapidement du coté faible du Klingon maintenant handicapé d’un oeil. Il savait que la perspective du Klingon était maintenant faussée. Il fit une feinte pour frapper au ventre mais au dernier moment, il monta la main au visage du Klingon qui ne put éviter le coup. Kozar tomba sur la console de science. Il tenta de se relever mais Filion lui asséna un coup de pied violant au visage et Kozar retomba sur le sol… pour y rester.
Kozar se retourna et regarda l’amiral.
- « TUEZ-MOI ! ALLER ! »
- « Désolé, je ne suis pas Klingon. »
- « Bon maintenant, Amiral, laissez nous nous occuper de lui. Vous êtes un amiral pour l’amour de Dieu, pourquoi vouloir vous abaisser à ce genre de combat. » Dit Maddox.
- « On a pas de cellule et on a pas de temps à perdre avec des traîtres. » Dit T'Rul.
- « Kozar n’a pas fait ça pour être un traître. Il a fait ça parce qu’il est un Klingon et que le premier devoir d’un officier klingon est de tuer son capitaine. » Ajoute T'Pan.
- « Quoi ? » Fait Maddox
- « Tu es un brave guerrier et j’ai besoin de toi pour me battre contre les Jem’hadars. » Dit Filion en s'adressant au klingon.
- « Est-ce que ça veut dire que nous allons faire cette mission après tout ? » Demande T'Rul.
- « T’Pan, occupez-vous de Kozar. Maddox, allez me chercher la trousse médicale. »
- « Qu’est-ce que c’est que cette histoire de devoir klingon ? » Demande Maddox.
- « Cette structure de commandement peut vous paraître bizarre mais elle s’est prouvée très efficace depuis deux siècles d’histoire klingonne. Le premier devoir d’un officier klingon est de tuer son supérieur s’il le croit incapable de faire son travail. S’il réussit, c’est que l’officier en question n’était pas digne de son poste. S’il rate alors, le respect que les officiers vouent à cet officier supérieur est sans limite. » Explique T'Pan.
- « Mais nous ne sommes pas un équipage klingon. Pourquoi ? »
- « L’amiral a maintenant le respect total et dévoué de Kozar. » Répond T'Pan.
- « En admettant que Kozar n’est pas le traître. » Ajoute T'Rul.
- « Filion n’est pas un traître… Je l’aurais su en le combattant. » Dit Kozar
- « Comment ? » Demande T'Rul
- « C’est un sens que nous avons les Klingons. Filion s’est battu en vrai Officier, avec honneur. »
S’il avait été un traître, il aurait tout fait pour m’éliminer sans combat et le phaser de Maddox était prêt à faire feu sur son commandement. Et il ne l’a pas fait.
- « C’est Kozar qui a raison. Nous n’avons pas arrêté de nous soupçonner les uns et les autres sans raison et pour toutes les raisons. Il est facile de trouver des raisons pour accuser quelqu’un quand on veut lui trouver un défaut. La moindre erreur ou chose qu’il fait devient un prétexte. » Dit Filion.
Maddox arriva avec la trousse médicale et tendit un instrument à T’Pan et en prit un autre identique. Il retira le couteau de la main de Filion et s’affaira à le soigner.
- « Il n’y a aucun traître sur cette passerelle, j’en suis convaincu. Nous allons faire cette satanée mission et nous…. »
Filion fût interrompu par le bip d’une console indiquant qu’un vaisseau venait d’entrer à portée de senseur.
- « Deux warbird se dé-occultent devant nous... attendez... deux autres, à tribord et bâbord... et un autre à l'arrière. » Dit T'Rul.
- « DESENGAGER L'OCCULTEUR ET RELEVER LES BOUCLIERS. » ordonne Filion.
Mais il était déjà trop tard. Trois romulans se matérialise sur la passerelle.
- « ALERTE INTRUSION. »
Bien que blessé à la main Filion n’hésita pas à frapper le canon du fusil qui était pointé sur lui. Il frappa le Romulan directement au plexus solaire et le repoussa du pied. Il jeta un regard vers T’Rul… Était-ce elle la traître ? Il fut rassurer quand il vit un des Romulans tomber à genoux devant elle, avec la tête ensanglantée. Filion se pencha et ramassa le couteau Klingon qui lui avait servi dans la bataille contre Kozar. La petite dimension du bridge du Solystaire les aidait énormément. Les Romulans n’avaient pas le temps de pointer leur phaser qu’ils avaient déjà une personne sur le dos. Filion chercha un adversaire à transpercer mais s’aperçut que Kozar venait de finir deux Romulans d’un coup sec et ce malgré son oeil en moins.
- « BOUCLIER RELEVE. » Cria T'Rul
- « KOZAR, TIREZ-NOUS DE LA. » Ordonne Filion.
Soudain, le vaisseau fut secoué de manière si violente que tous les membres d’équipage sans exception se retrouvèrent par terre. La moitié des consoles explosèrent. Maddox fut le premier à se relever.
- « IMPOSSIBLE LES MOTEURS SONT HS. » Ajoute Maddox.
- « Nos chances de résister à 4 warbirds sans moteur sont de 1 sur 230 millions. » Précise T'Pan.
- « ORDINATEUR, SEQUENCE D'AUTO DESTRUCTION, AUTORISATION FILION OMEGA 3, DELAY MINUTES, PAS DE DECOMPTE. »
- « AUTO DESTRUCTION CONFIRMEE, AUTORISATION MADDOX CHARLIE 4. »
- « Séquence d'auto-destruction amorcée. » Confirmée l'ordinateur.
- « Pourquoi se délai ? » Demande T'Pan
- « Ils ne veulent pas nous détruire. »
Soudain, un autre violant choc frappa le Solystaire et l’autre moitié des consoles volèrent en fumée. Le feu avait envahit une bonne partie de la passerelle et la fumée commençait à gêner les officiers dans cet espace restreint.
- « Tout le monde dans la section des couchettes. » ordonne Filion.
Tout le monde entra dans le couloir où se trouvaient les couchettes et Filion ferma la porte.
- « Boucliers à 4%. » Dit Maddox.
- « Nous nous battrons jusqu’au bout. » Dit Kozar
- « Ce qu’ils veulent c’est le vaisseau et peut-être un amiral en prime. Prenez la nacelle de sauvetage et ficher le camp. Ils vous laisseront peut-être la vie sauve. »
- « Mais nous… ? » Demande Maddox.
- « C'est un ordre. » Dit Filion.
- « Je reste avec vous. Je ne fais pas parti de StarFleet. » Dit Kozar
- « Même chose pour moi. » Dit T'Rul.
- « Il serait illogique de partir. » Ajoute T'Pan.
- « Alors, moi les actes héroïques suicidaires, on m’a appris à l’académie que c’était idiot. Je vais m’en aller. »
Filion voyait la terreur dans le visage de l’ingénieur. Mais en même temps, il se battait contre lui-même. Il savait qu’il allait regretter toute sa vie d’avoir laisser un amiral mourir sans assistance. Filion lui donna la raison pour ne pas s’en vouloir.
- « Il faut quelqu’un pour dire ce que nous avons fait et pourquoi nous avons échoué… Allez-y… »
Maddox hésita un instant puis, ouvrit la trappe sous ses pieds et se laissa tomber dans la capsule qui pouvait contenir 4 personnes.
- « Je vais lancer l’autre capsule pour vous donner une chance. » Dit Filion.
- « Cela à été un honneur de servir sous vos ordres. » Dit Maddox.
- « Vous avez vos ordres. »
La trappe se referma et moins de 4 secondes plus tard, Filion senti un coup sous ses pieds.
- « Il f… »
- « Chuttt taisez-vous. »
Kozar s’arrêta net et regarda T’Rul qui semblait entendre quelque chose.
- « MERDE ! »
- « Quoi, j’ai rien entendu… Quoi ? » Demande Kozar
- « Moi aussi je l’ai entendu. Ils ont détruit les deux capsules. » Dit T'Pan.
- « Quoi, mais comment savez vous ça ? »
- « Les oreilles des Vulcains ne sont pas grandes pour rien monsieur Kozar. Leur capacité auditive est beaucoup plus élevé que la vôtre et même que la mienne, car je ne suis pas 100% Vulcain. » Dit Filion
- « Romulan et Vulcain ont la même racine et en plus j’ai l’expérience de reconnaître un distruptor Romulan quand j’en entends un. » Dit T'Rul.
- « Qu’est-ce que les Romulans viennent faire là dedans ? » Demande Kozar
- « C’est illogique. » Ajoute T'Rul
T’pan regarda T’Rul d’un air intrigué.
- « Ce ne sont pas la flotte Romulienne. C’est… »
Filion n’eut pas le temps terminer sa phrase qu’il senti la surface de sa peau picoter et l’effet d’un téléporteur se fit sentir. Ils allaient bientôt connaître la réponse à leur question.

* * * * *

Non loin de là, l’Épervier venait de réussir à prendre une station Jem’hadar servant de hangar. Le capitaine Motab regardait les données des senseurs.
- « Quelque chose ne tourne pas rond. »
- « Qu’est-ce qui vous faire dire ça ? » Demande Yahina.
- « Nous devions trouver deux escadrons complets de chasseurs Jem’hadars ici. Nous avons eu affaire qu’à 5 vaisseaux. Où sont passés le reste des chasseurs ? Nous n’avons presque pas eu de problèmes à venir ici. L’Indépendance a rapporté que 2 escadrons avaient quitté la nébuleuse juste avant le passage du Solystaire sans même leur porter attention. C’est comme si les Jem’hadars nous fuyaient. Pourquoi ? »
- « Je suis sur le point d’avoir votre réponse. » Intervient Pacha.
- « Enfin, vous avez réussi à percer le code ? » Demande Motab.
- « Presque… J’ai accédé aux ordres de missions secondaires puis j’ai trouvé le moyen de m’introduire dans les ordres de missions primaires. »
- « C’est parfait… Bravo Pacha. »
- « ET VLAN ! … Voilà… Je vous affiche les ordres de mission. »
Motab regarda l’information qui s’affichait à l’écran. Soudain, son visage se transforma en un visage de douleur et d’horreur.

* * * * *

Sur Lys 5, la situation était beaucoup plus calme.
Jim regardait la belle andorienne qui était devant lui.
- « Je te présente Hiba, ma nouvelle flamme. » Dit Joe.
- « Enchanté mademoiselle… » Dit Jim.
- « Très heureuse de finalement vous rencontrer. Joe m’a tellement parlé de vous, j’avais très hâte de vous rencontrer. Cet habit de StarFleet vous va très bien. » Répond Hiba.
- « C’est Joe qui vous a dit de me dire ça ? C’est gentil à vous. Joe sait que je me sens un peu ridicule dans ce costume et il connaît également mon faible pour l’avis des jolies femmes sur ma personne. Il sait que sa me remonte le moral et ma foi, vous avez quand même réussi. »
Il vit l’Andorienne mauvire et pouffa de rire. Joe aussi pouffa de rire.
- « Désolé chérie… Je croyais qu’il ne s’en apercevrait pas. Il me connaît trop. »
- « Ne vous sentez pas mal à l’aise ma chère. »
- « C’est déjà trop tard. » Dit Hiba.
- « Aller, venez manger, j'ai déjà tout préparé... Enfin, le réplicateur l'a fait pour moi. » Dit Jim.
La soirée se passa dans un charme assuré. Hiba était délicieuse. Au-delà de son ton strict et ses manies de professeure autoritaire, elle avait un sens de l'humour très développé. Le souper fût un délice autant sur le goût des plats que sur les discussions. Hiba finit par se lever en s'excusant et s'éloigna vers les toilettes. Jim se pencha sur Joe.
- « Elle est fabuleuse. Et vous m'avez l'air très heureux ensemble. »
- « J'ai enfin trouvé l'Amour... Quand est-ce ton tour ? Elle a une amie professeure qui vient d’arriver pour l'aider. Je suis certain qu'elle te plairait. »
- « Un rendez-vous ? » Demande Jim.
- « Ben quoi... il f... »
- « AUX POSTE DE COMBAT, ALERTE JAUNE, UNE FLOTTE JEM'HADAR SE PREPARE NOUS ATTAQUER... Ça sera pas de la tarte les enfants. C’est pas un exercice et nous sommes chanceux que notre flotte l’ait su d’avance. Je veux tous les officiers supérieurs dans la salle de conférence. La flotte Jem’hadar devrait être sur nous dans moins de 23 heures. Préparez-vous à une évacuation des familles sous peu. Je vous donne le développement es choses dans quelques temps. Faucher terminé ! »
Jim et Joe se regardèrent.
- « Pourquoi maintenant ? » Demande Joe.
- « Je ne sais pas Joe… Je ne sais pas. » Répond Jim.
Faucher regarda le message de Motab qui lui était parvenu il y avait quelques minutes et à nouveau. Il n’en revenait pas. La station était à la merci et selon les derniers rapports, seul le Grizzly, le Aurore et l'Artica seraient arrivés avant la flotte de Jem’hadars. Trois vaisseaux contre 140 chasseurs et 4 capital ships. Le message qu'il relisait pour la xième fois semblait irréel.
« Message de priorité 1, pendant notre prise de contrôle de la station Jem’hadar, nous avons ressorti de leur ordinateur leurs ordres de mission. »
« CODE MISSION 2233413.2112. »
« ESCADRON 21-23-12 ET 45 RASSEMBLEMENT EN SECTEUR 2233.2.2 »
« ESCADRON 22-32-32 EN BASE DE RAVITAILLEMENT »
« CAPITAL SHIP 122-133-223 EN SECTEUR 3304.2. »
« TOUTES LES DONNÉES DE L'ATTAQUE PROVIENNENT DU CAPITAL SHIP 334 POSTER EN FRONTIÈRE DE LA FÉDÉRATION. TOUS LES ESCADRONS EN FORMATION D'ATTAQUE FINALE »
« 7 ESCADRONS: 20 FIGHTERS - 4 CAPITAL SHIPS + FLOTTE D'APPUIE CARDASSIAN ET WARBIRD ROMULAN CHNOR. »
« ATTAQUE PRÉVUE À 1900 DEMAIN SUR LYS 5 IRIS. »
« OBJECTIF. DESTRUCTION TOTALE DE LA STATION PROFITANT DU DÉPART EN MISSION DE LA TOTALITÉ DE LA FLOTTE DE LA STATION SUR DES OBJECTIFS PARTIELLEMENT CONNUS DE NOS INSTALLATIONS. LA RAISON DU DÉPLOIEMENT DE LA FLOTTE DE LYS 5 EST INCONNUE. NE PAS PROTÉGER NOS INSTALLATIONS -- DONNEZ PRIORITÉ À L'OBJECTIF DE LA MISSION : DESTRUCTION DE LA STATION, »

Chapitre XXII

L’amiral Faucher se matérialisa en plein milieu du centre de contrôle de la Station devant l’air ébahit des officiers présents.
- « Entrée remarquée. » Dit Simard, l'officier de service.
- « J’étais à l’autre bout de la station quand j’ai entendu l’ordre de Jellico d’arrêter les procédures d’évacuation. J’ai décidé d’être fidèle à moi-même pour gagner du temps. »
Faucher entra d’un pas ferme dans le bureau de Jellico, sans cogner ni prévenir.
- « Amiral Faucher… On cogne avant d’entrer. » Dit Jellico
- « Pourquoi avez-vous arrêter les procédures d’évacuation ? » Demande Faucher.
- « Parce qu’il y a trop de danger inhérent à leur évacuation. Premièrement, votre idée de les évacuer sur IRIS III est stupide. Nous savons qu’il y a des animaux dangereux sur cette planète et de plus, ils n’auront aucune protection si les Jem’hadars décident de bombarder l’emplacement où ils se trouveront. Ils seront bien plus protégés ici. »
- « Ils seront plus protégés ici ? On parle de 140 chasseurs et de 4 capital ships. 10 Chasseurs sont déjà venus à bout d’un galaxy classe. »
- « Nous sommes 10 fois plus gros qu’un galaxy classe. »
- « Et ils sont 10 fois plus nombreux. De plus, Lys 5 n’est pas à 100% opérationnel et son système défensif n’est pas le meilleur qui soit. Il faut évacuer les enfants et les femmes au plus vite. »
- « Non ! Ils restent sur la station et nous allons les défendre. »
- « Vous n’avez aucune autorité, je suis l'officier supérieur de cette station et… » Dit faucher
- « Plus maintenant ! Vous êtes relever de votre commandement dès maintenant et JE prends le commandement de cette station sous le paragraphe 7 de l’ordre de mission stipulant que j’ai le commandement de tous les aspects qui concernent la mission du Solystaire et de son intervention sur les Jem’hadars. De plus, l’article 87 stipule que je peux prendre le commandement de n’importe quelle installation appartenant à StarFleet en cas d’extrême urgence tactique relayant à une bataille d’envergure. J’ai deux points de mon ordre de mission qui me permettent de prendre le commandement et je le fais. Je ne pense pas que vous puissiez mener à bien cette bataille. » Répond Jellico.
- « Vous êtes malade espèce d’anarchiste. Tout ce que vous voulez depuis que vous êtes ici, c’est de vous approprier le pouvoir de cette station. Vous allez la détruire si vous continuez… »
- « Si j’étais vous, j’arrêterais immédiatement. Si vous vous taisez maintenant, j’effacerai votre conversation que je viens d’enregistrer sur la caméra juste là. »
Faucher regarda Jellico et pensa sérieusement à le tabasser jusqu’à ce qu’il ne puisse plus prononcer son nom et qu’il ne puisse qu’avaler du Jello.
- « Mais j’ai un bon coeur monsieur Faucher. Je vais vous permettre de prendre les familles ayant des enfants de moins de 2 ans et de les téléporter sur IRIS III. Si jamais on venait qu’à vouloir évacuer d’urgence, ils ne pourraient pas se déplacer aussi rapidement que nécessaire. Amener les femmes enceintes aussi. Je vous donne cette responsabilité. »
- « JE… »
- « UN MOT DE PLUS ET JE VOUS JETTE AU CACHOT. »
Faucher défia Jellico du regarde mais tourna les talons et sortit du bureau.
- « Téléportation, 1 à téléporter, anneau d'habitation 4. »
À ce moment, le Commodore Manseau entra sur la passerelle.
- « Que se passe-t-il amiral ? »
- « CE BACHIBOUZOUK VIENT DE ME RETIRER LE COMMANDEMENT DE LA STATION ET REFUSE D’ÉVACUER LA STATION ! » Répond Faucheur
- « Quoi ? … »
- « Je n’ai pas eu le courage de le tabasser… Essayez-vous… SALLE DE TELEPORTATION, ALORS, ÇA VIENT ? »
Faucher disparu dans un tourbillon de molécules. Manseau arriva devant la porte du bureau de Jellico et entra également sans cogner.
- « Décidément, c’est une manie ici. On cogne avant d’entrer. »
Manseau ne prononça pas une parole et vint s’asseoir sur le siège devant lui.
- « Vous voulez m’inviter à souper ? » Demande Jellico.
- « Amiral Jellico, par les pouvoirs qui me sont conférés par StarFleet Intelligence et pour la mission qui m’a été donnée, je vous relève de vos fonctions sous l’ordre de l'amiral Amiral Nechayev. » Répond Manseau.
- « Qu’est-ce que c’est que cette mascarade ? »
- « Permettez-moi de vous lire mon ordre de mission monsieur Jellico. »
Manseau sortit un PADD et lu
- « MESSAGE DE STARFLEET INTELLIGENCE NIVEAU DE SECURITER 47 AU : Commodore Manseau »
- « Considérant que l'Amiral Jellico a, dans le passé, agit trop souvent pour ses propres intérêts plus que pour les intérêts de StarFleet et de la Fédération, il a été décidé par le haut commandement qu'Edward Jellico serait testé. Cette mission d'empoisonnement de white est une excellente occasion de le faire. Nous la ferons de préférence sur Lys 5 plutôt que sur DS9, d'où elle devait originalement être faite. Lys 5 sera l'endroit idéal pour tester Jellico. Nous savons qu'il veut depuis longtemps le commandement de Lys 5. »
- « Commodore Manseau, vous avez de l'expérience dans ce genre d'opération. Nous réactivons donc votre statut d'agent temporairement. Vous devrez épier Jellico et rapporter toute action faisant passer les intérêts de Jellico avant ceux de StarFleet. Cette action est ultra secrète et seul quelques amiraux en sont au courant. Faites une enquête complète sans pour cela nuire à la mission ou déroger aux règles de StarFleet. Prenez tous les moyens nécessaires pour cela et bonne chance. »
AMIRAL NECHAYEV - STARFLEET INTELLIGENCE

- « C'est un faux. » Dit Jellico
- « C'est écrit noir sur blanc Amiral et c'est authentique, vous pouvez vous le faire confirmer par l'Amiral Nechayev. » Répond Manseau.
- « Je reçois mes ordres de l’Amiral Tecra, l’amiral Nechayev n’est pas responsable de mon dossier. De toutes façons, je n'ai rien fait. »
Elle sortit un autre PADD.
- « Voici les chefs d'accusations : »
- « 1 - Manque de respect envers ses officiers conformément à la règle I Paragraphe 4 : Vous devez respect à tous même à des officiers de grade inférieur. »
- « 2 - Abus de pouvoir »
- « 3 – Harcèlement »
Manseau fit une pose et afficha un petit sourire pour soutenir le dernier point qu’elle venait de dire, puis, elle poursuivit.
- « 4 - Infraction à l’article 2 de la charte des droits des officiers qui est : 2 - Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente, sans distinction aucune de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'ÂGE et de toute autre origine dans les territoires de la Fédération ou de ses alliés. »
- « 5 - Infraction à l'article 12 de la même charte qui stipule - Nul ne sera l'objet d’immixtion arbitraire vie privée, sa famille, son domicile, ses quartiers. »
- « 6- Infraction contre l'ordre général 22 qui stipule que le droit individuel de s'exprimer librement et d'être informé est considéré comme étant sacré, le personnel de StarFleet peut débattre de la politique et des décisions avec des représentants gouvernementaux en privé en tout temps, jusqu'au point où cette discussion ne viole pas leur serment de commandement ou de devoirs spécifiques à la Fédération pour ses ordres généraux, ou aux règles de StarFleet. »
- « 7- Ordonner à un officier d'enfreindre l'ordre général 15-Aucun officier haut gradé n'est autorisé à voyager dans un territoire potentiellement dangereux sans une escorte armée. »
- « 8- chantage »
- « 9- Complot pour prendre le contrôle d'une station appartenant à StarFleet. »
- « Vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez et je suis sûr que vous ne pourrez rien prouver. C'est votre parole contre la mienne. »
- « Nous avons toutes les preuves qu'il nous faut. C'est même vous qui vous nous les avez fournies. »
- « Je... Je ne comprends pas. »
- « Ces petites caméras que vous avez installées partout sur la station nous ont été très utiles. »
- « Je ne sais pas à quoi vous jouez Commodore mais, votre carrière est en péril »
Manseau laissa passer le dernier commentaire et poursuivit
- « Vous ne pensez quand même pas que nous ne nous en rendrions pas compte quand vous arrivez sur la station précédé de quelques jours par des officiers de la sécurité qui inspectent chaque recoin de la station et en profite en catimini pour installer des caméras. J'ai vérifié les états de services de ces officiers. Aucuns d'eux ne sont de la sécurité. Ce sont tous des techniciens et je parierais qu'ils savent tous comment installer une caméra. De plus, c'est notre station, comment croyez-vous qu'on ne les découvrirait pas ? » Demande Manseau.
- « Ce n’était pas un secret. » Répond Jellico.
- « Pour certaines caméras, peut-être mais d’autres caméras n’étaient pas répertorier sur le manifeste. »
Le commodore ouvrit une boite. Jellico constata qu'elle était pleine de PADDs.
- « Les voilà, vos preuves. »
Jellico prit quelques PADDs et les lu en diagonal. Il vit les accusations de discrimination reliées au fait qu’il avait émit le commentaire qu’un homme de 55 ans ne pouvait être efficace dans StarFleet que Filion devrait ne pas permette ce genre d’admission. Le harcèlement auprès de Manseau quand il lui avait fait une invitation détournée. Le manque de respect envers Rochambeault. L’accusation de chantage qu’il avait fait à Filion en menaçant d’envoyer Bluie sur la mission. Il y avait une dizaine de padds avec, en appuie, une séquence vidéo, provenant des caméras qu’il avait lui-même installées.
Manseau resta là sans rien dire.
- « Personne n’est au courant de ce rapport amiral. Je ne l’ai pas encore envoyé à StarFleet car je suis bonne joueuse. Vous allez redonner le commandement de cette station à monsieur Faucher et vous allez rouler droit jusqu’à la fin de cette mission. Par la suite, nous allons nous asseoir et discuter de tout ça. » Dit Manseau.
Jellico affichait un sourire nerveux.
- « Je vous ai sous-estimée Commodore. J’avais pourtant lu dans votre dossier que vous aviez déjà fait parti de StarFleet Intelligence mais vous ne sembliez pas avoir le dernier mot de cette organisation bien encré en vous. »
Jellico sorti une télécommande et la pointa sur la caméra.
- « Comme ça, on va parler sans être épié. Vous avez raison sur un point Commodore. Je veux le commandement de cette station. Je suis à la veille de prendre ma retraite et je n’ai jamais eu de commandement important de ma carrière. J’ai souvent fait le gars qui dépanne mais jamais StarFleet ne m’a reconnu comme étant un officier commendant. Pourtant, je suis décoré et j’ai plus de médailles que la plus part des Amiraux dans StarFleet. Alors oui, je voulais cette station et je la veux encore. ET si je dois vous marcher dessus pour l’avoir et bien je vais le faire. »
Manseau voulu porter sa main à sa poitrine quand soudain la station fut violemment ébranlée. Tellement que les cadres affichés au mur du bureau tombèrent.
- « Mais qu’est-ce que… » Dit Manseau.
- « Contrôle rapport. » Ordonne Jellico via son combadge.
Soudain, une seconde secousse encore plus violente fit tomber les deux officiers par terre. Quand Jellico se releva, il constata que Manseau était inconsciente.
- « Brèche sur le pont 1 – Évacuez la section. » Fit la voix de l'ordinateur.
Jellico ouvrit la porte de son bureaur pour tomber face à face avec un feu d’une grande envergure. Il rebroussa chemin et appuya sur son combadge.
- « Jellico à téléportation. 1 à évacuer d'urgence... Non attendez un instant. »
Jellico prit la boite renfermant tous les PADDs et la jeta dans le feu. Il se pencha sur Manseau et prit son communicateur et le jeta également dans le feu.
- « Jellico à téléportation, énergie. »
Jellico se matérialisa dans la salle de téléportation où Esclamadon venait d’arriver.
- « Rapport ? » Demande Jellico.
- « Je ne sais pas comment ils ont fait mais un escadron de Jem’hadars sont tombés sur nous venu de nul part. Ils sont 20 en tout, aucun capital ship en vu. Ils ont frappé le centre de contrôle en premier sans que nous puissions réagir. Les systèmes de défense de la station sont maintenant en ligne et nous ripostons. » Répond Esclamadon.
- « Où est Faucher ? »
- « Sur IRIS III, il venait de compléter son troisième voyage d’évacuation. »
- « Troisième voyage ? Il n’y a pas autant de femmes avec des bébés en bas âge ici pour faire trois voyages. »
- « Elles composaient le premier voyage, mais les deux autres s’étaient des familles normales. Ma petite famille de trois enfants allait faire partie du prochain voyage mais ils n’ont pas eu le temps… »
- « CET IMBÉCILE m’a désobéi ! J’avais dit, les femmes enceintes et les enfants de 2 ans et moins SEULEMENT ! »
- « Monsieur, J’ai le commodore Manseau… Énergie. » Fit l'enseigne assigné au téléporteur.
Jellico afficha un visage surprit et regarda la matérialisation. Tout ce qui apparu fut son combadge.
- « Désolé Monsieur !… Je perdu le commodore... Il y a trop d’interférences »
- « Alerte d'intrusion... Pont 34. » Fit la voix de Simard.
- « Jellico à Simard. Combien sont-ils ? »
- « Je ne sais pas…Quatre ou cinq… mais, avec le brouillage ils sont difficiles à repérer. Ils ont réussit à téléporter à travers nos boucliers saturant ceux-ci, beaucoup doivent être mort dans l'opération. Monsieur nos boucliers sont à 76% et ils baissent de 5% à la minutes. Et ils ne sont que 20 à nous tirer dessus. Je détecte également 1 capital ship Jem’hadar et deux Cardassian Galor class en approche rapide. »
- « Où sont le Grizzly et l’Aurore ? » Demande Esclamadon.
- « Ils vont arriver en même temps que la flotte Jem’hadar… Ou une minute plus tard… L’Artica n’est pas loin derrière. »
- « Commencez la procédure d’évacuation par navette. Trouvez-moi des officiers capables de faire fonctionner le Harfang et sortez-le de la station. » ordonne.
- « AMIRAL FAUCHER A TOUT VAISSEAU DE LA FEDERATION DANS LE SECTEUR LY5. NOUS SOMMES ATTAQUER PAR DES FORCES JEM'HADAR SUPERIEUR EN NOMBRE. DEMANDE ASSISTANCE D'URGENCE. »
- « L'appel vient de la salle de contrôle. » Dit l'enseigne
- « Mais vous venez de me dire que tout est détruit là haut ? » Demande Esclamadon.
- « Mais je croyais qu’il était sur IRIS III lui. Jellico à Faucher. »
- « Faucher j'écoute. »
- « Que faites-vous ici ? »
- « je suis revenus. »

* * * * *

Les moteurs du Grizzly et de l’Aurore étaient à pleine capacité et ils avaient réussit à monter jusqu’à distortion 9.979 et à maintenir cette vitesse sur plus de 7 heures… un exploit.
- « Passez en impulsion. » Ordonne Ranni.
- « Hé merde regardez-moi ça. » Commente Alyécha à la radio.
Les deux capitaines regardaient, sur leur écran respectif, la scène qui se défilait devant eux. C’était comme si Lys 5 était une ruche et qu’un paquet d’abeilles Jem’hadars tournaient à l’entoure. La lumière que faisaient les échanges de phaser entre la station et les Jem’hadars était tout simplement hallucinante.
- « Et ils ne sont que 10. »
- « Mais ils ne devraient pas être là avant 3 heures, selon leur plan. »
- « Le reste de la flotte est à 3 heures, nous les avons sur senseur. Je ne sais pas pourquoi ces chasseurs là sont arrivés avant. »
- « Les boucliers de la station viennent de tomber à 70%. »
- « C'est un bon jour pour mourir. »

Chapitre XXIII

Faucher se matérialisa en plein milieu de l'ingénierie de Lys 5. Son habit de StarFleet ressemblait plus à un habit de ramoneur de cheminée. À ses cotés, le Commodore Manseau avait la moitié de son habit déchiré et ce n'est que par la taille que les officiers de l'ingénierie purent reconnaître le commodore Manseau car sa figure était noire. Joe était à l'ingénierie et semblait s'être transformé en officier ingénieur.
- « Où est l'Amiral Jellico ? » Demande Faucher.
- « Nous venons de perdre le contact avec le pont où se trouvait l'Amiral et le commodore Esclamadon. Des Jem’hadars nous ont abordés, ont prit les ponts des habitations et viennent de prendre le pont intermédiaire de commandement. L'amiral Jellico et le commodore Esclamadon étaient sur ce pont. Les Jem'hadars brouillent nos systèmes de communication internes de la station. » Répond Joe.
- « Est-ce que les communications avec les vaisseaux fonctionnent ? »
- « Je ne sais pas, je ne suis pas ingénieur et je n'arrive pas à me retrouver avec toutes ses alarmes dans le système. »
- « C'est pas grave, vous avez fait de votre mieux. »
Le Commodore Manseau était déjà à regarder les systèmes.
- « Communication externe en fonction. J'ai l'Aurore et le Grizzly qui sont en périphérie et devraient atteindre LYS 5 dans moins d'une minute. Comme Joe le disait, il y a une dizaine de Jem’hadars qui font un carnage sur les ponts des habitations civiles et sur le pont intermédiaire de commandement. Ils utilisent un brouilleur d'ondes pour couper les communications à l'intérieur de la station. J'ai aussi des signes de vie Jem’hadars sur la planète IRIS III. » Dit-elle.
- « Communiquez avec les personnes évacuées sur IRIS III. » Ordonne Faucher.
- « Communication établie. »
- « Ici l'amiral Faucher. Qui est aux commandes sur IRIS III ? »
- « C'est moi amiral, Lieutenant Redshirt. »
- « Au rapport ! »
- « Nous tenons une position défensive depuis un peu plus de 5 minutes contre 5 Jem’hadars. Nous ne sommes que 5 officiers de StarFleet. Certains civils ont prit les armes et nous aident à les repousser mais comme nous avons évacué que des femmes, vous devinerez que se sont des femmes qui sont ici, et qu'elles n'ont pas nécessairement l'habitude de tenir un Phaseur Type III dans leurs mains. »
- « Qu'elle est votre position défensive ? »
- « Étrangement, ce n’est pas nous qui sommes en position défensive mais eux. Ils se sont barricadés dans les anciennes installations de recherche de la Fédération qui consistent en une cabane de la grosseur d'une navette de Type IV. Une fenêtre sur chacun des 4 côtés est occupée par un Jem'hadar qui repousse toute attaque. Pour notre part, nous avons trouvé un énorme fossé dont nous nous servons comme de tranchée à une cinquantaine de mètres de leur cabane. Nous avons monté une barricade de fortune avec des caisses de nourriture que nous avions apporter. »
- « Combien de personnes armées dans notre camp ? »
- « Une dizaine Monsieur ! »
- « Nous allons tenter de vous envoyer des renforts. »
- « Monsieur, je crois que les Jem’hadars se servent de leur cabane comme point d'entrée pour téléporter d’autre Jem’hadar. »
L'amiral se tourna vers Manseau
- « Pouvons-nous téléporter les Jem'hadars de cette cabane ailleurs ? »
- « Ils utilisent un système de brouillage... De plus, cela voudrait dire qu'il faudrait abaisser nos boucliers. » Répond Manseau.
- « Lieutenant, nous allons vous sortir de là... Tenez bon... Faucher terminer.»
- « Je ne suis pas convaincue que de les ramener sur la station serait plus sécuritaire... Les Jem'hadars viennent de prendre un autre pont. »
- « MAIS ILS NE SONT QUE 10... »
- « Un seul Jem’hadar équivaut à 3 officiers de sécurité en terme de force. »
- « Il me faut savoir où se trouvent Esclamadon et Jellico. »
- « Je vais y aller Monsieur ! » Dit Joe.
- « Vous ? » S'étonne Faucher.
- « Écoutez, je sais comment manier un phaser. Et aux dernières nouvelles, Jim était sur le pont intermédiaire de commandement. »
- « Allez-y et faites gaffe. »
- « Prenez ça, je viens de modifier ce tricorder pour pouvoir recevoir dans les ondes subspace de basse fréquence. Ça devrait suffire pour déjouer leurs systèmes de brouillage. » Dit Manseau
- « Joe, si vous voyez Esclamadon, dites-lui de mettre Jellico aux arrêts. Il n’est plus aux commandes de LYS 5 » Dit Faucher
- « C'est lui le traître ? Est-ce qu'il a tenté de vous tuer commodore ? » Demande Joe à Manseau.
- « Pourquoi dites-vous ça ? » Demande Manseau à son tour.
- « Parce qu'il était au même endroit que vous quand nous l'avons téléporter et nous n'avons pu téléporter que votre combadge. »
- « Je suis tombée inconsciente alors que la station a été frappée par les Jem'hadars et je ne me rappelle plus de rien jusqu'au moment où l'amiral Faucher est apparu dans le bureau. »
- « J'ai demandé à être téléporter au centre de contrôle aussitôt que j'ai su que les Jem'hadars attaquaient mais l'officier de téléportation a eu énormément de difficultés à me rematérialiser et cela a prit plusieurs minutes avant que je n'apparaisse à coté du commodore. »
- « Mais pourquoi est-ce que Jellico perd le commandement de LYS 5 ? C'est lui le traître oui ou non ? » Demande Joe.
- « Je n'ai pas dit que c'était lui mais, il a mis cette station en danger et c'est la dernière gaffe de sa carrière. Je vais vous demander d'obéir même si vous n'êtes pas officier de StarFleet et de ne plus poser de questions. »
- « Je comprends. Je ferai de mon mieux. »
Joe partit en courant et prit le turbolift le plus proche en empoignant un phaser au passage.
- « Je viens de faire un balayage du secteur. Plusieurs nacelle des sauvetages provenant du pont d’habitation ont été lancées et se retrouvent dans l'espace. Ils ont dû être lancés manuellement et l'ordinateur n'a pas de programmation de vol pour les amener sur IRIS III. Ils flottent dans l'espace non loin de la station. Tous les chasseurs Jem'hadars sont occupés à essayer de descendre les boucliers de la station qui sont maintenant à 47% mais je parie que quand ils recevront leurs renforts, ils vont faire un carnage dans ces nacelles... » Dit Manseau.
- « Combien de nacelles ? » Demande Faucher
- « 69... Certaines nacelles sont pleins à craquer et d'autres ne contiennent qu'une seule personne. »
- « Lorsque les Jem'hadars ont attaquer leur pont, certains ont dû paniquer et n'ont pas respecter les procédures. »
- « J'ai les résultats des scan sur la flotte qui s'amène sur nous. 120 chasseurs et un capital ship. »
Selon leur formation de vol, je pourrais vous dire que le capital ship et plus d'une cinquantaine de chasseurs vont s'attaquer à la station. Plus de 20 chasseurs semblent vouloir se diriger sur la position des nacelles et une dizaine de chasseurs se dirigent sur IRIS III...
- « Ouvrez une fréquence sur toute la flotte. » Ordonne Faucher.
- « Fréquence ouverte. » Répond Manseau.
- « À tous les vaisseaux dans le secteur, nous sommes sous attaque Jem’hadar et dans les conditions actuelles en situation critique. La station LYS 5 perd 1 pour-cent de bouclier à la minute. Les Jem'hadars attaquent notre position d'évacuation située sur IRIS III avec des soldats. Des femmes et des enfants se trouvent sur cette planète... Vous devez les aider en priorité. De plus, des nacelles provenant de LYS 5 sont actuellement en dérive non loin de la station. Nous savons que les Jem’hadars vont vouloir éliminer les nacelles... Encore là, des femmes et des enfants sont présents dans 69 pods... De plus, LYS 5 est sous abordage. Nous n'avons plus de communication interne sur LYS 5. Je ne peux pas prendre le commandement de la flotte d'ici, je laisse donc le tout au Commodore Alyécha sur l'Aurore. »
- « L'Aurore répond. » Annonce Manseau.
- « Très bien amiral... Nous sommes à organiser le tout. L'Artica devrait arriver sous peu. » Dit Alyécha capitaine de l'Aurore.
- « Réponse de l'Enterprise Monsieur, le commander Riker. »
- « Sur écran. »
- « Nous arriverons dans moins de 2 heures. Tenez le coup. »
- « Commander, je vous remercie mais le Capitaine Picard ? »
- « Je suis sûr que le capitaine Picard aurait voulu que nous rebroussions chemin. De toute façon, son état est encore stable. Nous avons placé sa chambre en état d’apesanteur pour éviter les coups dus à un combat et le docteur Bashire et en train de stabiliser son état encore plus. Et je crois que la puissance de feu d'un classe Sovereign est nécessaire à votre cause. »
- « Merci Commander. »
- « Vous avez des nouvelles du Solystaire ? » Demande Riker.
- « Non... »
- « Monsieur, Le capitaine Chikotay en Priorité 1. » Dit Manseau.
- « Passez-le. »
- « Avons réalisé que toutes les transmissions interceptées l'avaient été de la planète que nous orbitons via un canal de communication au sol se servant d'un vaisseau jem'hadar qui nous a explosé à la figure comme antenne. Cette antenne pointait sur IRIS III. Allons attaquer simultanément le WarBird situé dans la nébuleuse et les installations au sol... Selon nous, les installations au sol transmettent l'information recueillie à un vaisseau Romulan présent dans la nébuleuse. Avons de plus réalisé que nous arriverions peut être trop tard pour faire une différence marquante dans la présente attaque. Par contre, nous savons que les J'H ne défendent probablement plus leur territoire ayant l'ordre de se concentrer sur Lys5. Nous allons donc porter un coup au J'H qui pourraient décider l'issue de la présente confrontation. Nous allons terminer notre mission et par la suite nous nous enfoncerons avec l'Artica derrière les lignes ennemies ! Nous commencerons par allez rejoindre le Solystaire qui doit être maintenant rendu sur Terok Ab et terminerons le travail si ce n'est pas déjà fait ! En route vers Terok Ab et par la suite, nous ferons le plus de dégâts possibles en coupants leurs lignes de ravitaillement et les prendre à revers. Bon courage et bonne chance à tous ! Capitaine Hiawatha Chikotay - USS Polaris. »
- « Voilà qui est intéressant. Le casse tête commence à prendre forme. » Dit Faucher.
- « Un autre message de Monsieur Motab. » Dit Manseau.
- « Passez-le. »
- « J'aimerais vous faire entendre un message du capitaine Malette : Fleet-Captain Malette Le Patriote avait découvert une source holographique et une possibilité d'un holo-emitter. Et maintenant nous sommes encerclés par 2 J'H fighters et 5 Galor class warships sur un champ d'astéroïdes d'une superficie de 750 unités au kilomètre carré. Nous ne savons pas si l'holo-emitter et les astéroïdes sont en relation, mais on le saura après s'être débarrassé des 7 vaisseaux ennemis. Malette terminé.  En lisant ce message de mon confrère le fleet captain Malette, je me suis rappelé d'un fait qui ne semblait pas important à l'époque. L'Épervier fut attaqué par un chasseur, mais qui était holographique. Joignons cette info au fait que notre info sur le nombre de vaisseaux qui attaquent la station, et le rapport d'un autre nombre beaucoup plus grand, je pense qu'il se pourrait que dans la flotte ennemie il y ait des vaisseaux holographiques. Si ça s'avère le cas, il serait prévenant de trouver une façon de les détecter !!! »
- « Très bien capitaine, merci. » Dit Manseau.
- « Je commence à comprendre. Vous vous rappelez de l'appareil que l'équipe de Filion a trouvé sur IRIS III ? Esclamadon avait dit que cet appareil émettait en fréquence subspace mais que sa portée était ridiculement courte. L'explication est simple. Les installations au sol que le Polaris viennent de découvrir n'étaient rien d'autre qu'un canal com qui, au contraire de ce que nous avons cru, ne recevait pas de message mais venait chercher le message. C’était le bras qui venait chercher les messages. À intervalle régulier, il émettait une onde porteuse vers IRIS III via une antenne qui selon monsieur Chikotay était un vaisseau, et venait chercher les donnée recueillies par l'appareil trouvé par Filion. »
- « En termes clairs, cet appareil interceptait tous les messages de LYS 5, les envoyait par subspace mais à une distance ridiculement courte pour ne pas être détecter et les installations au sol de la planète où se trouve le Polaris venait chercher cette information via une onde porteuse... Un peu comme une main avec un long bras qui vient prendre le message d'une main avec un bras plus cours mais qui laisse sa main fermée pour ne pas que l'on voit le message. »
- « Le tout était alors envoyé de la planète, par subspace à un vaisseau caché dans la nébuleuse. »
- « Qui n'était rien d'autre que les deux capital ships qu'ont détruit l'Artica et l'Indépendance dans leur mission. »
- « Mais que viennent faire les Romulan warbirds dans cette histoire ? » Demande Manseau.
- « On le saura bien assez tôt. Il faudrait aussi regarder cette théorie de Motab sur les vaisseaux holographiques. » Répond Faucher.
Faucher se dirigea vers un placard d'armes et se saisit d'un phaseur type III et en lança un à Manseau.
- « Maintenant, passons aux choses sérieuses. Je veux que cette station soit nettoyée et propre quand l'amiral Filion reviendra... MON NOUVEAU NOM EST MONSIEUR NET... » Ordonne Faucher.

* * * * *

L'amiral Jellico avait réussi à échapper à l'embuscade que leur avaient tendue les Jem'hadars. Lui et Esclamadon avaient dû se séparer pour diviser les Jem'hadars mais ces derniers avaient tous suivit le commodore. Jellico avait descendu deux ponts par les tunnels easy acces et était maintenant dans l'habitat ring. Il entendait les tirs de phaser et les tirs d'armes Jem’hadars au loin accompagnés de cris. Il se faufila dans la première habitation et stoppa net devant le spectacle qu'il vit. Une femme et ses deux enfants étaient étendus sur le plancher de leur salon avec un coup de phaser en pleine poitrine. Jellico pouvait voir que les enfants avaient été tués avant elle car ils étaient tous deux, recroqueviller dans un coin, brûlés vifs par un phaser fire de StarFleet que tenait la mère dans ses mains. La mère avait dû tuer ses enfants pour leur épargner la souffrance avant que les Jem'hadars ne la tue elle. Jellico ressortit de l’habitat Ring. C’est à ce moment qu'il entendit un cri d'une jeune fille qu'il reconnut sur-le-champ.

>- « AAAAAAAAH ! NON NON NON... »
Jellico s'approcha tranquillement jusqu'au croisement d'un couloir et vit deux Jem'hadars entrer dans les quartiers du Commodore Esclamadon. Par la suite, il entendit deux autres cris qui devaient être ceux de ses jumeaux. Jellico s'approcha tranquillement de l'entrée des quartiers et se pencha tranquillement pour voir à l'intérieur. Les deux Jem'hadars s'étaient réfugiés derrière un fauteuil car la jeune Kimberley possédait un phaser et n'arrêtait pas de faire feu partout dans l'appartement. Jellico voulu entrer dans l'appartement et se faufiler dans le garde robe situé à l'entrée et prendre les deux Jem'hadars à revers mais lorsqu'il quitta sa cachette il fut accueilli par un coup de phaser provenant de Kimberley. L'amiral senti une légère douleur à l'épaule et se rabattit dans le couloir.
- « Petite idiote, » chuchota-t-il pour lui-même.
Jellico regarda son épaule et s’aperçut qu'il n’avait rien... Kimberley faisait feu avec un phaser réglé sur LIGHT STUNT. Soudain, venant du bout du couloir, deux Jem’hadars apparurent. Jellico leva son phaser malgré la douleur à son épaule et fit feu. Les deux Jem’hadars tombèrent. Jellico retomba par terre à coté de la porte des quartiers d'Esclamadon. Il entendait encore les coups de phaser tirés par la jeune Kimberley.
Jellico ne pouvait pas se mentir à lui-même. Il savait que les deux Jem'hadars mort au bout du couloir étaient tomber parce qu'il avait eu un coup de chance énorme. Jamais en temps normal, il n'aurait pu tirer aussi précisément. Ce n'était que de la chance. Jellico soufflait très rapidement. Il entendait les coups de phaser de Kimberley de l'intérieur accompagnés des cris de son frère et de sa sœur.
Soudain, les coups de phaser s'arrêtèrent. Un long silence resta suspendu dans l'air puis il entendit les coups de phaser des Jem'hadars retentirent. Mais Jellico ne bougea pas. Il savait qu'il pouvait intervenir et prendre les Jem'hadars à revers mais il ne le fit pas. Il entendit un cri étouffé par le tir d'un Jem’hadar suivit par un gémissement. Un second coup de phaser brisa le cri de ce qui devait être le garçon d'Esclamadon. Mais Jellico ne bougea pas.
- « NOOOOOON... NE ME FAITES PAS DE MAL... MON PAPA VA VENIR VOUS TUER... NON... OUINNNNNN OUINNNN... OUINNN… »
Les pleurs de la jeune Kimberley retentissaient partout dans le couloir. Elle pleurait en criant, sa peur était tangible. Ses pleurs étaient à vous glacer le sang. Les pleurs d'un enfant de 10 ans qui ne sait pas pourquoi elle va mourir mais qui en connaît les conséquences. Les pleurs d'un enfant qui sait que tous ses rêves de devenir comme son père vont disparaître… Les pleurs d'une enfant sans défense. Mais Jellico ne bougea pas. Et soudain...
TSSSSIIIIUUUUU.
Les pleurs cessèrent suite à ce tir d'arme Jem'hadar. Jellico entendit un corps tomber sur le planché. Il entendit un petit gémissement qu'il pouvait facilement identifier comme provenant de la bouche de Kimberley. Un respire agonisant qui s'atténua en un souffle coupé puis plus rien. Jellico entendit les pas des Jem'hadars et c'est seulement à ce moment que Jellico bougea. Il se précipita dans les quartiers adjacents à ceux d'Esclamadon. Il dut retenir son cri en voyant la famille ensanglantée par terre qui occupait cet appartement. Il se cacha derrière le premier fauteuil venu et leva la tête pour pouvoir voir l'entrée de l’appartement où il pointa son phaser. Il vit les deux Jem'hadars passer rapidement dans le couloir sans s'arrêter et s'éloigner.
Jellico déposa son phaser par terre et regarda le plafond. Son coeur battait à toute allure. Ses jambes semblaient paralysées. Soudain, il entendit des pas venant du couloir. Il pointa son phaser vers l’entrée et entendit…
- « Il y a quelqu'un de vivant ici ? » Demanda Jim.
Jellico reconnut la voix de Jim, le vieux cadet de Filion. Jellico regarda partout et vit le cœur d'un homme non loin de lui, ensanglanté. Il mit sa main sur la blessure qui avait été mortelle pour l'homme et prit son sang et s'en étendit sur la main et sur le bras. Jellico déchira la chemise de son uniforme et se leva.
- « Ici ! » , dit Jellico d'un ton gémissant.
Jim arriva en courant.
- « Amiral... Que vous est-il arrivé ? »
- « J'ai tenté de défendre cette famille contre deux Jem’hadars mais ils m'ont prit par surprise. J'ai réussi à tuer deux Jem'hadars dans le couloir et après deux autres sont apparus de nul part et je ne me rappelle plus de rien. Je ne sais pas comment il se fait que je suis encore vivant. »
- « Vous êtes très chanceux. Toutes les personnes habitant cette partie de la station ont toutes été tuées. Venez. Ça grouille de Jem'hadars sur ce pont. Nous allons descendre vers l’ingénierie. »
- « D'accord. »
Les deux officiers sortirent en prenant toutes les précautions. Jellico regarda dans les quartiers d'Esclamadon et il vit rapidement la petite Kimberley, étendue par terre, son linge brûler au niveau de la poitrine, un phaser dans les mains. Et il comprit que tous ses rêves de devenir officier commandant de cette station ne pourrait jamais se réaliser car jamais il ne pourrait se pardonner la mort de cette petite fille, qu'importe tout ce qu'elle lui avait fait. Ce n'était plus lui. C'était la peur.

Chapitre XXIV

Filion sentit son corps se dématérialiser et le décor du Solystaire laissa place à un environnement plus sombre ayant des couleurs vertes. Il compléta la matérialisation et reconnu l’odeur et les couleurs d’un Romulan Starship. Filion regarda autour de lui et vit une dizaine de Romulains pointant un distrupteur sur son groupe. Kozar leva son phaser vers l’un d’eux mais Filion lui abaissa la main sachant très bien que leurs armes avaient été rendues inefficaces par les filtres des transporteurs romulains. Filion regarda autour de lui et vit qu’ils étaient dans ce qui devait être un salon de relaxation romulan. Des fauteuils étaient installés un peu partout et une vitre immense laissait voir le Solystaire dehors, très mal en point. Ils savaient pertinemment qu’une pièce de relaxation comme celle-ci n’existait pas sur un Romulan warbird et qu’ils devaient se trouver sur un warbird commandé par un homme particulièrement spécial.
- « Il y a longtemps amiral… Heureux de vous revoir. » Dit Shanor.
Filion se retourna pour voir un homme qu’il connaissait très bien. Cet homme était responsable de sa perte de contrôle de ses émotions, il était responsable de la mort de plusieurs de ses officiers et de la perte de nombreux vaisseaux de sa flotte. Filion ferma les yeux tranquillement de peur de voir arriver des Slis.
- « Ce sentiment n’est pas partagé. » Répond Filion.
- « Je m’en doutais… Mais, je suis certain que si vous pouviez ressentir quoi que ce soit, vous le seriez. »
- « Je ne le suis pas… Et j’ai toutes mes facultés émotionnelles. Merci à vous. Et je peux même ressentir de la haine pour vous maintenant… Je dois dire que c’est un stimulant très puissant pour pouvoir vous tuer. »
Pour la première fois, Filion vit une expression de surprise sur le visage du Romulan. Il s’approcha de Filion et tourna lentement à l’entoure de lui.
- « Vous bluffer là ? » Demande Shanor.
Filion bluffait en effet. Ce n’était pas son genre de menacer quelqu’un de le tuer mais il voulait jouer sur le terrain du Romulan et le battre sur son propre terrain. Shanor était un homme qui avait toujours frappé en ayant le parfait contrôle de la situation. Filion venait de le débalancer un peu. De plus, Filion tentait de gagner du temps pour que son plan fonctionne.
- « À vous de jouer. Nous verrons si je bluff. »
- « Oh je vois que vous avez peur de voir arriver un SLI par-là. Vous aurais-je traumatisé avec ces créatures? Ne vous inquiétez pas Amiral, ces créatures sont puissantes mais ne vivent pas très longtemps et il y a très longtemps qu’elles ne font plus parties de mes plans. »
Shanor laissa Filion et se dirigea vers T’Rul.
- « Commander T’Rul. Heureux de vous revoir. »
- « Moi de même Shanor. »
- « Vous voyez amiral. Certaines personnes m’apprécient. »
- « Détrompez-vous Shanor… Je suis heureuse de vous revoir parce que je vais enfin pouvoir débarrasser l’espace d’une nuisance. » Dit T'Rul.
- « Vous ne semblez pas être apprécier de beaucoup de personnes Shanor. » Ajoute Filion.
- « T’Rul et moi avons fait la petite école ensemble. Je suis monté plus rapidement qu’elle mais elle a toujours été dans mon sillage. C’est une gagnante et j’aime les gagnantes. Dites-moi amiral, vous saviez que T’Rul était l’une des personnes les plus en accord avec mes objections face à une éventuelle alliance avec la Fédération ? Elle était à mes cotés lorsque j'ai présenté ma requête pour empêcher la signature du traiter qui vous octroyait le prêt de l'occulteur pour le USS Defiant... Elle vous l'avait dit ? »
Filion ne crut pas bon répondre.
- « Hé oui… C’est elle qui est l’instigatrice de mon mouvement de rébellion. Mais n’eut été d’elle, j’aurais peut-être pu réussir à convaincre le conseil que cette alliance ne nous apporterait que des malheurs. »
- « J’étais d’accord avec vos idées mais pas avec vos moyens. »
Shanor se retourna, sortit un couteau de sa manche et le planta directement au coeur de T’Rul. Cette dernière émit un gémissement et regarda Shanor dans les yeux. La surprise de voir la mort arriver aussi rapidement était palpable. Kozar et Filion voulurent porter assistance à T’Rul mais le canon de deux gardes de Shanor les rappelèrent à l’ordre.
- « Comme vous pouvez voir amiral, je me souviens toujours d’un visage qui entrave ma route et vous faites partie de ces visages. »
Filion remarqua que deux gardes avaient froncé les sourcils quand ils avaient vu T’Rul s’effondrer par terre, le couteau encore planté dans son ventre.
- « Maintenant, si vous ne voulez pas que ce sort vous soit réservé, vous devriez me dire ce que vous aviez l’intention de faire avec ce joli joujou que je vois dehors. »
Shanor pointa le Solystaire que l’on pouvait voir, flottant entre les 4 Warbirds qui l’entouraient dehors.
- « Vous allez me tuer, même si je vous le dis alors, pourquoi le ferais-je ? » Demande Fillion.
- « Il y a différentes manières de mourir… Celle-ci… »
Shanor pointa T’Rul qui n’était pas encore morte mais qui agonisait. Son sang coulait lentement sur le plancher et T’Rul le regardait couler comme on regarde passer sa vie devant ses yeux. Filion remarqua que les deux gardes étaient de plus en plus mal à l’aise avec le fait que T’Rul agonise ainsi.
- « Et il y a aussi l’autre manière… Celle-ci. »
Shanor prit le distrupteur d’un de ses gardes et désintégra T’Pan d’un simple tir. Filion, prit de rage, fût vite comme l’éclaire et désarma un des gardes. Kozar aussi réagit très rapidement. Mais en vain. Les deux hommes n’eurent jamais le temps de poursuivre leur plan. Quand Filion revint à lui, il était étendu sur le plancher du salon Romulan. Il sut qu’il n’était pas tombé inconscient très longtemps car T’Rul n’était pas encore morte. Deux gardes le relevèrent et il vit que le Klingon était déjà debout, lui aussi victime d’un phaser de StarFleet régler sur paralysie. Et c'était Shanor qui le tenait
- « Comme vous pouvez voir, je me suis approvisionné chez vous pour quelques joujoux très pratiques. Maintenant, vous avez le choix de mourir comme elle. »
Shanor pointa un tas de poussière qui occupait l’espace occupé par T’Pan.
- « … Ou comme T’Rul. Et pour vous montrez que je suis bon joueur, je vais laisser la vie sauve à ce Klingon si vous me dite où vous alliez et ce que vous alliez y faire. »
- « Je n’ai que faire de votre pitié. Je vais mourir avec honneur en vous égorgeant. » Dit Kozar
- « Je déteste les Klingons. Ils sont très braves mais vous verrez que quand nous lui rendrons la liberté, il vous remerciera de votre bonté. »
Filion nota une chose très importante. Shanor ne connaissait pas les Klingons. Sinon il saurait que même s’il laissait la vie sauve au Klingon et qu’il le laissait partir, ce dernier se tuerait lui-même car la détention est un déshonneur total pour un Klingon. Cette information lui servirait peut-être. Shanor interrompit ses pensées à nouveau. Mais Filion observait toujours les deux gardes qui ne cessaient de regarder T’Rul qui agonisait encore.
- « Et pour vous prouvez que j’ai quand même un bon coeur, je vais aussi libérer cette personne. »
Shanor fit signe à un garde au loin et Filion vit entrer Maddox accompagné d’un autre garde. Filion se sentit coupable de ressentir un soulagement à la vue de Maddox alors que deux autres de ses officiers venaient de mourir devant lui. Il nota aussi que le garde qui accompagnait Maddox fût surprit de voir T’Rul par terre. Il la regarda et sur le commandement de Shanor, il quitta la pièce en regardant l’un des deux gardes qu’avait noté Filion.
- « Vous allez bien Commander ? » Demande Fillion
- « Oui amiral ! » Répond Maddox
- « Vous voyez que je puis avoir du coeur. J'ai téléporté cet homme juste avant de détruire les nacelles. Quelques fois, ma bonté me surprend... »
- « Oui je vois cela, » dit Filion sur un ton ironique en regardant T’Rul qui dans un dernier effort essayait de retirer le couteau qui était toujours dans son ventre.
Filion tentait par tous les moyens de bloquer ses sentiments mais y parvenait à peine. La douleur de voir T’Rul souffrir ainsi était trop grande. La cruauté que Shanor imposait à cette femme était trop ignoble.
Mais il ne pouvait rien faire car, sa seule chance de s'en sortir résidait au temps précis qu’il continuait de calculer dans sa tête depuis qu’ils s’étaient matérialisés. Il devait se concentrer pour pouvoir maintenir le compte.
Le visage de Shanor changea et il s’approcha rapidement de Filion et l’empoigna.
- « Je n’ai malheureusement pas tout le temps que je désire et vous avez deux vies à sauver. » Continue Shanor.
Filion regarda Shanor et laissa quelques secondes tomber. Son plan restait toujours le même. Il voulait jouer sur le terrain de Shanor et la caractéristique principale de Shanor était de parler en énigme.
- « Je suis surpris. Je croyais avoir affaire à la crème des Rebelles. Si vous aviez bien observé, vous sauriez immédiatement quel est mon objectif en regardant le Solystaire. »
- « Oh, j’avais déjà remarqué que ce vaisseau devait servir à atteindre un objectif le plus rapidement possible, sans avoir à engager le combat. Je sais même que votre objectif est Terok Ab mais, voyez-vous, je suis peut-être dans les bonnes grâces des Jem’hadars mais je n’ai pas encore leur confiance totale alors je ne sais pas ce qui se trouve sur Terok Ab… Alors, vous aller me le dire. »
Shanor s’était déplacé vers la vitre et observait le Solystaire.
- « Et comment avez-vous fait pour savoir que j’allais sur Terok Ab ? »
- « Vous avez éliminé deux capital ships Jem’hadars très près de la frontière de la Fédération. Puis, vous avez envoyé un message à un de vos vaisseaux qui se trouvait dans la nébuleuse où moi aussi je me trouvais. Malheureusement, je n’ai pas pu décoder votre message mais j’ai quand même réussi à établir votre route en traçant une ligne entre les deux endroits où vous êtes apparu et vu le type de vaisseau que vous avez, j’en ai conclu que vous deviez vous diriger directement sur votre objectif sans faire de détour. Et cette ligne donnait directement sur Terok Ab. »
- « Allez-vous finir par me dire ce qui vous pousse à me haïr à ce point ? » Demande Fillion.
Shanor revint vers Filion tranquillement, toujours en affichant son sourire sarcastique.
- « Il y a très longtemps, j’ai eu un officier que j’ai aimé… Ce fut la seule femme que j’ai jamais aimée de ma vie. On nous avait été assigné tous les deux au même secteur… Un secteur qui avait été pris des mains de la Fédération… Celui de IRIS. Nous y avons passé les plus beaux moments que l’on puisse rêver sur la planète IRIS III. C’était notre paradis. Lorsque le traiter a été signé et que j’ai appris que IRIS III allait être remis à la Fédération, je me suis opposé au Conseil. Mes raisons étaient personnelles mais aussi appuyer par des convictions profondes que la Fédération nous trahirait un jour avec le don de ce bouclier occulteur. Je me suis battu devant le Conseil. Tellement battu que j’ai été mis en disgrâce. Plusieurs officiers qui étaient sous mon commandement étaient d’accord avec mes idées et étaient très patriotiques. J’ai alors préparé soigneusement mon coup sur un peu plus d’un an et je me suis sauvé avec 5 warbirds. »
Shanor fit une pose et retourna à la fenêtre.
- « Je suis arrivé dans le secteur de IRIS III. J’ai détecté la présence d’une station de la Fédération… Et oui Lys 5… Je m’en suis approché et je me suis aperçu que cette station était en fin de construction. Cette station était bien sûr une entrave à mes plans de reprendre le contrôle de IRIS III au nom de Romulus et de déclarer une guerre entre la Fédération et Romulus et j’ai téléporté une bombe dans la station, profitant d’un moment où les senseurs étaient coupé dû à un des nombreux diagnostiques que vous aviez en cours dans ces temps-là. »
- « C’était vous, celui qui a implanté cette fameuse bombe. » Dit Filion.
- « Et oui. Je sais que vous avez longtemps soupçonner une personne de votre entourage mais il n’en était rien. Malheureusement pour moi, vous avez réussit à désamorcer cette bombe. Par la suite, j’ai décidé d’étudier votre station plus profondément. J’ai construit une base sur IRIS III juste en dessous de l’ancienne base de la Fédération. J’y ai implanté un système de scanneur et de communication assez complexe qui reliait IRIS III à une planète ayant une civilisation juste assez avancer pour que mon invention passe inaperçu. Cette planète se trouve juste à la frontière de la Fédération et était un endroit précaire. J’ai alors construit une installation qui reliait cette planète à un vaisseau que j’ai stationné en permanence dans une nébuleuse non loin de là. Toutes ses installations étaient protégées par un système anti-détection de mon cru. »
- « Les warbirds que l’Indépendance a détecté. C’était cette nébuleuse-là. »
- « Exact. J’étais donc en mesure de vous observer à volonté et de pouvoir étudier votre comportement. J’étais toujours avec ma bien aimée à ce moment là et je n’avais rien contre vous. Mais lors de notre première rencontre, vous avez signé votre arrêt de mort. »
Filion devina rapidement ce qui pouvait pousser un homme à haïr à ce point.
- « Votre femme commandait le warbird que nous avons détruit. »
Shanor se retourna vers Filion et s’approcha de lui.
- « Vous n’avez aucune idée du mal que vous m’avez fait amiral Filion. Et vous allez payer pour ça… Aujourd’hui… »
- « Vous avez été l’artisan de la mort de votre amour. C’est vous qui l’avez tuée. »
Cette remarque valut un coup de genou au ventre de l’amiral suivit de deux coups au visage et un coup de pied aux genoux. Filion réussit à rester debout et contrôla la douleur. Il se releva tranquillement.
- « Vous savez qui est cette femme Amiral qui souffre en ce moment ? »
Shanor pointa T’Rul qui avait presque rendu l’âme.
- « Et bien, c’est le déshonneur de la famille. C’est la soeur de mon amour. Et oui ! Et vous savez ce qu’elle a fait quand sa soeur est morte de vos mains et que je lui ai demander son aide pour vous faire payer ça ? »
Shanor avait le visage déformé par la douleur de ses paroles, déformé par la haine qui parcourait chacune de ses veines.
- « Elle m’a trahi et j’ai failli me faire prendre par un détachement de warbirds romulains. Elle a essayer de me prendre sous son contrôle en utilisant des créatures que vous avez bien connues amiral. Mais c’est moi qui ai gagné et j’ai réussi à lui prendre les Slis et à m’en servir contre vous. Et je suis certain, amiral, qu’elle était sur votre vaisseau pour vous tuer. Elle n’a jamais été d’accord avec mes moyens à grand déploiement pour venir à bout des problèmes et elle a toujours fait cavalier seul. Voilà pourquoi elle était sur votre vaisseau, pour vous assassiner. »
- « Pourquoi ne pas lui avoir laisser faire son job ? Je serais probablement mort à l’heure qu’il est. »
- « Vous représentez ceux qui ont tué ma femme mais, vous n’êtes pas celui qui a tué ma femme. Ce sont tous les habitants de LYS 5 qui ont tué ma femme et c’est eux que je veux voir mourir en même temps que vous. »
- « Et c’est la raison pour laquelle vous avez aider les Jem’hadars ? » Demande Filion.
- « Et oui… En ce moment même, une flotte de plus de 150 Jem’hadar ships attaquent Lys 5… Et c’est moi qui leur a fournis tous les détails de la mission que vous aviez en cours. Je ne savais pas ce que le Solystaire avait comme objectif mais j’ai quand même réussi à savoir que tous les autres vaisseaux de la flotte allaient quitter Lys 5. Et l’important, c’est que je savais combien de temps la station serait sans défense. Je suis alors entré en communication avec les Jem’hadars et j’ai fait d’une pierre deux coups. J’ai eu suffisamment d’argent pour pouvoir réparer mes vaisseaux et j’ai réussi à trouver un moyen de faire sauter LYS 5… La nouvelle station en plus... N’est-ce pas merveilleux… » Répond Shanor.
Filion fronça les sourcils. Depuis qu’il s’était matérialisé, Filion comptait dans sa tête, sans arrêt, et il était arrivé au compte de 15 minutes pile. Le Solystaire aurait dû exploser. Il pouvait se tromper de 3 ou 4 secondes mais pas d’autant.
- « Alors amiral Filion, maintenant que je vous ai dit pourquoi je vous hais tant, vous et vos amis, allez-vous me dire ce qu’il y a de bon à faire sur Terok Ab ? »
Shanor regarda l’amiral un instant et changea d’expression.
- « Amiral… Pour la première fois, je vous sens démuni… »
Soudain, Filion aperçu T’Rul se téléporter.
- « Mais qu’est-ce que… Shanor à la passerelle… Qu’est-ce que ça signifie Midok ? »
- « Vous allez devoir nous expliquer pourquoi vous avez tué T’Rul. » Répond Midok.
La surprise dans le visage de Shanor était évidente. Au même moment, une lumière vive envahit la pièce. Le Solystaire venait d’exploser. Tous les officiers présents fermèrent les yeux en réflexe à l’éblouissement. La rétine protectrice de Filion entra en action, héritage de son coté vulcain, lui permettant de ne pas être éblouit. Ce qu’il fit par la suite égalait à un coup de dé où il pouvait perdre ou gagner. Il se précipita sur un garde qui n’avait démontré aucune réaction face à la mort de T’Rul et il lui appliqua un Nerve Pinch. Il se retourna vers les deux autres gardes et leur cria…
- « JE NE SUIS PAS VOTRE ENNEMI… C’EST LUI QUI A TUÉ T’RUL… PAS MOI… » Crie Filion.
C’est à ce moment que le pari de Filion se gagna. Les deux gardes détournèrent leurs armes de Filion et visèrent en direction de Shanor. L’explosion du Solystaire avait créer une onde de chox qui frappa le vaisseau violemment à ce moment précis et tous les occupants de la pièce tombèrent par terre. Les consoles qui ornaient les murs explosèrent dans un feu d’artifice immense. Filion vit que Shanor le regardait avec un regard interrogateur à travers la fumée et pour la première fois, il vit que Shanor se sentait démuni. Filion se roula derrière un fauteuil et cria.
- « Il semblerait que vous ayez fait un très mauvais choix en tuant ce qui devait être une digne représentante romulan… Ayant plusieurs loyaux sujet. »
Shanor comprit vite qu’il n’était plus en position offensive mais bien en position défensive et il choisit la retraite. Le garde qui gardait la porte suivit son maître et ils disparurent dans le couloir adjacent pendant que les deux autres gardes se relevaient.
Kozar fonça, sans hésiter, sur l’un d’eux et le désarma facilement. Maddox se jeta sur le phaser de StarFleet qu’avait laisser tomber Shanor dans sa chute et mis en joue l’autre garde.
- « NE TIREZ PAS COMMANDER. » Ordonne Filion.
- « Mais qu’est-ce qui c’est passé ? »
Kozar parlait en même temps qu’il ramassait les armes qui traînaient un peu partout.
- « Je n’en sais rien. Il ne faut pas oublier que T’Rul était une haute gradée du Romulan Star Empire et que de l’aveu même de Shanor, elle partageait ses idées. T’Rul désapprouvait les méthodes de Shanor et j’ai pu remarquer que deux gardes ici présents aussi. »
À ce moment, le garde que tenait Maddox en joue, parla
- « T’Rul a été instructeur à l’école militaire. Et comme la plupart des officiers sur ce vaisseau sont jeunes, ils l’ont tous eu comme instructeur. Une instructeur très respectée. De plus, Shanor a dit vrai. T’Rul est l’instigatrice du mouvement de rébellion. Elle et Shanor se sont séparés car T’Rul ne voulait pas devenir une ennemie de l’Empire et croyait qu’il y avait d’autres moyens pour empêcher le prêt de la technologie cloak à la Fédération. Je crois personnellement qu’elle se trompait mais, aujourd’hui je crois que Shanor aussi se trompe. Il a des raisons personnelles que je ne connaissais pas et qui aujourd’hui m’ont été dévoilées. Cependant, une chose reste. Son but était le même que le nôtre : combattre la Fédération. »
- « Vous croyez que ce mouvement de mutinerie est répartit sur tout le vaisseau ? » Demande Filion.
- « Non…Une minorité va s’opposer à Shanor. Vous avez été chanceux de tomber sur deux gardes comme nous, l’idée de tuer Shanor et de faire cesser sa tyrannie fut assez grande pour que vous sachiez profiter de notre hésitation. Ceci combiné au fait que nous n’avons pas beaucoup d’expérience. Mais si j’en avais la chance, je vous tuerais sur-le-champ. » Répond le garde romulian.
- « T’Rul partageait votre haine pour la Fédération, non ? Expliquez-moi pourquoi elle croyait en d’autres moyens… Car je crois qu’il y a d’autres moyens que la violence pour résoudre nos conflits. »
- « Non. Elle ne vous haïssait pas. Elle disait simplement que nous ne pourrions jamais vous faire confiance. Et elle a toujours raison. Je ne sais pas ce qu’elle faisait avec vous car, ce n’était pas une tueuse ni n’avait d’esprit vengeur mais il y a si longtemps que nous avons foulé le sol de Romulus… Elle a peut-être changé. »
- « Regardez ! » Dit Kozar
Filion regarda dehors et vit les restes du Solystaire qui virevoltaient dans l’espace. Le Warbird qui se trouvait juste derrière le Solystaire semblait avoir été très endommagé par l’explosion du Solystaire. On pouvait voir une bonne partie de son museau complètement arraché et on voyait la coupe des ponts que seul un puisant champ de force protégeait du vide de l’espace. Les deux warbirds de chaque coté étaient à la dérive, certaines lumières clignotaient et on pouvait voir leurs coques noircies par de violente explosion. »
- « L’explosion du Solystaire semble avoir fait énormément de dégât au Warbird qui se trouvait de chaque coté du Solystaire. » Dit Maddox.
- « Normal... Les charges d’explosions étaient placées sur les cotés du Solystaire. »
- « Le Warbird où nous nous trouvons aussi semble être très endommagé. » Dit Kozar
- « Que faisons-nous maintenant ? » Demande Maddox.
- « Nous n’avons qu’un seul objectif : retrouver Shanor et le tuer. Si nous réussissons, nous aurons peut-être une chance de nous en sortir vivant. »
- « Vous êtes déjà mort. Même si vous réussissez à tuer Shanor, vous serez tué. » Dit le garde.
- « Alors, nous aurons au moins tué celui qui est le plus dangereux pour Lys 5 ici… Mais nous ne sommes pas l’Ennemi. J’espère que vous saurez vous en rappeler. »
Filion s’approcha du Romulan et lui appliqua un nerve pinch. Le garde tomba par terre.
- « Aller, on sort d’ici… Trouvez-moi Shanor… Oh, attendez un instant… »
Filion prit son communicateur et l’ouvrit rapidement à l’aide d’un morceau de métal. Il interconnecta le subspace transmetteur avec un circuit auxiliaire du translateur et il referma le tout.
- « J’ai fabriqué une balise de détresse portative de courte portée… Sait-on jamais… L’explosion du Solystaire va peut-être attirer l’attention d’un des nôtres. »
- « Selon Shanor, la station Lys 5 serait sous attaque. Je crois que votre flotte va tenter de la protéger avant tout. » Dit Kozar
- « Voilà pourquoi notre objectif est de tuer Shanor pour qu’il cesse sa tyrannie. Si nous le tuons, il y a des chances pour que le reste de l’équipage cesse de harceler la Fédération. »
Filion et son équipe s’engagèrent dans le couloir du warbird, rempli de fumée.

Chapitre XXV

L’amiral Faucher était un officier calme de nature. Jamais il n’élevait le ton et ne faisait jamais preuve de violence. Les gens qui le voyaient pour la première fois pouvaient penser que sa forte stature était gage de rigidité et que sa manière de régler les choses l’était souvent par l’usage de la force. Mais il n’en était rien.
Selon les souvenirs du commodore Manseau, il n’avait jamais usé de la force et n’avait même jamais haussé la voix sur un officier sous son commandement. Mais ce qu’elle voyait en ce moment dépassait toutes les visions qu’elle n’avait jamais eues de l’amiral Faucher. Il s’était transformé en bête de guerre. À lui seul, il avait déjà abattu 3 Jem’hadars sans jamais même prendre le temps de viser et les trois fois, il avait atteint le Jem’hadar à la poitrine. Pendant tout ce temps, le visage de l’amiral Faucher s’était confiné dans une expression qu’elle n’avait jamais vue. Soudain, cette expression disparut et le visage qu’elle connaissait fut revenu.
- « Vous n’auriez pas une batterie de rechange pour mon phaser ? Je crois que je vais en avoir besoin. » Demande Faucher.
Manseau savait très bien que la batterie dans son phaser était suffisante pour durer pendant plus d’un combat mais, il est vrai que les combats qu’ils avaient menés sur deux des ponts principaux avaient été exténuants et qu’ils avaient fait feu plusieurs fois.
Faucher fermait ses yeux et tentait de se rappeler la configuration des couloirs de ce pont. Il n’y avait pas beaucoup de différence entre ce pont et celui qu’il venait de quitter mais, il savait qu’il y en avait une.
Soudain, ils entendirent un échange de tirs dans le couloir du fond. Selon le bruit des armes, les Jem’hadars étaient beaucoup plus près de leur position que de leur agresseur ou de leur cible. Il n’y avait aucun doute du fait que les Jem’hadars étaient pris en sandwich. Le problème était qu’il ne savait pas quel était le nombre de soldats Jem’hadars présent dans ce sandwich.
- « HAAAAAA VOUS NE M’AUREZ PAS ! »
La voix que venait d’entendre Faucher appartenait sans équivoque à Esclamadon et sans nul doute était-il en mauvaise posture.
- « COMMODORE ! »
- « AMIRAL ? »
- « OUI… COMMODORE NOUS SOMMES À LA SECTION 23 ! »
- « ET BIEN VOUS DEVRIEZ VENIR ICI AU PLUS VITE PARCE QUE… HAAAA… MERDE… JE N… »
Faucher n’attendit pas la fin de cette phrase. Son visage se transforma à nouveau et il se lança dans le couloir sans attendre, le phaser rifle pointé devant. Il atteignit le coin du couloir et pouvait entendre les pas du commodore Manseau juste derrière lui. Lorsqu’il put enfin voir dans le couloir, ce qu’il vit n’était pas ce qu’il s’attendait à voir. Cinq Jem’hadars étaient là à tirer sur un tas de tôle entassée d’un coin à l’autre bout du couloir. Quelques fois, on pouvait voir un rayon rouge sortir de derrière ce rempart de fortune, laissant voir que quelqu’un tentait de s’y défendre.
Pour la première fois depuis que Manseau suivait l’amiral, elle le vit s’agenouiller et prendre le temps de viser avant de tirer. Manseau s’agenouilla également et au moment de viser, elle vit deux des cinq Jem’hadars se retourner. Elle put tirer sur le Jem’hadar qu’elle avait déjà dans la mire et eu juste le temps de se précipiter dans les appartements qui se trouvaient à coté d’elle. Elle atterrit en roulant et utilisa son expérience pour se relever rapidement. Elle vit l’amiral Faucher toujours agenouillé tirant sur les Jem’hadars. Les tirs des Jem’hadars passaient de chaque coté de Faucher mais lui ne brochait pas. Elle savait qu’elle n’avait pas beaucoup de temps pour agir. Un Jem’hadar surprit pouvait peut-être rater un ou deux tirs mais pas plus. Suivant sa roulade, elle se précipita à travers la pièce où elle se trouvait et atteignit la seconde porte qui redonnait sur le couloir. Dans StarFleet Intelligence, on lui avait apprit à évaluer les distances et remarquer la moindre chose au premier coup d’oeil. C’était vital quand on voulait agir rapidement. Elle ouvrit cette porte, qui selon ses calculs devait donner sur la position des Jem’hadars. Ses calculs étaient précis et elle tira un Jem’hadar à bout portant. Le dernier Jem’hadar se retrouvait seul dans un feu croisé de trois officiers de StarFleet. Il tenta un dernier geste désespéré et se précipita sur Manseau.
Elle voyait le Jem’hadar comme dans un couloir qui menait vers elle. Elle savait qu’elle n’aurait pas le temps de lever son phaser avant qu’il ne tir. Au moment où il allait tirer, elle entendit un cri.
- « RAAAAAMING SPEED ! »
Elle vit le commodore Esclamadon passer à toute allure, de droite à gauche du cadre de porte en ramassant au passage le Jem’hadar juste avant qu’il ne l’atteigne. Les deux combattants tombèrent dans le couloir et Esclamadon ressentit vite le désavantage qu’il venait de se donner. La force physique du Jem’hadar était supérieure à la sienne. Soudain, alors qu’il allait subir un coup très dangereux au nez, il sentit le Jem’hadar se ramollir.
Manseau sortit dans le couloir et vit Faucher étendu à l’autre bout. Esclamadon repoussa le cadavre du Jem’hadar mort et tous deux coururent vers Faucher qui ne bougeait plus.
- « Amiral ? » Demande Manseau.
Faucher se releva lentement lorsque ses deux commodores arrivèrent.
- « Et bien… Trois officiers de StarFleet contre 5 Jem’hadars… Et ils viendront me dire qu’un seul Jem’hadar peu tuer 3 officiers de StarFleet à lui tout seul. » Répond Faucher.
- « Trois officiers StarFleet et quelques cadets… »
Les trois officiers StarFleet se retournèrent pour voir un groupe de cadet, des phaser type II à la main.
Esclamadon comprit que c’était eux qui avaient tué le Jem’hadar.
- « Merci, vous m’avez sauvé la vie… »
- « Nous n’allions pas laisser mourir un commodore alors qu’il faisait l’une de ses plus célèbres manœuvres… Même sans vaisseau. Une légende ne meurt pas. »
Manseau regarda les blessures de l’amiral. Elles étaient assez étendues. Il était brûlé sur une bonne partie de la poitrine mais n’avait pas été touché directement. Faucher se remit sur ses pieds.
- « Il ne reste plus de Jem’hadar sur la station. » Dit Manseau.
- « Attention, nous ne savons pas le nombre exact de Jem’hadars qui a été téléporté avant que nous levions les boucliers. Simard en a vu 10 mais, il se peut qu’il y ai eu d’autres sites de transport. » Dit Esclamadon.
- « Regardez ce Jem’hadar là, il a un genre de sac à dos. »
- « Hum… sûrement pour transporter des explosifs ou quelque chose du genre. »
Esclamadon fouilla le sac mais il était vide.
- « Je doute que les Jem’hadars veuillent faire sauter la station. Ils veulent la garder et la vider de ses occupants. » Dit Faucher.
- « Et bien quoi qu’il ait pu avoir là-dedans ça n’y est plus. » Répond Esclamadon.
- « Commodore Manseau, passez-moi votre tricorder. » Dit faucher.
Faucher prit son combadge et communique avec l’Aurore.
- « Commodore Alyécha, le USS HARFANG va quitter le spaciodock d’ici 5 minutes. Tenez-vous prêt à couvrir leur sortie. Il devrait être suivit du Nautilus. »
- « Qui va composer l’équipage de ces deux vaisseaux ? » Demande Alyécha.
- « Le Commodore Manseau va prendre la tête d’un des deux vaisseaux accompagné de cadets de votre académie. Nous trouverons bien un autre capitaine de fortune pour le Nautilus. »
- « J’ai une classe très prometteuse qui pourrait très bien partir. »
- « Parfait, je vais y voir. Faucher terminé ! »
Faucher aurait bien voulu dire à sa compagne de vie qu’il l’aimait avant de terminer la communication, car il sentait que la vie pourrait bien les séparer aujourd’hui mais, il savait trop que les cadets auraient perçu ce geste comme étant un adieu et aurait perdu un peu d’espoir.
- « Commodore, prenez cette classe et allez me sortir le Harfang de là. Je vais demander à l’autre classe de prendre le Nautilus. GO ! » Dit Faucher.
- « A vos ordres ! Aller tout le monde, finit l’entraînement. Cette fois, on passe à l’action. » Répond Manseau.
Manseau vit que les cadets avaient très peur mais semblait déterminés. Ils avaient brisé la glace en abattant le Jem’hadar qui allait tuer Esclamadon et ils étaient prêts. Alors que les cadets s’éloignaient Faucher, regarda Esclamadon.
- « Il nous faudrait des quartiers où nous aurions une console d’accès au centre de commandes… » Dit Faucher.
- « Si je me souviens bien, les quartiers de l’amiral Jellico sont sur ce pont. » Répond Esclamadon.
- « Oui, vous avez raison. Allons-y. »

* * * * *

Joe avait réussit à monter trois pont sans avoir à se défendre. Il avait rencontré trois personnes qui cherchaient un moyen de s’enfuir et Joe les avait dirigés vers l’ingénierie. Quand Joe arriva au transporter room où devait se trouver Jellico. Il ne trouva rien d’autre qu’un transporter chief mort sur le pas de la porte. Joe entendit un faible gémissement provenant du fond du couloir. Il s’avança tranquillement.
Soudain un bruit se fit entendre derrière lui. Il se retourna et appuya sur la détente de son phaser.
- « C’EST MOI ! NE TIRE PAS ! » Crie Jim.
Joe monta le canon de son phaser et le tir frappa le plafond.
- « JE… Je… Suis désolé Jim… Je… »
- « T’inquiète pas… On est tous sur les nerfs. »
- « J’ai faillit te descendre vieux. »
- « Mais tu ne l’as pas fait. »
Jim s’attendait à ce que Jellico passe une remarque sur le comportement de Joe mais à sa grande surprise, il ne le fit pas.
- « Esclamadon n’est pas avec vous ? » Demande Jellico.
- « Non… Je suis monté voir pourquoi nous avions perdu contact avec vous. » Répond Joe.
- « Un groupe de 5 Jem’hadars nous est tombé dessus et nous avons dû nous séparer moi et Esclamadon. »
- « Je ne l’ai pas vu… Mais j’ai entendu quelque chose au bout du couloir. »
Jellico se sentait un peu plus en moyen. Il avait effacé l’épisode de la petite Kim et l’avait enfoui au plus profond de ses souvenirs… là où il fait très noir. Il savait pourquoi il était plus en confiance. La raison en était simple. Il y avait deux personnes avec lui qui ne devaient pas être plus courageuses que lui. La fierté de Jellico semblait plus forte que sa peur. Mais quoi qu’il fasse, il n’arrivait pas à retirer l’image de la petite Kim étendue par terre. À chaque fois qu’il clignait des yeux, il voyait cette image. Il décida donc de ne plus cligner des yeux.
- « En formation avancée…. » Dit Jellico.
Jim prit sa position mais Joe n’avait aucune idée de ce dont parlait l’amiral. Jim lui indiqua de garder le coté droit de Jellico et de former un triangle à trois. Ils s’avancèrent à trois jusqu’au coin du couloir et ils entendirent des petits clapotements.
- « Qui a-t-il à cet endroit ? » Demande Jellico.
- « Le sas 13 menant au USS-Sibéria. » Répond Jim.
Jellico fit signe à Jim de garder le coté rapproché du sas tandis que lui passait de l’autre coté. Ils pénétrèrent dans le sas en même temps en balayant la pièce du regard, près à faire feu. Mais il n’y avait rien… ou plutôt si… Il n’y avait rien à tirer mais il y avait quelque chose d’horrible. Jellico cligna des yeux et revit l’image de Kim… qui ressemblait à celle qu’il vit.
Jim regardait horrifié la vingtaine d’enfants étendus par terre, les uns par-dessus les autres. Certains avaient encore les yeux ouverts, surpris par la mort.
- « Ooooh non ! » Dit Joe.
- « Putin de Jem’hadars… » Dit Jellico.
- « Merde… » Dit Jim.
- « Mais pourquoi étaient-ils ici ? » Demande Joe.
- « Ils pensaient pouvoir s’embarquer sur le Sibéria et être en sécurité… » Répond Jim.
- « L’entrée des vaisseaux est protégée et accessible seulement par un officier de StarFleet autorisé. Ils n’ont jamais pu entrer et les Jem’hadars sont arrivés et les ont tués sans merci. Là regarder, il y a un adulte qui a dû les amener ici. » Dit Jellico.
Joe se fraya un chemin jusqu’à la personne qui était à plein ventre et la retourna tranquillement. Son sang se glaça sur place. Il sentit une terreur monter plus rapidement que toutes choses qu’il n’avait jamais ressentit auparavant. Il se leva et recula rapidement.
- « NOOOOOOOOOOONNNNNNNN ! »
Joe recula précipitamment, ne quittant pas des yeux la femme qu’il venait de retourner. Il perdit pied sur un cadavre d’enfant et tomba par-dessus un autre.
- « NOOOOON… AAAH… NON ! NON ! NON ! »
Joe ne voyait que des corps qui semblaient lui dire que sa vie n’avait plus de sens et qu’il devait les rejoindre. Le visage qu’il continuait de fixé, malgré sa chute était celui de la seule femme qu’il avait réussit à aimer en 15 ans suivant sa séparation avec sa première femme. Hiba était là, les yeux encore ouverts et le visage marqué de la terreur. Il pouvait ressentir la terreur qu’elle avait ressentie. Lys 5 n’existait plus. La guerre n’existait plus. La seule chose qui existait c’était l’amour qui voulait sortir de son coeur en déchirant tout sur son passage. Cet amour n’avait soudainement plus de raison de rester là et avait décidé de sortir en amenant tout avec lui… y compris sa raison…
- « JOE ! … JOE !!! REGARDE-MOI JOE… »
Jim s’était précipité sur Joe. Il avait réussit à garder son calme même s’il avait voulu crier de toutes ses forces. Maintenant, il savait qu’il devait faire une seule chose pour se sauver. C’était de sauver Joe de la folie.
- « Joe, écoute-moi. Regarde-moi dans les yeux. »
Pour la première fois, il sentit que Joe le regarda.
- « C’est bien… Écoute-moi… »
Jim savait qu’il devait occuper l’esprit de Joe à d’autres pensées mais il n’avait aucune idée du sujet à prendre. Il était incapable de trouver un sujet. Son esprit était tout aussi détruit que celui de Joe. C’est à ce moment que Jellico fit quelque chose d’inattendu
- « JOE ! REPRENEZ-VOUS BON SANG… VOUS ÊTES UN HOMME PAS UNE MAUVIETTE…. OUI ELLE EST MORTE ET VOUS N’Y POUVEZ PLUS RIEN… MAIS VOUS, VOUS DEVEZ VIVRE POUR ELLE. NOUS AVONS DES JEM’HADARS À TUER ET VOUS POURREZ VOUS VENGER… ALORS REMUEZ-VOUS L’CUL… » Crie Jellico.
Jim poussa Jellico et le regarda avec un regard à tuer. Mais Joe sortit de sa torpeur et regarda Jellico.
- « Allez, il faut continuer… Avez-vous un message pour moi ? » Demande Jellico.
Joe ne répondit pas et semblait chercher à comprendre le sens des paroles de Jellico.
- « Joe, vous avez parler à Faucher non ? Que voulait-il faire ? »
Jim regardait Joe. Jellico avait réussi à le sortir de sa torpeur. Jim avait sous estimer l’acte de Jellico. Il était peut-être un imbécile en ce qui concerne la gestion quotidienne de ses officiers mais il n’était sûrement pas arriver au rang d’amiral pour rien, et Jim comprit que Jellico avait une expérience dans le domaine de la peur et qu’il savait comment agir.
- « Je… Oui… L’amiral Faucher voulait que je vous donne ça… C’est un tricorder qui vous servira de communicateur. »
- « Allons-nous en d’ici et descendons à l’ingénierie maintenant. »
- « D’accord… »
Jellico prit le phaser qui traînait par terre et qui était sur tir automatique et le rendit inutilisable. C’était ce phaser qui émettait le clapotement sinistre qu’ils avaient entendu.
Jim sortit le dernier de la pièce et balaya le plancher et chercha à reconnaître l’enfant d’un officier qu’il connaissait… Et il en reconnut plusieurs et se demanda si tous les enfants des officiers supérieurs n’étaient présents dans cette pièce. Il en reconnu plusieurs dont une qu’il ne voulait pas voir. La petite fille de 10 ans était morte d’un coup de phaser en pleine figure et Jim ne savait pas s’il allait revoir cet officier qui était parti aux commandes du Bombardier. Pourrait-il lui dire un jour que sa fille est morte de la façon la plus horrible qui soit ?
- « JIM… RÉVEILLEZ-VOUS ! Vous n’avez pas d’excuse pour vous laisser aller… Vous êtes un officier de StarFleet. »
Jellico s’était aperçu que Jim s’était laisser hypnotiser par la scène d’horreur et l’avait rappeler à l’ordre.
Jim lui obéit et revint dans les rangs. Jellico savait ce qu’étaient les horreurs de la guerre. Certes, on parlait des horreurs de la guerre aux cadets et on entraînait les officiers à pouvoir se détacher de cette horreur mais personne ne pouvait vous préparer à la violence et au sentiment d’impuissance qui vous envahissait au moment précis où l’horreur apparaissait. Il avait participé à la guerre contre les Cardassians et avait été décoré de plusieurs médailles du courage. Il avait eu son rang de capitaine et avait réussi à mener une guerre de nerf contre les Cardassians aux commandes de l’Enterprise… Il savait ce qu’étaient les horreurs de la guerre. Il devait être à la hauteur de son rang.
Et Jellico cligna des yeux… une autre fois.

Chapitre XXVI

L’amiral Faucher commençait à voir plus clair dans la situation actuelle. D’après les informations qu’il recevait, il restait encore des Jem’hadars sur la station. Plusieurs personnes avaient rencontré des Jem’hadars dans les dernières minutes. Le problème était de savoir si c’était toujours les deux même Jem’hadars qui étaient rapportés ou s’il y en avait plus. Les senseurs internes étaient encore non fonctionnels et l’ingénierie n’arrivait pas à les remettre en ligne. Le Jem’hadar avait frappé vite et juste. Les boucliers de la station en étaient à 28% et ça continuait à descendre.
Faucher et Esclamadon regardait la console de commandes dans les quartiers de Jellico et pouvait voir que la situation à l’extérieur n’était pas plus enviable que la leur.
- « Monsieur, je viens d’avoir une idée. Regardez si vous ne pouvez pas trouver le programme de surveillance utilisant les caméras de Jellico. De cette manière, nous pourrions examiner une bonne partie de la station. » Dit Esclamadon.
- « Oui… Bonne idée. Ha ! Je l’ai. Ordonateur ! Transféré je programme de surveillance de l'amiral Jellico sur cette écran. » Ordonne Faucher
- « Code d'autorisation ? » Demande l'ordinateur.
- « Protocole d'accès alerte 1. Autorisation Faucher Charlie 2. »
- « Protocole d'accès alerte 1 ? » Demande Esclamadon.
- « C’est un protocole qui permet à l'officier supérieur d’avoir accès à des programmes protégés par des officiers de plus haut niveau qui pourraient devoir être essentiel lors d’alerte, si cet officier supérieur est mort ou incapable de donner accès. L’ordinateur fait un bref diagnostique de l’était d’alerte de la station et permet l’accès au fichier si la station est en état d’alerte 1. Avec un peu de chance, Jellico n’a pas protégé son programme contre ce protocole. »
- « Programme ouvert. »
- « Afficher les images, 5 secondes d'intervalles. »
Les images défilèrent en commençant par le pont des habitations des officiers. On pouvait voir quelques corps d’officiers morts. Un écran noir apparu et Faucher devina que ça devait être le centre de contrôle ou le bureau qui n’existaient plus à l’heure qu’il est. Soudain, Faucher reconnu ses quartiers.
- « L’enfant de… Il y avait une caméra même dans mes quartiers. » Dit Faucher.
- « Auriez-vous quelque chose à cacher ? » Demande Esclamadon.
- « Non, j’ai une grosse chose à cacher. »
- « ARRÊTEZ ! STOP ! ORDINATEUR RETOUR EN ARRIERE… »
Esclamadon avait reconnu ses quartiers.
- « Computer, est-ce que les caméras sont capables de balayer la pièce où ils se trouvent ? »
- « Oui. »
- « Balayage. »
Tranquillement, la caméra balaya la pièce. Soudain, Esclamadon vit deux pieds et au fur et à mesure que la caméra avançait, il reconnut ses deux jumeaux, étendus sans vie dans un coin du salon. Lorsque la caméra arriva sur la petite Kimberley, étendue, avec un phaser dans la main, Faucher ne pu s’empêcher de détourner les yeux de la scène.
Esclamadon ne faisait rien. Il ne bougeait pas, ni ne parlait. Sa respiration était légèrement plus rapide mais à peine. Il fixait l’écran qui continuait à balayer l’appartement.
Faucher regarda le commodore. Il ne savait absolument pas quoi faire. Toutes ses années d’expérience ne lui étaient d’aucun secours. Ses cours de commander officier lui avaient apprit à sortir un homme d’une terreur, soit en lui gueulant après, soit en étant doux ou soit en le provoquant… Mais, la réaction d’Esclamadon ne correspondait à aucun cas qui justifiait l’utilisation de telle ou telle méthode.
- « Éric ? »
Le commodore ne répondit pas. La caméra en était à son troisième passage et n’arrêtait pas.
- « Papa ? Pourquoi est-ce que tu pars à chaque fois que tu reviens ? » Demande Kimberly.
- « Papa a de grandes responsabilités. Il est le capitaine du vaisseau que tu vois là. Il y a beaucoup d’officiers qui comptent sur moi là-bas. »
- « Si je deviens officier, est-ce que je vais aussi compter pour toi dit ? »
- « Éric ? Venez, allons-nous-en. » Dit Faucher
Faucher tenta de prendre doucement le bras de l’amiral mais le commodore sursauta et repoussa sa main.
- « Papa ? Le monsieur qui était tout sérieux là, c’était qui ? » Demande Kilberley
- « C’est l’amiral Filion, c’est mon patron. » Répond Esclamadon
- « Pourquoi est-ce que tu lui parles toujours bizarre comme ça ? »
- « Si je lui parle bizarre, c’est parce que cet homme a beaucoup d’expérience et que papa le respecte énormément pour tout ce qu’il a fait pour nous. C’est une façon de lui dire que je le remercie. »
- « C’est une façon de lui dire que tu l’aimes ? »
- « Oui si tu veux »
- « Est-ce que ça veux dire que je dois te parler comme ça aussi si je veux te dire que je t’aime ? … Monsieur !… A vos ordres Monsieur! »
- « Ha ! Ha! Ha ! … Non tu n’as pas besoin de parler comme ça, tu peux juste me dire… Je t’aime… Et ça suffira… »
- « Je t’aime… Monsieur ! »
Une fois de plus, l’amiral tenta de prendre délicatement le bras du Commodore.
- « Éric, reprend toi, nous allons sortir d’ici et retourner à l’ingénierie. »
- « Ordinateur, retour index 523,3 » Ordonne Esclamadon.
Faucher devina qu’Éric reculait au moment où les Jem’hadars avaient attaqué.
- « Éric, ça ne servira à rien… Viens… »
- « Mais il a déchirer mon dessin. » Dit Kimberly.
- « JE T’AI DÉJÀ DIT DE NE PAS ALLER DANS CE COULOIR ! » Répond Esclamadon.
- « Je voulais pas… Mais il a été méchant avec moi. »
- « Kim, qu’est-ce que je t’avais dit si jamais tu recommençais un de tes coups pendables ? »
- « HOOO non ! Papa, pas ça, je t’en prie, fait pas ça… »
- « Tu ne me laisses pas le choix. »
- « Non, non ! Je serais gentille c’est promis. Ne fais pas ça. »
- « Désolé Kim mais, tu vas devoir apprendre. Aller, va me chercher Nounours. »
- « Non… Papa… Pas ça… »
- « KIM ! » Hurle Esclamadon « Pourquoi tu fais ça… Tu m’aimes pas ? Tu m’aimes pas ? Tu m’aimes pas ? Tu m’aimes pas ? Tu m’aimes pas ? Tu m’aimes pas ? »
Esclamadon repoussa une fois de plus la main de l’amiral. Faucher tenta alors une autre tactique.
- « Commodore, vous allez sortir d’ici et venir m’aider maintenant… C'EST UN ORDRE. »
Faucher ne s’y attendait pas et c’est pourquoi il n’eût jamais le temps de réagir et en moins d’une seconde il se retrouvait avec un phaser type II de pointé dans le front.
- « Un conseil Amiral… Sortez d’ici et laissez-moi seul… VITE ! » Dit Esclamadon
- « Éric, tu ne sais plus où tu en es… Viens avec moi nous allons… »
- « DEHORS ! »
Faucher eu un moment d’hésitation mais la fureur qu’il pouvait lire dans les yeux d’Esclamadon était tellement forte que pour instant, il le crut capable de tirer. Il recula donc et sortit des quartiers de Jellico. La porte se referma. Faucher resta là un instant, se demandant ce qu’il devait faire.

* * * * *

- « Ordinateur. Verrouillage de la porte. Intérieur et extérieur… Niveau de sécurité 1, autorisation Faucher Charlie 2 »
Le commodore était maintenant seul dans cet espace qui paraissait maintenant tout petit. Oh certes, à quelques pas de lui, il y avait le vide de l’espace mais même ce vide profond lui semblait petit.

* * * * *

- « Ordinateur, image en temps réel. » Ordonne Esclamadon.
Comme il regardait la triste scène devant lui, il CRUT voir bouger la petite Kim. Est-ce que ça pouvait vraiment être vrai ? Il refit passer cette séquence. En effet, on aurait cru dire qu'elle avait légèrement bougé.
Mais est-ce que c'était réel ou le fruit de son imagination. Il voulait tellement que ce soit vrai. Il devait en avoir le coeur net.
Il se mit à courir vers sa petite fille, pour se taper le nez dans la porte des quartiers de Jellico. Il se toucha le nez, grimaçant de douleur. Il n'avait pas le temps pour ça.
- « Ordinateur, ouvrez cette putin de porte. »
- « La porte est verrouillée sur code de sécurité 1 par ordre de l'amiral Faucher. »
Esclamadon sourit.
- « Ordinateur : Passez par-dessus ce code de sécurité, sous code de « protocole 1 ». Autorisation Esclamadon Un-Oh-Un. »
La porte s'ouvrit.
- « Amiral, quelques fois, vous devriez penser que ce qui est bon pour vous peut être bon pour les autres. »
Il retira son communicateur et le lança au loin dans les quartiers de Jellico.
- « Ordinateur : revérouillez la porte. »
- « La porte est maintenant verrouillée sous code de sécurité 1, sous l'autorisation du Commodore Esclamadon. »
C'était parfait. Avant que quiconque ne se rende compte qu'il n'était plus là, il aurait eu le temps de faire ce qu'il voulait.
Il approchait de son appartement, ayant toujours son phaser en main, et commençait à remarquer le nombre impressionnant de cadavres qui jonchaient le sol. Les Jem’hadars étaient passés ici, pas de doute.
Esclamadon couru jusqu’à la porte et y vit les dégâts importants qui avaient été causés par des tirs de phaser. Ce n'était pas une vue nouvelle. Il avait tout vu sur la caméra.
Il pénétra dans la pièce en courant, se dirigeant vers les jumeaux pour commencer, qui étaient plus près de la porte.
Comme il l’avait craint, il pouvait le dire juste en les regardant, ils étaient tous les deux morts. Les traces laissées par les disrupteurs ne laissaient aucune chance de survie. Ils étaient morts sur le coup. Esclamadon sera les poings. C’était injuste. C’est les vieux qui sont supposés mourir, pas les jeunes. C’est lui qui prenait les risques, c’est lui qui aurait dû mourir. Il aurait dû mourir, il y a quelques minutes. Les cadets auraient dû être ici. Où il n’aurait tout simplement jamais dû les quitter quand on l’a appelé...
Il sentait les gouttes ruisseler le long de ses joues. Il se pencha, pour fermer les yeux de ses deux enfants, qui étaient ouverts, et qui pourtant ne voyaient pas le plafond qu’ils fixaient. Esclamadon avait mal au cœur, il se sentit malade... Mais ce n’était pourtant pas la première qu’il voyait des morts. Il se remit sur sa tâche de localiser sa dernière fille... Sa petite fille. C’est elle qui avait utilisé le phaser... Elle était peut-être encore vivante.
Ses années d'expériences à StarFleet prirent le dessus. Esclamadon n'était plus qu'un robot répondant aux diverses fonctions de son programme. Trouver Kim. Il se dirigea vers où il savait qu'elle serait.
Kimberley vit son père arriver à la rescousse et lui sourit. Son père l’observa, son œil d’officier de StarFleet jugeant l’état de la petite. Elle n’était pas morte... Il sentit son cœur se serrer.
Elle n’était pas morte. Elle vivait. Elle vivait pour vrai. Elle n’était pas morte C’était impossible qu’elle soit morte. Elle vivait. Il fallait qu’elle vive…
Même si elle était morte, elle était encore vivante…
- « Tu es revenu... » Dit la petite fille.
- « Oui Kim, je vous laisserais jamais tomber... »
Pourtant, en dedans de lui, Esclamadon savait que c’était exactement ce qu’il avait fait. Il les avait laissés tomber du moment qu’il avait quitté la pièce quand on l’avait appelé.
- « Papa... J’ai froid... »
Esclamadon souleva sa fille et la serra contre lui, tentant de la réchauffer. Elle était froide. Le programme sauver Kim roulait dans sa tête, et rien ne pourrait l’arrêter.
Jamais le Commodore ne voudrait accepter le fait que sa fille soit froide… Anormalement froide… Elle vivait malgré tout… Et il la serra contre lui…
C’était la moindre des choses qu’il pouvait faire. Il avait foiré. Il les avait laissé tomber les trois, au moment où ils auraient eu le plus besoin de lui.
Esclamadon arborait le regard d’un officier de commandement à cours d’option, essayant de trouver quelle règle il devait changer pour réussir à gagner et à déjouer la mort encore une fois. Mais il ne trouvait rien, il semblait bien que malgré toutes les diversités infinies de toutes les combinaisons infinies dont parlait souvent Filion, il n’y avait tout simplement pas de combinaisons gagnantes cette fois-ci. Il avait trop souvent déjoué la mort, et cette fois, celle-ci prenait sa revanche. Les communications ne fonctionnaient toujours pas, impossible d’appeler une équipe médicale. Il fallait qu’elle vive… Elle ne pouvait pas mourir.
Ce n’était pas encore le temps.
Le temps. C'était l'ennemi. Il n'y avait jamais assez de temps. Jamais assez de temps.
- « Comment vont Océanne et Alexis ? » Demande Kimberley
La petite fille avait dit cela d’un regard froid… Sans bouger les lèvres, sans même parler. Mais Esclamadon avait comprit.
Éric se demandait quoi répondre. Qu’est-ce qu’il devait répondre à ça ? Est-ce que ça valait vraiment la peine de lui dire la vérité ? Tout semblait tellement inutile et ridicule maintenant.
- « Ils devraient s’en sortir. Tu les as sauvés Kim, je suis fier de toi. On va te transporter à l’infirmerie dans quelques minutes à ton tour pour aller les rejoindre. »
Esclamadon serra plus fort sa fille dans ses bras. Et le froid de son corps lui pénétra les veines. Il venait de mentir à sa fille pour la première fois. Il avait toujours tenu parole, leur avait enseigné à faire de même, ne pas mentir, etc. Et pourtant il venait de le faire. Ce n’était plus important. Il était en train de se mentir à lui-même et il le savait… Mais ça n’avait pas d’importance. Tout cela ne serait plus important dorénavant. Il venait de briser une promesse de plus parmi tellement d’autres... Ses enfants ne verraient jamais la Terre ni Bétazed... Ni les magnifiques plages de Penthra VI, avec ses magnifiques couchers de soleils doubles. Kim ne verrait jamais la planète d’origine de ses tribbles. Tant de promesses qu’il avait faites et qu’il ne pourrait jamais tenir.
Au moins, elle mourrait l'esprit en paix.
- « Tu as sauvé la station ? » Demande Kimberly.
Ses lèvres bleues n’avaient pas bouger mais Éric avait compris. Elle expira bruyamment. Si elle savait à quel point il s’en foutait de la station en ce moment. Elle pouvait bien exploser, c’était le moindre de ses soucis.
Rien ne pouvait maintenant arrêter l’inévitable. Mais elle ne le savait pas. Elle pensait encore au demain qu’elle ne vivrait jamais… Elle vivait.
- « Non Kimberley, pas encore. Mais je trouverai bien un moyen, c’est mon travail. »
- « Tu sais papa, quand je serai grande, je serai comme toi. Capitaine de vaisseau, comme ça je saurai les solutions à tous les problèmes. »
Esclamadon sentit ses larmes redoubler. Il serra sa fille ne sachant que dire. Il comprenait ce que ressentait celle-ci envers lui. Il se souvenait encore regarder le capitaine Filion avec la même confiance aveugle. Il est le capitaine. Il sait ce que l’on doit faire. Le capitaine sait toujours comment sauver l’équipage. Le capitaine a toujours raison, il ne peut pas se tromper. Si on fait toujours ce qu’il dit, on est assuré de s’en sortir. Malheureusement, ce n’était qu’une fausse impression. Aujourd’hui, il comprenait ça plus que n’importe quel autre jour, cherchant et cherchant la solution qui déjouerait la mort, mais ne la trouvant tout simplement pas. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il ferait la différence.
Il défit le grade de commodore qu'il portait à son cou, et l'accrocha au collet de Kim. Ses yeux étaient ouverts et elle le regardait d’un regard vide.
- « Par les pouvoirs m'étant conférés par StarFleet, c'est mon honneur de vous conférer le grade de Commodore pour une durée indéterminée. Félicitations. Je suis sûr que vous serez excellente dans vos nouvelles fonctions. »
Il lui sourit, essayant encore de la rassurer. Essayant de lui faire plaisir... Ce serait sa dernière chance.
- « Merci... Monsieur. A vos ordres Monsieur ! »
Les larmes coulaient toujours aussi rapidement sur ses joues. Il fallait encore qu'il ajoute quelque chose, quelque chose qu'il aurait dû faire bien plus souvent, et bien avant ça. Il regrettait sa dispute à propos de Nounours... Et toutes les autres disputes qui n’avaient été que des moments perdus où il aurait pu simplement lui dire qu’il l’aimait. Il finit par trouver les mots résumant le tout. Tout ce qu’il avait à dire se disait en ces quatre mots, et ils étaient pourtant très simples. Cependant, pour une raison qu’Éric ignorait, il avait toujours eu de la difficulté à dire ces mots… Mais comme par enchantement, les mots sortirent tout seul cette fois-ci
- « Je t'aime Kim. »
- « Moi aussi, je t'aime... Monsieur ! »
Éric regardait le corps de sa petite fille. Sa peau était grise et ses lèvres étaient bleues. Son cœur ne battait plus, et sa poitrine ne prenait plus l’air. Son regard était vide depuis plus de deux heures mais, elle vivait encore.
- « Papa... Je suis si fatiguée... »
Esclamadon aussi était fatigué. Il la regardait tranquillement et sentit la fatigue le gagner.
Le temps était écoulé. Jamais assez de temps
- « Dors Kim... Tu as eu une dure journée. Je te réveillerai un peu plus tard ce soir. »
Il sentit la tête de l’enfant se déposer sur son épaule. Elle l’entoura de ses bras et le sera très fort… tellement fort qu’il ne ressentit rien. Elle voulait dormir comme elle le faisait depuis plus d’une heure mais Éric ne lui avait pas permis de s’endormir avant. Esclamadon lui caressait les cheveux pendant ce temps. Il sentait son coeur se fendre en mille morceaux, les larmes coulaient de plus belle sur ses joues. Il se mit à la bercer dans ses bras. Puis, il la reposa sur le sol, étendue sur le dos.
Un silence envahit la pièce.
Elle était morte. Tout comme elle l’était lorsqu’il était entré ici il y avait 10 minutes. Il l’embrassa sur le front. Maintenant, elle pouvait dormir.
- « Bonne nuit Kim... »
Il défit la barrette bleue que portait sa fille, et se l’attacha au col de son uniforme. Il prit ensuite le phaser de sa fille, celui qu’il avait en entrant était quelque part dans l’appartement, il ne se souvenait pas ce qu’il en avait fait. Tout était tellement futile tout d’un coup.
Un silence envahit la pièce.
Le regard d’Éric était vide. Tranquillement, par petit sanglot, la vie sorti de son coeur. Il se mit à pleurer comme un enfant. Les sanglots se firent de plus en plus forts jusqu’à ce que la pièce ne résonna que de ses cris de sanglot. Son visage était déformé par la douleur. Pour la première fois de sa vie, il n’arrivait pas à contrôler la situation, il n’arrivait pas à contrôler ses émotions et il n’arrivait pas à contrôler son coeur. Il pleura ainsi pendant une infinité qui dura une éternité.
Mais malgré toutes ses larmes… Le temps, lui, n’arrêta pas.
Il se leva, et réussi à se rendre en titubant, totalement démoli intérieurement, vers son terminal informatique qui était tombé par terre, et qui, par miracle, fonctionnait encore. Il appuya un bouton.
- « Ordinateur... … Ici le commodore Éric Esclamadon, confirmez l’identité. »
- « Identité confirmée. »
- « Ordinateur : Initialisez la procédure d’autodestruction, code Esclamadon Un Zéro Un. »
- « Séquence d’autodestruction initialisée. En attente du code suivant. »
Esclamadon ferma l’ordinateur. Si quelqu’un venait à décider qu’il fallait faire sauter la station, son code serait donné. Il avait accompli son devoir. Mais qu’est-ce qu’il devait faire maintenant ? Rien ne semblait plus valoir la peine d’être fait.
Il se laissa tomber dans une chaise encore debout. Qu’est-ce qu’il était supposer faire maintenant ? À quoi bon se battre ? Il venait de mourir. Il était mort. Le futur ne lui disait rien sans ses enfants. Il avait misé son futur sur ses enfants. Il ne pourrait jamais raconter ses aventures à ses petits-fils et petites filles, qui l’écouteraient avec toute leur attention. Il ne les verrait jamais se marier. Tant d’expériences restées invécues. Que devait-il faire maintenant ? Le futur n’avait plus de défis pour lui. Il n’aimait pas son travail et l’avait pris afin de minimiser le risque de ne plus jamais revoir ses enfants. Et aujourd’hui, s’il n’avait pas pris cette décision, personne ne serait mort. C’était de sa faute. Il n’osait pas penser ce que dirait Cassandra quand elle apprendrait ça.
Il restait assis, regardant le plancher sans vraiment rien voir, jouant sans vraiment y porter attention avec la barrette de sa fille. Il attendait. Il ne savait pas encore ce qu’il attendait mais, ce ne serait plus très long. Pas après la vitesse à laquelle tout s’était produit aujourd’hui.
Le temps était maître de sa destiné.

Chapitre XXVII

Le groupe de Filion arpentait les couloirs du warbird depuis un certain temps.
- « Là, Maddox, il y a une console. » Dit Fillion
- « Je vais essayer. »
Maddox avait prit des cours de Romulain, mais c’était déjà loin.
Il réussit quand même à se retrouver sur cette console.
- « O.K. regardez. Nous sommes sur ce pont-ci. Nous sommes isolés du reste du vaisseau. Deux ponts plus haut, c'est complètement détruit et trois ponts plus bas et bien il ne reste plus rien non plus.
- « C’est quoi ça ? »
- « Un sac à navette. »
- « C’est peut-être notre moyen de sortir. »
- « Amiral, d’après ce que je vois, Shanor est aussi piégé. Nous risquons de nous rencontrer. » Dit Kozar
- « Les senseurs internes ne semblent pas fonctionner. Je ne saurais dire combien de personnes sont encore présentes dans cette section. » Dit Maddox.
- « Nous avons suffisamment d’armes pour nous défendre contre lui et son garde mais nous ne savons pas s’il a recruté d’autres personnes. »
- « Je comprends votre rage de retrouver Shanor mais nous devons penser à sortir de ce warbird et vivants. Et si ça signifie laisser Shanor courir encore un peu on le fera. » Dit Filion.
- « Mais je croyais que c’était notre principal objectif ? » Demande Kozar
- « C’est MON principal objectif. Mais si on pense logiquement, on pourra toujours pourchasser »
Shanor par la suite mais, ce sas pourrait bien être notre seule chance de sortir vivant de ce warbird.
- « D’accord mais si je vois Shanor je le poursuis dans ce vaisseau jusqu’à ce que je le tue et vous ne pourrez pas m’en empêcher. »
- « Écoutez Kozar. Nous sommes une équipe et nous avons survécu parce que nous étions une équipe. Je ne veux pas vous ordonner de rester avec nous mais, je vais vous le demander purement et simplement. »
Le Klingon regarda Filion longuement. Même avec une situation désespérée, le vulcain faisait toujours preuve de ce foutu sens de la réflexion propre aux Vulcains et qui était rarement mal placé.
- « Si jamais on s’en sort Amiral, je vais vous demander une séance de Klingon Bat’leth dans un holodeck. » Dit Kozar
- « Vous n’en avez pas eu pour votre argent sur le Solystaire ? » Dit Filion.
- « C’est la raison première pourquoi je veux faire cette séance. Vous êtes un homme formidable mais vous vous battez comme un débutant. Et je veux m’assurer que vous pourrez vous défendre si je ne suis pas là. Je vais donc rester avec vous tant que vous n’aurez pas eu cette séance. » Dit Kozar
- « Alors j’accepte. » Dit Filion.
Les trois hommes quittèrent le couloir et arrivèrent sans rencontrer de Romulain. Ils entrèrent dans le sas et regardèrent son contenu. Un scout ship romulain était présent et quelques caisses étaient empilées un peu partout. L’endroit était assez grand pour pouvoir y mettre pas moins de 3 runabouts. Les trois officiers entrèrent dans le cargo bay en prenant bien soin de regarder un peu partout.
- « Aucun signe de Shanor. » Dit Kozar
- « Ce sas est notre porte de sortie. Maddox, voyez si nous pouvons le faire fonctionner. » Dit Filion.
- « A vos ordres Monsieur ! » Dit Maddox.
- « Kozar, regardez s’il y a des choses intéressantes dans ces caisses. Moi je vais regarder le mécanisme pour ouvrir les portes du sas. »
Filion s’approcha de la console. Elle semblait fonctionnelle et assez simple à faire fonctionner car elle ressemblait fortement à celles utilisées dans les vaisseaux de la Fédération.
- « MERDE ! ATTENTION ! » Crie Maddox.
Filion se retourna pour voir une navette décoller.
- « SHANOR EST LÀ DEDANS ! »
Filion n’avait pas penser à cela et il s’en voulait. Comment avait-il pu ne pas tenir compte de cette éventualité ? Il maudissait son coté humain qui était responsable de cet oubli. Soudain, il entendit la voix de Shanor qui sortait de nul part.
- « Alors Amiral, il semblerait que je vous ai surpris. Maintenant, finit les chances. Je vous ai assez parlé de mes raisons et de ma vie personnelle. Maintenant, il temps de payer. »
Le vaisseau pivota sur lui-même et Filion vit avec horreur qu’il y avait un disrupteur sur l’avant. Filion courut vers la droite et se jeta de tout son long pour éviter un tir du vaisseau. La cloison ainsi qu’une partie du plafond furent réduites en morceau et une partie s’écroula sur lui. Il réussit à se relever et profita de la fumée qui avait envahit le sas pour se déplacer sans que Shanor ne le voie. Il prit couverture derrière des caisses et regarda la situation. Il vit Kozar qui avait fait vite pour grimper sur la navette et s’attaquer aux moteurs de chaque coté des ailes. Il tira mais Shanor semblait avoir prévu le coup. Les boucliers avaient été réglés pour être le plus près possible de la coque de façon à ce qu’une personne ne puisse pénétrer à l’intérieur des boucliers en étant sur la coque. Filion tentait de voir où Maddox se cachait et c’est la navette qui lui en donna la localisation.
Le tir de la navette rata Maddox de plusieurs mètres mais le résultat fut désastreux. La porte du sas vola en morceau. Filion comprit que c’était le but de Shanor : dépressuriser le sas. Il vit Maddox s’accrocher à une barre de métal pour ne pas être aspiré dans le vide de l’espace tandis Kozar s’accrocha après une aile de la navette. La majorité des caisses qui n’étaient pas fixées au plancher fut aspirée à l’extérieur. Filion se retourna et saisi un tuyau qui était solidement attaché à la cloison derrière lui. Peut-être pourrait-il tenir ce tuyau assez longtemps mais le problème était que l’air allait faire défaut à un certain moment. La navette avait allumé ses moteurs d’appoint pour maintenir une stabilité et empêcher qu’il soit, lui aussi, aspiré dehors. Shanor voulait s’assurer que tout le monde périrait. Il pouvait voir les moteurs de la navette qui travaillaient pour maintenir la navette à l’intérieur et selon la lumière qui sortait des moteurs, il pouvait juger que l’aspiration était assez forte… Filion eut une idée. C’était leur seule chance.
L’amiral se déplaça tant bien que mal vers la console qui activait les portes. Il sentit la navette pivoter.
Quand il le regarda, il vit que Shanor l’avait vu et qu’il manoeuvrait pour tirer sur lui. Seulement, l’aspiration était trop forte pour qu’il puisse manœuvrer rapidement et maintenir le vaisseau stable. Filion profita de ce moment et regarda la console. Il trouva ce qu’il cherchait. Il regarda la navette qui avait toujours ses moteurs allumés pour maintenir sa position et il vit Kozar sur le dessus qui s’accrochait tant bien que mal.
- « KOZAR… LÂCHE TOUT AU COMPTE DE 3 ! » Crie Filion.
Il vit Kozar lui lancer un regard d’interrogation. Le bruit était beaucoup trop fort pour qu’il ait entendu mais Filion lui répéta en geste puis le Klingon hocha la tête en guise d’approbation. Il ne savait pas ce que l’amiral voulait faire mais il lui faisait confiance.
Filion repéra le bouton qui mettrait en place le champ de force leva la main et compta avec ses doigts pour que Kozar le voit.
- « 1… 2… 3 » Crie Filion.
Il appuya sur un bouton et un champ de force se mit en place à la place des portes, coupant la succion d’un coup.
Ce que Filion avait prévu arriva. Shanor ne fut pas assez rapide pour couper les moteurs de la navette et comme la succion avait cessé et que les moteurs de la navette étaient allumés, le vaisseau fût projeté vers l’avant, comme si la navette luttait en sens inverse d’une corde qui le retenait et que soudainement quelqu’un lâchait la corde.
Le vaisseau vint s’écraser contre la paroi non loin de Filion où les portes d’entrée du sas se trouvaient.
La sortie était maintenant inutilisable. Filion se jeta dans les débris causés par le premier tir de Shanor et se servit des pièces de métal comme bouclier. Il vit que Kozar avait lâché prise au bon moment et qu’il était retomber au milieu du sas.
Le silence revint mais le sas était rempli d’une fumée de poussière épaisse.
- « RAPPORT » Ordonne Filion.
- « Ça va… Mais j’ai plus de phaser… » Répond Kozar
- « Je suis O.K… Et j’ai encore mon disrupteur. » Répond Maddox.
Filion regarda à sa ceinture et vit qu’il avait lui aussi perdu le sien. Il pouvait voir la condition de la navette et savait très bien que les occupants de la navette avaient probablement survécu et que dans quelques minutes, ils allaient sortirent de là.
- « Faites une barricade. On va se réfugier derrière. Il n’y a plus de sortie. On est coincé. »
Filion prit une barre de métal et réduisit en miette la console qui actionnait le champ de force et il se dépêcha d’aller aider ses officiers à construire une barricade.
Alors qu’il empilait les caisses qui n’avaient pas été aspirées dehors, il remarqua que certaines d’entre elles étaient très pesantes et grosses et il remarqua que trois des plus grosses caisses portaient le logo de la Fédération.
- « Maddox, ouvrez-moi ça, vite. » Ordonne Filion.
Maddox s’exécuta et ce qu’il vit le surprit au plus haut point.
- « MERDE, AMIRAL… Mais comment il a pu entrer en possession de ça ? C’est classé technologie hautement secrète. »
Ils entendirent au même moment un cri venant du fond du sas.
- « AMIRAL FILION, VOUS VENEZ DE SIGNER VOTRE ARRET DE MORT ! » Crie Shanor
Filion savait que cette histoire allait bientôt prendre une allure tragique, pour lui ou pour Shanor. Tout dépendait du nombre de Romulains avec lui.

* * * * *

- « Numéro Un... Oups ! Pardonnez-moi… L’habitude… » Dit Lamarche.
Le commodore Alyécha avait été longtemps le premier officier de Lamarche et n’avait même pas noter l’erreur que le commodore Lamarche avait faite.
- « Commodore, je me dirige en ligne droite vers Lys 5 dans un warbird. Je sais ça fait bizarre et c’est une longue histoire. J’ai volé ce warbird à la flotte de Shanor mais le problème est que je n'ai pas le contrôle total de ce vaisseau. J'ai réussi à entrer en possession avec ce coucou vert grâce à l’ordinateur du commandant de ce vaisseau... Mon rapport est simple. Nous avons sous notre contrôle la passerelle et l'ingénierie mais, nos effectifs étant réduits, nous n’allons pas tenir nos positions bien longtemps ! À partir l'infirmerie, un officier Romulan a reprit le contrôle du vaisseau ! Et a fait feu sur l’Indépendance, le touchant gravement mais j'en sais pas plus sur le vaisseau car nous avons quitté l’endroit où il était ! Voilà notre situation. Nous allons tenter de tout faire pour reprendre le contrôle du vaisseau mais je ne garantis rien avec le peu d'officiers que j'ai ! » Dit Lamarche.
Si la situation ne s’est pas améliorée, je crois qu'il sera de votre devoir de faire feu sur le warbird et le détruire !
Q'pla !!!! C'est un bon jour pour mourir !!!!!!!
Le commodore regarda sur les senseurs longue portée et elle vit le warbird. Elle évalua que le warbird n’allait pas arriver avant 15 minutes. Il y avait des choses beaucoup plus pressantes à régler ici. Elle tentait de bien étudier les rapports provenant des différents vaisseaux et envoya un message à Lamarche pour lui dire de prendre une nacelle de sauvetage et de foutre le camp de ce warbird. Lamarche avait peut-être raison. C’était une belle journée pour mourir.
Lamarche regardait la console devant lui et voyait les marques de poing qu’il avait fait en frappant dessus.
Les communications avaient été coupées juste au moment où il recevait le message du commodore.
- « *raf* Lamarche à Raf... Commander Raf, répondez ! » Dit Lamarche.
- « Ils doivent brouiller nos communications. » Dit Boria
- « Alors, ce sera à lui de se débrouiller. »
Le capitaine redirigea les fonctions du terminal à l'ingénierie. Il faisait confiance à Raf, il savait qu'il pourrait leur redonner le contrôle... Mais tout de suite après sa dernière commande, le terminal se ferma...
Et il entendit un son de téléporteur. Et cette perspective, d'avoir des Romulains sur la passerelle à nouveau, venait de le mettre TRÈS en colère.
- « AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH !!! »
Et le combat fut engagé. Douze officiers de la Fédération contre une quinzaine de Romulains... Presque 30 personnes sur la passerelle, c'était serré. Les corps se compteraient rapidement, et Rich le savait.
Pendant ce temps, dans l’ingénierie du warbird, Raf tentait tant bien que mal de reprendre le contrôle.
Tout le monde était en position. Ils s'attendaient à une attaque. Mais soudain, le Commander Raf se leva en criant.
- « COUVREZ-MOI ! »
La console principale venait de se rallumer. Raf se doutait bien qu'il n'avait pas beaucoup de temps.
- « MONSIEUR ! » Crie Graham
Une troupe de Romulains venait d'arriver, téléportée un peu partout autour de la pièce. Les Fédérés étaient encerclés. Et Raf était à découvert. Mais il ne broncha pas, il devait terminer.
- « COUVREZ-VOUS MONSIEUR ! » Cria Graham
- « ENCORE UNE SECONDE !!! » Dit Raf
Mais comme il terminait sa commande, elle fut annulée. Il pensa recommencer mais il changea d'idée très vite. Il connecta sa console à celle de l'infirmerie et annula la commande que son opposant avait commencée. Le combat était engagé en pleine ingénierie principale, et dans l'ordinateur central en plus...
L’officier romulain qui se trouvait à l’ingénierie semblait s’y connaître en ordinateur et une partie de wargame allait bientôt se jouer pour gagner le contrôle du warbird.
- « L'enfant de... » Dit Raf
Il se baissa un moment, et tira l'un des Romulains le moment d'après. Il reprit son poste juste à temps pour annuler une autre commande de son opposant. Il en commença une, mais elle fut annulée. Il ne pouvait pas jouer longtemps à ce jeu, car il n'avait pas l'avantage de la position.
- « VA EN ENFER !!! » Crie Raf
Raf étira le bras et commença à travailler sur une autre partie de la console, simultanément. Avec sa première main, il annula une commande de son adversaire et en entama une lui-même. Avec l'autre, il avait déjà presque complété une commande, il avait l'avantage... Mais comme il terminait, il ressentit une vive douleur à l’épaule.
- « MONSIEUR ! » Cria Graham
Sur la passerelle du warbird, le combat faisait rage là aussi. La moitié des Hommes était tombée, de chaque côté. Tomber de 27 à 13, ça libère un peu d'espace, et le combat était moins kamikaze. Selon une coutume terrestre, lorsqu'il y a 13 convives à une table, la treizième serait la première à mourir. Avec l'orientation de la passerelle, c'était très dur de savoir qui était le dernier dans l'ordre mais, dans la tête du capitaine Lamarche, c'était un Romulain.
- « Il en reste huit... » Dit Boria
- « JE LES VEUX TOUS MORTS !!! » Ordonne Lamarche.
Il sortit de derrière une console et en tira deux. La seconde suivante, il était de nouveau à couvert. Mais il vit le cadavre de Carlton tomber à côté de lui et cela le mis encore plus en colère, même s'il ne l'aurait pas cru possible lui-même.
- « D’JIET’RAK ME »
Il se leva carrément debout, et tira tout ce qui bougeait et qui était Romulain. Deux autres de ses officiers, dont Boria, firent de même... Les Romulains avaient repris leur couvert pour ne pas se faire tirer mais, il était très difficile pour eux d'en sortir.
Dans l’ingénierie, Graham portait secours à Raf.
- « Ça va Commander ? » Dit Graham
La question était déplacée. Le devant de l'épaule de Raf avait éclaté. Il n'y avait pas beaucoup de sang, le rayon ayant cicatrisé la plaie, du moins partiellement. Mais il était en mauvais état, on voyait une partie de l'os du bras et son articulation.
- « Je vais survivre. Aidez-moi à me relever, je dois voir la console. » Dit Raf
- « Sir, vous devriez... » Dit Graham
- « C'est un ordre. »
- « Oui Monsieur... » Graham
La vue de la console fit sourire Raf, malgré la douleur.
- « Il croit qu'il nous a eus. J’ai réussi mon coup juste avant de tomber. Il croit qu’il a gagné. »
- « Qui ça Monsieur ? » Demande Graham
- « Le zouf dans l’infirmerie. Il croit qu’il a le contrôle total du vaisseau mais le hic, c'est que nous sommes deux à avoir le contrôle du vaisseau. Mais il ne s'en rendra compte que trop tard. » Répond Raf
- « On sort de distortion. »
- « Nous sommes arrivés à Lys 5, préparez-vous. »
Sur la passerelle, Lamarche sentit aussitôt que le vaisseau n’était plus en distortion. Tous ses sens de Klingon étaient au maximum et le moindre changement dans son environnement de combat était ressentit et multiplier par 10.
Le Commodore Lamarche entendit un son de téléportation, et vit un des Romulains disparaître.
- « Qu'est-ce que... » Dit Lamarche.
Toutes les consoles revinrent et il y avait un message de Raf sur l'écran central.
- « Nous avons le contrôle du vaisseau, mais eux aussi... L'ordinateur va reconnaître les commandes provenant du bridge ou de l'infirmerie, et personne ne peut rien y faire. Nous avons cependant un contrôle partiel seulement, et c'est impossible d'envoyer les gaz, ils ont prévu le coup. Je vous laisse le vaisseau Capitaine... » Dit Raf
Lamarche se releva et regarda la passerelle. Jamais il n’avait vu un tel carnage. Des corps de Romulain pardessus des officiers de son vaisseau jonchaient le sol. Le combat avait été d’une violence incroyable. Il regarda l’écran et vit une autre horreur. Lys 5 était en lambeaux. De nombreuses parties de la station étaient percées et ont pouvait voir la coupe des ponts sur la station que seul les champ de forces maintenaient ensemble.
- « Elle était toute neuve… » Dit Lamarche.

Chapitre XXVIII

Joe et Jim étaient tombés l’un à coté de l’autre suite au choc magistral qui avait secoué la station. Jellico prit alors le tricorder et appela Faucher.
- « Amiral… Rapport ? »
- « Vous voilà enfin… Où êtes-vous ? » Demande Faucher
- « Nous sommes descendus à l’ingénierie pour voir ce que nous pourrions faire mais, il n’y a plus rien de fonctionnel ici. »
- « Nous sommes prit sur l’anneau des habitations. Les boucliers de la station tiennent le coup et se sont stabilisés à 45%. Nous avons mangé une bonne raclé dû à l’effet de surprise et lors de la première attaque, là où nous n’avions pas de bouclier, les générateurs de bouclier en ont prit un coup mais là, il semble que notre descente aux enfers se soit arrêtée. On perd 1% aux 4 minutes, les senseurs sont hors ligne alors je ne sais absolument ce qui se passe là dehors. Aux dernières nouvelles, ça n’allait pas très bien. Le Nautilus avait eu toute une raclé mais avait réussi à sauver plus d’une trentaine de nacelles. Le Grizzly et l’Aurore défendaient tant bien que mal la station et le Patriote venait d’arriver dans le décor. Le Harfang s’était perdu dans l’atmosphère de IRIS III et je crois qu’il s’est écrasé. Cependant, je viens d’atteindre un endroit avec des fenêtres. J’ai une vue splendide dehors et la flotte de Jem’hadars devrait nous tomber dessus d’ici une minute. »
- « … Et parions que les Jem’hadars vont aborder la station après en avoir abaissé les boucliers… Ils ne la détruiront pas. »
- « Oui… Je vois où vous voulez en venir. »
- « Ordinateur, séquence d'auto-destruction autorisation Jellico Alpha 1. » Dit Jellico
- « Autorisation non reconnue. » Répond l'ordinateur.
- « QUOI ? Qu’est-ce que ça signifie ? » Demande Jellico
- « Ordinateur, séquence d'auto-destruction autorisation Faucher Charlie 4. »
- « Séquence d'auto-destruction an attende du dernier code de confirmation. »
- « Quoi… Déjà... Ordinateur, qui d'autre a programmer l'auto-destruction ? » Demande Faucher
- « Le Commodore Éric Esclamadon a entré le premier code d'auto-destruction. » Répond l'ordinateur.
- « Monsieur Faucher… Pourquoi mon code ne fonctionne pas ? » Demande Jellico
- « Nous avons autre chose de plus important à faire maintenant pour entrer dans cette discussion. Je vous redonne vos accès mais ne posez pas de question. Ordinateur restaure les autorisations d'Edward Jellico à l'exception des commande code LY5. Autorisation Faucher Charlie 4.. »
- « Mise à jour statuts Edward Jellico effectuée. »
- « Qu’est-ce que ça signifie ? » Demande Jellico
- « Votre code pour l’autodestruction amiral… On n'a pas de temps à perdre. Sachez que le Commodore Manseau m’a tout dit… Mais nous avons un job à faire maintenant et j’en appelle à votre loyauté à StarFleet. » Répond Faucher à l'interphone.
Jellico savait très bien que sa carrière était fichue dès le moment où il avait laissé mourir la petite Kim.
Personne ne le savait mais lui le savait. Il espérait encore que personne ne découvre ceci mais lui ne pourrait jamais commander cette station en sachant cela. Maintenant que Manseau s’en était sortie, c’était fichu. Il décida de se faire honneur à lui-même pour tenter de se rebâtir une image pour lui-même.
- « Ordinateur, séquence d'auto-destruction autorisation Jellico Alpha 1. Délai 30 minutes. »
- « Auto-destruction confirmée 30 minutes avant exécution. Évacuation de la station recommandée. »
- « On a 30 minutes pour sauver cette station. » Dit Faucher
- « Vous croyez réellement que nous pourrons ? » Demande Jellico
- « Je ne sais pas mais j’ai l’goût d’essayer. Pas vous ? »
Soudain, Jellico vit un mouvement se matérialiser à moins de 2 mètres de lui.
- « ALERTE INTRUSION... IL RESTE DES JEM’HADARS OCCULTER... JIM, JOE EVACUATION. » Dit Jellico
Jellico, Jim et Joe sortirent de l’ingénierie en courant sans demander leur reste.
- « Les Jem’hadars ont des boucliers occulteurs individuelles. Il faut absolument faire exploser les conduits EPS dans les couloirs. Comme ça, nous pourrons les voir quand ils passeront dans la fumée. » Dit Jellico
Jim et Jellico entreprirent de faire sauter les panneaux de coté et firent sauter les tuyaux avec leur phaser.
Joe ne bougeait pas. Il était encore en état de choc d’avoir vu sa bien aimée morte et ne faisait qu’obéir à son instinct.
- « JOE, ALLER, SORTEZ DE VOTRE TORPEUR ET AIDEZ-NOUS. SI VOUS NE VIVEZ PAS, RIEN DE TOUT CE QUI S’EST PASSÉ ICI N’AURA DE SENS… »
Joe regarda Jellico. Il ne comprenait pas le sens de ses paroles. Rien n’avait plus de sens maintenant. Le fait de vivre n’avait plus de sens. Alors, pourquoi le fait de vivre aurait plus de sens ? Joe ne bougea pas.
Le couloir fût rempli de fumée blanche sortant des tuyaux dans un bruit d’enfer. Jim devait avouer que l’amiral avait eu une idée du tonnerre et quoique les gens puissent en penser, il était un formidable tacticien.
Jim dû interrompe ses pensées car soudain la fumée bougea et on put distinguer un corps transparent arriver en trombe dans le couloir. L’idée de Jellico était superbe. Là où le corps du Jem’hadar se trouvait, il ne pouvait pas y avoir de fumée. On distinguait donc assez facilement la silhouette des soldats Jem’hadars qui venait d’apparaître. Une pluie de phaser s’abattit sur le Jem’hadar qui apparut en tombant. Un second Jem’hadar apparu qui fit les frais du phaser de Jim. Mais il en venait toujours un de plus et sans arrêt.
- « Il y en a trop… RETRAITE ! » Ordonne Jellico
La troupe retraita. Jim sentait les tirs d’arme Jem’hadars frapper les murs autour de lui quand soudain il eut une idée.
- « Amiral, si on essayait de les perdre dans les tube de Jeffries ? Je les connais par coeur…J’ai été longtemps officier d’entretien ici. » Dit Jim
- « OK, je m’occupe de les retenir pendant que vous ouvrez un accès. »
- « Vous ne serez pas capable de les retenir seul… Joe, ouvre la trappe. »
Mais Joe ne bougea pas.
- « JOE MERDE… RÉVEILLE-TOI ! » Crie Jim
Joe regardait les deux hommes en retrait, combattre les Jem’hadars qui s’étaient mis à couvert à une intersection.
- « Joe vient ici. Je t’en prie, il faut que je te parle. »
Tout en tirant en direction des Jem’hadars, Jim vit que Joe venait auprès de lui en gardant une bonne couverture contre les tirs Jem’hadars. Quand il fut juste derrière lui, Jim lui parla.
- « Joe, ce qu’a dit l’amiral est vrai. Hiba est morte et je sais que ça te détruit… Mais n’avez vous pas vécu des choses extraordinaires ensemble ? » Demande Jim
- « Oui, mais sans elle, y a rien qui compte Jim… tu comprends ? »
Le ton de Joe était serin. Cela surpris Jim. C’est comme si Joe s’était convaincu que son inaction était tout à fait logique et que personne ne pouvait mettre en doute ce fait. C’est comme si quelqu’un disait que l’espace est blanc avec des étoiles noires.
- « Du temps qu’elle était avec toi, qu’elle est la chose que tu voulais dire à tout le monde ? Tu me l’as dit à moi. »
- « Je voulais que tout le monde sache mon amour pour elle mais, maintenant il n’y a plus d’amour… »
- « FAUX… Tu as toujours l’Amour dans ton coeur, sinon tu ne serais pas si bouleversé. Alors, tu dois vivre pour dire à tout le monde l’amour que tu avais pour cette femme, tu dois vivre pour dire que cet amour existe… »
- « ET DIRE À QUEL POINT ON PEUT AVOIR MAL QUAND CETTE PERSONNE VOUS EST ARRACHÉE ? JE PRÉFÈRE MOURIR. » Crie Joe
Jim voyait que Joe n’était plus lui-même. Il avait disjoncté, conséquence de la guerre. Mais Jim ne se laissa pas abattre. Cependant, il faillit SE faire abattre par un tir de Jem’hadar. Mais il poursuivit Jim
– Et bien moi, je suis certain qu’elle aurait voulu que tu vives pour dire à tout le monde comment elle était. Il n’y a que toi qui peut dire aux gens comment elle était. Il n’y a que toi qui peut empêcher qu’elle tombe dans l’oublie… Car c’est tout ce qui reste d’elle maintenant, un souvenir… Et il n’y a que toi qui peut faire que son souvenir reste dans ce monde. Si tu meurs, elle meurt avec toi. Voilà pourquoi tu dois vivre pour elle. Maintenant, ouvre ce foutu tunnel d’accès !
Joe regarda Jim qui continuait à tenir les Jem’hadars en respect. Joe ne savait pas si ce que Jim avait dit était vrai ou avait du sens mais il y avait matière à réflexion et il devait analyser ça avant de faire quoi que ce soit. Mais il ne pouvait réfléchir maintenant. Il devait donc vivre. Il se précipita et enleva un panneau d’accès donnant sur un tube de Jeffries…
- « VENEZ ! » Crie Joe
Les trois hommes se précipitèrent dans le tunnel. C’est en se traînant à quatre pattes que les trois hommes avançaient péniblement dans les couloirs. Jim faisait plusieurs détours quand soudain, il se frappa à une porte d’accès fermée.
- « MERDE ! »
- « Quoi ? » Demande Jellico
- « La section 245 est isolée. Le pont doit être dépressurisé et les portes d’accès ont scellé toute la section. » Dit Jim
- « Jim, l'hangar 34… » Dit Joe
- « En effet je ne vois aucune autre issue. Nous pourrons nous faire une barricade de fortune avec les caissons et appeler à l’aide. »
- « Allons-y ! » Dit Jellico

* * * * *

Le commodore Esclamadon était étendu dans son fauteuil et regardait sa petite étendue par terre. Il regardait dehors la bataille qui faisait rage et selon son évaluation, les vaisseaux de Lys 5 étaient en train de perdre la partie. Il balaya la pièce où il se trouvait pour la Xième fois. Quand soudain, il aperçut un trou noir dans le mur du couloir faisant face à ses quartiers. Il se leva et alla inspecter ce trou. Il s’aperçut que c’était une autre caméra de Jellico.
- « Ce putin d’amiral de mes deux avait vraiment la main partout. »
Esclamadon se souvint soudain que sur les images de la caméra où il voyait Kim se faire tuer, on ne voyait pas les visages des deux Jem’hadars qui l’avaient tué car ils demeuraient de dos. Il courut donc vers les quartiers de Jellico. Peut-être pourrait-il voir le visage de ses deux tueurs sur cette nouvelle caméra qu’il venait de découvrir ? Il devait voir le visage de ces deux tueurs. Il courrait en direction des quartiers de Jellico qui étaient un pont plus bas. Il entra dans un turbo lift. Mais alors qu’il mettait le pied dans le turbo lift, ce dernier tomba. Les clamps de sécurité mirent un peu de temps avant d’entrer en action mais finirent par arrêter le turbo lift qui était tombé pendant 4 secondes. Esclamadon se releva. Il avait tomber de 6 ponts. Il se hissa sur le toit du turbo lift et atteignit les portes du pont au-dessus de lui. Il réussit à les ouvrirent. Alors qu’il se hissait sur le pont, il entendit des pas venir de sa gauche. Ce qu’il vit apparaître représentait la mort. Représentait la haine. Représentait ce qu’il devait tuer.
Quatre Jem’hadars virent un officier de StarFleet foncer sur eux en criant un cri de guerre qu’ils n’avaient jamais entendu auparavant… Et il n’eurent jamais le loisir de se poser la question plus longtemps que l’éclair qui les frappa. Ils n’eurent encore moins le temps de connaître la réponse Esclamadon tirait encore sur les 4 cadavres alors qu’ils étaient tombés depuis plusieurs secondes. Son phaser s’arrêta soudain dû à une surchauffe. Il arrêta de tirer et se releva. Il n’était plus qu’une machine à tuer, une machine à ce venger. Soudain, il entendit des coups de phaser provenant de derrière la porte devant lui. Il ouvrit la porte avec prudence. Elle donnait sur le second étage du hangar cargo. Il avança sur une passerelle traversant le hangar cargo 34 et verrouilla la porte derrière lui pour ne pas être prit à revers. Il évalua la situation de ce qui se passait en bas. Il vit trois hommes derrière une barricade faite de caisses. À l’autre bout du hangar cargo, des Jem’hadars avaient fait de même. De la position où il se trouvait, Esclamadon n’arrivait pas à voir combien de Jem’hadars étaient derrière leur barricade mais en comptant les tirs qui en sortaient, ils étaient facilement 4 ou 5. Esclamadon était assez vulnérable. Certes, personne n’avait pensé regarder sur la passerelle mais s’il tentait de se mettre en position plus avantageuse contre les Jem’hadars, ceux-ci l’auraient tué avant qu’il n’atteigne cette position idéale.
Soudain, la station fut secouée violemment. Esclamadon comprit immédiatement que la flotte de Jem’hadars venait d’arriver et s’attaquait à la station.

* * * * *

Pendant ce temps, en bas, Jellico tentait de découvrir le moyen de sortir de la trappe à rat dans laquelle ils s’étaient enfermés. Les Jem’hadars étaient beaucoup plus puissants qu’eux. Jim n’avait pas un tir très précis et Joe ne savait même pas tirer. Ils n’y arriveraient jamais. Ils allaient se faire déborder sous peu. Les Jem’hadars les prendraient en sandwich et ils ne pourraient tenir tous les fronts en même temps. Ce n’était qu’une question temps.
Jellico cligna des yeux… L’image de la petite Kim apparut. L’image de la peur réapparut. La situation était désespérée et il sentit ses membres se paralyser. Il regardait à l’entoure de lui, un moyen de s’en sortir.
Puis, il trouva.
Non loin de leur position, un générateur portatif était installé sur le mur. Il savait qu’un conduit EPS reliait tous les générateurs du hangar cargo ensemble. Il regarda la barricade des Jem’hadars qui était appuyée sur le mur opposé à eux. Selon leur position, leur barricade entourait un autre générateur portatif.
Ils faisaient donc dos à un générateur. Le générateur était alimenté par plasma via un injecteur de plasma.
S’il arrivait à briser le conduit EPS pour que l’air y pénètre et surchauffe l’injecteur, l’explosion qui en résulterait ferait une réaction en chaîne qui ferait exploser tous les injecteurs de chacun des générateurs du hangar cargo, y comprit celui où se trouvait les Jem’hadars. Mais il y avait un hic… Celui qui ferait sauter l’injecteur devait faire le travail depuis le générateur et la réaction en chaîne serait instantanée. Celui qui créerait la réaction en chaîne serait le premier à en subir les conséquences.
Jellico regarda au loin et vit un Jem’hadar qui avait réussi à s’avancer du coté gauche. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’un autre Jem’hadar perce du coté droit.
Clignement d’œil.
- « Jim, vous voyez ce générateur là-bas ? » Demande Jellico
- « Oui… » Répond Jim
- « Vous savez comment il fonctionne ? »
- « Désolé Amiral, non je ne le sais pas. Je ne suis pas ingénieur. Je connais une base mais là vous entrez dans quelque chose que je ne connais pas. Je ne sais même pas comment ça fonctionne. Je n’étais qu’un employé d’entretien. »
- « Joe, vous savez comment ça fonctionne ? »
- « Non amiral… Je suis comme Jim…. Je n’ai même pas fait de cours aussi avancé que Jim alors… » Dit Joe
- « Ce n’est pas grave. L’un de vous deux sait se servir d’un plasma inverter coil ? » Demande Jellico
- « Oui moi. » Répond Jim
- « Il y en a un sur le dessus du générateur, vous allez le mettre sur l’injecteur que vous verrez vous tournez vers la droite… Et vous poussez de là aussi rapidement que vous le pouvez. »
- « D’accord, mais qu’est-ce que ça fera ? » Demande Jim
- « Une explosion de tous les générateurs du hangar y compris celui derrière les Jem’hadars. »
- « Une explosion de quoi ? » Demande Jim
- « Gaz de plasma… » Répond Jellico
- « Merde… C’est pas un peu suicidaire amiral ? »
L’amiral regardait le déplacement des Jem’hadars. Il cligna des yeux. Kim ! Déshonneur ! Peur.
- « Avez-vous fini de rouspéter… JE VOUS AI DONNER UN ORDRE ! »
Jim regarda Jellico. L’uniforme qu’il portait était le symbole suprême de tout ce qu’était sa vie en ce moment. Bien qu’il n’aimait pas Jellico, il devait avouer que depuis qu’il combattait à ses cotés, il avait fait preuve de son expérience. Jim portait un uniforme de StarFleet. Il représentait StarFleet et il avait promis allégeance à StarFleet. La seule chose qui faisait que StarFleet existait encore était la chaîne de commandement et le fait que les officiers de StarFleet étaient loyaux.
Du haut de la passerelle, Esclamadon voyait les Jem’hadars manœuvrer pour encercler les trois hommes qu’il avait maintenant reconnus. Soudain, il entendit l’amiral ordonner quelque chose et vit Jim sortir de son abri et courir vers un générateur qui se trouvait non loin de là. Il réussit à l’atteindre et l’ouvrit. Les deux autres hommes tentaient tant bien que mal de le couvrir mais Jim n’avait pas suffisamment de couverture. Éric s’étendit de tout son long sur la station et tentant de prendre la passerelle comme protection et fit feu sur le Jem’hadar qui avait le meilleur angle de tir sur Jim. Le Jem’hadar tomba net. Le commodore reçu une salve de tirs provenant des Jem’hadars mais le dessous de la passerelle encaissa le tout.
- « Merde… Vous êtes chanceux que je ne sois pas dans un vaisseau. » Dit Esclamadon
Il se pencha de l’autre coté pour voir ce que Jim voulait faire. Ce qu’il vit lui fit horreur. Il vit Jim insérer le inverter coil sur l’injecteur.
- « JIM NOOOOONNNNNN ! » Crie Esclamadon
L’explosion fût immédiate et projeta Jim à plusieurs mètres. Une seconde plus tard, la barricade des Jem’hadars sauta également projetant 3 Jem’hadars à plusieurs pieds dans les airs.
Esclamadon sorti de sa cachette et tira sur le Jem’hadar sans attendre de savoir s’il avait survécu.
- « JIIIIMM ! » Crie Joe
Joe sauta la barricade et arriva au chevet de Jim. Ses yeux étaient encore ouverts mais la blessure que Joe vit en disait long sur les chances de survie de Jim.
Jellico arriva à ses coté et entreprit d’arrêter l’hémorragie.
- « Bravo Jim, vous nous avez sauvés. Vous aller vous en sortir. » Dit Jellico
- « Que s’est-il passé ? » Dit Joe
- « L’injecteur a explosé sur le coup. Je ne comprends pas, il aurait dû y avoir un délai de quelques secondes avant l’explosion. Mettez votre main ici. » Répond Jellico
- « Jim, tu vas t’en sortir… Tiens le coup… » Dit Joe
Quand le commodore arriva, il vit les trois côtes de gauche de Jim qui avaient transpercé sa peau et avait transpercé le poumon gauche et l’avait fait sortir. On pouvait également voir le foie. L’hémorragie était beaucoup trop grande pour être stoppée.
Esclamadon prit la tête de Jim et la déposa sur ses genoux. Il regarda Joe dans les yeux.
- « QUOI ? QUOI ? IL NE VA PAS MOURIR… »
- « Les dégâts son trop importants Joe… Je suis désolé… » Répond Jellico
- « NON ! NON ! … PAS ÇA, PAS LUI… »
Jim respirait péniblement. Il réussit à chuchoter quelque chose que personne ne comprit. Joe se pencha sur la bouche de Jim
- « … Je…. Ne… Veux pas… Mourir… J’avais… Trouvé un… Nouveau… Sens… Je suis… Trop… Jeune... »
Joe regardait avec horreur Jim. Son ami avait toujours été le plus sage d’entre les deux. C’était lui qui avait de l’expérience à revendre. Quand il s’était penché, il croyait que Jim allait lui dire que son heure était venue et de ne pas pleurer… Qu’il avait assez vu de la vie pour partir en paix… C’était le genre de chose que Jim disait toujours. Le genre de chose sage qu’il fallait dire dans ces moments-là. Mais Joe ne voyait rien de sage dans le visage de Jim. Il regardait un homme qui avait peur de mourir.
- « Jim… Écoute-moi mon vieux… Tu vas te reposer. Tu n’auras plus à t’en faire pour moi… Repose toi. Laisse toi aller. »
- « … n… Non ! … Je ne… Veux… Pas… »
Joe parlait maintenant en pleurant, le visage déformé par la douleur.
- « Non Joe… N’ai pas peur… Je suis là. Je suis là…. Je ne te laisserai pas tomber… R… Repose toi… Laisse toi aller… Tout…va… b… b… bien aller… Ha non ! … Merde…. Hein mon vieux… Tout va bien aller… Jim… Tout va bien. »
Joe regardait le visage de Jim. C’était comme s’il tentait de comprendre les sensations qui l’envahissaient.
C’était comme s’il essayait de comprendre la mort. Comme s’il n’y voyait aucun but. Il avait déjà vu la souffrance physique. Il avait déjà vu le visage de personnes qui souffraient de la perte d’un être cher ou souffrant d’une peine d’amour. Le visage qu’il voyait actuellement renfermait tous ces visages. Joe était impuissant. Il aurait voulu lui expliquer mais il ne connaissait rien des questions que Jim se posait à ce moment précis. Il ne pouvait rien faire. Jim semblait combattre la mort de toutes ses forces mais plus il combattait, plus les questions semblaient se bousculer dans son visage et plus la peur était perçante.
- « aller… … …hoooooo… Jim… Aller, laisse-toi aller… Ne souffre plus… Je suis là… Je serai toujours là… Aller, dors… Je te surveillerai… »
Soudain, Joe sentit la vie s’arracher du corps de Jim et s’envoler en fumée.
- « NNNNNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNN ! » Hurle Joe
Joe regarda son ami mort au milieu du hangar. Son cerveau ne put soutenir une autre douleur aussi forte et Joe se recroquevilla sur lui-même en position fœtale. Il sanglotait sans émettre de son. Tout son corps était déformé par la douleur.
Jellico se leva et recula de quelques pas. Il avait vu cet officier se sacrifier pour lui. Certes, c’était une convention dans StarFleet. Il fallait protéger les officiers de haut rang. Tous les officiers savaient cela. Tous les officiers étaient prêts à donner leur vie pour leur officiers commandants. C’était dans l’ordre des choses.
Alors, pourquoi Jellico se sentait-il coupable ? C’était normal qu’il se soit sacrifier pour un Amiral. C’était le seul moyen qu’avait Jellico de se pardonner. Croire en le sacrifice d’un sous-officier pour son officier commandant.. Mais il savait très bien que Jim ne l’avait pas fait en connaissance de cause.
Jellico cligna des yeux. Deux images lui apparurent.
Esclamadon déposa la tête de Jim et ferma ses yeux. Il se releva.
- « 14 minutes avant l'auto-destruction. » Annonce l'ordinateur.
Esclamadon marcha vers une caisse ouverte qui laissait échapper une fumée. Ça n’avait aucun sens. Ses sentiments étaient gelés. Il ne ressentait plus rien. Il essayait de trouver un sens à tout ça. Il commençait à comprendre pourquoi la plupart des officiers qui se sortaient d’une guerre, n’avaient plus le goût de vivre.
Combien de personnes avait-il vu mourir en moins d’une journée ? Mais c’était ça la guerre. Des milliers de personnes qui mouraient… Comme ça… Sans raison. Esclamadon se sentait geler. Son cerveau en avait trop eu et il ne ressentait plus rien. Il ne répondait qu’à son entraînement et à son instinct de survie qui était de moins en moins grand.
Il se pencha pour y voir des réserves de Demotrium congelé. Il pensa s’en servir pour achever cette histoire.
Pour s’achever. En regardant dans la glace qui s’était formée à la surface de la caisse, il vit par le reflet 4 Jem’hadars qui venaient d’entrer dans le hangar en se cachant.
La haine venait de refaire surface.
- « SALOPARD DE MERDE ! » Dit Esclamadon
Esclamadon tira en direction des Jem’hadars mais il était déjà trop tard. Ils avaient déjà ouvert le tir sur Joe et l’amiral.
- « HAAAAAA !!!!! » Dit Faucher
Faucher entra dans le hangar quelques secondes après le dernier Jem’hadar et tout ce qu’Esclamadon entendit fut un cri.
- « CCCRRREEEVVEEZZZZ ! »
Ce cri de rage réveilla Joe qui se précipita derrière les caisses. Le cri de Faucher ressemblaient à toute la haine et le désespoir que Esclamadon avait en lui. Il pouvait savoir ce que Faucher désirait le plus au monde en ce moment. Et ce désir réveilla le sien.
Esclamadon joua le jeu et parti à courir.
- « RRRRAAAAAAAAAAA… »
- « J’EN AI ASSSSSSEEEZZZZZ ! »
Lorsque le commodore arriva, il n’eut le temps que de tuer un Jem’hadar. Les autres étaient déjà morts sous les armes des autres officiers.
- « J’EN AI ASSEZ DE CES BÉBITTES GRISES ! JE VEUX CETTE STATION VIDÉE DE CES MAUDITES CRÉATURES. IL Y EN A 27 ENCORE VIVANTES SUR CETTE STATION ET JE LES VEUX TOUTES MORTES ! »
La colère dans le visage de Faucher était indéniable. Il ne voulait que tuer. Sa respiration était rapide. Son cerveau était programmé pour tuer. C’était plus qu’un instinct de survie s’était un désir… Et Esclamadon introduisit ce programme dans sa tête.

Chapitre XXIX

Le cri de Shanor avait retenti dans tous le sas. Filion savait qu’il venait de provoquer Shanor et qu’il allait tout faire pour le tuer. Pour l’instant, Filion et son équipe fortifiaient leur position. Filion contourna la caisse que Maddox venait d’ouvrir.
- « Un autre… » Dit Filion.
- « Incroyable… En tout, ça fait 2 boucliers caméléon et 1 déflecteur miroir. » Dit Maddox.
- « Kozar ? » Dit Filion.
- « Ils ne bougent pas de leur cachette. J’ai réussi à dénombrer un Romulain en plus de Shanor. Il y en a peut-être plus encore dans la navette. » Répond Kozar.
Filion alluma l’alimentation de la batterie de l’ordinateur du bouclier caméléon et exécuta un diagnostic.
- « D’après le diagnostique, ce bouclier caméléon là a été activé il y a moins de deux mois. »
- « C’est donc qu’il y a un traître sur LYS 5. » Dit Maddox.
- « Non, pas sur Lys 5 mais sur le vaisseau qui transportait ce bouclier caméléon. »
- « Vous savez lequel ? »
- « Il n’y a eu que deux vaisseaux qui ont fait des transports de bouclier caméléon entre la Terre et Lys 5 en deux mois : Le Nordik et le Kodiak. Mais je ne comprends pas comment ils ont pu nous passer ça sous le nez. On ne vole pas un bouclier caméléon comme ça, sans que personne ne s’en aperçoive. »
- « J’ai votre explication. Regardez. »
Maddox avait ouvert l’ordinateur de l’autre bouclier caméléon. Il montra le diagnostique de l’ordinateur.
- « Je ne comprends pas. C’est un bouclier caméléon tout ce qu’il y a de plus normal. Chaque pièce d’équipement est inspectée et diagnostiquée à son arrivée. Nous aurions su si quelque chose n’allait pas. »
- « Si c’est un inspecteur au transport qui fait une inspection de routine sur ce bouclier caméléon oui. Si c’est un ingénieur du Daystorm Institute non… Est-ce que les boucliers caméléon qui ont été livrés à Lys 5 dans les deux derniers mois ont été utilisés ? » Demande Maddox.
- « Non… Nous attendions la prochaine inspection d’un vaisseau pour l’installer. » Répond Filion.
- « J’en étais sur. Regardez bien. »
- « Amiral, Shanor semble vouloir faire quelque chose. Ils se déploient. » Dit Kozar.
- « Si nous devons y laisser notre peau monsieur Kozar et bien je veux que Shanor la perdre aussi. Ne le lâchez pas de l’œil. »
- « Pour ça, vous n’avez pas à vous inquiéter. »
Maddox pitonna quelques données dans l’ordinateur et soudain les données sur le diagnostique changèrent complètement. La structure interne du bouclier caméléon changea du tout au tout.
- « Mais… Qu’est-ce… Ce n’est pas un bouclier caméléon… Du moins, il n’est pas complet. » Dit Filion.
- « Et voilà ! Ils ont utilisé la propre technologie du bouclier caméléon pour fausser nos senseurs et les tricorders qui font le diagnostique sur cet engin. Le caisson est identique mais l’intérieur n’est qu’un bouclier caméléon miniature. Il fausse les données des scans tout comme le fait le vrai bouclier caméléon avec des plus grands moyens. Ils substituent le vrai bouclier caméléon avec celui ci et hop le tour est joué. Le temps qu’on s’en aperçoive, ils sont déjà loin. » Dit Maddox.
- « AMIRAL REGARDEZ ! » Crie Kozar
Filion leva la tête. Kozar pointait vers le champ de force qui venait de remplacer la porte du hangar. À première vue, Filion ne vit que l’extérieur et le fond de l’immensité de l’espace. Puis, Filion vit quelque chose qui lui redonna soudain un espoir perdu. Ils étaient loin mais ils étaient là, deux vaisseaux de la Fédération. Il ne pouvait reconnaître le vaisseau mais il voyait très clairement les nacelles de l’un d’eux. Le bleu flamboyant borné du rouge ne laissait aucun doute de l’appartenance de ce vaisseau à la Fédération.
L’autre vaisseau ressemblait au USS-Québek mais, ils étaient tellement loin qu’il ne pouvait rien voir. Puis soudain, il vit deux warbirds entrer dans le décor et se diriger rapidement vers les deux vaisseaux de la Fédération.
- « Maddox, venez ici. Il y a un ajusteur de fréquence dans le vrai générateur de bouclier caméléon, il est assez facile à localiser, vous allez me brancher votre communicateur dessus et trouver la fréquence de résonance du champ de force de la porte. » Dit Filion.
- « Très bonne idée. Vous voulez utiliser le champ de force comme amplificateur pour dire aux vaisseaux de la Fédération que nous sommes ici. » Dit Maddox.
- « Exactement et… »
Soudain toutes les lumières se fermèrent et un noir profond s’installa. Seule la lumière provenant de l’extérieur, permettait de distinguer les formes.
- « Maintenant amiral, je vais vous présenter le film où vous aller mourir. » Dit Shanor
Filion regarda Kozar et ce dernier lui donna la direction d’où la voix venait. Filion lui fit signe de se déplacer pour le prendre à revers.
- « Vous êtes sûrement en train de vous demander pourquoi vous devez mourir ? Et bien je vais vous répondre. Vous devez mourir parce que vous m’avez enlever ce qui me faisait vivre. Vous m’avez enlever ce que vous ne pouvez ressentir. L’amour. » Ajoute Shanor
- « Croyez-moi Shanor, je suis parfaitement capable de savoir ce qu’est l’amour. » Répond Filion.
- « VOUS N’AVEZ AUCUNE IDÉE DE CE QUE C’EST, VOUS ÊTES VULCAIN ! »
- « DEMI-Vulcain. »
- « Alors, vous allez me dire que vous savez combien la perte du seul être que l’on aime dans l’univers peut détruire une personne ? Ne vous êtes vous jamais demandé ce que j’ai pu souffrir. Elle est morte et VOUS l’avez tuée. Vous et votre bande de petits soldats qui ne pensent qu’à détruire tout ce qui ne s’appelle pas «Fédération». Vous m’avez volé le bonheur alors que je ne vous avais rien enlevé. Savez-vous ce que ça fait amiral ? » Demande Shanor
Filion s’accroupit. Il avait réussi, jusqu’à maintenant, à ne pas penser à Bluie trop souvent mais cette fois-ci, les paroles de Shanor résonnaient dans sa tête. Il ressentait la douleur de Shanor parce qu’il pouvait s’imaginer la douleur qu’il pourrait avoir si jamais Bluie venait qu’à mourir en mission. Ironiquement, c’est Shanor qui lui avait donné la chance de pouvoir aimer Bluie. C’est grâce à ses SLIs qu’il avait perdu le contrôle vulcain de ses émotions et qu’il avait commencé à ressentir comme un homme. Il savait très bien qu’il n’avait pas assez d’expérience avec les sentiments pour pouvoir contrôler une douleur comme celle que Shanor ressentait et il pouvait facilement imaginer ce qui pouvait pousser Shanor à le haïr à ce point.
Cette douleur devait être affreuse.
- « Voilà pourquoi vous devez mourir amiral mais, comme vous êtes un Vulcain froid de nature, je vais devoir décupler la façon de faire et c’est pour ça que votre station au complet va sauter sous le coup de 140 chasseurs Jem’hadars. C’est pour ça que tous vos vaisseaux seront détruits jusqu’au dernier. »
Filion pensa soudainement au Patriote. Peut-être qu’il était déjà réduit à néant. Cent quarante chasseurs étaient amplement suffisant pour détruire la station et tous les vaisseaux de Lys5. Cependant, Filion n’était pas certain que Shanor disait la vérité. Peut-être qu’il voulait simplement lui faire commettre une erreur.
Comme à la toute première fois qu’il avait mit les pieds sur ce vaisseau, Filion décida de jouer sur le terrain de Shanor.
- « Mais ça ne vous ramènera pas votre amour. Elle est morte et ma mort, ainsi que la mort de tous les officiers de Lys 5 ne vous la ramènera pas. »
- « Vous ne pouvez comprendre ce que la vengeance peut réconforter. »
Filion pouvait facilement savoir que Shanor s’était déplacé et qu’il approchait de sa position. Son ouïe développée l’en avait informé. Cependant, comme les Vulcains, les Romulains avaient une acuité auditive supérieure et étaient capables de mieux identifier la provenance d’un son. Il ne fallait pas que Shanor atteigne sa position car Maddox devait finir son travail. Il se déplaça donc tout en parlant.
- « Vous avez raison, je n’ai jamais cru bon d’expérimenter la Vengeance car mes cours de diplomatie m’ont appris que c’est la principale cause de destruction sur toutes les planètes où elle a été utilisée. Et contrairement à ce que vous pouvez penser, le sentiment de réconfort que vous croyez, émergera de cette vengeance, n’est pas réel. »
- « Peut-être avez-vous raison… Mais vous ne serez plus là, pour que je puisse vous dire si c’est vrai ou non, une fois que je l’aurai essayée. »
Filion décida de porter le coup qui ferait mal pour obliger Shanor à faire une erreur.
- « Dites-moi Shanor, vous m’avez raconté votre histoire mais, vous n’avez jamais dit si vous viviez avec elle, si elle partageait vos sentiments… Est-ce qu’elle vous aimait ? »
Filion écouta. Shanor ne répondit pas. Filion su qu’il avait atteint quelque chose dans le coeur de Shanor.
- « J’ai plutôt l’impression que vous lui avez voué un amour secret et qu’elle ne l’a jamais su. »
Filion écouta encore. Aucun son. Shanor faisait son approche finale et l’amiral le savait.
- « JE NE VOUS AI JAMAIS LAISSÉ LE TEMPS DE LUI DIRE QUE VOUS L’AIMIEZ ET JE SUIS CERTAIN QU’ELLE NE VOUS AIMAIT PAS ! »
Filion regardait à l’entoure de lui pour voir où Shanor pourrait bien être. Il ne le trouvait nul part. Le silence était très pesant. Filion se sentit soudain en désavantage. Sa ruse n’avait pas fonctionné. Shanor l’avait écouté silencieusement et avait réussi à le localiser assez précisément. Soudain, quelque chose tomba à deux pas de Filion et faillit l’écraser. Filion trouva rapidement un autre endroit pour pouvoir se cacher et regarda ce qui était tombé. Il reconnut immédiatement Kozar. Il était encore vivant mais son bras droit était complètement renversé et il avait une pole de planté en plein coeur. Filion savait que c’était un piège pour qu’il sorte de sa cachette mais, Kozar souffrait.
Shanor était loin, mais malgré l’obscurité, il pouvait voir une ombre bouger. C’était l’amiral Filion qui se déplaçait par petit saut d’une cachette à une autre. Filion était un homme qui parlait beaucoup trop. Il avait réussit à le localiser facilement en l’écoutant. Shanor attendait d’avoir l’angle de tir parfait. Si la lumière était encore allumée, il pourrait facilement le tuer à cette distance mais comme ce n’était qu’une ombre, il ne pouvait pas savoir si Filion lui faisait face ou s’il était de dos. Il ne voulait pas lui tirer dans le dos.
Shanor voulait le tuer de front. Mais pour l’instant, Filion ne bougeait pas.
Certes, Shanor devait l’avouer, Filion était un diplomate né. Il était bon tacticien sans en être un spécialiste mais sa qualité première était de toujours pouvoir trouver une idée qui le sortait des mauvais pas. Mais cette fois-ci, il n’avait plus d’issue. Filion avait joué sur un terrain qu’il ne pouvait pas maîtriser. Shanor savait très bien que son amour l’aimait, elle lui avait dit mainte et mainte fois. Filion avait joué une fois de trop, une carte qu’il ne pouvait voir à l’avance. Cette fois-ci, il s’était trompé.
Soudain, Filion bougea. Filion était peut-être un diplomate-tacticien-à-l’imagination-fertile mais ce n’était pas un guerrier. Et il venait de faire la dernière gaffe de sa vie.
Shanor appuya sur la détente.
Le résultat fut net et sec. Shanor était un membre du Tal Shiar et un tireur né. Il avait atteint la cible de plein front et l’avait tuer sur le coup.
- « COURTE VIE ET ENFER… AMIRAL FILION… » Crie Shanor

Chapitre XXX

- « 13 MINUTES AVANT SEQUENCE D'AUTODESTRUCTION. » Annonce l'ordinateur.
Faucher regardait son tricorder. Il avait transféré les informations de la station sur son tricorder. Les boucliers de la station étaient maintenant à 25%. La grosse flotte de Jem’hadars faisait très mal. Cependant, Faucher était surpris que la station résiste aussi bien. Selon les derniers rapports des vaisseaux, il restait environs 80 chasseurs. La flotte du Kodiak et du Nordik et de l’Antartica venait d’arriver dans le décor et attaquait le capital ship. Pendant ce temps, le Nautilus était aidé par le Patriote pour récupérer les nacelles de sauvetages
L’Aurore et le Grizzly protégeaient la station. Bref, tout le monde était occupé.
Pendant ce temps, Esclamadon avait fouillé les Jem’hadars qu’ils venaient de tuer. Contrairement au Jem’hadars qu’ils avaient tué jusqu’à maintenant, l’un d’eux avait un genre de sac à dos vide.
- « Il aurait pu mettre une bombe là dedans. » Dit Esclamadon
- « Je… » Commence Jellico
- « SEQUENCE D'AUTODESTRUCTION ANNULEE » Annonce l'ordinateur.
Faucher leva la tête, en réflexe, pour être certain qu’il avait bien entendu.
- « Ordinateur, quel est en est la cause ? » Demande Faucher
- « Détonateurs défectueux. » Répond l'ordinateur.
- « Quoi ? »
- « Mais c’est parfaitement impossible. » Dit Esclamadon
- « Ordinateur, est-ce que les émetteurs anti-Changeling sont encore opérationnelle ? »
- « Négatif. Les émetteurs ont été détruits il y a 7 minutes 32 secondes. »
- « Ils ont téléporté un Changeling et ce dernier s’est modelé aux circuits et les a neutralisés. Ils avaient fait ça quand ils s’étaient introduits sur Terre. » Dit Jellico
- « Mais comment ont–ils pu téléporter un Changeling ici alors que les holoemetteurs étaient opérationnelles ? Il y a 7 minutes, les boucliers étaient online. C’est donc qu’ils ont amener le Changeling avec eux au tout début, sauf qu’au tout début les émetteurs fonctionnaient » Dit Esclamadon
- « Attendez. » Dit Faucher
Faucher prit son tricorder et scanna le sac à dos du Jem’hadar mort.
- « Voilà la réponse. Ils ont téléporté avec le Changeling à l’état liquide dans ce sac isolant et ils ont coupé les émetteurs, puis ils ont libérer le Changeling de ce sac qui le protégeait contre les émetteurs. »
Esclamadon avait couru vers un compartiment de premier soin et avait prit la trousse.
- « Test sanguin pour tout le monde. » Dit Esclamadon
Faucher fut le premier à faire le test. Le résultat fut négatif. Le test sanguin donnait les résultats voulus.
Mi-humain, mi-Zackdornien. Le tour d’Éric arriva et lui aussi était négatif : humain. Arriva le tour de Jellico.
- « Faites attention, je n’aime pas tellement ce genre de piqûre. »
Faucher regarda l’amiral et lui fit une piqûre.
Jellico était Humain, sans équivoque
Jellico avait cligné des yeux deux fois depuis la mort de Jim. Il se voyait comme un tyran. Il n’arrivait pas à effacer les deux images qui étaient imprégnées dans sa mémoire. Il avait flanché là où un amiral ne devait pas flancher. La peur avait été plus forte que lui dans les deux cas. Deux morts avaient résulté de cette peur.
La première fois, de son inaction et la seconde fois, encore pire, à cause de son action. Lui qui était si fort et toujours en maîtrise de la situation. Il avait flanché. Et il pouvait encore une fois flancher. NON ! IL ÉTAIT AMIRAL… IL NE POUVAIT PAS FLANCHER. Mais il devait faire quelque chose pour retirer ses images de sa mémoire.
- « Monsieur Faucher, puis-je vous parler en privé ? » Demande Jellico
L’amiral Faucher, surpris, se retira dans un coin avec Jellico.
- « Permission de parler librement ? » Demande Jellico
Faucher fût doublement surpris.
- « Autorisé. » Répond Faucher
- « Je vous parle en tant qu’ami. Ce que je vais vous avouer n’est pas facile à dire. Mais je vais vous demander de le comprendre. J’ai eu peur. C’est pourquoi Jim est mort. »
Faucher tentait de comprendre.
- « J’ai envoyé un officier sur une mission suicide pour sauver la station et moi-même par conséquent. Je sais qu’en tant qu’amiral, c’est mon privilège d’envoyer quelqu’un sur une mission suicide et je suis certain que Jim aurait accepté mais, je lui ai ordonné et non pas demandé. »
Faucher regarda l’amiral.
- « Et pourquoi me dites-vous tout cela ? » Demande Faucher
- « Parce que je vous considère comme un excellent amiral. Contrairement à Filion, vous êtes un homme d’action qui prend les décisions qui doivent être prises et je veux que vous me représentiez devant la cour martiale. » Répond Jellico
- « Je… je… Pourquoi me dites-vous cela ? »
- « J’ai envoyé un homme à la mort et j’ai de la difficulté à l’accepter. Je dois l’avouer à quelqu’un et je sais que vous êtes l’homme à qui je devais le dire. »
Faucher était dérouté. L’homme qu’il avait haït depuis si longtemps, lui faisait une confidence qui équivalait à remettre l’avenir de Jellico entre ses mains.
- « Je suis très honoré de cette confiance amiral et je ferai tout en mon pouvoir pour vous porter assistance. »
- « Merci… Sincèrement merci. Maintenant, allons tuer ce Changeling voulez-vous ? »
Jellico retourna auprès d’Esclamadon qui administrait un calmant à Joe qui était encore recroquevillé sur lui-même. Jellico se sentait déjà mieux. Il venait d’avouer un des ses torts. Certes, il n’avait rien dit sur Kim mais bon, déjà de dire qu’il avait poussé un homme à se sacrifier pour lui était suffisant. Il s’était pardonner à lui-même et pouvait maintenant cligner des yeux tranquille. Pour lui, c’était suffisant. Peut-être y avait-il un espoir qu’il puisse un jour commander cette station après tout.
Faucher arriva près de la troupe.
- « Il faut trouver ce Changeling et vite. » Dit Faucher
- « Si j’étais un Changeling, j’irais droit vers l’ingénierie. » Dit Esclamadon
- « Tout à fait d’accord. » Dit Jellico
Faucher regardait le commodore Esclamadon parler. Il avait un vide dans ses yeux. Il combattait, était même capable de réfléchir et d’avoir des idées mais, il ressemblait plus à un Vulcain, même à un robot tellement il ne dégageait aucune émotion. Il avait soigné Joe comme si c’était une statue. Il lui avait administré un calmant sans le rassurer ou lui parler. Joe était recroquevillé sur lui-même et se balançait doucement comme un enfant mais Éric ne semblait pas voir l’horreur de cette situation.
- « Nous ne pouvons rien faire de plus pour ces deux là. Allons à l’ingénierie. » Dit Faucher
- « Vous ne voulez pas amener Joe ? » Demande Jellico
- « Tirons le dans un coin. La station est en danger et il ne servira à rien de sauver cet homme si la station est détruite. Allons-y. » Répond Faucher
Jellico arma son phaser et les trois partirent en direction de l’ingénierie. Quand ils l’atteignirent, ils retrouvèrent des dizaines de personnes étendues et massacrées sur le plancher. Faucher reconnu plusieurs officiers et non-officiers. Il aperçut Kesh, la sœur d’un officier du Bombardier qui avait été transpercée par un barreau de chaise.
- « Quel carnage. » Dit Jellico
Esclamadon avait traversé l’ingénierie sans même regarder aucun des cadavres et s’était attabler à la console de diagnostique.
- « Tous les circuits reliés de près ou de loin à l’auto-destruction ont été détruits. Et ça n’a pu être fait que de l’intérieur des circuits. Votre théorie du Changeling est excellente. En fait, ce qui a été détruit ce sont les relais entre l'ordinateur et les charges explosives. » Dit Esclamadon
Faucher regardait encore les gens qui jonchaient le sol. L'horreur des scènes qui se succédaient devant ses yeux devenait de plus en plus insupportable.
- « Je le savais. » Dit Jellico
- « ATTENTION ! » Crie Faucher
Faucher s’était retourné à temps pour apercevoir deux Jem’hadars. Il tira à vue sans même viser. Faucher avait assez d’entraînement pour se permettre ce genre de tirs peu pratiqués par des officiers de StarFleet. Il atteignit le premier mais en se retournant Faucher perdit pied et tomba, offrant une cible de choix pour le second ennemi. Mais Faucher senti la chaleur d’un phaser lui frôler l’oreille et aller frapper le second Jem’hadar. Faucher amortit sa chute et une fois bien étendu par terre, il regarda derrière lui pour voir Jellico qui avait prit le temps d’épauler son rifle III et de viser juste.
- « Je n’ai pas trop perdu la main. » Dit Jellico
- « Merci…Vous m’avez sauvé la vie. » Dit Faucher
Jellico alla aider Faucher à se relever.
- « Amiral… Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre au courant des accusations du commodore Manseau contre moi ? » Demande Jellico
- « Pourquoi ? » Demande Faucher
- « Écoutez, cette guerre m’a ouvert les yeux. J’ai compris tellement de chose. Vous aviez raison sur toute la ligne. J’ai tenté de voler le commandement à l’Amiral Filion. J’ai été ingrat et j’ai fait des choses dont je ne suis pas tellement fier. Mais si je vous l’avoue aujourd’hui, c’est que j’y vois soudain plus clair. Je veux apprendre de vous. Je veux apprendre comment on fait pour s’attirer le respect de ses officiers autrement qu’en les persécutant. » Répond Jellico
Faucher ne comprenait plus rien. Jellico semblait vraiment avoir changé. Son regard était différent. Sa situation était totalement illogique. Il avait mené un homme à la mort il y avait moins de 15 minutes, et il venait à peine de tuer un Jem'hadar en épaulant avec précision et sans nervosité son rifle III. C'était connu, la guerre ouvrait les yeux. Mais à ce point là, Faucher ne le savait pas.
Soudain, ils entendirent des pas venant du couloir. Les deux amiraux pointèrent le phaser vers la porte et ils virent apparaître une dizaine d’officiers de StarFleet. Tous les dix levèrent leur phaser en direction des trois officiers de Lys 5
- « PERSONNE NE TIRE ! » Ordonne Faucher
- « Ne tirez pas ! » Dit Xortam
Faucher abaissa son rifle.
- « Amiral Faucher… Heureux de vous revoir. Il y a deux Jem’hadars que nous poursuivons depuis un moment et ils… » Dit Xortam
Faucher pointa du regard, les deux Jem’hadars étendus non loin de l’entrée. Xortam s’interrompit et vit les deux Jem’hadars.
- « Ils ont tué plus d’une dizaine de familles qui s’étaient réfugier dans l'hangar 187. Nous sommes arrivés à temps pour prévenir qu’ils n’achèvent leur sale besogne. Nous avons sauver 5 familles… sur 15… » Continue Xortam
- « Vous avez fait votre possible commander. C’est déjà 5 familles de plus qui vivront. Combien êtes vous ? » Demande Faucher
- « Juste nous cinq, le lieutenant Skor, le lieutenant Mirjok, le lieutenant commander Amon, moi-même et le commander Berlexy qui défendait les familles au moment de notre arrivée… » Répond Xortam
Il mérite une médaille. Apparemment, il a tenu plus de 10 minutes contre les deux Jem'hadars.
- « Très bien. Venez ici nous allons procé… » Dit Faucher
- « Monsieur Faucher venez ici vite ! » Dit Jellico
- « Reposez-vous un peu, je reviens. »
Faucher se retourna et alla rejoindre Esclamadon et Jellico à la console de diagnostique.
- « J’ai envoyé une pulsation électrique à travers les… » Dit Esclamadon
- « Moins fort monsieur Esclamadon… Je ne veux pas que les autres sachent ce que vous avez à dire. » Dit Jellico
- « Pourquoi ? » Demande Faucher
- « Vous aller voir. » Répond Jellico
Esclamadon chuchota.
- « Donc, comme je le disais, j’ai envoyé une pulsation électrique à travers les circuits affectés et je n’ai eu aucun retour d’énergie. Ce qui veut dire que le Changeling n’est plus dans les circuits. » Dit Esclamadon
- « Dites-moi, qu’est-ce que c’est que ça ? » Demande Jellico
Jellico pointa un endroit en rouge sur le plan.
- « Tous les points rouges que vous voyez sont les charges explosives servant à l’auto-destruction. Chaque relais et ses charges ont été détruits individuellement. » Répond Esclamadon
- « Et là, ce point rouge, c’est quoi ? » Demande Jellico
- « La charge de cet hangar… » Répond Esclamadon
En un éclair, Jellico se retourna et visa rapidement en appuyant sur la gâchette. Le laser passa à moins de quelques centimètres du commander Berlexy qui s’était déplacé assez rapidement pour éviter le phaser. Il s’était déplacé trop rapidement. Soudain, Berlexy se transforma en un liquide jaune-or et se fondit dans le décor derrière lui.
- « LE CHANGELING ! » Crie Faucher
- « JE SAVAIS QUE J’AVAIS VU CETTE TÊTE LÀ QUELQUE PART ET JE ME SUIS RAPPELÉ OÙ QUAND LE COMMODORE M’A DIT HANGAR 187… IL ÉTAIT PARMI LES CADAVRES OÙ J’AI VU LES ENFANTS MORTS. » Crie Jellico
Tous les officiers s’étaient mit à couvert sauf l’amiral Faucher qui avait foncé sur la position du Changeling. Il regarda la masse gélatineuse grimper le long des barreaux de l’échelle qui longeait le cœur du réacteur de la station. Faucher tira deux coups mais, craignant d’atteindre un système vital en continuant, il entreprit donc de grimper les échelons en criant ses ordres.
- « Xotram, allez à la section 3 et balayez-moi tout avec un phaser en mode paralysant… Skor, descendez l’échelle 4 au pont du dessous et faites de même. , Mirjok et Amon assurez-vous qu’il ne revient pas sur le pont principal. » Ordonne Faucher
Tout un plan d’intervention venait de s’établir dans la tête de l’amiral et il menait ses hommes de main de maître. Jamais le commodore Esclamadon l’avait vu aussi dominant et aussi en possession de ses moyens.
Il était dans son élément. Ses fonctions d’amiral où il devait lire et remplir des rapports dans un bureau à longueur de journée ne permettaient pas de connaître le vrai officier sous les galons.
- « Éric, établis un champ de force autour du réacteur… Amiral Jellico, venez me rejoindre. » Ordonne Faucher
Faucher arriva sur un pont supérieur et fit le tour du regard. Sa mémoire visuelle était excellente. Il regardait chaque parcelle du pont et la comparait à l’image qu’il avait de ce pont dans sa mémoire.
Jellico le rejoignit.
- « Nous ne pouvons pas utiliser les phasers ici. Il y a un réservoir d'anti-matière derrière cette paroi et il ne faudrait pas l’atteindre par mégarde. » Dit Faucher
- « Alors, il n’y a qu’un moyen de faire lever le lièvre. Surveillez mes arrières. » Dit Jellico
Jellico alla jusqu’à une console non loin de lui et pitonna pendant quelques minutes. Puis, il se pencha et ouvrit le panneau d’accès sous cette console. Il joua quelques secondes à l’intérieur puis, il se retira et prit son phaser.
- « Attention, restez loin de toutes consoles. »
Jellico tira dans la console et une réaction en chaîne s’exécuta faisant sauter chaque console de ce pont l’une à la suite de l’autre. Les étincelles blanches et jaunes envahirent bientôt le pont et soudain une chaise se trouvant devant une console qui venait d’exploser se liquéfia et se transforma en une masse plus ou moins humaine.
- « AMIRAL… VOTRE PHASER SUR CHOC… LA RAMPE ! » Crie Faucher
Jellico regarda Faucher décoller comme une balle sans trop comprendre ce que Faucher avait voulu dire.
Faucher se précipita sur le Changeling. Ce dernier tourna à l’état liquide alors que Faucher le frappait et Faucher passa à travers. Mais au lieu de se relever, il s’étendit de tout son long de façon à ce que ses jambes soient toujours en contact avec le Changeling. Faucher étendit les mains et saisi la rampe derrière le Changeling. Jellico regarda la scène et vit les pieds de Faucher qui traversaient le Changeling et ses mains agripper la rampe qui faisait le tour du pont. Jellico comprit alors ce que Faucher avait voulu lui dire.
En un éclair, il modifia les ajustements de son phaser pour envoyer une décharge électrique puis, il appuya le bout de son phaser sur la rampe près de lui et tira.
La manœuvre n'avait prit que quelques secondes. Esclamadon arriva sur le pont à ce moment et vit la décharge sortir du phaser et parcourir la rampe de métal en un éclair jusqu’à la position de Faucher. Ce dernier fit les frais du courant. Son corps se convulsa sous la décharge. Mais son corps servit également de fil conducteur et se rendit jusqu'au Changeling.
Jellico aussi avait fait les frais du retour de la décharge électrique par la rampe et s’était électrocuté. Il était étendu par terre et sentait son coeur battre la chamaille alors qu’il voyait le Changeling tourner en un bloc de pierre noir et puis s’égrainer devant ses yeux.
Esclamadon couru vers Faucher qui était encore conscient.
- « Amiral ? » Demande Esclamadon
- « Ouf ! » Répond Faucher
Esclamadon n’en revenait pas. Avec la décharge que Faucher avait prit, il devrait être en mauvaise état.
Mais Faucher se relevait comme s’il avait fait une mauvaise chute du haut d’une chaise. Faucher regarda le visage du Commodore et comprit.
- « Auriez-vous oublié que je suis moitié humain et moitié Zackdornien ? Sur Zackdorn, l’atmosphère est constamment chargée de courant électrique, un peu comme les orages sur Terre sauf que sur Zackdorn, c’est en permanence. Alors, la foudre tombe souvent sur les terres de Zackdorn. Les Zackdorniens ont développé une résistance naturelle à l’électricité. »
Esclamadon oubliait souvent que Faucher était mi-humain, mi-Zackdornien car physiquement il n’avait pas retenu grand chose de sa moitié zackdornienne, ne serait-ce que le physique en général mais il n’avait pas les poches prononcées au visage qui caractérisaient ce peuple. Certes, il en avait mais elles n’étaient presque pas apparentes. Mais ce qui l'avait sauvé n'était pas son apparence mais bien les caractéristiques propres aux Zackdorniens.
Jellico s’était relevé lui aussi car la décharge avait été encaissée par le phaser plus que par son corps. Il se secoua la tête.
- « Comment avez-vous pensé aussi rapidement à une idée aussi débile ? » Demande Jellico
- « Ma race est une race de Stratège et mes ancêtres étaient de fabuleux guerriers. On nous apprend à penser rapidement avec différents jeux de guerre. Stratagéma en est un exemple. » Répond Faucher
- « Amiral, vous m’épatez. Je suis fier de servir avec vous. Nous ferions une équipe du tonnerre vous savez. Vous, moi et le commodore Esclamadon, sur cette station. Vous qui m’enseignez la diplomatie, moi qui vous enseigne tous les petits trucs d’amiral que j’ai pu apprendre au fil du temps… Avec toutes les ficelles que j’ai à StarFleet Command, nous pourrions faire de cette station quelque chose de bien. » Dit Jellico
Jellico avait retrouver la noirceur pure quand il fermait les yeux. Il s’était pardonné. Plus rien de ce qui s’était passé n’avait d’importance. La mort de Kim, la mort de Jim, la mort de centaines d’officiers sur cette station… Rien. Il avait avoué certains de ses torts et il s’était pardonné. Apparemment, l’amiral Faucher considérait que ce n’était pas très grave car il n’en avait pas fait de cas. Il était tranquille et plus d'image sombre se manifestait lorsqu'il fermait les yeux.
Maintenant, il pouvait peut-être aspirer à commander cette station. Filion avait dû être tué en mission et ne reviendrait jamais. S’il arrivait à convaincre Faucher qu’il pouvait changer et devenir un meilleur officier commandeur, peut-être pourrait-il commander cette station. C’était toujours son souhait le plus cher.
Et l’espoir était revenu… Son but avait toujours été le même : devenir le officier supérieur de LYS 5.

* * * * *

À l’extérieur, depuis le milieu du bridge de l’Aurore, le commodore Alyécha regardait la bataille se dérouler. Il y avait trop de chasseurs. Elle voulait garder espoir mais elle savait qu’ils n’en viendraient jamais à bout. La station perdait de plus en plus de ses boucliers et malgré les nombreux chasseurs que le Aurore et le Grizzly avaient détruits, la balance du pouvoir était du coté des Jem’hadars. Son mari était sur la station et elle ne pouvait rien faire pour lui venir en aide.
Elle était un commodore de StarFleet et elle n’avait pas le droit d’abandonner. Son héritage bajoran lui ordonnait de se battre mais elle ne pouvait voir une autre issue que de se battre jusqu’à ce que l’Aurore donne ses derniers coups de phaser.
- « CAPITAINE… VAISSEAU EN APPROCHE… C'EST L'ENTEPRISE » Dit Papillon
- « Enfin une bonne nouvelle. Sur écran. » Dit Alyécha
- « Bonsoir miss Alyécha, heureux de vous revoir. Auriez vous besoin d’un peu d’aide ? » Demande Riker
Un vent d’espoir traversa le cou du Commodore.
- « Commander Riker, et bien comme vous pouvez voir nous avons un peu de ménage à faire. Si vous voulez vous joindre à nous… »
- « Sans problème et nous avons amener un ami que nous avons rencontrer en route. »
Sur l'écran central, elle vit l’Enterprise qui engagea le combat, puis, elle vit des coups de phaser jaune doré tirés à une cadence qu’elle ne croyait pas possible, venant de derrière le classe Sovereign.
Quelques secondes plus tard, elle vit d’où sortaient ces coups de phaser : l'USS-Défiant.
- « Le docteur Pulaski était en route vers Lys 5 lorsque nous avons décollé et monsieur Worf était son chauffeur. Il venait de déposer le capitaine Sisko sur Terre quand le Docteur Pulaski a reçu votre demande pour opérer le capitaine Picard. Nous les avons rejoints et nous avons viré pour venir vous aider. »
- « Qui est aux commandes du Défiant ? »
- « Mon Klingon favori… Mister Worf. »
- « Bienvenue dans la danse messieurs. Allez au travail. »
Alyécha savait que même avec l’addition de ces deux merveilleux vaisseaux, la tâche était désespérée mais elle ne croyait pas en la destruction de légendes comme le Défiant et l’Enterprise. Ils devaient gagner.
- « LA STATION EST À 10% de BOUCLIER capitaine. Ils ne tiendront pas longtemps. » Dit Papillon
Alyécha regarda la station. Peut-être qu’ils arriveraient à s’en tirer mais soudain, elle pensa que la destruction de Lys 5 n’était pas conditionnelle à la destruction des deux légendes qui venaient de s’ajouter au combat. Lys 5 pouvait très bien être détruite sans que l’Enterprise et le Défiant le soient aussi. Tous les vaisseaux pouvaient bien être battus sans que l'Enterprise et le Défiant soient détruits.

Chapitre XXXI

LES MISSIONS UN POUR TOUS ET TOUS POUR… TOUS

Le Commodore Alyécha venait de recevoir une mauvaise nouvelle de plus. Elle venait d’apercevoir le warbird où monsieur Lamarche se trouvait et elle n’avait aucune nouvelle de lui. Elle allait sûrement devoir ordonner la destruction du warbird et sacrifier les officiers de StarFleet présents. Elle venait de voir le Harfang disparaître dans l’atmosphère de Iris III et n’avait plus de nouvelle depuis. La station était en lambeaux. On pouvait voir la coupe des ponts que seul des champ de forces protégeaient du vide de l’espace.
Elle devait maintenant réaliser qu’ils étaient en train de perdre la partie.
Le Commodore Manseau tentait d’organiser ses troupes. Le Harfang avait fait un atterrissage en douceur sur IRIS III. Le mot « douceur » était relatif car plus aucun système du vaisseau semblait fonctionner. Mais une chose était sure, les Jem’hadars étaient sur ce vaisseau et s’étaient téléportés à la minute que le Harfang avait touché le sol.
- « Sécurisez la passerelle ! Prenez les armes et couvrez toutes les entrées ! » Dit Manseau
Manseau utilisa l’ordinateur, seul système totalement intact, pour barrer tout accès à l’ordinateur et elle organisa ses enseignes pour qu’ils balaient tous les ponts jusqu’au hangar au navette.
Le premier pont fut sécurisé rapidement, ainsi que le deuxième. Manseau était agréablement surprise de la qualité des enseignes qu’elle avait avec elle. Ils réagissaient bien et lui obéissaient sans avoir peur. C’était des officiers de StarFleet et ils avaient été formés sur LYS 5. Elle savait qu’ils étaient à la hauteur. Ils en étaient rendus au quatrième pont lorsque l'Enseigne Khany se retourna un moment. Elle vit quelque chose de flou, une vingtaine de mètres derrière eux. Et l'ombre se matérialisa en la forme d'un soldat Jem'hadar.
- « Attention derrière ! » Crie Khany
Trois Jem’hadars étaient derrière eux et cinq devant le groupe. Leur position était loin d'être avantageuse.
Quelques cadres de porte pour se protéger, rien de plus mais, il fallait faire avec. Un autre couloir traversait le leur cinq mètres plus loin mais, c'est loin 5 mètre en plein combat de phaser.
- « Ils étaient occulté ! Faites gaffe ! » Dit Manseau
Le Commodore prit le phaser type II qu'elle avait dans sa poche, et le mit en surcharge.
- « Couvrez-moi ! » Dit Manseau
Tossel et Jukmek sortirent un moment pour tirer, chacun de leur côté. Le commodore fit de même un instant plus tard, en tirant le phaser sur le groupe de 5.
- « SUIVEZ-MOI ! »
Les deux officiers de sécurité avaient compris. Ils se concentrèrent sur le groupe de trois qui était derrière eux alors que le phaser éclatait devant le groupe de cinq, qui avait pris couvert. Un conduit éclata, et une fumée emplit une partie du corridor. Le Commodore entraîna les enseignes dans le couloir perpendiculaire, qui était occupé par... une équipe de sécurité de StarFleet.
- « A l'hangar au navette, immédiatement. Couvrez nos arrières ! »
- « A VOS ORDRE MADAME. » Répond l'agent de sécurité.
Le groupe se rendit à l'hangar où un runabout les attendait. Manseau fut heureuse de voir que le runabout était intact ainsi qu’une autre navette malgré le fait qu’ils étaient éparpillés dans l'hangar.
Le Commodore se servit des senseurs du runabout pour savoir ce qui se passait dans le vaisseau. Seize Jem’hadars, 5 cadavres de Jem’hadar, dont les deux de la passerelle. Il y avait quatre points de combat particuliers, dont celui de leur rencontre. Et les J'H étaient surpassés en nombre partout, malgré qu'ils aient infligé de bonnes pertes à l'équipage. Une quinzaine de morts...
- « Bon parfait. Maintenant, on va aider les réfugiés sur IRIS III. » Dit Manseau
Elle savait que les réfugiés étaient sous attaque des Jem’hadars et qu’il fallait faire vite. Elle n’avait que des enseignes à peine sortie de l’école pour l’aider. Elle avait envie de garder ses positions ici, sur le Harfang.
Elle s’assurait ainsi de préserver la vie de ces jeunes officiers. Mais ces jeunes officiers savaient pourquoi ils étaient là. Et elle devait faire ce que tout bon officier de StarFleet avait à faire : sauver des vies et non seulement la sienne.
L’amiral Faucher commençait à avoir le dessus pour la première fois de la journée. La station semblait vidée de tous Jem’hadars et maintenant, ils étaient à remettre les systèmes vitaux en fonction. Ils retrouvèrent le capitaine Simard qui avait réussi à transférer une bonne partie de l’ingénierie et du Ops sur les consoles d’un runabout en réparation au dernier étage du bas de la station. Ils réussirent à remettre les senseurs externes online et avoir une image de ce qui se passait dehors. Juste au moment où l’image apparaissait, on vit un vaisseau de la Fédération qui était en très mauvais état. Faucher reconnut l’Aurore sur-le-champ. D’après les dégâts, il avait été encore victime d’un kamikaze Jem’hadar. Les Jem’hadars voulaient détruire le maximum de vaisseaux et ils n’hésitaient pas à sacrifier leur vie pour cela. Un vaisseau Jem’hadar faisait des dégâts considérables quand il entrait en collision avec un autre vaisseau.
- « L’Aurore n’a plus de bouclier. Ils ne tiendront pas longtemps. » Dit Jellico
- « Mais il bouge encore ? » Demande Faucher
- « On dirait qu’ils manoeuvrent pour faire un kamikaze run sur le chasseur… Un juste retour des choses » Répond Jellico
- « Je vous ferai remarquer que c’est ma femme qui est sur ce vaisseau amiral. » Dit Faucher
- « Et bien, elle a du front votre femme, vous pouvez être fier d’elle. » Dit Jellico
Soudain, le ciel fût envahit de la lumière de l’explosion de l’Aurore. Trois ou quatre chasseurs qui étaient tout prêt en firent les frais et explosèrent à leur tour.
- « NOOOON ! KCINNA ! » Crie Faucher
Jellico regarda Faucher qui avait un regard de terreur dans le visage. Le vaisseau de sa tendre épouse venait de sauter.
- « ÉRIC, regarde sur les senseurs pour des escape pods… Éric ? ÉRIC ? » Appelle Faucher
Il se retourna pour s’apercevoir qu’Esclamadon n’était plus parmi eux.
- « Où est-il ? » Demande Faucher
- « Je ne sais, je ne l’ai jamais vu partir. » Répond Jellico
- « MERDE… JE VEUX SAVOIR S’IL Y A DES SURVIVANTS ! »
- « Aucune nacelle de sauvetage Monsieur ! » Répond Simard
Faucher savait que sa femme était une officière tout ce qu’il y avait de plus StarFleet et qu’elle pouvait très bien s’être sacrifiée pour son équipage.
- « Monsieur, communication du Grizzly. » Dit Simard
- « Amiral, je tenais à vous informer que tout l’équipage de l’Aurore est à bord du Grizzly. » Dit Ranni.
Faucher resta silencieux. Il attendait de voir si Ranni allait rajouter cette phrase qu’il venait d’entendre dans sa tête mais il fut rassuré quand Ranni rajouta
- « Tous, y compris votre femme. »
- « Merci Capitaine. Prenez soin d’elle. »
- « Comment va la station ? »
- « M. Simard, ouvrez un canal pour toute la flotte. » Ordonne Faucher
En moins de quelques secondes, tous les capitaines des vaisseaux présents apparurent dans une petite case du petit écran qui servait le grand écran.
- « Voici le résumé de la situation. Nous dénombrons près de 75 chasseurs plus un capital ship Jem’hadar. » Dit Faucher
- « Et un warbird qui vient d’entrer dans le secteur. Nous ne savons pas si Lamarche en a le contrôle. » Dit Ranni.
Faucher décida de continuer sans relever le fait
- « Voici ce que nous allons faire. »
Faucher donna ses ordres et tous les capitaines donnèrent leurs suggestions. Tous s’entendaient pour dire que l’objectif principal était le capital ship.
- « Nous pensons qu’il est porteur d’un générateur holographique et… » Commença Weightman
La communication coupa.
- « Merde… Nous venons de perdre les communications avec la flotte… Bouclier à 3% et je transfère toute la gomme vers ce qui reste de bouclier pour le maintenir. » Dit Simard
Faucher regardait l’écran. La situation était désespérée.
- « Y a-t-il un autre moyen de détruire la station que l’auto-destruction ? » Demande Faucher
- « En mettant le réacteur en surcharge » Répond Simard
- « FAITE-LE » Ordonne Faucher

* * * * *

Le Patriote et le Nautilus étaient aux prises avec le même genre de problème. Un groupe de Jem’hadars se promenait en leur bord. Le Patriote devait composer avec un problème supplémentaire : un chasseur Jem’hadar était planté directement sur son flanc et menaçait l’intégrité de la coque.
L'atmosphère était tendue dans tout le vaisseau. Partout, on surveillait les ombres. On en était venu à craindre les jeux d'ombres et de lumières sur les murs. Le commander Malorni atteignit l'hangar au navette rapidement et sans encombre et prit place à bord du runabout.
- « Prêt pour le départ » Dit Malorni
- « OK, bonne chance. Soyez prudent. Messieurs Glavine et Goten, rapport ! » Ordonne Malette
- « Monsieur, j'avance avec mon équipe, je me demande bien où ils peuvent bien se cacher. » Répond Glavine
- « Je suis présentement près hangars à cargo, aucun signes des Jem... Oh merde, à couvert, tous, 3 intrus à l'hangar à crago 1. Je vais tenter de les AAAaaaaaaaaaah ! » Dit Goten
- « GOTEN, GOTEN, répondez ! À tous les membres de la sécurité, le Ss-Lt Goten et son équipe ont trouvé les J'H dans le hangar à cargo 1, allez leur prêter main forte ! ! » Dit Malette
- « Oui Monsieur. ! » Répond Glavine
- « Oui Monsieur, nous arrivons. » Répond Durham

* * * * *

Glavine et Durham arrivèrent et virent un spectacle atroce. Une dizaine d’officiers StarFleet était étendue là sur sol. Ils s’approchèrent et entendirent trois coups de phaser. Une seconde s’écoula sans qu’aucun tir ne soit échangé. Les deux officiers s’enfoncèrent doucement et un gémissement se fit entendre.
- « Là… Les Jem’hadars… » Dit Durham
Glavine regarda autour de lui quand il vit soudain les trois Jem’hadars étendus avec un coup de phaser au visage. Quelques mètres plus loin Goten était étendu par terre et se tordait de douleur un coup de phaser à la jambe. Il était clair que Goten avait contourné de façon habile les Jem’hadars et les avait prit du revers pour les tuer.
- « Glavine à passerelle ! Les intrus sont au sol, je répète, les intrus sont au sol et vont probablement y rester jusqu'à ce que quelqu'un vienne les ramasser ! Nous avons de nombreux blessés, dont le Ss-Lt Goten. »
- « OK, je vais tenter de vous envoyer une équipe médicale. Miss Bluie… ! » Répond Malette
- « Miss Bluie est très occupée capitaine. Je vous envoie des effectifs… Bluie terminer ! » Répond Bluie
Pendant ce temps, à l'extérieur, le Cmdr Malorni effectuait un passage autour du chasseur J'H à bord de son runabout.
- « Malorni à passerelle ! Je serai bientôt en contact visuel avec le chasseur, je... Bon Dieu ! C'est incroyable ! »
- « M. Malorni, quel est l'état du vaisseau ? ! » Demande Malette
- « Je n'ai jamais vu ça, le chasseur est planté très profondément dans la coque ! Si ce n’était du fait que nous avons tout donné sur le bouclier structural, le Patriote se divisait en deux, avec une jolie explosion pour accompagner le tout. Mes senseurs indiquent que les boucliers du chasseur sont coupé et que son bouclier structural est à 5 %. Je vois aussi que sa source d'énergie est très instable. Il n’y a plus personne à bord. »
- « Pouvez-vous le dégager de là ? ! »
- « Jamais dans cent ans ! Si j'ai le malheur de toucher ce joujou avec mon rayon tracteur, il ne restera que ce qui se trouve dans les archives de la Fédération du Patriote. Je calcule aussi une onde de choc assez puissant pour rattraper le runabout dans lequel je me trouve, même si je me sauve tout de suite après à vitesse maximum et pour rattraper et endommager sérieusement le Nautilus. Nous devrons attendre d'être revenus sur la station pour nous en débarrasser, là-bas, ils ont... ou ils avaient des cutters assez précis pour percer autour du chasseur pour le dégager sans le détruire. »
- « Y a-t-il un danger quelconque d'explosion accidentelle pour l'instant ? ! »
- « Ben, je peux toujours tenter de programmer un champ de force d'intensité minime vu la quantité d'énergie dont on dispose. Au moins, ça l'empêchera d'exploser à tout moment. Je vais aussi mettre en place, à mon retour, une sorte de système d'éjection automatique. Donc, en cas d'explosion, il sera éjecter de la coque et ira exploser ailleurs. Ça ne nous sauvera peut-être pas, mais c'est tout ce que je peux faire pour l'instant. »
- « Très bien M. Malorni. Revenez à bord. M Bernier, vous assisterez M. Malorni dans son entreprise. M. Trunks, programmer une trajectoire vers le Nautilus, on n'est pas en très bon point. ! »
Malette pensa au même moment qu’il avait déjà vu le Patriote en meilleure santé. Bof, après tout, Kirk aussi a déjà du revenir avec un Enterprise en aussi mauvais état. Espérons seulement qu’il n'aurait pas à la sacrifier. Mon dieu, il avait commencé à tisser des liens avec ce tas de ferraille !
- « Monsieur Trunks, Engager ! ! »
- « Oui Monsieur ! »
Et le Patriote, avec sa coque grinçant sous le poids de l'effort incroyable qu'il devait fournir pour se maintenir en vie, avança lentement vers Lys 5, emmenant à son bord, toute une équipe prête à se sacrifier pour que ce dernier parvienne à bon port. En effet, les membres du Patriote avaient livré une courageuse bataille, une bataille qui restera à jamais gravée dans la mémoire des habitants de Lys 5, si jamais elle survivait

* * * * *

À bord du Nautilus, les efforts s’organisaient. O’Neill avançait à travers les couloirs du vaisseau qui était rempli d’un voile de fumée blanche. C’était comme de la brume très légère. Plusieurs auraient pu penser que c’était un mauvais fonctionnement du Nautilus mais c’était voulu.
- « O’Neill, j’ai une baisse de température à 15 métres à bâbord. » Dit Sagoth
- « Je vois. » Répond O'Neill
- « Pas de folie les enfants. Tout doux… On reste prudent. » Dit G'Rhar
G’Rhar regardait son équipe de jeunes cadets qui s’en sortait à merveille. Il n’y avait personne de plus haut gradé que lui sur ce vaisseau et c’était une chose très exceptionnelle pour un lieutenant commander.
- « Geronimo à passerelle. Nous sommes en position. »
- « Vous avez compris Sagoth ? » Demande G'Rhar
- « Oui Monsieur ! »
Tout le monde était placé à un endroit stratégique. La brume blanche flottait sur tous les ponts du vaisseau.
Soudain, O’Neil vit la brume bouger droit devant lui à une vingtaine de pieds. Le Jem’hadar avait beau utiliser son bouclier occulteur, il n’en demeurait pas moins qu’il occupait une espace dans le couloir et cet espace ne pouvait contenir à la fois le Jem’hadar et la fumée blanche. C’était un moyen très efficace de pouvoir «voir» les Jem’hadars.
- « INTRUS REPERE... FEU » Crie O'Neil
O’Neill avait tiré en parlant et le Jem’hadar n’avait pas vécu assez longtemps pour que O’Neill ne puisse finir sa phrase. Il se volatilisa, victime d’un phaser mis sur désintégré. O’Neill était nerveux et son inexpérience pesait lourd. Comme tous les cadets sur ce vaisseau, il avait peur de faire l’erreur qui lui coûterait cher. Les atrocités de la guerre qu’ils voyaient se dérouler devant leurs yeux étaient presque insupportables. Un phaser à « désintégrer » aidait à se réconforter un peu.
Parfois, le bouclier occulteur des Jem’hadars réussissait à bien les dissimuler malgré les nuages de fumée blanche. Mais c’est le déplacement d’air qui aida Geronimo à identifier la position d’un autre Jem’hadar.
En ce déplaçant, le Jem’hadar avait fait lever de la fumé sous ses pieds et il ne put jamais savoir quelle erreur il avait fait pour mériter un coup de phaser en plein corps.
- « J'en ai eu un. » Dit Geronimo.
- « Moi aussi. » Dit O'Neil
- « Et moi le troisième. » Dit Zwolf
- « J’ai eu les deux derniers dans l’holodeck. Notre ruse a fonctionné, ils ont cru en notre simulation dans l’holodeck 1 et ils y sont entrés en pensant tuer de vrais officiers. Je n’ai eu qu’à fermer la porte et à les tuer en faisant apparaître une centaine d’officiers avec les sécurités désactivées. » Dit Sagoth
Bien sûr Sagoth ne riait pas et n’avait pas fait cela en voulant se venger. Ce n’était pas du tout dans la nature des Helians. Mais G’Rhar y vit là une belle façon de terminer un combat.
- « Bravo à tous. C’était sublime. Pas une perte de vie. On rejoint le Patriote et on va aider nos amis. Même si le vaisseau et presque inutilisable, nous allons tout donner. » Dit G'Rhar.

* * * * *

- « MONSIEUR, UN VAISSEAU SE DE-OCCULTER DROIT DEVANT !!!!!!!!! » Crie Audet
- « QUOI ??? » Demande Royal
Le vaisseau pivota un peu, et on put voir le vaisseau en plein milieu de l'écran. Un géant vert de 1300 mètres venait de dé-occulter.
- « C'EST UN ROMULAN WARBIRD CAPITAINE !!! »
Celui-ci se dirigeait tout droit vers l'Antartica.
- « MON DIEU !!! »
Royal avait eu assez d’émotion comme ça. Il restait 3 chasseurs à détruire et les chances de l’Antartica étaient minces… Ajoutez-y un warbird et c’était fini.
Le warbird fit feu.
- « ATTENTION A L'IMPACT »
Mais cette décision était inutile. L'attaque du warbird ne se dirigea pas vers l'Antartica mais, vers l'un des chasseurs.
Le premier chasseur se fit frapper de plein fouet, le long d'une de ses nacelles ioniques. Le tir sembla pénétrer ses boucliers comme s'ils étaient absents, et sa nacelle éclata. Le chasseur partit en vrille et explosa tout juste un peu plus loin. La surprise avait été totale, surtout pour l'Antarctica.
- « HUH ??? » Fit Royal
- « Monsieur, communication du warbird !!!! » Dit Lugrin
- « Et bien... Sur écran ! »
Tout le monde s'attendait de voir le visage d'un Romulain mais, ce fût plutôt celui d'un officier de StarFleet bien connu.
- « Ici le Commander Pacha, heureux de vous être utile. »
- « Heureux de vous voir ! » Dit Royal
- « Il a réussit à en prendre le contrôle. » Dit Lugrin
C’était la première bonne nouvelle depuis longtemps. Ils étaient venus à la rescousse de l’Indépendance mais une flotte de chasseurs leur était tombée dessus en pleine nébuleuse. Étant désavantagé, car incapable d’utiliser correctement ses armes le Polaris avait rendu l’âme juste après que l’Antartica aie sauvé son équipage
Le capitaine Royal avait réussi à garder une bonne partie de son calme durant les dernières minutes.
L'éclairage rouge dans lequel baignait le pont du vaisseau, ainsi que les tremblements irréguliers de l'Antartica sous l'impact continuel des attaques des chasseurs commençaient à le faire sortir de son aspect précédent. Son front perlait de sueur, ses mains étaient crispées dans l'alliage métallique qui composait la structure de son siège et son uniforme était taché par les explosions multiples sur le pont. Cela devait finir.
- « Les boucliers tiennent toujours le coup Capitaine, par contre, les dommages à l'ingénierie sont considérables. Le cœur du réacteur n'est pas endommagé, et sa stabilité est toujours bonne. Nous n'avons plus les systèmes de communication interne du vaisseau, et le support de vie est légèrement touché. Défaillance au niveau des senseurs extérieurs, ainsi de ce qui restait du système de visée. Avaries au ponts 5, 6, 7 et 8. » Dit Traka.
Plusieurs sections sont manquantes ou endommagées mais, les champ de forces tiennent le coup.
- « Et c'est tout ??? » Demande Royal
La question avait été faite sur un ton ironique. Traka ne crut pas bon répondre.
- « Monsieur. Trajectoire de colission ! » Dit Gatien.
Royal regarda à l’écran et vit les deux chasseurs qui restaient tomber sur l’Antartica.
- « MERDE… PILOTE TRIBORD TOUTE, 275 mark 90 ! » Crie Royal
Le chasseur se dirigea vers l'Antarctica. Le vaisseau décrocha tribord toute, en penchant carrément le vaisseau sur le côté à près de 60 degrés. C'est ce qui le sauva. Cependant, le chasseur accrocha quand même la partie avant de la soucoupe. À vrai dire, il se planta carrément dans cette partie, et éclata avec elle. La passerelle fut épargnée de peu.
- « RAPPORT !!! » Demande Royal
- « Les ponts 2, 3, 4, 5, et 6 ont été touchés par l'explosion Monsieur. Senseurs hors ligne, ainsi que la majeure partie de l'armement... Plusieurs Morts…Un autre choc et nous sommes fichus.» Répond Audet
Mais ils furent particulièrement chanceux.
Le chasseur se dirigeait par le dessous du warbird, et visait directement l’ingénierie et semblait ignorer l’Antartica. Il avait l'avantage de l'agilité mais, il ne s'attendait pas du tout à la manœuvre rapide du géant de 1300 mètres...
Le warbird pivota sur lui-même dans le sens de la longueur, et qu'il tourna à gauche au maximum. La manœuvre de dernière minute surprit le chasseur, qui n'eut pas le temps de changer de trajectoire. Il frappa tout de même l'une des ailes du warbird, par le dessous, à environ 100 mètres de son extrémité. Le chasseur éclata, mais les dommages au warbird semblèrent mineurs.
- « PLUS AUCUN CHASSEUR CAPITAINE !!! » Crie Audet
- « Le warbird retourne vers l'Indépendance Monsieur. » Ajoute Gatien.
Mais le Capitaine ne se réjouissait pas trop vite... Chikotay entra sur le bridge.
- « Combien de morts Monsieur Abrassart ? » Demande Royal
- « 231 Monsieur. … Et… Monsieur ? »
- « Oui ? »
- « Monsieur Perrault a été tué dans l’explosion. Selon les rapports, il a sauvé une femme et son petit mais est resté à l’intérieur d’une pièce qui a été frappée et séparée du reste du vaisseau. »
Un silence parcouru le bridge. Soudain, des officiers se matérialisèrent au milieu du bridge de l’Antartica qui était totalement délabré. L’un d’eux était Pacha. Il n’eut pas le temps de s’expliquer qu’une vive lumière envahit le bridge. Comme la majorité des systèmes étaient hors fonctions, la protection contre les fortes illuminations de l'écran central ne compensa pas et tous furent aveuglés.
- « J’ai réussi à m’éloigner suffisamment pour ne pas que vous soyez frapper par l’onde de choc. Le chasseur nous a salement frappé. Nous n’avons pu sauver le warbird. » Dit Pacha
- « Allons rejoindre l’Indépendance. » Répond Royal

* * * * *

Sur IRIS III, Manseau regardait le plus grand spectacle d’horreur qu’il lui a été donné de voir. Des dizaines d’enfants étaient étendus sur le sable qui n’était plus beige mais rouge taché de sang. Des femmes tenaient encore leur enfant des leurs bras. Les Jem’hadars avaient tout rasé. La première ligne d’hommes tués avait été les officiers de StarFleet qui s’étaient battus vaillamment à en voir le nombre de Jem’hadars morts. Elle reconnut RedShirt qui était étendu sur le coté, les yeux encore ouverts.
Elle regarda le refuge des Jem’hadars qu’elle venait de faire sauter avec les phasers du runabout et elle se demandait si elle aurait pu arriver à temps. Le runabout fit un autre passage au-dessus d’elle à la recherche de Jem’hadars et de survivants. Elle savait qu’il ne restait aucun des deux. Elle regarda dans le ciel et on pouvait voir facilement des petits scintillements dans le ciel où le combat faisait rage. Elle regarda encore une petite fille qui avait un chat grillé dans les mains et une seule question lui venait à l’esprit.
- « Pourquoi ? »

Chapitre XXXII

À bord du Bombardier, Toll regardait les deux warbirds qui s’approchaient en collision course sur le Québek et le Boréal. Son vaisseau n’était pas visé par les warbirds mais les deux autres vaisseaux de la Fédération, si. Les deux warbirds étaient vides et étaient en mode d’autodestruction. Ils étaient préprogrammés pour entrer en collision avec les vaisseaux de la Fédération. Qu’importe les manœuvres que les deux vaisseaux de la Fédération faisaient, les warbirds ajustaient leur trajectoire pour une collision frontale. Il était impensable de partir et de laisser l’amiral à son sort. L’équipage du Boréal avait décidé d’envoyer des officiers sur les deux warbirds pour désactiver l’autodestruction. Comme les warbirds n’avaient pas de boucliers, ça valait le coup d’essayer.
- « 45 secondes avant l’impact. » Dit Farell
Toll ne disait rien. Derrière les deux warbirds qui fonçaient sur leur position, il regardait au loin les deux autres warbirds et sur l’un d’eux, l’amiral Filion attendait d’être sauvé. C’est du moins ce qu’il voulait croire. On avait détecté sa présence, en faisant un scan pour localiser un corps ayant un membre artificiel et correspondant à l’identité de Filion et il l’avait trouvé en compagnie d’un Klingon et d’un Humain. Mais rien ne disait s’ils étaient toujours vivants car les warbirds avaient monté leurs boucliers et les dégâts internes qu’ils avaient subits par la destruction du Solystaire avait rempli le warbird de gaz qui les empêchait de localiser précisément l’amiral et son équipe et encore moins de dire s’ils étaient encore vivants.
- « 35 secondes avant l’impact. » Dit Farell
Depuis leur escapade sur la prison cardassian, Toll avait du mal à se concentrer. Il avait tué des gens de sa race. Certes, ils avaient sauvé des prisonniers qui étaient en route dans un vieux classe Galor volé, vers DS9 mais, ils en avaient laissé quelques-uns uns derrière.
Witdewin était sur le warbird et avait branché son tricorder sur la console.
- « Alors ? » Demande Drake
Le Gorn n’arrivait pas accéder au contrôle principal.
- « J’ai réussi à avoir le code d’accès des warbirds mais je n’ai pas l’autorisation nécessaire pour arrêter la séquence d’autodestruction. » Répond Witdewin
- « Nous ne pouvons pas accéder… On se retire… 2 à téléporter. » Dit Rhea
- « ALLEZ WITDEWIN… ON FICHE NOTRE CAMP D’ICI ! » Ordonne Drake.
- « Non… Encore un moment… »
- « Boréal à commando 2… Monsieur Drake ? » Appelle Rochambeault
- « Encore un moment, Capitaine. »
- « Il reste 20 secondes, il faut vous ramener à bord. »
- « JE L’AI PRESQUE… ATTENDEZ… » Dit Witdewin
- « Désolé… Énergie. »
- « 4 secondes… Je vous en prie… »
- « 3… 2… »
- « Je l’ai…. Énergie »

* * * * *

Le capitaine Rochambeault regardait le warbird foncer sur lui. La manœuvre du Bombardier était risquée mais c’était leur seule chance maintenant que leur tentative de stopper les warbirds avait échoué.
- « Tous les membres du commando sont à bord sir ! » Fit la voix de Vasco dans l'interphone.
- « Monsieur Bouffard ! À nous de jouer… » Ordonne Rochambeault
Le Québek et le Boréal étaient à une distance de plusieurs kilomètres l’un de l’autre mais volaient côte à côte vers les warbirds. Les warbirds fonçaient sur eux à la vitesse maximum.

* * * * *

- « Monsieur Toll, à vous de jouer. » ordonne Bouffard.
Le Bombardier se plaça directement entre le Boréal et le Québek, un peu en retrait.
- « Préparez-vous pour une manœuvre de Picard. » Dit Toll.
- « 8 secondes avant l’impact… » Dit Yahina.
- « OK TOUT LE MONDE ! Pilote 45 degrés bâbord ! » Ordonne Rochambeault
- « Pilote ! 45 degrés tribord ! » Ordonne Bouffard.
Les deux vaisseaux de la Fédération se rabattirent l’un sur l’autre. Le tout avait été calculé pour que les deux warbirds atteignent les deux vaisseaux de la Fédération en un point précis qui correspondait au point de rencontre du Boréal et du Québek.
- « 5 secondes avant l’impact… 4… 3… » Dit Yahina.
- « ENGAGE distortion dans 3 seconds ! » Ordonne Toll
- « ENGAGE distortion ! » Réponde ensemble Bouffard et Rochambeault.
Le Boréal entra en subspace exactement en même temps que le Québek. Toll qui était un peu derrière aurait juré que les deux vaisseaux étaient entrés en collision mais la manœuvre avait été calculée pour que les deux vaisseaux se croisent en subspace et réapparaissent plus loin.
La manœuvre avait été parfaite. Les deux warbirds avaient été programmés pour entrer en collision avec les vaisseaux de la Fédération et avaient modifié leur approche pour venir frapper leur vaisseau respectif mais comme les deux vaisseaux s’étaient croisés précisément là où ils devaient entrer en collision avec les warbirds mais qu’ils avaient soudainement disparu en distortion speed, les deux warbirds entrèrent en collision au point de rencontre où les deux vaisseau de la Fédération étaient entrés en distortion speed. L’explosion fut épatante. Le nez du premier warbird transperça la coque du second et la partie supérieure du second warbird fut littéralement arrachée tandis que le cou du premier cassa. L’explosion finale fut presque belle à voir tellement les couleurs étaient épatantes.
Le Bombardier quant à lui avait passé en plein dans le milieu juste avant la collision et avait fait un saut un peu plus long pour se retrouver devant les deux autres warbirds.
- « SHIIIIT ! » Hurla Farrell
Farrell dut inverser les moteurs impulse du Bombardier pour éviter d’entrer en collision avec le warbird. Il avait calculé son saut de façon très précise, peut-être un peu trop précise. Mais il réussit à éviter la collision.
- « J’ai un signal amplifié, provenant du sas qui a décompressé un peu plus tôt. Ça correspond au signal d’un communicateur de la Fédération. » Dit Chap.
- « Nous les avons localisés. » Dit Toll
- « Le warbird a toujours ses boucliers et si nous ne nous dépêchons pas, ils vont nous tirer dessus. » Dit Farell
Il faudrait être à l’intérieur de leur bouclier.
- « Monsieur Croisetière, est-ce que nous pouvons entrer dans le sas où se trouve l’amiral ? » Demande Toll
- « Négatif, on pourrait rentrer seulement à moitié. Les nacelles ne passeraient pas en hauteur et en largeur nous avons 12 mètres de trop. » Répond Croisetière
- « Farrell… Set course pour ce sas et plantez-moi le nez du Bombardier à l’intérieur le plus doucement possible. On va faire d’une pierre deux coups. Nous serons à l’intérieur de leurs boucliers et ils ne pourront pas nous tirer dessus sans se tirer dessus. » Dit Toll
N’importe quel autre pilote de StarFleet aurait questionné l’ordre de Toll mais pas Farrell. Au contraire, il afficha un sourire flamboyant alors qu’il dit :
- « A VOS ORDRE MONSIEUR ! »
- « LONGUE VIE ET ENFER ! » Crie Shanor
Shanor l’avait répété deux fois. Kozar était encore étendu. Il n’allait pas mourir ici comme venait de le faire l’amiral. Il replaça son bras déboîté aussi facilement qu’on arrache une écharde et il enleva la pôle qui lui transperçait le coeur. Il se sentait faible mais son second coeur pouvait l’aider à survivre assez longtemps pour qu’il puisse régler son compte à Shanor. Son assaillant ne connaissait vraisemblablement pas les Klingons, sinon il aurait planté sa pôle ailleurs qu’à cet endroit. Il avait réussi à tuer son assaillant romulain, qu’il avait reconnu comme étant le garde de Shanor, avant de tomber du haut des caisses empilées. Kozar serra son armure pour empêcher qu’il meurt, vidé de son sang rose puis, il se remit sur pied et alla au chevet de l’amiral.
- « Amiral… » Dit Kozar.
Quand Kozar retourna le corps de l’amiral, il s’aperçut que ce n’était pas l’amiral mais bien Maddox.
L’obscurité lui avait joué un tour et le cri de Shanor l’avait sûrement influencé.
- « Je l’ai tué. Par contre, vous, vous êtes encore vivant, cher Klingon… » Dit Shanor
Kozar se retourna et vit Shanor à une trentaine de pieds de lui, pointant son disrupteur sur lui.
- « Ai-je une raison de vous tuer ? Vous n’êtes aucunement responsable de la mort de mes amis. Vous n’avez tué que des gardes déloyaux… Alors, dites-moi… Ai-je une raison de vous tuer ? » Demande Shanor
Kozar pouvait voir que Shanor était en extase. Il devait croire Filion mort et sa vengeance accomplie.
- « Si vous ne le faites pas alors, moi je vous tuerai. » Dit Kozar.
- « Soyez raisonnable Klingon. Je cherche une raison mais je n’en ai pas trouvé une… HA si… Je viens de trouver…. Vous êtes Klingon… Ça devrait suffire. » Dit Shanor
Le Romulain leva son arme au même moment que Filion lui tomba dessus. Les deux hommes roulèrent par terre et Shanor perdit son disrupteur. Kozar ne perdit pas de temps et se précipita vers les deux combattants.
Filion tenta de faire un nerve pinch à Shanor mais, ce dernier avait déjà prévu le coup. Filion comprit rapidement que Shanor était un membre d’élite de l’armée romulaine et les corps à corps semblaient être un de ses points forts. Rapidement Filion fut projeté sur le sol et une dague apparut soudainement à la main de Shanor.
Kozar vit la dague mais avait encore plus d’une quinzaine de pieds à faire quand soudain…
Le sas fut envahit d’une lumière éblouissante et tout le sas fut secoué violemment. Kozar perdit pied et tomba dans des caisses, sur son bras déjà déboîté. Shanor fut projeté en avant, aidé par le genou de Filion qui se dégagea et roula entre deux caisses. Quand le calme revint, Filion se releva et couru entre les caisses et disparut.
Shanor se releva, sa dague à la main. Il entreprit de trouver Filion immédiatement avant que ce dernier ne trouve une cachette ou une arme. Mais quand il leva la tête, il vit la chose la plus surprenante qu’il n’ait jamais vu de sa vie. Le devant d’un vaisseau occupait la moitié du sas tandis que l’autre moitié était à l’extérieur. Le champ de force s’était ajusté et avait entouré le nez du vaisseau.
Filion rejoignit Kozar qui se relevait tant bien que mal.
- « MAIS QU’EST-CE QUE C’EST QUE ÇA ? » Demande Kozar
- « Un vaisseau et d’après ce que j’en vois, je crois que c’est le USS-Bombardier. Passez-moi vite votre couteau klingon. » Dit Filion.
Kozar sortit un autre couteau et le tendit à Filion. L’amiral n’avait jamais vraiment cru à cette croyance qui voulait qu’un Klingon puisse cacher plus d’une dizaine de couteaux sur leur uniforme mais aujourd’hui, il devait avouer que la croyance avait une base. Filion arracha la bande rouge qui entourait la manche de son uniforme délabré et il enleva son communicateur. Il attacha son communicateur au manche du couteau et s’assura que le tout allait tenir solidement. Une fois qu’il avait testé que le communicateur resterait fixé après le manche du couteau malgré de puissants chocs, il se retourna vers Kozar
- « Allez vers Maddox et tenez-lui la main, vite. » Dit Filion.
- « Qu’est-ce que vous voulez faire ? » Demande Kozar
- « Je ne pars pas d’ici sans avoir Shanor. »
Filion se dépêcha et couru vers la dernière position connue de Shanor. Il eut tôt fait de le retrouver. Il le vit qui s’approchait de lui avec la dague à la main en le défiant.
- « Allez amiral… Venez… Nous sommes à armes égales… » Dit Shanor
Filion s’avança. Il avait fait la preuve de sa faiblesse au combat corps à corps et Shanor le savait. Mais Filion décida d’aller jouer sur son terrain une dernière fois… Pour mieux l’amener sur le sien.

* * * * *

À bord du USS Bombardier, l’équipage tentait d’éteindre les nombreux feux qui s’étaient déclarés suite à l’entrée «en douceur» du Bombardier dans le sas.
- « Ça, c’était de la douceur monsieur Farrell, Bravo. » Dit Toll
- « Merci Boss. » Répond Farrell
Toll savait très bien que Farrell avait fait ça en douceur. Fort probable que n’importe quel autre helm aurait détruit le vaisseau en entrant comme Farrell l’avait fait. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. Il fallait entrer.
- « Je scanne le sas. » Dit Chap.
- « Prêt au transport » Dit Croisetière
- « J’ai 4 communicateurs de la Fédération sur senseur. L’un d’eux semble avoir servit à amplifier le signal des autres et n’est pas attaché à un officier. Le second non plus n’est pas attaché à un officier. Le Troisième si… Je détecte un corps Humain… Il est mourant et il y a les signes vitaux de Klingon aussi non loin. »
- « ALLEZ CHAP, SORTEZ LES-MOI DE LÀ ! » Ordonne Toll
- « ENERGIE !! »
- « Trouvez-moi l’amiral. » Dit Toll
- « J’ai localisé le dernier communicateur. C’est lui… mi-Vulcain, mi-Humain.
- « CHAP ? » Demande Toll
- « Je termine le cycle présent… et j’y suis ! » Répond Chap.

* * * * *

Filion regardait Shanor dans les yeux et jamais il n’avait vu une telle détermination à tuer. Filion décida de jouer le jeu encore un peu pour entraîner Shanor dans son plan.
- « D’accord Shanor… À nous deux. » Dit Filion.
Filion resserra son emprise sur son couteau et prit une position d’attaque klingonne en pointant le poignard.
Shanor prit une position semblable et s’approcha. Il souriait. Filion l’avait maintenant persuadé qu’il allait pouvoir régler ses comptes au corps à corps.
Filion s’approcha de Shanor. Il entendit soudain Kozar émettre un cri qui s’étouffa.
- « Longue vie et pros… » Dit Kozar.
Filion reconnut immédiatement que l’étouffement était dû à un téléporteur. Il regarda le couteau où était attaché son communicateur et regarda Shanor qui était maintenant à moins de 10 pieds de lui. Il salivait de vengeance, de pouvoir tuer l’amiral Filion de ses mains. C’était son terrain et il allait triompher.
- « Nous avons assez joué sur ton terrain Shanor… Maintenant, on va jouer sur le mien. » Dit Filion.
Filion fut vite comme l’éclaire. Il fit faire un flip à son couteau pour le rattraper par la lame et le lança sur Shanor qui fût surpris de la manœuvre et vit le couteau venir se planter dans le milieu de sa poitrine. Filion regarda le visage surpris de Shanor tandis qu’il disparaissait dans un téléporteur.
Sur le Bombardier, Kozar s’était relevé tandis qu’un médecin tentait de ramener Maddox à la vie. Kozar regarda le plot du téléporteur s’attendant à voir apparaître l’amiral mais, à sa grande surprise, il vit apparaître Shanor.
- « NE COMPLÉTEZ PAS LE CYCLE ! C’EST SHANOR ! » Crie Kozar
Chap fut assez rapide pour ne pas compléter la matérialisation et il fit faire une boucle au cycle.
- « Téléporteur à passerelle… J’ai Shanor sur le plot du téléporteur. Il a un couteau avec le communicateur de Filion dans le corps. » Dit Chap
- « … C’était le plan de Filion. Il voulait capturer Shanor. Maintenant ramenez l’amiral. » Dit Kozar.
- « Je téléporte Shanor vers le quartier de détention. »
- « L’amiral Filion avant ! » Dit Toll
- « Il n’est plus là. Il n’est plus dans le sas ! »
- « Vous faites erreur. Il doit s’y trouver… » Dit Kozar.
Soudain, le Bombardier fut secoué si voilement que la chaise du capitaine, qui avait déjà subit pas mal de stress, fut arrachée du planché et Toll se retrouva par terre en compagnie de tous ses officiers. Étrangement, rien n’avait explosé sur le bridge, indiquant que la secousse n’avait pas été causée par un tir de phaser ou de torpille.

* * * * *

Bouffard avait vu le Bombardier éjecté du sas des Romulains comme si une main géante avait donner un coup sur le museau du Bombardier pour le faire sortir.
- « Que s’est-il passé ? » Demande Bouffard
- « Le champ de force qui bloquait l’entrée a été désactivé et la décompression a projeté le Bombardier à l’extérieur. » Dit Scott
- « Monsieur Toll ? » Appelle Bouffard.
- « Nous avons été éjectés du warbird… Nous avons capturé mais nous n’avons pas réussi à récupérer Filion. » Répond Toll

* * * * *

L’amiral venait de se matérialiser sur le bridge du warbird et 5 Romulains pointaient leurs armes sur lui.
- « Bienvenu à bord du Shanor I monsieur Filion. » Dit Mirok
- « Est-ce un mot de bienvenue dans le style de Shanor ou est-ce un vrai mot de bienvenue ? » Demande Filion.
- « Shanor a fait une erreur en dirigeant tous ses efforts sur vous. Et surtout en tentant d’assassiner. »
T’Rul. Cependant, il est celui qui nous a permis de faire ce que nous voulions depuis longtemps : donner une leçon à StarFleet et c’est ce que nous sommes en train de faire. Nous allons anéantir votre flotte.
- « Shanor est en ce moment même à bord du Bombardier. Si vous faites sauter ce vaisseau, vous tuerez Shanor. » Dit Filion.
- « Cela explique pourquoi je n’arrivais pas à le localiser dans le sas » Dit le garde.
- « Mais vous m’avez dit qu’il devait être sorti du sas. » Dit Mirok
- « C’était une théorie mais, la théorie de cet officier de StarFleet vient d’être confirmée… J’ai bien des life signs romulains sur le plus petit des trois vaisseaux. »
Filion regardait Mirok. Il n’avait pas la stature, ni la dureté de Shanor pour ne pas laisser transparaître ses sentiments et Filion pouvait facilement voir que ses plans venaient d’être contrecarrés.
- « Lock all weapons sur les autres vaisseaux de la Fédération. Nous allons les détruire. Après, nous nous occuperons du petit. » Dit Mirok
- « ATTENDEZ ! » Crie T'Rul
Filion reconnut cette voix et lorsqu’il se retourna, il vit la Romulaine entrer sur le bridge avec un pansement au ventre. Apparemment, elle avait été sauvée à temps. Elle s’approcha de Mirok et le regarda dans les yeux.
- « Et que pensez-vous que votre attaque provoquera ? » Demande T'Rul
- « Je… Je… » Dit Mirok
- « Une riposte ! Et vous allez mettre la vie de Shanor en danger. »
- « Je suis surpris que sa vie vous inquiète T’Rul. » Dit Filion.
Elle se retourna vers Filion et dit :
- « Vous voyez cet autre warbird là, devant nous… Il est rempli de loyaux serviteurs de Shanor. Le warbird où vous vous trouvez est un peu plus loyal envers moi-même qu’envers Shanor mais je n’ai pas le poids voulu pour prendre le contrôle des deux warbird. Si je tue Shanor, ce sera la rébellion contre moi et je n’aurais plus le contrôle. Par contre, si je le sauve mais que je le garde au silence, je risque de pouvoir nous sortir d’un combat malheureux. » Dit T'Rul
- « Alors, deux warbirds contre trois vaisseaux de la Fédération c’est assez égale comme combat. » Dit Filion.
C’est un combat qui nous mènerait tous les deux à de funestes finalités et vous souhaitez éviter cela.
- « Précisément. Alors, voici ce que je propose. Votre personne contre celle de Shanor. Qu’en dites-vous ? » Demande T'Rul
Filion regarda T’Rul dans les yeux mais son masque de fer était en position.
- « Je ne comprends pas T’Rul… Vous aviez vraiment l’intention de me tuer sur le Solystaire ? » Dit Filion.
- « C’était mon but premier en effet. Mais plus maintenant. Certes, vous teniez l’arme qui a tué ma soeur mais ce n’est pas vous qui avez tiré. C’est Shanor. Il est l’unique responsable de la mort de ma soeur. C’est lui qui l’a entraînée dans cette aventure. J’ai encore de la difficulté à savoir vraiment si je vous hais ou si je vous admire amiral. Donc en attendant, nous allons partir chacun de notre coté et réfléchir à tout ça… Je promets qu’aucun combat ne sera engagé. Je vais ramener Shanor sur le droit chemin et vous n'entendrez plus parler de lui. » Dit T'Rul
- « Très bien… Ouvrez les communications avec le Bombardier. » Dit Filion.
Le visage de Toll apparut.
- « Monsieur Toll. » Dit Filion.
- « Amiral, vous allez bien ? » Demande Toll
- « Très bien, vu les circonstances. Le commandeur T’Rul nous propose un échange. Shanor contre moi. Je ne suis pas en position de commandement. C’est à vous de décider mais je crois que c’est une option très acceptable pour éviter un combat qui serait possiblement fatal pour les deux parties. »
- « Je vous reviens. »
- « Qu’est-ce qu’il fait ? » Demande T'Rul
- « Il y a deux autres vaisseaux avec lui et il y a des officiers plus hauts gradés que lui sur ces vaisseaux. Il les consulte. » Dit Filion.
Le Marshal Bouffard apparut soudainement à l’écran.
- « Quelle garantie avons-nous que le combat n’éclatera pas après l’échange fait ? » Demande Bouffard
- « Vous avez ma parole. » Répond T'Rul
- « Avec tout votre respect, ce n’est pas une chose très convaincante. »
- « Monsieur Bouffard… Je crois que nous pouvons lui faire confiance. » Dit Filion.
Bouffard regarda l’amiral puis regarda T’Rul.
- « Très bien… Préparez-vous à abaisser vos boucliers en même temps que ceux du Bombardier. »
L’écran revint à l’image des trois vaisseaux de la Fédération et Filion vit que le Boréal et le Québek se plaçait devant le Bombardier.
- « Ils protègent le petit vaisseau contre une possible agression. Nous devrions faire pareille… Demandez à l’autre warbird de se placer devant nous. » Dit T'Rul
- « Ils ne vous attaqueront pas. » Dit Filion.
- « On m’a appris à ne jamais faire confiance à votre race. C’est inné chez moi. »
- « Prêt au transport dans 15 secondes. » Dit Toll
- « Et bien amiral… Ce fût plaisant de servir sous votre commandement. En espérant que nous trouvions tous notre voie à travers cette histoire. » Dit T'Rul
- « T’Rul, je sais que vous vouliez me tuer mais vous avez hésité parce que vous avez comprit que nous ne sommes pas des ennemis. On nous a conditionnés à ce que nos deux races se haïssent mais, nous ne sommes pas ennemis. » Dit Filion.
Filion sentit le rayon du téléporteur l’envahir et il vit le bridge du Bombardier apparaître.
Shanor sentit le rayon du téléporteur l’envahir et il vit apparaître le bridge du warbird et il vit pour un court instant le visage de T’Rul mais il sentit aussitôt un rayon du téléporteur le reprendre et il se retrouva sur le bridge de l’autre warbird.

* * * * *

- « Que s’est-il passé ? » Dit Shanor
- « Nous vous avons repris des mains de T’Rul… Elle ne sait pas ce qu’elle fait. Elle veut laisser cette flotte s’en aller avec l’amiral à son bord. » Dit Tronok
- « BRAVO TRONOK ! LEVEZ LES BOUCLIERS ! ÉLIMINEZ-MOI CE FOUTU PETIT VAISSEAU ! » Ordonne Shanor

* * * * *

Rochambeault vit l’un des warbirds manœuvrer et il reconnut très rapidement une manœuvre d’attaque.
- « Le rayon du téléporteur a été redirigé sur l’autre warbird. » Dit D'Anton
- « C’est donc que Shanor est sur l’autre warbird. » Dit Noble
- « ALERTE ROUGE » Ordonne Rochambeault
Le Bombardier fut violemment secoué par le tir du warbird.
- « LES TRAÎTRES ! … FIRE A VOLONTE  » Ordonne Rochambeault
- « Monsieur ! Le premier warbird tire sur le second warbird. » Dit Vasco.
- « Ho ho… Il y dissension dans les rangs. Manœuvrez pour protéger le Bombardier. »

* * * * *

- « MONSIEUR WITDEWIN... Je crois qu’il est temps de leur donner notre petite surprise. » Dit Noble
- « J’ai presque terminé. VOILÀ ! »
- « ENVOYEZ-MOI ÇA ! » Dit Noble
Sur le Bombardier, les officiers étaient en train d’éteindre les multiples feux qui s’étaient déclarés suite au tir du warbird. L’amiral Filion regardait l’écran et le combat qui s’était déclaré.
- « Les deux warbirds se tirent dessus. Celui où Shanor a été transporté tente de prendre un angle de tir sur nous. » Dit Croisetière
- « Il veut ma peau. C’est son seul désir. » Dit Filion.

* * * * *

- « MONSIEUR ! LES DEUX WARBIRDS ONT BAISSÉ LEURS BOUCLIERS ET LEURS ARMES SONT TOMBÉES DESACTIVEE ! » Dit Lambert
- « Gracieuseté de Witdewin, qui a réussi à soutirer les command codes des warbirds lors de son escapade sur le warbird tout à l’heure et nous a permis de prendre le contrôle partiel des warbirds… Nous n’avons pas réussi à couper l’accès à leur navigation. » Dit Rochambeault
- « TACTIQUE VISEE LES WARBIRD ET FEU. » Ordonne Bouffard
- « ORDRE ANNULER… TARGET SEULEMENT SUR LE WARBIRD OÙ SHANOR SE TROUVE… » Ajoute Filion.
Filion pitonna sur la console du Bombardier et fixa son target sur le warbird où Shanor se trouvait. Il regarda l’écran et voyait le warbird qui tentait de manœuvrer pour quitter le champ de bataille. L’autre warbird s’éloignait en sens inverse
- « DÉSOLÉ Monsieur Chap mais j’ai un compte personnel à régler…. » Dit Filion.
- « Pas de trouble amiral. Prenez votre aise. » Dit Chap
- « SHANOR ! NOUS SOMMES MAINTENANT SUR MON TERRAIN, LE TERRAIN DE LYS 5… ADMIRE LA VUE ! » Dit Filion.
Filion prit une pause d’une seconde et regarda une dernière fois le warbird.
- « EN L’HONNEUR DE TOUTE LA FLOTTE DE LYS 5… FIRE AT WILL ! »

* * * * *

- « Manœuvre d'évasion… ET REPRENEZ-MOI LE CONTRÔLE DE CE FOUTU VAISSEAU. » Ordonne Shanor
- « IMPOSSIBLE ! NOUS N’AVONS PAS ACCÈS AUX COMMANDES ! » Répond Tronok
- « ESPÈCE D’INCOMPÉTANT ! »
Shanor prit le disrupteur d’un garde et abattu Tronok d’un coup.
Soudain, Shanor entendit :
- « SHANOR ! NOUS SOMMES MAINTENANT SUR MON TERRAIN, LE TERRAIN DE LYS 5… ADMIRE LA VUE ! » Dit Filion.
Shanor regarda la multitude de torpilles se rapprocher rapidement de son vaisseau et sut qu’il n’y avait plus rien à faire.
- « Je t’aime mon amour… J’arrive… » Dit Shanor

* * * * *

Filion regarda le vaisseau de Shanor se désintégrer en mille miettes devant ses yeux. C’était le plus beau spectacle qu’il n’avait jamais vu de sa vie. Les multitudes de couleurs teintées de rouge et jaune envahirent le ciel dans une myriade d’étincelles et le noir revint.
- « Monsieur ! Le second warbird s’enfuit. » Dit Toll
- « Ouvrez un canal. » Ordonne Filion.
- « Canal ouvrez »
Le visage de T’Rul apparut.
- « Mes hommages amiral. Je retourne sur Romulus avec votre permission. L’ennemi a été détruit et nous n’avons plus rien à faire ici. »
L’amiral Filion regarda T’Rul dans les yeux et sut qu’elle avait comprit. Ils n’étaient pas des ennemis.
- « Longue vie et prospérité… Filion terminé ! »
L’écran fut remplacé par l’espace vide. Filion garda le silence un moment puis regarda Toll.
- « Monsieur Toll, je vais vous demander de me remettre le commandement du Bombardier. »
Toll regarda Filion dans les yeux. Il était clair que le Cardassian ne voulait pas remettre le Bombardier aux mains de l’amiral. Il avait volé le Bombardier et il en était conscient mais jamais il ne permettrait d’aller sur cette station cardassian.
- « Désolé amiral. Si c’est pour aller terminer votre mission sur Terok Ab, il n’en est pas question. »
- « Monsieur Toll, vous vous êtes approprié un vaisseau appartenant à ma station et ce sans ma permission et celle de StarFleet. Vous avez fait cavalier seul pour une raison que j’ignore encore mais vous êtes venu me porter secours par la suite. Je ne peux pas vous garantir quoi que ce soit à notre retour sur LYS 5 mais je ferai tout en mon pouvoir pour vous défendre personnellement devant la cour martiale. Mais pour cela, vous devez me remettre le commandement du Bombardier immédiatement. »
Toll regarda l’amiral dans les yeux. Le regard du Cardassian en disait long sur la décision qu’il allait prendre. C’était la plus difficile décision de sa carrière.
- « Ordinateur, transfert du commandement à l'Amiral Filion, autorisation Toll Delta Con 2. »
- « Merci Monsieur Toll… Je vous promets de mettre tout mon poids en votre faveur à la cour martiale. »
- « J’ai confiance en vous amiral. »
Toll attendait de voir quels seraient les ordres suivant de l’amiral. Il était prêt à reprendre le contrôle du Bombardier par la force si l’amiral mettait le cap sur Terok Ab
- « Très bien… Monsieur Farrell, programmer la trajectoire vers LYS 5 maximum distortion. Informez le Boréal et le Québek de nous suivre. »
Filion regarda Toll alors qu’il se dirigeait vers la sortie du bridge et lui sourit.
- « Monsieur Toll, vous avez le passerelle ! »
Filion sortit du bridge et marcha dans les couloirs du Bombardier. Quelques officiers le croisèrent et le félicitèrent. Il entra dans le mess hall qui était vide. Il alla vers le réplicateur et demanda un Tamarian Sunrise. Il passa par la console des logs de mission, lut rapidement, et alla prendre un siège à une table du fond.
Pour la première fois depuis le début de cette mission, il laissa tomber les épaules et laissa sa tête pencher par en avant. Et pour la première fois… Il pleura.
Il pleurait pour des raisons illogiques. Il pleurait parce que la mission du Solystaire était terminée. Il pleurait parce que son ennemi juré était mort. Il pleurait parce qu’il aimait Bluie… Mais la raison première pour laquelle il pleurait était beaucoup plus grave que ça. Il pleurait parce qu’il était soulagé.
- « Tu avais raison Shanor. La vengeance soulage… » Dit Filion.

Chapitre XXXIII

Voscorian faisait les cents pas devant son fauteuil. Les moteurs impulse étaient hors ligne et il ne pouvait pas engager le combat.
- « Si on faisait des sauts de 0,0001 secondes ? » Dit Voscorian
- « Monsieur, je ne… » Commence B'Tokil
- « Je sais très bien que ce n’est pas faisable, je fais de l’ironie… On a un vaisseau capable de combattre mais incapable de se déplacer. Ça me frustre. »
Voscorian regardait son écran et voyait le majestueux Kodiak passer non loin de lui, poursuivit par quelques chasseurs. Ce qu’il aurait donner pour aller l’aider.
Weightman était assis dans son fauteuil et regardait le capital ship devant lui. Il était assez massif. Il était un peu plus gros que le Kodiak mais ce facteur n’allait rien changer au plan qu’il avait en tête.
- « C'est un moment crucial, nous faisons face à un capital ship entouré de JH fighters. Le Nordik va mettre ses forces en commun avec le Kodiak. Les boucliers du capital ship sont à 22%, plusieurs disent que c'est facile de le détruire après mais, j'en doute fort. Pendant l'occupation de Bajor, nous avons fait la même erreur sur un vaisseau cardassian. Cela a coûté la perte de plusieurs vaisseaux. Je ne veux pas que l'on fasse la même erreur. » Dit Leblanc
- « Nous ne la ferons pas, Monsieur. »
- « Monsieur Hudson a raison, nous serons sage. » Dit Weightman
- « Pilote, préparez-vous à une manœuvre de Picard. » Dit Leblanc
- « La manœuvre Picard ? » Demande Propofol
- « Il s'agit de faire un saut à distortion en direction du capital ship, de s’arrêter juste devant lui et feu ! On utilisera les 4 torpilles Colbat et les phasers. Il faut programmer la manœuvre pour que les armes du Nordik atteignent les coordonnées 3-8-4. Les boucliers ne résisteront pas. »
- « Les cordonnées sont entrées capitaine. » Annonce Marco
- « Attendez mon ordre. » Dit Leblanc

* * * * *

Le commodore Alyécha venait d’entrer sur le passerelle du Grizzly en compagnie de Winnie qui n’arrêtait pas de lui répéter de s’asseoir et de ne pas prendre ses blessures à la légère. Mais comme tous les capitaines faisait, elle ne faisait rien d’autre que de faire des signes de tête en positive.
- « Rapport ! »
- « Je viens de parler à Leblanc et Weightman. Ils vont s’occuper du capital ship. Je ne sais pas comment mais nous ne tiendrons pas bien longtemps. Tant qu’a nos soi-disant chasseurs holographiques, nous en avons identifié quelques-uns uns mais pas autant que j’aurais cru. » Répond Ranni.
- « Il reste 50 chasseurs… Combien sont holographiques ? » Demande Alyécha
- « Je ne sais pas…. 5 ou 6… Nous n’en avons trouver que 2. »
- « Message de l’Enterprise. » Dit Papillon
- « L’Enterprise commence à être la cible des Kamikazes. » Dit Riker
- « Normal Commander, vous êtes le vaisseau amiral. »
- « En effet, je crois qu’ils ciblent les gros vaisseaux comme l’Enterprise et le Grizzly. »
- « Le Defiant ne semble pas en difficulté en effet. Il est très manœuvrable et peut contenir une attaque de chasseurs facilement. » Dit Alyécha
- « Monsieur Data estime que nous allons devoir faire retraite. Je sais que les analyses de Data sont quelques fois très négatives car elles ne tiennent pas compte de la volonté humaine mais là je dois admettre qu’ils sont trop nombreux. »
Alyécha regardait le commander Riker. Elle trouvait l’analyse de Data très finale. Pourtant, cet androïde était doté d’une puce d'émotion. Comment pouvait-il faire part d’une analyse aussi fatale ? Elle ne voulait pas l’admettre mais le nombre de chasseurs Jem’hadars ne baissait pas assez rapidement et c’est Data qui avait raison.
- « Je n’abandonnerai pas les milliers de gens sur cette station. »

* * * * *

- « Moi non plus commodore mais, nous commençons à manquer d’option pour sauver la station. Il leur reste 3% de bouclier… Et plus de 50 chasseurs… » Répond Riker
Le calcul était assez facile à faire en effet. En clair, LYS 5 n’avait aucune chance. Riker cherchait comment il pouvait bien faire pencher la balance. Il avait fait face à plusieurs situations de dernières minutes et avait toujours trouvé une solution. Aujourd’hui, il avait peut-être sacrifié la vie de son capitaine qui était étendue sur un lit en apesanteur dans l'infirmeri pour venir sauver les habitants de cette station. Il ne pouvait pas les laisser tomber.
- « Appelle au Defiant. » Ordonne Riker
- « Cannal ouvert. » Répond Data
- « Monsieur Worf… Comment va votre Petit Vaisseau ? » Demande Riker
- « Petit ? » S'indigne Worf
C’était devenu un running gag et les deux hommes en riaient. Riker savait que la puissance de feu du Defiant était redoutable. Certes, il n’avait pas la puissance de l’Enterprise mais la manœuvrabilité de ce vaisseau était incroyable. Il se disait qu’un jour, il voudrait bien tester les deux vaisseaux l’un contre l’autre. Pour l’instant, ils devaient les unir.
- « LYS 5 ne tiendra pas longtemps. » Dit Riker
- « Je crois que nous devrions repousser le capital ship et le détruire. Nous ne pouvons plus rien pour la station… Casualties of war… » Dit Worf
Riker savait que Worf était très malheureux depuis la mort de sa femme. Il n’avait jamais pu lui parler assez longtemps mais il connaissait assez le Klingon pour savoir que Worf se réfugiait derrière la barre du Defiant pour ne pas se laisser aller au désespoir. La réplique qu’il venait de faire était froide mais réaliste, à l’image de son humeur.
- « Très bien… Allez aider Weightman, je reste avec le Grizzly. » Dit Riker
Le Defiant alla rejoindre le Kodiak qui était flanqué du Nordik. Les deux vaisseaux semblaient se préparer à une manœuvre.

* * * * *

- « Capitaine Weightman… » Dit Worf
Le visage du Klingon apparut. Worf fut surpris de voir le Klingon. À sa connaissance, il était le seul Klingon à avoir été à l’Académie. Il savait que LYS 5 était une station dont les activités étaient secrètes et même la station était supposée être secrète mais de là à ne pas savoir qu’un Klingon était capitaine dans cette flotte…
- « Q’PLA WORF…FILS DE MOGH » Dit Weightman
- « Q’PLA… » Répond Worf
Weightman ressentit un regain d’énergie en voyant le Klingon. Au moins, il n’était pas seul.
- « Nous allons tenter le tout pour le tout. Si nous ratons, il faudra que vous nous sortiez de là. »
- « Comprit. »
Weightman regardait son équipage. Les chances de vaincre étaient bien minces. Il sentait le désespoir qui s’installait dans les troupes. Plusieurs vaisseaux avaient été détruits et même l’arrivée de l’Enterprise et du Defiant n’a pu changer la balance du pouvoir. Il perdait du terrain.
Soudain, il vit un message d’ordre urgent adresser à la flotte en apparaître sur son terminal.
- « D’où ça vient ça ? » Demande Weightman
- « Monsieur. Communication du Bombardier ! Je décode… » Répond Meslin.
- « Sur écran ! » Ordonne Weightman
Le visage de l’amiral Filion apparut à l’écran. Il semblait complètement crever mais il réussit à faire un sourire et ça c’était quelque chose de rare, même en temps normal.
- « À TOUTE LA FLOTTE DE LYS 5 ! ATTENTION MESSAGE PRIORITER 1 THIS IS A PRIORITY ONE MESSAGE. Ici l’amiral Filion. Le Boréal, le Québek et le Bombardier sont en route pour venir vous aider. Lors de notre mission, j’ai pu découvrir que Shanor avait en sa possession des bouclier caméléons qu’il a sûrement utilisés comme monnaie d’échange contre les Jem’hadars. De plus, des déflecteur miroirs ont été trouvés. Alors, méfiez-vous d’un piège éventuel. »
L’amiral fit une pause.
- « J’ai des rapports sommaires sur l’état de la flotte. Vous vous battez en rois. Je suis fier de vous. Lys 5 est votre fierté et votre maison. C’est aussi ma maison et je la veux là où je l’ai laissée lors de mon départ. Je veux rentrer à la maison et pouvoir me coucher dans mon lit. Je suis fatigué et ce n’est pas les Jem’hadars qui vont m’en empêcher. Lys 5 sera là quand j’arriverai et un Tamarian Sunrise m’attendra à la sortie du sas. Je compte sur vous… Vous pouvez les battre… Vous êtes du commando Éclair de StarFleet… On ne perd jamais ! JAMAIS ! »
Weightman regardait les traits déterminés de Filion et ne put faire autrement que de tirer de l’énergie de l’amiral.
- « OK, tout le monde, vous avez entendu le Boss… Il arrive sur Lys 5 dans pas grand temps alors je veux que le ménage soit fait. Notre vulcain a calculé 7.3 secondes pour régler l'overload du distortion core. À moins de 1.124 secondes de la collision, Darnock, tu nous fais un saut de 0.235 secondes en distortion, juste assez pour ne pas être touché par l'explosion » Dit Weightman
T'Zalan releva un sourcil.
- « Bigbird, programmez l'ordinateur. COLLISON COURSE VERS LE CAPITAL SHIP sur les coordonnés 234.34... Je veux un lock permanent sur moi et Lestat. » Dit Weightman
- « A vos ordres. »
- « Maintenant, foutez-moi le camp d'ici, sauf vous Lestat. »
Tout le passerelle se vida en un éclair.
Weightman regardait le capital ship. Il sentait ses sens de combattant battre à tout rompre.
- « Évacuation terminée. » Dit Lestat.
- « Kodiak à Nordik… À vous de jouer. » Dit Weightman
- « Très bien Monsieur. C’est parti… Engage Picard manœuvre. » Dit Leblanc
Le Nordik fit un bond dans l’espace et ce retrouva soudainement devant le capital ship. Le Nordik n’était pas à proprement parler un petit vaisseau mais il n’était pas de taille à se mesurer à un vaisseau comme celui-ci. Mais ça ne l’arrêterait pas.
- « FIRE ! » Ordonne Leblanc
- « Maximum impulsion... Préparez-vous à la séparation. » Dit Weightman
Weightman regardait le capital ship se faire bombarder de tirs par le Nordik qui lui, encaissait péniblement les coups. Soudain, le Defiant entra dans la danse et faisait des passages en raz motte près de la coque du capital ship. Weightman ne pouvait qu’admirer la puissance de feu de ce vaisseau. Une dizaine de chasseurs quittèrent leur position de défense et vinrent compliquer la vie au Nordik et au Defiant.
- « Les boucliers du capital ship sont maintenant à 5%. » Annonce Lestat
- « Le Nordik ne pourra pas tenir plus longtemps… » Dit Weightman
Sur le passerelle du Nordik, tout était en fumée. Leblanc était tombé par terre mais s’était vite relevé pour prendre la console de soutient.
- « OK TOUT LE MONDE, LE KODIAK EST PRÊT. ON DÉGAGE LE TERRAIN ! J’ai pas envie de redonner que la plaque du Nordik au commodore Manseau. » Dit Leblanc
Le Nordik était le plus ancien des vaisseaux de la flotte et avait acquit une réputation d’indestructible. Il avait été aux mains de Filion, de Faucher et de plusieurs autres capitaines mais le commodore Manseau était l’âme de ce vaisseau et Leblanc ne voulait pas laisser tomber son commodore.
Weightman voyait le capital ship s’approcher et finalement, le Nordik brisa son attaque. Le Defiant avait, quant à lui tenu les chasseurs en respect mais 10 chasseurs étaient une lourde tâche pour lui et il commençait à trouver que le Defiant tanguait beaucoup.
- « Monsieur Worf… Des problèmes ? » Dit Weightman
- « Nous avons perdu les senseurs et les torpilles mais, ne vous arrêtez pas pour nous. On va tenir. » Dit Worf
- « Bien compris… » Dit Weightman
Il se retourna vers Lestat.
- « Engage manœuvre. »
- « 5 secondes avant la séparation…. 4 secondes avant la séparation… Nous devons y aller Monsieur. »
- « Allez-y. »
- « Pas sans vous Monsieur. »
- « C'EST UN ORDRE ! »
- « Crevez seul si vous voulez ! Un à téléporter. »
Weightman regardait sa console, il voulait rester jusqu’à la dernière seconde pour s’assurer que la trajectoire n’allait pas changer. Ils n’auraient qu’une seule chance.
- « ATTENTION COEUR DU REACTEUR EN SURCHAUFFE. 3… 2… 1… » Annonce l'ordinateur.
- « VITESSE D'EPERONNAGE ! » Ordonne Weightman

* * * * *

Ranni regarda le Kodiak entrer en distortion speed mais l’effet fut saisissant. Au moment où la distorsion visuelle, donnant l’impression que le vaisseau s’étire, était à son plus long, le vaisseau ne disparut pas comme il le faisait normalement. Le vaisseau s’était étiré mais avait immédiatement repris sa forme normale sans entrer en distortion speed. Enfin presque tout le vaisseau. Quand il repris sa forme la section soucoupe de la classe Indépendance n’était plus là ! Ils avaient détaché la section soucoupe et l’avaient littéralement poussée en distortion speed sur le capital ship. La coupole du Kodiak alla s’écraser sur la coque du capital ship dans un amas de ferraille incroyable. La moitié de la section pénétra dans la coque du capital ship qui resta un instant immobile, transpercé de tout coté. Puis, des lueurs rouges apparurent dans chacune des fissures et le feu et la lumière sortirent de ces fissures et prirent une expansion très rapide. Le capital ship explosa en une explosion grandiose en même temps que la coupole du Kodiak aidé par son distortion core qui avait overloadé au même moment que l’impact.
- « WOUAAAA ! »

* * * * *

Le Defiant poursuivait un chasseur et Worf vit la lumière de l’explosion.
- « Q’PLA WEIGHTMAN… »
Worf senti un regain d’énergie et posa les yeux sur le chasseur qu’il poursuivait comme un lion pose les yeux sur sa proie. Soudain, le chasseur disparut.
- « Mais qu’est-ce que… »

* * * * *

Au même moment, deux chasseurs qui étaient en approche du Grizzly, disparurent également.
- « Que se passe-t-il ? » Demande Ranni.
- « 23 chasseurs ont disparu. Je n’y comprends rien. Sur les 46 chasseurs qui sillonnaient le ciel, la moitié ont disparu. » Répond Goselin
- « Nous avions raison. Le capital Ship servait de générateur pour projeter des hologrammes. » Dit Alyécha
- « Chaque chasseur avait une copie de lui-même, projetée dans ciel à des distances variables. » Dit Winnie
- « Ils devaient utiliser une combinaison des déflecteur miroirs et des boucliers caméléon, mélangé avec leur propre technologie pour projeter une image et la rendre lisible sur senseur. Seulement, l’énergie que demandait une telle technologie devait être prise en charge par un capital ship. » Dit Ranni.

* * * * *

- « Enterprise à la flotte. Il reste 23 chasseurs. Nous sommes l’Enterprise, le Defiant, le Grizzly, une moitié de Kodiak et le Nordik … Nous pouvons en finir maintenant. » Dit Riker

* * * * *

- « Ho là ! Additionnés deux autres vaisseaux ! Le Patriote et le Nautilus arrivent. Nous ne sommes pas forts mais nous sommes là. On allait tout de même pas vous laisser vous amuser tout seul. ! » Dit Malette
- « Et nous alors ? » Demande Voscorian
Sur l'écran central de tous les vaisseaux, on vit l’Artica arriver au loin. Deux runabouts étaient « attachés » au flanc du vaisseau par rayon trateur et l’Artica les utilisaient comme moteur.
- « C’est pas très très rapide mais au moins, on n’a pas à vous regarder avoir la grosse part du gâteau sans en manger un peu. » Dit Voscorian
- « 7 vaisseaux fédérés pour 23 chasseurs. Messieurs, je crois que nous sommes en affaire. Attaque 44 alpha 1. Tous les vaisseaux en formation de combat. Armez les weapons. Synchronisez vos stations tactiques sur celle du Grizzly… Et attachez votre tuque avec d’la broche… ON RENTRE DANS L’TAS… » Dit Alyécha

* * * * *

Tel un ballet bien orchestré, les vaisseaux de la Fédération sillonnaient le ciel en crachant des boules de feux rouges et des éclaires d’argent qui frappaient presque qu’à tous les coups un vaisseau ennemi. Ce magnifique spectacle était quelques fois couronné d’une magnifique explosion d’un chasseur.
Le spectacle était très impressionnant. Le Sovereign Class Starship, fidèle à sa légende et à son nom sillonnait le ciel en dieu. Il était le vaisseau le moins touché de la flotte avec le Defiant. Alyécha se disait qu’elle aimerait bien avoir Data aux commandes pour pouvoir être d’une telle précision. Le Grizzly, étant le vaisseau le plus gros de la flotte en ce moment, s’attirait la plupart des kamikazes run des chasseurs désespérés. L’Arctica ne bougeait pas rapidement mais son efficacité était sans contre dit la meilleure de la flotte. Le Patriote patrouillait les abords de la bataille. Avec son chasseur de planté sur son flanc, il aurait été imprudent de rentrer dans le coeur de l’action. Le Nautilus semblait se comporter comme son équipage, soit de façon fringuante et féroce, propre à la jeunesse que comportait les officiers sur son passerelle. Lui et le Defiant sillonnaient l’aire de combat de façon rapide et les cibles qu’ils choisissaient ne voyaient jamais venir la frappe fatale. Le Kodiak avait gagné en manoeuvrabilité mais en avait perdu en pouvoir défensif. Il était celui qui achevait, comme un soldat qui plante son épée dans le coeur d’un chevalier tombé de cheval.
- « Regardez, les chasseurs adoptent une nouvelle formation. Ils préparent quelque chose. » Dit Voscorian
- « Ils vont tenter de se regrouper et de frapper une cible à la fois. » Dit Vanzor
- « S’ils s’en prennent à un vaisseau en particulier, on perd notre avantage. » Répond Wong
Voscorian ne parlait pas. Il regardait l'écran et son écran tactique en alternance. Il savait que les Jem’hadar fighters préparaient quelque chose et il voulait le découvrir avant qu’il ne soit trop tard.
Voscorian était réputé pour son sens de l’observation et il n’allait pas décevoir sa réputation.
- « Il doit bien y avoir une logique. Combien de chasseurs reste-t-il ? » Demande Voscorian
- « 17 Monsieur ! » Dit B'Tokil
Les chasseurs semblaient vouloir se regrouper puis, soudainement, s’éloignèrent les uns des autres. Ils décrivaient des arcs de cercle très étendus et semblaient s’approprier un espace très condensé en longueur mais très étendu en largeur. Soudain, Voscorian comprit tout, comme si le plan de vol de chaque chasseur venait d’apparaître sur son écran tactique.
- « Ils sont désespérés. Ils y vont pour une attaque kamikaze run sur la station ! APPEL A TOUT LES VAISSEAU » Ordonne Voscorian
- « Canal ouvert. »
- « Ici le capitaine Voscorian, les Chasseurs vont jouer les kamikazes sur la station ! Nous devons leur bloquer la route ! »
Ranni regarda son écran tactique et soudain les données de l’Artica entrèrent et on put voir clairement quel était le plan des Jem’hadars.
- « Ils ont déjà entamé leur route. » Dit Alyécha
- « Pilote, change course, bearing 322 mark 2. » Dit Ranni.
Le Commodore Alyécha regardait l’écran tactique et elle ne voyait pas comment ils pourraient intercepter tous les chasseurs, ni même comment ils pourraient intercepter plus de la moitié des chasseurs.
- « Nous n’allons pas perdre la station si près du but ? » Demande Alyécha
- « Envoyez un message sur fréquence subspace, et harmonisez la fréquence sur la fréquence du structural integrity field de la station et un second message sur la fréquence 233.44. Envoyez de façon unidirectionnelle sur LYS 5. Contenu du message : ATTAQUE KAMIKAZE »
Alyécha ne voyait pas ce que Ranni voulait faire. C’était un expert des solutions techniques et Alyécha ne perdit pas son temps à comprendre comment il pouvait envoyer un message à LYS 5 mais elle savait que Lys 5 le recevrait.

* * * * *

À bord du runabout qui servait de Ops au coeur de la station, l’amiral Faucher regardait la bataille, impuissant. Il avait fait évacuer des parties de la station pour récupérer de l’énergie et en donner plus au boucliers mais c’était peine perdue.
- « Monsieur, j’ai une résonance au niveau du bouclier structurale. Cette résonance est accompagnée d’un harmonique sur la coque… PUTIN ! C’est génial ! » Dit Simard
- « Quoi donc ? » Demande Faucher
- « Ils nous envoient un message en faisant résonner notre bouclier structurale et pour lui donner de l’amplification, ils utilisent la coque de la station. » Répond Simard
- « Par « Ils », vous devriez dire « Capitaine Ranni ». Il n’y a que lui pour faire un tel coup. »
- « C’est pas très clair.… »
- « KAMIKAZE RUN » Dit Ranni
- « Faites passer. » Dit Faucher
Le message repassa trois fois puis, Jellico regarda Faucher dans les yeux. ,
- « Kamikaze Run… » Dit Jellico
L’amiral Faucher regarda son écran tactique et comprit soudainement le plan des Jem’hadars.
- « MERDE ! Ils vont foncer sur la station. »
- « Mais pourquoi ? Ils auraient pu le faire bien avant et jamais aucun chasseur ne l’a fait sur la station. »
- « Tout simplement parce qu’ils voulaient capturer la station mais, maintenant qu’ils sont en infériorité et désespérés, ils ont choisi de la détruire. »
- « Typiquement Jem’hadar… » Dit Simard
- « Capitaine Simard, est-ce que les anneaux d’habitation ont tous étés évacués ? » Demande Faucher
- « L’évacuation est en cours mais non terminée… » Répond Simard
- « Vous avez raison amiral Faucher. Ce sera le premier objectif des Jem’hadars. Une fois les anneaux d’habitation détruits, la stabilité de la station sera compromise et ils pourront s’attaquer au coeur de la station. » Dit Jellico
L’amiral Faucher était un homme d’action. La situation actuelle ne lui plaisait guerre car il ne pouvait rien faire personnellement pour aider à la régler. La seule chose qu’il pouvait faire, c’était d’adopter une position défensive… Et il détestait ça.
- « Évacuez l’anneau d’habitation. Ils ont une minute pour terminer l’évacuation. » Dit Faucher
- « MONSIEUR ! Je viens de localiser le commodore Esclamadon. » Dit Simard
- « Où ? »
- « Il est dans les quartiers de l’amiral Jellico. »
- « Mais qu’est-ce qu’il fait là ? » Demande Jellico
- « Amiral, pouvez-vous accéder à votre système de caméra par ici ? » Demande Faucher
- « Oui mais je… » Dit Jellico
- « Allez-y »
- « Je ne peux pas f… »
- « Regardez bien mes lèvres amiral… FAITE-LE ! »
Jellico regarda Faucher et sut qu’il était mieux de ne pas contre dire cette demande. Les conséquences auraient pu être un peu plus fâcheuses que les simples fractures au nez qu’il avait eux jusqu’à date.
- « Très bien. »
Quelques secondes plus tard, l’amiral Faucher se connectait sur le réseau de caméra et transféra l’image des quartiers de Jellico sur la sienne. Il savait que le commodore regardait encore les images de sa petite fille et qu’il pourrait lui parler.
- « Éric, tu dois évacuer l’anneau d’habitation. Nous allons subir les attaques de kamikaze fighters et j’ai un plan pour sauver la station mais elle passe par l’évacuation de l’endroit où tu te trouves. Je sais que la mort de…» Dit Faucher
- « Monsieur, il vient de sortir des quartiers de Jellico. » Dit Simard
- « Bravo Amiral, jamais je n’aurais cru que ça aurait fonctionné. » Dit Jellico
- « J’en suis le premier surpris. Monsieur Simard, suivez-le. » Dit Faucher
- « Oui Monsieur ! »

* * * * *

Les équipages de l’Aurore et du Grizzly s’étaient maintenant mélangés et chacun avait un poste sur le passerelle du Grizzly.
- « Interception dans 10 secondes… » Dit Winnie.
Ranni regardait l’endroit où le Grizzly allait pouvoir intercepter une partie des chasseurs et cet endroit ne laissait que 20 secondes pour pouvoir arrêter les chasseurs avant qu’ils n’entrent en collision avec la station.
- « MONSIEUR ! 3 des 4 chasseurs viennent de modifier leur vecteur d’approche… ILS SE DIRIGENT VERS NOUS ! » Répond Amoxilline
- « MANOEUVRE D'EVASION ! » Ordonne Ranni.
- « TROP TARD ! »
- « RAYON TRACTEUR ANTI-KAMIKAZE ! »
- « ENGAGE ! »
Deux rayons bleus vinrent frapper les deux premiers chasseurs et les firent dévier de leur route l’un vers l’autre. Ils entrèrent en collision l’un dans l’autre juste avant de frapper le Grizzly. Les nombreux débris vinrent frapper la coupole du Grizzly. Le troisième chasseur alla frapper le derrière du vaisseau de plein fouet.
Le passerelle du Grizzly fut plongé dans le noir total et seul la lumière des explosions des consoles éclairait le passerelle.
- « Passez sur système de secours » Ordonne Poulin.
Ranni se releva. Il avait été projeté loin devant sa chaise en même temps que le Commodore Alyécha.
- « RAPPORT ! »
- « Ponts 3, 5, 6, section 340 et 345 sont détruits sur la section soucoupe mais, c’est tout. Le problème, c’est la section de l’ingénierie. » Répond Linxes
- « ATTENTION COEUR DU REACTEUR EN SURCHAUFFE. » Annonce l'ordinateur.
- « EJECTION DU COEUR ! » Ordonne Ranni
- « Impossible Monsieur, les systèmes d’éjection sont hors ligne. »
- « Est-ce que quelqu’un peu m’expliquer pourquoi le système éjection existe si à chaque fois qu’il y a un problème, ce système est hors ligne ? »
Ranni retourna à sa chaise et enleva les nombreux fils qui jonchaient sa console. Il appuya sur les communications internes.
Touuuuiiiii
- « ATTENTION EVACUATION DU MODULE DE PROPULSION VERS LA SOUCOUPE IMMÉDIATEMENT ! »
Ranni se retourna pour voir le Commodore au pied. Il comprit que ses talents de docteur étaient requis et que le commandement de la flotte lui revenait.
- « A LA FLOTTE ! Interception des chasseurs au secteur 22.22.3… » Ordonne Ranni.

* * * * *

- « Ça va aller Winnie. » Dit Alyécha
Alyécha regardait la pauvre femme enceinte. Les rôles étaient inversés. C’était elle qui l’avait sauvé sur l’Aurore et maintenant c’est Alyécha qui la soignait. Les blessures de Winnie étaient cependant beaucoup plus graves. Elle avait été projetée par-dessus sa console et c’est l’enfant qui avait prit le coup de la chute.
- « Mon bébé ? Mon Bébé ? »
- « Du calme Winnie… Du calme… »
Alyécha administra un calmant à Winnie et entreprit d’examiner le bébé au tricorder.
- « J’AI BESOIN DE QUELQU’UN POUR L’AMENER A L'INFIRMERIE MAINTENANT ! » Crie Alyécha
- « Il n’y a plus d'infirmerie commodore. Une infirmerie de fortune vient d’être installé dans l’holodeck 4… » Répond Linxes
Alyécha regarda Winnie. Sans les instruments sophistiquer l'infirmerie, les chances de sauver l’enfant ET la mère étaient minces. Alyécha évalua la situation rapidement. Les chances du bébé étaient très presque nulles. Il était déjà mort mais Alyécha voulait tenter de le sortir du ventre de Winnie et de le réanimer.
- « Deux à téléportation ! » Demande Alyécha
- « Les transporteurs sont hors service. » Répond Connery.
Alyécha devait prendre la pire décision de sa carrière. Elle avait le choix entre tenter de sauver l’enfant et de risquer la vie de la mère et de l’enfant ou de sauver la mère au détriment de l’enfant. Si elle avait été Vulcaine, elle aurait pu évaluer plus précisément les chances des deux solutions mais pour l’instant, les chances de réussite en tentant de sauver les deux lui apparaissaient de moins de 10% tandis que les chances de sauver la mère seulement étaient de plus de 50%. Jamais dans toute sa carrière d’officier de StarFleet, elle n’avait fait face à un choix aussi déchirant. Aucune décision reliée aux Borgs, aux Jem’hadars ou aux Romulains n’avaient été aussi dures à prendre.
- « Amenez là… Holodeck 4… J’arrive dans deux minutes. Monsieur Ranni, Vous avez la passerelle. »
- « Oui Mme. »
- « Évacuation terminée Monsieur » Dit Connery
- « Séparation du vaisseau immédiatement. » Ordonne Ranni.

* * * * *

Sur la station, l’amiral Faucher regardait les chasseurs foncer sur la station et vit le module de propulsion du Grizzly sauter tandis que sa section soucoupe s’éloignait.
- « Impact dans 1 minute 30 secondes. Évacuation presque complétée. Le Commodore Esclamadon vient d’arriver dans ses quartiers. » Dit Simard
- « Le fou… Il veut mourir avec sa fille. » Dit Jellico
- « Non, il va chercher sa fille. » Dit Faucher
- « Vous avez raison amiral Faucher. Il vient de quitter ses quartiers et se dirige vers l’endroit d’évacuation. » Répond Simard
- « Très bien aussitôt que tout le monde est évacué, vous allez vider l’air des anneaux et vous allez dépressuriser cette section jusqu’au point où la soucoupe soit sur le point de flancher. Vous allez couper TOUS les circuits, vous allez couper tous les relais énergétiques et vous allez vider tous les conduits de gaz et autre chose pouvant exploser. » Ordonne Faucher
- « Très bonne idée, amiral ! Vous voulez vous servir des anneaux comme d’un pare-chocs pour absorber les impacts des chasseurs ? » Demande Simard
- « Précisément… » Répond Faucher
- « Je vais modifier le bouclier structurale pour qu’il soit plus élastique et ça devrait fonctionner. » Dit Simard
- « Voilà, tout est évacuer. » Dit Jellico
- « Maintenant, croisez les doigts. » Dit Faucher

* * * * *

À bord du warbird, Lamarche regardait l'écran de contrôle. Il venait d’arriver dans le secteur du combat mais personne ne leur portait attention. Il regardait la situation et savait qu’il était arrivait trop tard. Soudain, il vit deux chasseurs s’approcher de leur position.
- « Mais d’où ils sortent ces deux là ? »
- « Il semblerait qu’ils nous suivaient depuis longtemps. J’étais trop occupé avec l’ordinateur pour les avoir vus. » Répond Raf
- « Ils doivent penser que nous sommes avec Shanor et croient que nous sommes alliés. »
- « Oui… Je le crois aussi. » Cria Graham
- « OK… J’ai une petite surprise. Comment ça va pour le contrôle du vaisseau ? » Demande Lamarche.
- « Aussitôt que nous prendront les commandes de navigation, nous allons perdre un système. Mon opposant à l'infirmerie est très habile et aussitôt qu’il verra que je m’approprie un système, il profitera du temps que ça prendra pour prendre un autre système. » Dit Raf
- « Et vice versa non ? » Demande Lamarche.
- « Oui… »
- « Ils vont s’attendre à ce que nous prenions le contrôle des armes. Nous allons jouer le jeu. »
- « Monsieur ? »
- « Tu vas prendre le contrôle de la navigation. Ils seront tellement surpris que nous n’essayions pas de prendre le contrôle des armes, qu’ils voudront s’assurer d’en prendre le contrôle. Par la suite, tu prends le contrôle des transporteurs. Ils vont sûrement prendre le contrôle des boucliers et nous, on prend le contrôle du dernier système qu’ils veulent : les moteurs… compris ! »
Raf entreprit cette partie d’échec moderne et tout se déroula tel que l’avait prévu Lamarche.
- « Voilà Monsieur ! » Dit Raf
- « Très bien. Maintenant, direction IRIS III… Coordonnée 45 – 34 vitesse maximum…. Programmez le transporteur pour nous transporter au coordonnée 0.0. » Ordonne Lamarche.
Le warbird arrêta net et les chasseurs qui suivaient de prêt l'évitèrent de justesse et passèrent juste entre les deux ailes. Puis, le warbird passa en distortion et fonça droit dans les chasseurs et sur IRIS III.
- « Énergie. » Ordonne Lamarche.
- « Oui Monsieur ! » Répond Raf
- « NOW ! »
Le décor du passerelle du warbird romulain laissa place à une plage de sable et d’arbres bizarres. Lamarche fit le décompte et vit que tout son crew était là. Il leva la tête et il vit une boule de feu pénétrer l’atmosphère et aller s’écraser au loin dans l’océan.
- « Hum hum… » Dit Lamarche.
- « Cool ! » Dit Raf

* * * * *

Weightman entra sur la passerelle de combat de son vaisseau. Il avait été sauvé in extremis par son chef téléportation. Il avait même senti la chaleur de l’explosion lors de son transport.
- « Communication du Grizzly… » Annonce Bigbird
- « Sur écran. » Ordonne Weightman
- « Monsieur Weightman… Connaissez-vous le dictons humain disant : l’union fait la force ? »
- « Je ne suis pas parmi vous depuis assez longtemps pour connaître vos dictons mais je trouve celui-ci très à propos. »
- « Préparez-vous à nous accueillir. »
La section soucoupe du Grizzly manœuvra habilement jusqu’à la section ingénierie du Kodiak. Les deux vaisseaux de classe Indépendance avaient perdu une partie que l’autre possédait. L’union des deux allait les aider. L’arrimage des deux sections se fit assez brutalement mais ils n’avaient pas le temps de faire ça en douceur. Sitôt les deux sections arrimées, une pluie de torpilles quantiques fut lancée.

* * * * *

- « Ici le Nordik, nous venons de détruire un chasseur mais les 2 autres ont passé et nous ne pouvons les arrêter. Ils se dirigent vers la section de l’ingénierie de la station. S’ils frappent, toute la station va sauter. » Dit Leblanc
Soudain Leblanc, vit le Defiant entrer en collision avec l’un des chasseurs. La manœuvre du Defiant avait été intentionnelle et le chasseur fut arrêter net. Il flottait maintenant avec un gaz qui s’échappait de sa coque.
- « FIRE A VOLONTER SUR LES CHASEURS ! » Ordonne Leblanc
Le second chasseur dut manœuvrer pour éviter le Defiant qui était passablement endommagé. Le chasseur interrompit son attaque kamikaze et fit une manœuvre d’approche.
- « IL VIENT DE VOIR QUE LE DEFIANT EST SALEMENT AMOCHÉ ET IL VEUT L’ACHEVER. POSITION D'INTERCEPTION ! » Ordonne Leblanc
- « Nous sommes trop loin. » Répond Marco

* * * * *

Worf regardait sa console tactique. Il était sans défense et sans arme. Il avait sauvé LYS 5 d’une destruction certaine mais venait de signer son arrêt de mort. Il voyait le chasseur approcher.
- « TOUTE L'ENERGIE SUR LES BOUCLIERS AVANT ! » Ordonne Worf
- « Quels boucliers ? Nous n’avons plus rien. Ni arme, ni impulsion, ni distortion, nous ne pouvons plus rien faire. » Répond O'Brien
- « Si nous pouvons mourir avec honneur » Dit Worf
Le chasseur se redressa et tira. Au même moment, un vaisseau passa entre le chasseur et le Defiant et encaissa le coup.
- « Mais qu’est-ce que… » Demande Worf
Le vaisseau était vraisemblablement un vaisseau de la Fédération mais Worf n’avait jamais vu ce design. Il était encore plus petit que le Defiant mais sa forme lui ressemblait énormément. Le vaisseau manœuvra et le chasseur ne put modifier son vecteur assez rapidement pour pouvoir prendre un second angle de tir sur le Defiant. Il fut accueilli par le Nordik, sous une pluie de torpille et achevé par une myriade de torpilles provenant du nouvel arrivant : l'USS-SANSPEUR.
- « Appelez-le » Ordonne Worf
- « Canal ouvert »
- « Je croyais que c’était fini. Sans votre intervention le Defiant serait de l’histoire ancienne. »
- « Vous êtes bien placé pour savoir qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soit. » Répond Marquis
- « C’est ce qu’on se tue à dire au commander Riker. » Commente O'Brian.
- « Est-ce le Bombardier ? » Demande Propofol
- « Négatif… C’est un classe Bombardier mais ce n’est pas le Bombardier. » Répond O'Brian
- « Ici le Capitaine Marquis, heureux d’arriver à temps pour le dessert. Je vous amène mon nouveau joujou… le USS-SANSPEUR. »
- « Bon cadeau… On pourra l’admirer plus tard mais, pour l’instant, on a encore de la job à faire. » Ajoute Worf

* * * * *

Le Grizzly-Kodiak fonçait derrière un groupe de 3 chasseurs qui fonçaient sur la station et les bombardait de torpilles. L'un des chasseurs explosa mais les deux autres continuèrent.
- « Il faut les détruire au plus vite. » Dit Ranni.
- « On ne pourra pas tous les empêcher d’atteindre la station. » Dit Weightman
Weightman regardait l'écran et vit les deux chasseurs qu’il poursuivait connaître le sort du premier quelques secondes auparavant. Il regarda la position des autres chasseurs. L’Arctica avait réussi à en détruire quelques-uns uns avec l’aide du Nautilus mais il restait 12 chasseurs qui fonçaient sur la station sans pouvoir être interceptés.
- « DJ’IFARM’HAK (injure Klingon) »
Ranni regarda la scène. Douze chasseurs qui se dirigeaient sur Lys 5 et qui allaient emboutir l’habitat ring.
C’était le point névralgique de la station. Si l’anneau sautait, toute la structure principale de la station allait être endommagée et les chances de voir la station s'écrouler étaient grandes. Mais il n’y avait plus rien qu’ils pouvaient faire.
- « A tout les bâtiments. Évacuez les abords de la station, distance 344 000 kilomètres de façon à éviter une éventuelle onde de choc. » Ordonne Ranni.

* * * * *

Faucher regardait les chasseurs s’approcher et vit que la flotte de Lys 5 ne pouvait plus rien pour eux.
- « Monsieur, est-ce que je donne l’ordre d’évacuation ? » Demande Simard
- « Négatif, ça ne servira qu’à mettre la panique sur la station et ça ne sauvera aucune vie. Même s’ils arrivaient à quitter la station à temps, l'onde de chox les détruirait. Tout ce que nous pouvons faire c’est espérer que notre pare-chocs fonctionne. »
- « Messieurs, quoi qu’il arrive, ce fut un honneur de servir avec vous. » Dit Jellico
Faucher ne répondit pas à cette remarque. Il ne croyait pas en ce genre déclaration et surtout, il ne partageait pas cet avis.

* * * * *

Le Commodore Alyécha entra sur le passerelle du Grizzly et regarda la station qui était maintenant toute petite sur l'écran.
- « Magnifique » Dit-elle
- « 10 secondes avant le premier impact… 9… 8… » Dit Poulin
- « Winnie ? » Demande Ranni.
- « Elle va bien. J’ai eu à faire le choix le plus déchirant de ma carrière. J’ai choisi la solution la plus sure. Le bébé n’a pas survécu. Cette maudite guerre… » Repond Alyécha
Ranni regardait l’écran et ressentit une douleur au coeur. Lui qui était papa que depuis peu, ressentait tout le mal que Winnie devait ressentir en ce moment.
- « 5… 4… 3… 2… 1… »
Tous les yeux étaient rivés sur l'écran. Et tous ces yeux furent surpris du résultat de l’impact. Là où il devait y avoir des explosions partout où les chasseurs frappaient l’anneau d’habitation, on voyait, à la place, les chasseurs s’enfoncer dans la structure comme si c’était du caoutchouc. La plupart des chasseurs explosèrent mais la réaction en chaîne qui accompagnait ce genre d’explosion n’eût pas lieu. Chaque chasseur s’enfonçait dans la structure et explosait à l’intérieur de la structure. Les explosions étaient ainsi étouffées et comme il ne restait rien dans l’habitat ring qui pouvait exploser, il n’y avait aucune réaction.
Alyécha regardait les chasseurs frapper les uns après les autres l’anneau d’habitation. Au bout de 20 secondes, les 12 chasseurs avaient frappé la station et le calme revint. Il ne restait plus grand chose de l’anneau d’habitation et des autres anneaux. La station ressemblait à un modèle de papier à moitié brûlé.
Des parties entières de plusieurs ponts étaient à découvert. Mais la station était toujours là.
Tout le monde regardait l’écran sans dire un mot. Tout le monde s’attendait à voir la station sauter mais il n’en fut rien.
- « Incroyable. Ils se sont servis des anneaux comme de pare-chocs. » Dit Ranni.
- « Enterprise au Commodore Alyécha. » Dit Riker
- « Allez-y commander. » Dit Alyécha
- « Data a fait une brève analyse et dit que la structure de la station est très précaire mais que si nous allions la renforcer avec nos rayons tracteur, elle pourra tenir. L’intégrité est à 34% et si elle tombe en deçà de 30 pour-cent elle va s’effondrer. »
- « Il en est frustrant ce Data. J’avais même pas complété la moitié de mon analyse et lui venait de la terminer. » Dit Poulin
- « D’accord. À tous les vaisseaux, vous avez entendu ce que vient de dire le Commander Riker alors, on se bouge le derrière. Enterprise, vous avez le commandement de la flotte pour coordonner les efforts. Tous les vaisseaux doivent coordonner leurs transporteurs pour évacuer les survivants de la station sur IRIS III. Je ne veux plus personne dans cette station d’ici 4 heures. » Dit Alyécha
Alyécha se recula et se laissa tomber sur son le fauteuil du premier officier. Elle regarda Ranni et lui sourit faiblement. Tout le monde avait de la difficulté à croire que c’était terminé. Encore plus difficile à croire, c’était de savoir qu’ils s’en étaient sortis.
- « Bon travail Commodore. » Dit Ranni.
Elle sourit et appuya sur le bouton de communication.
- « A tout le vaisseau. Ici le commodore Alyécha. » Dit Alyécha
Elle fit une brève pause et sourit.
- « En tempête ou en brise, nous serons le vent qui empêche les flocons de tomber dans l’oubli. Vous êtes la plus belle tempête que j’ai jamais eue à commander. Bravo à tous. »
Sur chaque passerelle de chaque vaisseau, des applaudissements se firent entendre et des rires, mélangés à des larmes éclatèrent.

* * * * *

Filion était dans ses quartiers et regardait les rapports qui lui parvenaient. Ils étaient sur le voyage du retour et ils allaient arriver à Lys 5 dans quelques minutes. Ils avaient rencontré l’Indépendance qui se faisait remorquer par Antartica qui à son tour dû se faire remorquer par le Boréal lors de leur rencontre. Ils avaient même décidé d’évacuer l’Antartica au cas où. Le vieil Excelcior Class n’allait sûrement pas s’en remettre.
StarFleet allait sûrement préférer construire un nouveau vaisseau plutôt que de tenter de faire un refit sur un vaisseau de cet âge. L’Indépendance était en très mauvais état mais il allait pouvoir reprendre les airs.
Filion prit un autre PADD et celui ci était plus sérieux. Il sentait un vent de colère s’emparer de lui.
À l'attention du StarFleet Command,
À l'attention de la division Starfleetquebec,
Du : Lieutenant Commander Poulouin.
Nous, Lieutenant Commander Laurent Marc Augustin Poulouin, officier des services de sécurité de Lys5, Rapporteur, Commander B'Tokil, Sous Lieutenant Vanzor et Sous Lieutenant William-Montgommery Scott, enquêteurs,
Vu l'accident survenu le 3982107.10 au main holodeck de la station Lys 5 entraînant la blessure du Capitaine Jean-Luc Picard,
Vu que cet incident fut provoqué par un programme de simulation non sécurisé, Vu qu'un programme de type bridging a fait le lien entre une simulation sécurisée et cette simulation, Vu que le nom de l'auteur de ce bridging programme a été effacé par une accréditation de type A2, Vu que le programme non sécurisé a été programmé pour reconnaître les officiers présents lors de la simulation grâce aux fréquences des communicateurs,
Vu que le programme non sécurisé déclenchait des actions offensives pouvant entraîner la mort, Vu que le comploteur a laissé croire à la culpabilité du Vice Amiral Daniel Filion en le laissant entrer et engager les simulations au sein de l’ordinateur de l’holodeck, Vu que l'accréditation de type A2 correspond au grade minimum de Full Amiral, Vu que le seul officier à posséder une telle accréditation présent sur la station orbitale Lys 5, est l'Amiral Jellico,
Vu que les programmes de simulation ont été fournis par l'Amiral Jellico,
Attendu l'article 2 du StarFleet Command, General Order, stipulant que tout officier ne peut pour aucune raison utiliser la force contre un membre de StarFleet, Attendu l'article 49 de la constitution de la Fédération des Planètes Unies stipulant que les officiers de StarFleet se doivent mutuelle assistance et protection
Attendu qu'il convient de présenter à la cour martiale une requête du rapporteur et des enquêteurs afin de poursuivre l'Amiral Jellico pour les motifs suivant : atteinte physique à un officier de StarFleet dans le cadre de ses fonctions, blessures volontaires susceptibles d'entraîner la mort, complot contre StarFleet, mise en péril des officiers de StarFleet, mise en péril des équipements de StarFleet, mise en péril de populations civiles, ces accusations étant aggravées d'une motivation uniquement personnelle du suspect, Nous, rapporteur et enquêteurs, En conséquence, Disons,
Que l'Amiral Jellico doit comparaître devant la cour martiale de StarFleet représentée à Lys 5 par le Vice Amiral Daniel Filion pour l'ensemble des chefs d'accusation sus cités,
Recommandons la relève immédiate de ses fonctions de l'Amiral Jellico et sa garde jusqu'à comparution devant la cours.
Enregistrement terminé.
Filion regarda cet enregistrement. Il venait de recevoir le rapport du commodore Manseau sur l’enquête que StarFleet Intelligence lui avait demandée de faire. Décidément, Jellico était dans l’eau chaude. Mais ce n’était pas ça qui rendait Filion furieux. Ce qui rendait Filion furieux, c’était ce rapport que venait de lui faire parvenir le Commodore Manseau où le commodore Esclamadon avait vu Jellico ORDONNER à Jim d’aller faire quelque chose qui allait le tuer sans lui dire. Jellico avait déjà répondu à ce rapport en disant que c’est une prérogative d'officier supérieur que de sacrifier un membre d’équipage pour le bien de la majorité. Mais Filion savait très bien que Jellico avait sauvé sa peau, un point c’est tout.
Filion avait encaissé sans broncher, les jours de misère où Jellico avait été sur la station avant son départ. Il n’avait rien fait de déplacé pour ne pas perdre sa station. Il savait Jellico ambitieux mais à ce point jamais.
Il allait bientôt pouvoir régler ses comptes. Il lui avait enlevé la station et lorsqu’il en a eu l’occasion, il ne l’a pas évacuée. S’il l’avait évacuée plus rapidement, plus d’officiers de sécurité auraient été présents sur IRIS III et ils auraient établi un camp de base d’où ils auraient pu facilement se défendre. Au lieu de ça, un carnage avait eu lieu sur IRIS III. Filion regarda une dernière fois le rapport des victimes.
2363 personnes. De ce chiffre, seulement 1345 était des officiers de StarFleet. 121 enfants et 238 femmes…
Filion n’avait jamais été pour que des familles habitent sur les vaisseaux ou sur les stations. Mais les familles étaient conscientes du risque et préféraient habiter ensemble et vivre un peu de bonheur, quitte à ce que ce bonheur leur soit arraché aussi brutalement qu’aujourd’hui.
- « Amiral sur la passerelle. »
- « J’arrive. »
Filion laissa tous les PADDs sur son lit et alla au passerelle. Lorsqu’il entra, il regarda sur l'écran. La station était dans un état lamentable. Jamais il n’aurait cru qu’autant de dommage pouvait être fait à une installation sans qu’elle explose.

* * * * *

- « Ça l’a brassé dans l’coin. » Demande Farell
- « L'USS-Québec sert de base sur IRIS III. Il a atterri et des installations sont en construction non loin de là. En gros, ils sont en train de construire une base d’appoint sur la surface de la planète. »
- « Merci monsieur Toll, Veuillez vous rapporter au reste de la flotte et voyez si vous pouvez aider les autres vaisseaux. Moi, je vais sur IRIS III. J’ai des affaires à régler. »
- « A vos ordres Monsieur… Oh et MONSIEUR ? »
- « Oui monsieur Toll ? »
- « C’est un honneur de servir sous vos ordres. »
- « L’honneur est partagé monsieur Toll. »
Filion entra dans la chambre de téléportation du Bombardier.

* * * * *

- « Nous sommes prêts pour vous transporter sur IRIS III. Le Québec vous attend. » Dit Chap
- « Localisez-moi Jellico. »
- « Oui… Attendez… Ah ! Il est là. Il est sur le Québec. »
- « Plus précisément ? »
- « Il est dans la salle de réunion du Québec. »
- « Quelqu’un est avec lui ? » Demande Filion.
- « L’amiral Faucher et le commodore Manseau. » Répond Chap

* * * * *

Sur le Québec, l’amiral Faucher venait de déposer le PADD que Manseau avait trouvé dans les quartiers d’Esclamadon.
- « … Et vous ne savez pas où il est ? » Demande Faucher
- « Non. Il a quitté le Québec il y a 15 minutes. » Répond Manseau
- « Il doit être dans la forêt. »
- « J’ai déjà envoyé une équipe à sa recherche. »
Faucher se retourna vers Jellico.
- « Et bien Amiral, j’attends vos explications. »
- « Je n’avais aucune chance. Vous pouvez voir sur cet enregistrement que j’ai bien tenté de pénétrer et de sauver la petite Kim mais que j’ai été accueilli par un coup de phaser. Il m’était impossible de la sauver. J’ai tout fait ce qui était en mon pouvoir. D’ailleurs, je n’ai rien à vous rapporter. Vous n’avez aucune raison de me destituer de mon commandement sans preuve valable et toutes les preuves que Miss Manseau a recueillies est basé sur des assomptions. Alors, je vais vous dire ce que nous allons faire. JE vais prendre le commandement de cette station et JE vais vous relever de vos fonctions. Par la suite, l’amiral Filion pourra nous expliquer comment il a pu laisser des pièces technologiques aussi Top Secret que le bouclier caméléon aux mains de l’Ennemi et… » Répond Jellico
Soudain, un tourbillon de particules apparut et quelques secondes plus tard, l’amiral Filion apparaissait.
- « Tient, parlant du loup. Alors Monsieur Filion, vous avez fait bon voyage sur Terok Ab ? Vous avez manqué toute l’action. » Dit Jellico
Filion traversa la salle de réunion en un élan. Il empoigna Jellico par le collet, le leva de terre et le transporta jusqu’au mur derrière lui. Jellico frappa violemment sur le mur mais Filion le garda en hauteur.
- « Amiral Faucher, Commodore Manseau, veuillez sortir et fermer la porte derrière vous je vous prie. » Dit Filion.
Les deux officiers étaient tellement surpris qu’ils décidèrent de ne pas discuter cet ordre. Une fois la porte refermée, Filion continua
- « Vous êtes passablement chanceux que je sois mi-Vulcain parce que je vous aurais régler votre compte juste ici. On dirait que cette aventure a développé mon coté Humain encore plus et je suis à même de ressentir certaines choses que je ne ressentais pas avant. Et l’une de ces choses est le dégoût. » Dit Filion.
- « Vous venez de signer votre fin de carrière. » Dit Jellico
- « Vous avez eu l’intelligence de détruire vos codes d’accès personnels pour ne pas que l’on sache que c’était vous qui aviez modifier l’holomatrice dans l’accident de Picard mais, vous avez oublié quelque chose d’autre… Le niveau de sécurité d’accès. »
- « Et qu’est-ce que ça prouve ? Ça aurait pu être vous. »
- « Security Level A2… Dois-je vous faire un cours d’Amirauté ? Level A1 = Fleet Amiral, Level A2= Amiral… Level A3=Vice-Amiral… Je n’ai pas accès au Code A2 monsieur Jellico, et comme vous êtes le seul ici à avoir accès au Level A2…. AMIRAL, et bien je crois que je viens de découvrir qui est le responsable de cet incident. Pour une fois, vous pouvez m’appeler VICE-amiral et j’en serai heureux. »
- « Quelqu’un d’autre aurait pu être dupliquer mon code et… »
- « Vous avez envoyé à la mort un officier sans lui demander son avis. Vous avez refusé de porter assistance à une personne en danger, un enfant en plus. Mais vous savez ce qu’il y a de plus dégueulasse ? C’est que vous avez de son sang sur votre veste et c’est vous-même qui l’avez étendu sur vous… »
Jellico tenta de se déprendre de l’emprise de Filion mais ce dernier le garda en respect.
- « Ce qui devait vous servir à me retirer le commandement de LYS 5, vient de vous coûter bien plus cher. Votre réseau de caméras était votre corde et vous vous êtes pendu avec. »
- « Amiral Filion, si vous pensez que vous êtes le plus fort, détrompez-vous. Comme vous venez de le faire remarquer, il y a un niveau de sécurité plus haut que moi et si vous pensez que ce que tout ça provenait de mon ambition personnelle et bien vous êtes un imbécile. »
- « Vous voulez dire qu’il y a quelqu’un plus haut placé d’où vous recevez vos ordres ? » Demande Filion
- « Pour un Vulcain, je trouve que la logique a mis du temps à venir… Et aussitôt que ces gens sauront que vous êtes au courant, vous pouvez dire adieu à votre station. Alors vous avez le choix. Ou bien vous vous tassez et restez mon premier officier sur cette station ou bien je dévoilerai à ces gens que vous êtes au courant… » Répond Jellico
- « C’est un bluff… Si vous étiez certain de vos affaires, vous ne m’offririez pas de rester ici… C’est donc qu’il y a des chances pour que ces gens trouvent que vous en avez trop dit et vous tassent de leur chemin… »
- « Je vais tout leur dire et c’est vous qui allez vous… »
- « QUI ÇA ? » Demande Filion.
- « Vous n’avez rien contre moi. Ces personnes me protègent et sauront vous protéger si vous venez de mon coté… » Répond Jellico
- « QUI ? »
L’amiral Filion avait renforcé ses ongles dans la gorge de l’amiral Jellico et ce dernier senti que l’emprise de Filion n’était pas de la frime mais bien une menace à sa vie. La violence dans les yeux de Filion était sans équivoque.
- « Bon d’acc… »
Un éclair eu lieu et Filion sentit un choc violent traverser ses bras. Il laissa tomber Jellico et recula. Ce dernier tomba comme une feuille morte avec une brûlure très profonde sur le coté droit du corps. Filion se tourna et regarda l’homme qui se tenait dans le cadre de porte de la salle de réunion, un phaser encore fumant pointé sur Jellico.
- « Comme ça, il ne pourra pas dévoiler quoi que ce soit. Et le sang qu’il a sur sa veste est le sien et non celui de ma petite fille… »
L’amiral Filion regarda le commodore Esclamadon. Son regard était vide. Mais pas le vide d’une personne folle. Le vide d’une personne qui avait fait ce qu’elle devait faire pour se libérer d’une souffrance insoutenable.
Faucher arriva par derrière lui.
- « OK ! Éric laisse tomber ton phaser veux-tu ? »
Esclamadon leva les yeux du corps de Jellico et regarda l’amiral Filion dans les yeux.
- « Vous ne pourrez jamais comprendre… » Répond Esclamadon
- « Je sais. Mais laissez nous vous aider à comprendre pourquoi vous avez tant mal. »
- « Et lorsque je l’aurai compris, qu’arrivera-t-il ? »
- « Vous pourrez me l’expliquer… »
Le commodore regarda une fois de plus le corps de Jellico puis, il laissa tomber son phaser.
- « J’espère pouvoir un jour vous l’expliquer… »
- « J’attendrai le temps qu’il faut. »
- « Longue vie et prospérité amiral. »
- « Longue vie et prospérité Eric Esclamadon… Commodore Manseau… Veuillez reconduire le commodore à ses quartiers voulez-vous ? »
- « Oui monsieur. » Répond Manseau
Les deux officiers quittèrent les lieux à travers un attroupement de curieux.
- « Retournez à vos postes… »
Sur cet ordre, tous les officiers s’éparpillèrent.
L’amiral Faucher s’approcha de Filion.
- « Croyez-vous pouvoir lui épargner la cour martiale ? » Demande Faucher
- « Non. Ce qu’il a fait est un crime et même mon poids d’amiral ne pourra jamais en venir à bout. » Répond Filion.
Il sera destitué de StarFleet et jugé pour crime. Je vais tout faire pour réduire sa peine mais, c’est tout ce que je pourrai faire.
- « Cette foutue guerre ne s’arrêtera donc jamais ? Combien de personnes vont mourir ? Combien de personnes perdront des être chers ? Combien de personnes perdront la raison ? » Demande Faucher
- « Je ne sais pas Daniel. Mais nous sommes ceux qui doivent se tenir debout et faire savoir à l’univers qu’il y autre chose que la guerre. Et même si nous en doutons nous-mêmes parfois, il faut dire aux gens que la paix existe. » Répond Filion.
Voilà maintenant 2 jours que Filion était revenu. Il avait décidé de construire une base ici sur Iris en attendant que LYS 5 soit fonctionnel, ce qui allait sûrement prendre plusieurs mois. Il venait de terminer son quart de travail et avait laisser le commandement à l’amiral Faucher. Il était aller à bord de l’Enterprise et avait parler au capitaine Picard qui se remettait de sa transplantation. Le docteur Pulaski avait choisi de l’opérer immédiatement car l’état du capitaine était précaire. L’opération avait été un succès et le capitaine avait pu lui parler. Il avait appris que le message qui avait été envoyé par lui juste avant son accident, était un message à StarFleet HQ, faisant mention des nombreuses inconduites montrées par l’amiral Jellico. Jellico devait connaître la notoriété de Picard au sein de StarFleet HQ et avait décidé de ne pas jouer avec le feu et d’éliminer Picard. Filion ne croyait pas que Jellico aie vraiment voulu le tuer mais le résultat importait peu. C’était l’intention qui était en cause ici. D’ordinaire, lorsqu’il terminait son quart de travail, il allait s’asseoir dans les marches de l’Arboretum sur Lys 5 et observait les étoiles. Il décida donc d’aller là où le décor serait semblable. Il emprunta le couloir menant à l’air lock 2 du Québec et descendit la passerelle qui menait jusqu’en bas. Il marcha jusqu’à la plage déserte. La plupart des gens étaient couchés dans les habitations de fortune en attendant que la base terrestre soit terminée. Il marcha pendant quelques minutes. C’était la première fois depuis son arrivée qu’il avait un moment à lui.
Quarante-huit heures qu’il n’avait pas dormi. Mais il n’avait pas sommeil.
Il marcha sur le sable chaud. Le soleil venait tout juste de se coucher et il était encore chaud. Le ciel était noir bleu et le bruit des vagues résonnait un peu trop fort pour ses oreilles de Vulcain. Soudain, il aperçut un homme assis dans le sable et reconnut Joe, le grand ami de Jim. Il s’en approcha et s’assit juste à coté de lui.
Les deux hommes n’échangèrent aucun regard et pendant plusieurs minutes, ils n’échangèrent aucune parole. C’est Joe qui parla le premier.
- « Jim vous admirait beaucoup vous savez ? » Dit Joe
- « Ce n’est pas moi qu’il admirait mais ça… » Répond Filion.
Filion pointa le doigt sur son communicateur.
- « Non, vous vous trompez. Jim avait eu affaire à plusieurs officiers de haut commandement dans sa vie mais jamais il me parlait d’eux comme il me parlait de vous. Vous étiez celui qui lui avait donner une nouvelle raison de vivre. Un nouvel objectif là où il croyait s’être enlisé dans la routine. Vous étiez son modèle. »
- « Jim n’avait pas besoin de modèle. Il en savait trop sur la vie pour avoir besoin d’un modèle. »
Pendant quelques secondes de silence, seules les vagues continuaient d’étouffer les cris de douleur du cœur des deux hommes assis sur la plage.
- « Jim m’a dit un jour que vous ne voyiez pas les étoiles comme nous. Pour vous, elles n’étaient pas toutes blanches. De quelles couleurs les voyez-vous ? » Demande Joe
Filion regarda le ciel dégagé de Iris III. Les milliers d’étoiles scintillaient dans le ciel et disparaissaient là où la lumière d’un soleil déjà couché traînait encore.
- « Chacune des étoiles que vous voyez a une histoire. Certaines sont rouges, d’autres oranges, certaines bleues et d’autres blanches mais, elles ont toutes une histoire à nous raconter. C’est pour ça que je suis entré dans StarFleet, pour connaître l’histoire de chacune d’elle. Pour savoir s’il en existe une comme celle où je suis né. S’il y en a une plus rouge, qui connaît les peines et les joies que j’ai connues. S’il y en a une, toute blanche, qui ne connaît pas les peines que j’ai connues et s’il y en a une à qui je pourrais dire que les peines qu’elle connaît vont un jour s’effacer d’elles-mêmes. Chacune de ces étoiles peut nous apprendre ce que nous ignorons. Chacune de ces étoiles peut nous anéantir du jour au lendemain. Certaines étoiles peuvent m’apporter la liberté et d’autres n’attendent que moi pour les libérer… La couleur des étoiles n’est relative qu’aux yeux de celui qui les regarde. » Répond Filion.
Un autre silence.
- « Est-ce que c’est ce qui vous permet de vous accrocher à la vie ? » Demande Joe
- « Vous voyez cette étoile là… Au milieu du cercle d’étoiles plus pâles ? » Demande Filion à sont tour.
- « Oui. » Répond Joe
- « Et bien c’est la prochaine histoire que je veux connaître. Cette étoile a une histoire passionnante à me dévoiler et j’ai envie de connaître si les habitants d’une des planètes autour de cette étoile vivent comme moi. Ont-il découvert le secret de la vie ? Et tant que je ne l’aurai pas visité, je me lèverai chaque matin. » Dit Filion.
- « Et quand vous l’aurez visité ? » Demande Joe
- « Il y aura toujours une étoile qui m’appellera. Certaines seront rouge foncé, d’autres d’un blanc fabuleux. Mais leur histoire sera toujours aussi passionnante. » Répond Filion.
Joe regarda le ciel un long moment.
- « Moi je ne vois pas les étoiles comme vous. Elles sont toutes beiges et elles ne m’appellent pas… » Dit Joe
- « Mais qu’est-ce qui vous pousse à vous lever à tous les matins ? » Demande Filion.
- « Il n’y a pas si longtemps, c’était deux personnes. C’était mes étoiles à moi. Elles me racontaient des histoires et j’en découvrais un peu plus sur elles à chaque jour. Elles avaient plusieurs couleurs dépendant de la journée. Mais aujourd’hui, mes étoiles se sont éteintes. » Joe
Filion regardait l’horizon. Il se demandait si l’eau qu’il voyait était celle de la mer ou celle dans ses yeux.
- « Aujourd’hui, je me suis levé parce que je voulais vérifier quelque chose que Jim m’a dit peu de temps avant qu’il meure. » Dit Joe
Filion laissa une larme parcourir sa joue. Il ne dit rien et attendit que Joe lui dévoile son secret.
- « Il m’a dit que l’on devait vivre pour ne pas que le souvenir d’une personne meurt. Que nous étions les seuls à pouvoir empêcher que cette personne ne meurt réellement, et que si nous mourions, que son souvenir disparaîtrait à jamais. » Dit Joe
Un autre silence.
- « Et je crois que vous venez de comprendre que ce qu’il vous a dit était vrai ? » Demande Filion.
- « Pourquoi dites-vous cela ? » Demande Joe
- « Parce que malgré toutes les choses qui viennent d’arriver, malgré toutes les attaques que nous avons subies et malgré tous les malheurs qui nous affligent en ce moment, malgré tout ça… Vous venez de le faire vivre dans mon cœur… » Répond Filion.
Filion regarda l’océan devant lui et sentit que les vagues s’adoucissaient. Des reflets bleus parcouraient le dessus des vagues. Bleu.
Filion se leva et secoua le sable qui avait collé sur son uniforme et tapa sur son communicateur.
- « Filion à Patriote. » Dit Filion.
- « Oui amiral ? »
- « Est-ce que le commander Bluie est à bord ? »
- « Affirmatif Amiral. »
- « Très bien… Un à téléporter. »
- « Amiral ? » Demande Joe
- « Hum ? »
- « Vous croyez qu’un jour, les étoiles seront toutes blanches, immaculées… Toutes pareilles ? »
- « J’espère que non, sinon, je n’aurais plus envie de me lever le matin. »
- « Je crois que Jim avait raison sur plus de points. Vous êtes vraiment un homme à connaître… »
Filion sourit à Joe. Pendant un court instant, il avait vu de la vie dans les yeux de l’homme.
- « Patriote… Énergie… »

F I N

* * * * *

Épilogue I

L’amiral Filion venait de terminer une discussion avec l’amirauté de StarFleet sur le compte rendu des derniers événements. StarFleet semblait extrêmement contrarié par les nombreux dégâts faits à la station et à la flotte. Filion avait dû faire les frais de l’amiral Nakayev qui ne semblait pas porter Filion dans son coeur. Il fallait bien quelqu’un pour remplacer Jellico ! Il avait reçu les nouvelles classes de vaisseau qui allaient être remises aux capitaines qui avaient perdu leur vaisseau et il allait leur apprendre la bonne nouvelle dans 3 heures. Chacun des capitaines avait une classe de vaisseau appartenant à LYS 5 et avait l'autorisation de l'équiper à leur guise.
L’amiral Filion avait réussi à obtenir de StarFleet Command que le commodore ne soit pas emprisonné dans un brig mais qu’il soit détenu dans ses quartiers. Le dossier du Commodore était assez étoffé et Filion appréhendait la cour martiale qui allait débuter dans quelques jours. Les nombreux risques que le commodore avait pris avaient coûté plusieurs vaisseaux à LYS 5 mais il s’en était toujours tiré parce que son action avait permis de résoudre une situation désespérée.
Suite aux accusations portées contre Jellico et aux nombreuses preuves le rendant coupable de plusieurs chefs d’accusation, les funérailles officielles avaient été annulées et des funérailles civiles seraient tenues.
Jellico n’était plus amiral.
Filion avait finalement réussi à convaincre StarFleet de garder la station LYS 5. Mais StarFleet voulait absolument établir la base officielle de commandement de LYS 5 sur la planète IRIS III. StarFleet voyait la reconstruction de l’anneau d’habitation comme étant trop ardue et en temps de guerre, les énergies devaient être mises sur la reconstitution de la flotte. La Fédération avait perdu plus de 200 vaisseaux depuis 10 ans, suite aux nombreuses attaques des Jem’hadars et aux deux attaques des Borgs. L’établissement d’une station sur IRIS III était beaucoup moins ardue. Cependant, Lys 5 allait être rénové et deviendrait le ship yard de LYS 5, en plus d’être le centre des opérations spatiales.
Filion marchait tranquillement sur la plage de IRIS. Ils avaient décidé d’établir le «Village de Lys» adjacent à cette plage. La vue et l’atmosphère qui régnait sur cette planète allaient sûrement faire rougir les vacanciers de Risa. Iris III était composé à 95% d’eau. Il possédait donc un seul et unique continent d’une grosseur légèrement plus petit que le pays de l’Australie sur Terre. Ce continent était situé directement sur l’équateur. De 5 degrés de latitude Nord au 5ieme degré de latitude sud, le soleil et le beau temps régnaient pendant 90% du temps. Au-delà de ces deux limites de longitude, les orages et les tempêtes faisaient rage.
Comme la planète était en majorité d’eau, l’équateur servait de réservoir d’eau qui s’évaporait et montait dans l’atmosphère pour former des nuages qui explosaient au large. Une énorme barrière de corail protégeait le seul continent des puissantes vagues qui surplombaient le large. Des vagues de plus de 100 mètres pouvaient apparaître au large mais venaient se briser sur la barrière de coraux laissant près de 10 kilomètres de mer calme jusqu’à la plage de IRIS. Le décor était magnifique et ressemblait aux plages qui existaient dans les pays du sud, sur Terre. Le sable était d’un blanc immaculé parsemé de résidus de corail bleu. Ça lui donnait une légère teinte de bleu qui caractérisait la plage de IRIS III et qui en faisait déjà sa beauté et sa réputation. Les arbres qui ressemblaient à des palmiers étaient géants et pouvaient atteindre plus d’une cinquantaine de mètres.
Filion se retourna et par-dessus la cime des arbres, on pouvait apercevoir la seule et unique chaîne de montagnes qui traversait le continent. Il n’y avait aucun arbre géant qui y poussait, c’était plutôt des arbres nains qui avaient une couleur plutôt rouge, étalés sur des montagnes couvertes de gazon d’un vert éclatant.
Le contraste entre le blanc bleuté de la plage et le rouge des arbres sur un fond vert était, pour un Humain, d’une beauté très particulière. Les explorations géologiques allaient bon train et on finirait par tout savoir sur cette planète dans très peu de temps.
Mais le point culminant était la chute inverse qui avait court dans les montagnes. Ce phénomène était encore mal compris. L’eau d’une chute située au Nord du Village de Lys, tombait dans une petite rivière tropicale et les petites gouttelettes d’eau qui émanaient du remous au pied de la chute, remontaient le long de la chute et donnait une impression que la chute ne tombait pas mais remontait. Les premières analyses avaient démontré que le phénomène de condensation de cette planète était très particulier et qu’il devait expliquer cette chute plutôt particulière.
- « Amiral Filion… »
Filion reconnu instantanément cette voix et se retourna avec un sourire.
- « Kozar ! Heureux de vous revoir. »
- « J’ai été faire mon rapport au haut conseil Klingon et je voulais venir vous en parler personnellement. »
- « Merci, c’est apprécié. »
- « Le Conseil désapprouve le geste que vous avez posé en laissant partir T’Rul mais pour tout le reste, est assez satisfait avec notre performance. »
- « Je m’en doutais. Le capitaine Picard m’a assuré qu’il parlerait à Gowron et qu’il leur expliquerait que Shanor et T’Rul étaient des rebelles au sein même du Romulan Star Empire. »
- « Et votre main ? » Demande Kozar
Filion regarda sa main artificielle qui avait dû être refaite et la montra à Kozar.
- « Comme neuve. Mais j’ai perdu plus de 25% de sensibilité. » Répond Filion.
- « Je suis revenu pour vous apprendre à vous battre amiral. Un programme holodeck nous attend sur le Québek. Vous me l’avez promis ! »
- « Absolument Kozar. J'ai une réunion avec tous les officiers de LYS 5 dans 3 heures mais une petite séance de formation ne me fera pas de tort. Je vous suis. »
Filion suivit le Klingon à l’intérieur. Tellement de gens étaient morts dans cette mission qu’il se réjouissait de voir que la guerre ne faisait pas que détruire des vies mais pouvait aussi faire naître des amitiés entre deux races diamétralement opposées en terme de mode de vie.

Épilogue II

L'amiral Faucher était à bord de sa navette et faisait son tour d'inspection des vaisseaux. Il venait de passer le Patriote qui avait encore un énorme trou sur le coté. On avait retiré le vaisseau du Dominion pour une inspection en règle. Il arrivait devant un vaisseau de classe Indépendance. Sur la nacelle arrière, on pouvait lire Uss Kodiak et sur la coupole du devant, on pouvait lire Uss Grizzly. Faucher regardait maintenant la station où il allait vivre dorénavant. Le Dominion avait fait des ravages mais ils allaient s'en sortir. Jamais la flotte n'avait subi d'aussi grands dommages. Mais jamais Lys 5 n'avait réussi à éliminer leur ennemi juré.
C'était signe de temps de paix à venir. Du moins, il l'espérait. Il mit le cap sur Iris III où il avait convié les autres officiers.
L'amiral Filion regardait les derniers rapports de pertes de StarFleet. Selon les derniers rapports, StarFleet avait stoppé leur avance et était au point neutre depuis quelques temps. Étrangement, la fermeture du wormhole avait eu un effet négatif sur les forces de la Fédération. Filion ne connaissait pas assez le sujet pour pouvoir s'en faire une idée. C'est un point à la fin du rapport qui l'attira.
Le capitaine benjamin Sisko a été victime d'une tentative d’assassinat. Les détails sont à venir. Le capitaine Sisko est sur pied et s'est très bien remis de ses blessures.
Filion ne pouvait que faire un lien direct avec cet événement et le rapport de Toll et Motab sur ce qu'ils avaient découvert sur l'ordinateur de Cardassia Prime. Il y avait trois missions indiquées dans les ordinateurs. L'une d'elles était celle de LYS 5, l'autre était inconnue et la dernière concernait l'assassinat d'un capitaine de StarFleet sur Terre. Peut-être que cet événement n'avait aucun rapport avec ça mais...
Il reposa le PADD des pertes pour reprendre au autre PADD tout aussi déplaisant. StarFleet avait envoyé un ordre direct et convoqué le Commodore Esclamadon sur Terre pour passer en cour martiale. L'amiral Filion avait tout tenté pour garder le dossier sur LYS 5 et qu'il soit jugé ici mais c'était peine perdue.
L'amiral Filion allait représenter le Commodore devant le conseil de StarFleet. C'était la première fois que Filion ne connaissait aucun membre du conseil pour une affaire qu'il défendait. Il ne pourrait donc pas user de son point fort pour influencer le jugement... sa diplomatie. Cependant, deux des membres étaient connus de l'amiral Faucher. Il allait donc accompagner les deux officiers sur Terre.
Entre temps, une autre cour martiale allait devoir prendre court. Celle du USS Bombardier. Les officiers du Bombardier allaient devoir se défendre contre les chefs d'accusation suivant.
1-Vol d’une propriété de la Fédération : le vaisseau Bombardier.
2-Vol de secrets de la Fédération :
A / Blueprints de vaisseaux
B / Nouvelles technologies développées par SFRD
3-Vol de propriété de la Fédération : Armes et Arsenal
A / Mines tactiques
B / Torpilles quantiques
C / Phasers rifles Hirogens
D / Armures Hirogens
4-Vol de propriété de la Fédération : Technologie en vrac : Bio-memetic gel
5-Disobeying a direct order from a superior officer
6-Sabotage de la propriété de la Fédération : station Lys 5
7-Ne pas se conformer aux devoirs d'un officier de StarFleet
8-Violations des protocoles d’une station StarFleet
A / Sortie d'un docking station.
9-Mettre en danger la sécurité de son équipage
10-Mettre en danger d’autres officiers de la Fédération : Enterprise-E
11-Tentative de vente de biens de la Fédération à une civilisation non-alignée ou hostile à la UFP qui pourrait servir à des fins militaires
A / Bio-memetic Gel
B / Blueprints de vaisseaux
C / Nouvelles technologies développées par SFRD
D / Manuels techniques d’ingénierie de la Fédération
E / Informations tactiques sur les positions de vaisseaux de la flotte de la Fédération
12-Assasinat de 48 officiers Cardassians
13-Menacer un officier de StarFleet
A / Voir Style libre sur comment Toll veut faire sauter la porte du docking bay de Lys5...
B / Voir Style libre écrit par FCpt Malette, Ss-Lt M.Landor, LtCmdr Toll
14-Contrebande
15-Planifier d’utiliser un bouclier occulteur en directe violation du traité D'Algeron
Ce n'était pas rose. Surtout pour monsieur Toll. Filion déposa son PADD et regarda les bonnes nouvelles à l'écran. StarFleet avait accepté de mettre le USS Chinook en service immédiatement. Il devait arriver sous peu. Ce vaisseau était un vaisseau d'exploration pouvant être associé au porte-avions du 20ième siècle.
C'était un énorme vaisseau qui allait pouvoir aider LYS 5 à se protéger et rebâtir sa station. Il était le bienvenu.
Filion déposa un Padd de plus sur la pile qu'il avait. Il regarda par la fenêtre de son nouveau bureau où il voyait, non pas les étoiles mais, la plage de Iris III surplombée d'un magnifique soleil. Décidément, il avait besoin de vacances. Le grade qu'il avait reçu hier et qu'il portait à son cou semblait avoir alourdit son col.
- « Faucher à Amiral Filion ! »
- « Filion écoute ? »
- « Monsieur, tout le monde est arrivé. »
- « Merci, j'arrive. »
Filion se leva, replaça son uniforme et sortit à l'extérieur. Il traversa le jardin déjà fleuri que les nouveaux habitants du Village de Lys avaient fait. Il arriva au carrefour où tous les officiers de Lys 5 l'attendaient. Il avait décidé de faire cette réunion ici, simplement pour rendre la chose un peu plus relaxe. Chose qu'il n'avait jamais senti mieux qu'aujourd'hui.

* * * * *

- « Bonjour à tous. Je ne m'éterniserai pas. Cette réunion concerne la reconstruction de la flotte. » Dit Filion.
Comme vous le savez la liste des vaisseaux endommagés ou détruits est longue. Commençons par ceux qui sont détruits : USS ÉPERVIER - USS POLARIS - USS HARFANG - USS SOLYSTAIRE - USS ANTARCTICA - USS AURORE
Voici donc les nouveaux vaisseaux pour remplacer ces pertes. L'Épervier restera un classe Epsilon. Son crew reste le même et pourra rééquiper le vaisseau à son goût.
Le USS POLARIS... reste également un classe Polaris, vous avouerez que c'est logique. CEPENDANT, son équipage ne serait pas nécessairement le même. Je suis en attente d'une confirmation de StarFleet pour une nouvelle modification d'une classe de notre flotte. Aucune nouvelle classe ne sera amenée mais une classe pourrait se voir modifiée... mais j'attends.
Le USS HARFANG ne sera pas remis dans l'espace. Son écrasement sur Iris III l'a extrêmement endommagé et sa remise en service serait un effort encore plus grand que d'en bâtir un nouveau. J'aimerais cependant vous dire que le Harfang restera sur Iris III et ne sera pas démantelé. Il servira de musée et de salle de récréation.
Nous allons remettre certains systèmes en ligne, comme les holoponts et autres choses du genre et rassembler tous les souvenirs de l'histoire de LYS 5 pour les mettre à l'intérieur du Harfang.
Le Solystaire sera rebâti mais ne sera pas affecter à aucun crew.
Pour ce qui est de l'Antartica, il n'a pas été détruit mais nous n'avons d'autre choix que de le retirer du service vu les nombreux dégâts faits à un vaisseau déjà très vieux. L'Antartica A sera un vaisseau de classe Québek. Il reviendra à monsieur Royal et son équipe d'équiper ce vaisseau.
L'USS Aurore restera un vaisseau de classe Harfang.
Le Grizzly et le Kodiak quant à eux se verront donner leur section manquante et feront l’objet d'un refit.
Tous les autres vaisseaux ont été endommagés de façon assez importante et se verront redonner un refit majeur.
Le Nautilus prendra du service et sera un vaisseau à part entière dans la flotte. Il sera rempli par des cadets qui sortiront bientôt de l'Académie. Le capitaine de ce vaisseau sera bientôt nommé.
Veuillez également compter l'USS SansPeur parmi notre flotte. Son capitaine sera nommé sous peu.
Je demande donc à chaque capitaine, de REFAIRE les données techniques de leur vaisseau. Vous avez la permission de tout vider dans votre vaisseau pour le rééquiper à votre guise. Vous aurez la prochaine semaine pour faire ça. Discutez avec vos officiers pour ce faire.
Le capitaine Ranni validera vos designs. Pourquoi monsieur Ranni, tout simplement parce qu'il vient d'être nommé officier commandant du SRFD. Son second sera monsieur Motab qui l'aidera de très près. Veuillez faire parvenir les détails techniques de vos vaisseaux en respectant les feuilles de spécifications données pour chaque classe.
En terminant, un sujet un peu moins gai. Les officiers ayant pris part à la mutinerie du USS Bombardier seront jugés en cour martiale. Je me suis vu donner le mandat de tenir cette cour martiale ici même sur IRIS III. Pour ce faire, je vais devoir nommer deux avocats de la défense qui représenteront les officiers du Bombardier et deux avocats de la couronne qui représenteront les intérêts de StarFleet. De plus, un juge sera nommé. Pour ce qui est des avocats, il n'y a aucune limite quant au rang des officiers pouvant faire application. Cependant, chaque avocat devra prendre son rôle au sérieux. Que vous soyez d'un coté comme de l'autre, vous devez faire votre travail. Oubliez les amis. Pour ce qui est du juge, vous devez avoir un rang de Capitaine ou plus. Faites parvenir vos candidatures au Fleet Captain Malette qui me fera un rapport final dans 4 jours. Je prendrai donc ma décision et les cour martiales commenceront vers lundi.
Voilà. Je vous souhaite une bonne reconstruction. Longue vie et prospérité.
Des applaudissements nourris éclatèrent et Filion quitta la foule pour se réfugier dans son bureau. Les officiers qui le connaissaient vraiment s'étaient sûrement aperçus que Filion était très fatigué. En temps normal, il serait rester avec ses officiers mais là, il n’avait pas la force. Soudain, on cogna à la porte.
- « Enter... » Dit Filion.
Un klingon entra et se regarda l'amiral.
- « Prêt pour une autre leçon ? » Demande Kozar
- « Désolé monsieur Kozar, je ne suis pas certain de pouvoir être un adversaire de votre force aujourd'hui. » Répond Filion.
- « Je m'en doutais... J'ai amené quelqu'un pour vous stimuler. »
La belle andorienne entra dans le bureau de l'amiral. Elle était superbe.
- « Bonjour ! Kozar m'a invité pour un petit entraînement.»
- « Et pour avoir combattu miss Bluie ce matin, je peux vous dire que ça pourrait vous réveiller. »
Filion regarda la belle Andorienne. Elle était fabuleuse. Depuis son retour, ils ne s'étaient vus qu'un seul soir. Les nombreux blessés laissés par la guerre donnaient de l'ouvrage à Bluie et à Filion pour des raisons totalement différentes et leur emploi du temps était très chargé. Filion avait remarqué que sa peau ne changeait plus de couleur depuis quelques temps. Est-ce que le sort que lui avait jeter Q avait disparu ?
Quoi qu'il en soit, il devait expliquer le tout à Bluie avant qu'elle ne se pose elle-même la question.
- « Bon d'accord... Je veux bien essayer. » Dit Filion.
- « Voilà qui est bien parlé. » Dit Kozar.
Filion sortit et vit le commodore Alyécha passer en courant vers l'infirmerie.
- « Que se passe-t-il ? » Demande Filion.
- « Winnie va accoucher. » Répond Alyécha
Le commodore ne s'arrêta pas et entra dans l'infirmerie.
- « Je croyais qu'elle avait perdu son enfant ? » Demande Filion.
- « L'un des enfants oui... Mais elle attendait des jumeaux. Ils ont décidé de mettre l'autre au monde quand même.» Répond Bluie
- « Quand même ? » Demande Kozar
- « Oui, nous avons décelé des traces d'une maladie très rare qui affecte les globules blancs du sang et qui rend le système immunitaire très fragile. Ce qui pourrait faire de l'enfant un enfant qui résiste très mal au maladie, à tel point qu'un vaccin pourrait la rendre malade. C’est un double problème dont nous ne connaissons pas le remède.» Répond Bluie
- « Je ne comprendrai jamais les Humains. » Dit Kozar.
- « Pourquoi donc ? C'est le droit de mettre au monde un enfant.» Dit Bluie
- « Voyez-vous Bluie, les Klingons vont se tuer plutôt que de vivre avec une infirmité qui pourrait les rendre moins efficace au combat. Alors, n'allez pas leur demander de mettre au monde un enfant étant déjà désavantagé au point de départ. » Dit Filion.
Bluie nota. Filion jugea qu'elle savait déjà tout cela et ne voulait pas s'aventurer sur un terrain dangereux avant de confronter le Klingon. Ils entrèrent dans l'holodeck du Québek qui était toujours à terre et Kozar rappela un décor Klingon. Filion avait énormément appris lors de ses séances avec Kozar et son habilité au combat s'était énormément améliorée. Il était loin d'être capable de rivaliser avec le Klingon mais pouvait néanmoins lui donner du fil à retordre. Particulièrement sur cette planète où la gravité était un peu plus légère que sur Terre et surtout que sur Vulcain. Il regarda Bluie engager un combat avec le Klingon et fut surpris de l'agilité et la force avec lesquelles l'Andorienne combattait. Les Andoriens étaient des combattants de nature mais jamais il n'aurait cru qu'ils pouvaient être aussi efficaces.
- « Allez Amiral... Venez...» Dit Bluie
Filion prit son arme, une sorte de bat'leth modifié pour son corps et engagea un combat contre son amoureuse. Le combat dura beaucoup plus longtemps que Bluie pouvait s'y attendre. Le Vulcain utilisait toute sa force, qui était supérieure à celle de l'Andorienne. Mais au bout du compte, l'Andorienne eut le dessus. Au moment où il était à terre, son combadge sonna.
- « Amiral Faucher à amiral Filion ! » Dit Faucher
- « Oui amiral ? » Demande Filion.
- « Nous avons un petit problème sur la station LYS 5. Pourriez-vous venir jeter un coup d’oeil ? » Demande Faucher à son tour
- « C’est si important ? »
- « Oui ! »
- « Très bien. »
Filion se releva et regarda ses deux compagnons d'armes.
- « Vous deux continuez... »
Filion sortit sans autre cérémonie et rendu dehors, il déposa son arme sur le bord de la porte de l'holodeck.

* * * * *

Il regarda ses mains qui étaient bleues. Il se tourna vers le panneau le plus proche et le ferma. Il se regarda dans le reflet noir et vit qu'il avait une teinte de bleu dans son visage. Il était heureux de voir que sa passion pour Bluie n'avait pas disparue. Puis, il fut troublé par une phrase qu'il n'avait pas encore oubliée et qui le hantait encore.
Cette phrase avait été dite par Shanor. « Savez combien la perte du seul être que l’on aime dans l’univers peu détruire une personne ? Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que j’ai pu souffrir ? Elle est morte. »
Cet homme était mort et avait tué tant de personnes tout simplement parce qu'il avait aimé une femme au point d'en devenir fou. C'était la principale raison qui avait poussé les Vulcains à laisser tomber leurs sentiments. Ce genre de sentiment incontrôlable qui pouvait mener un individu ou un peuple au pire désastre. Et il savait qu'entant qu'amateur dans le domaine des sentiments, qu'il n'était jamais à l'abri de ça...
Jamais... Puis, sa peau reprit sa couleur naturelle.
- « Lys 5… Un à téléporter... Énergie... »

Épilogue III

Bien qu’il savait que la station était entre bonnes mains avec le commodore Manseau, Filion se sentait quelque peu coupable de quitter LYS 5 en pleine reconstruction. Mais la vie d’un de ses meilleurs officiers allait se jouer ici, sur Terre et il devait être là pour le défendre. La navette, conduit par l’amiral Faucher, descendait dans l’atmosphère de la Terre et dans quelques minutes, on pourrait voir San Francisco et son pont légendaire.
- « Il y avait longtemps que je n’avais pas conduit une navette en conditions atmosphériques… J’étais le meilleur de ma promotion dans le temps. J’étais le seul à pouvoir passer entre les câbles et le pylône numéro 2 du Golden Gate. Ça m’a valu plus d’une réprimande mais j’avais une réputation à garder. Filion regarda les contrôles et vit que Faucher voulait préserver sa réputation. » Dit Faucher
- « Si j’étais toi, je ne ferais pas ça…. » Dit Filion.
- « Que veux-tu qu’ils fassent, m’enlever mon grade d’amiral ? »
- « On n’a pas besoin de mauvaise publicité au niveau du conseil. »
- « Bon d’accord… Je ne le ferai pas… C’est bien pour toi Éric. »
- « Si tu ne le fais pas… Je serai très déçu. » Dit Esclamadon
Filion regarda les deux hommes d’un regard désapprobateur et les deux officiers se regardèrent d’un sourire complice. C’était la première fois depuis longtemps qu’il n’avait pas vu le commodore sourire. Mais ce fut de courte durée. La tristesse qui pesait sur lui était beaucoup plus forte que n’importe quoi d’autre. Nul doute que StarFleet le ferait évaluer par un conseiller et peut-être que celui-ci pourrait l’aider.
Faucher se posa sans cascade sur le terrain de StarFleet Command. Lorsque la porte s’ouvrit, Filion sentit l’odeur particulière de la Terre. Chaque planète avait son odeur, comme chaque maison avait son odeur.
Celle de la Terre n’était pas particulièrement désagréable mais n’était pas parmi les planètes les moins odorantes. Filion regarda le paysage qu’il avait admiré pendant plusieurs années alors qu’il était tuteur à l’Académie. Un jeune cadet prit soin de souhaiter la bienvenue aux trois officiers et deux gardes de sécurité étaient présents pour amener le commodore Esclamadon dans le quartier de détention.
- « Je vais le reconduire moi même, merci. » Dit Faucher
- « Désolé Amiral, mais nos ordres sont clairs. Nous devons amener le commodore en cellule. » Dit le garde de sécurité
- « Vous voyez ceci, dit Faucher en pointant les plots d’amiral sur son cou, et bien elles vous disent que je vais m’en occuper… »
- « Sans vouloir vous offenser Amiral, celui qui m’a donné l’ordre d ’incarcérer le commodore avait deux plots de plus que vous et une de plus que l’amiral Filion. »
Les deux amiraux se regardèrent.
- « Il semblerait que nous partons avec une longueur en moins. » Dit Filion.
- « En effet… Et qui est cet amiral ? » Demande Faucher
- « Contre-Amiral Tecra, le nouvel amiral en charge des opérations sur Terre. » Répond le garde.
- « Hum, j’ai entendu parler de lui. Un stratège de haut niveau. Il a été nommé à ce poste pour protéger la Terre contre une possible invasion des Jem’hadars. Un homme très doué et très à cheval sur les principes. En fait, ce n’est pas un homme, c’est un Andorien. » Dit Filion.
- « Et bien, ça vous changera pas trop. Tâchez de ne pas bleuir devant lui… » Dit Faucher
Faucher remarqua instantanément que sa blague n’avait pas passé. À bien y repenser, Faucher n’avait pas vu l’amiral Filion aller voir Bluie, une seule fois depuis son retour sur LYS 5. Faucher repoussa ses interrogations du revers de la main. Ce n’était pas ses oignons. Si Filion avait voulu en parler il l’aurait fait.
- « Laissez ces gentils jeunes hommes m’indiquer l’emplacement de mes quartiers amiral. Les cellules de StarFleet Command ne doivent pas être pires que ceux de Lys 5. » Dit Esclamadon
- « Très bien, nous allons rencontrer l’Amiral Tecra et nous allons tâcher de vous faire sortir de là. » Dit Filion.
- « Je vous fais confiance. »
Les deux gardes de sécurité partirent avec Esclamadon tandis qu’une autre navette se posait juste à coté de la leur.
- « Pardonnez-moi… »
Filion se retira du chemin qu’il occupait entièrement avec Faucher, pour laisser passer un homme qu’il reconnut instantanément malgré le fait qu’il ne portait pas l’uniforme de StarFleet.
- « Capitaine Sisko ! » Dit Filion.
- « Oui ? … Amiral ? » Demande Sisko
- « … Filion, Commandant de LYS 5… »
- « Monsieur Filion, heureux de vous rencontrer. J’ai entendu dire que vous avez repoussé avec succès une attaque de 250 chasseurs Jem’hadars… »
- « Les rumeurs semblent toujours vouloir exagérer les choses. En fait, il y en avait environs 70 mais ils utilisaient une nouvelle technologie qui les faisait paraître comme étant le double du nombre. »
- « Néanmoins, je vous félicite. C’est une grande victoire. J’espère que l’envoie du Defiant a pu vous aider… Bien que je n’étais pas sur DS9, j’en ai entendu parler. »
- « Oui, monsieur Worf a défendu Lys 5 avec honneur. J’ai entendu parler de votre tentative d’assassinat ? » Demande Filion.
- « Ho ce n’est rien… C’est déjà oublié. Pardonnez-moi, je dois vous quitter. Une affaire urgente à régler… » Répond Sisko
- « Heureux de vous avoir rencontré. Lorsque les réparations seront terminées sur LYS 5, nous vous inviterons. »
- « Ce sera avec plaisir que j’accepterai. »
L’homme continua son chemin en compagnie de ce qui devait être son fils et un homme plus âgé. Ils montèrent à bord de la navette qui s’éleva doucement.
- « Je croyais qu’il avait démissionné de StarFleet ? » Demande Faucher
- « Pas du tout. Il a décidé de prendre des vacances suite à la mort d’un de ses officiers. Mais je n’en sais pas plus. C’est Monsieur Worf qui m’en a parlé juste avant de repartir. » Répond Filion.
- « Amiral Filion ? »
Filion se retourna pour voir un homme dans une chaise anti-grav qui s’approchait de lui, accompagné d’une jolie jeune femme de StarFleet. L’homme semblait très vieux mais il portait à son poignet un insigne d'Amiral appartenant aux uniformes en vigueur il y avait une cinquantaine d’années. Filion devina que cette personne était à la retraite.
- « Oui, je suis l’amiral Filion… Que puis-je pour vous ? »
- « Je suis l'Amiral Filion… »
Filion éleva son sourcil et resta silencieux pendant quelques instants.
- « J’imagine que le fait que vous ayez le même nom que moi n’est pas un hasard ? » Demande Filion.
- « En effet. Je suis ce qu’on pourrait appeler (Toussotement) votre grand-père. Je m’appelle Sinai Filion. Jacob, votre père, était mon fils. »
Daniel Filion regarda l’homme devant lui. Il devait bien être âgé de 130. Il savait que son grand-père avait fait parti des hauts gradés de StarFleet mais rien de plus. Son père lui en avait parlé quelques fois mais Daniel le croyait mort depuis longtemps.
- « Tu dois te demander comment…(Toussotement) Comment il se fait que tu n’as jamais entendu parler de moi ? Et bien, disons que moi et ton père… N’étions pas les meilleurs amis du monde. Quand il a choisi de marier ta mère, j’étais en total désaccord avec lui. Il avait déjà une fille et étant humaine, elle n’aurait jamais survécu à l’éducation stricte des Vulcains, car ton père voulait l’amener là-bas. »
- « Ma demi-soeur Shaelle ? » Demande Filion.
- « Oui et… (Toussotement)… » Répond Sinai
- « Ho là un instant… Faudrait m’expliquer… » Dit Faucher
- « Tu te souviens du commodore Shaelle Filion que l’Indépendance avait repêché lors de la mission Voyager ? Et bien, elle était issue du premier mariage de mon père. Moi je suis issue du second mariage. » Dit Filion.
Faucher tenta de remettre de l’ordre dans ces paroles tandis que les deux Filion continuaient.
- « Ton père a pris la décision de partir rejoindre ta mère et moi je me suis battu pour avoir la garde de Shaelle car j’étais certain qu’elle serait malheureuse si jamais ton père l’amenait sur Vulcain. KHE KHE… Chose que j’ai obtenue. Ton père m’en a toujours voulu pour ça. Nous ne nous sommes jamais reparler. » Dit Sinai
- « Ça explique pourquoi je ne savais pas que j’avais une demi-soeur et pourquoi je ne connaissais pas mon grand-père… » Dit Filion.
- « Aujourd’hui, j’ai 124 ans… J’ai été nommé amiral lors de ta naissance en 2300 à l’âge de 50 ans. Je me suis retiré de l’Amirauté 30 ans plus tard à l’âge de 80 ans mais, j’ai toujours été présent sur les terrains de StarFleet. StarFleet, c’était toute ma vie et j’ai décidé d’y mourir… (Toussotement)… Chose qui ne devrait pas tarder. »
- « Pourquoi ne pas avoir essayé d’entrer en contact avec moi avant ? » Demande Filion.
- « Ton père ne m’a jamais dit que j’avais un petit-fils. Je l’ai appris lorsque Shaelle est morte. » Répond Sinai
Comme j’ai plusieurs relations ici, j’ai réussi à mettre la main sur les rapports d’enquête de la mort de Shaelle et j’ai découvert qu’elle avait réussi à faire le lien entre elle et toi.
- « J’aimerais beaucoup que vous me parliez de mon père. »
- « Volontiers mais, auparavant, nous avons des choses plus importantes à parler. »
- « Ah ? »
- « Je suis vieux et plusieurs personnes pensent que je suis sénile. Chose que je ne rebute pas à 100%… (Toussotement). Mais comme je fais parti des meubles, j’entends des choses que bien des gens n’entendent pas. »
- « Je vous écoute. »
- « La mort de Jellico a eu des répercussions jusqu’ici… Et je suis ici pour vous mettre en garde de surveiller vos arrières, Amiral Filion… »
- « Pardon ? » Demande Filion.
- « Jellico était un con et ça tout le monde ici le savait. Alors expliquez-moi pourquoi il avait été assigné à la garde d’un secteur aussi important que le vôtre… KEH KHE… Certaines personnes ont sauté très haut dans les airs en apprenant son assassinat, et certaines personnes se demandent ce qu’il a bien pu raconter avant de mourir… Et ce qu’il a pu raconter semble être très dangereux… » Répond Sinai
- « De quoi parlez-vous ? ».
- « (Toussotement)… Je suis peut-être vieux mais je sais reconnaître quand les choses ne fonctionnent pas rondement. J’étais ici pour tous les grands événements. J’étais ici quand le probe est venu menacer la Terre… J’étais ici pour accueillir le Capitaine Kirk quand il a sauvé la Terre… J’étais ici quand la Fédération est revenue avec le traiter de paix signé entre la Fédération et les Klingons. J’étais ici pour le lancement du quatrième Enterprise…. J’étais ici quand le Capitaine Picard a démasqué l’invasion d’une espèce qui avait prit le contrôle de StarFleet. J’étais ici quand les Jem’hadars ont donné la frousse à tout le monde et que la loi martiale a été instaurée. J’étais ici quand le cube borg a menacé de faire sauter la Terre la première fois… Et j’étais ici la seconde fois aussi… Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir ce qui doit s’y passer et croyez-moi (Toussotement)… Ça ne se passe pas comme ça devrait se passer aujourd’hui… Et vous êtes la cause de tout ça… (Toussotement) (Toussotement) … Par conséquent… TU es la cible… »
Filion regarda le veille homme. Il se doutait qu’avec ce que Jellico lui avait dit, que son séjour sur Terre serait en partie désigné à enquêter sur qui pouvait avoir tiré les ficelles qui animaient Jellico. Mais jamais il n’aurait cru que tout ceci avait une telle importance.

Épilogue IV

L'amiral Filion sorti de la salle d'audience suivit de Faucher et d'Esclamadon. Le jury s'était retiré pour prendre leur décision sur Monsieur Esclamadon. Ils allaient devoir patienter le temps qu'il faudrait. Le vieil Amiral Sinai Filion attendait à l'extérieur et s'approcha de Filion.
- « Daniel, viens ici, je dois te parler en privé. » Dit Sinai
Filion fut surprit de l'air de familiarité qu'avait prit le vieil amiral mais il n'en fit pas un cas. Il le suivit dans un coin reculé.
- « Écoute-moi bien mon grand. Il y a quelque chose de pas normal qui se trame ici. J'ai demandé à plusieurs amis hauts gradés ce qu'ils pensaient de ton plaidoyer et j'ai eu plusieurs feed-back comme quoi ton plaidoyer ne changerait plus grand chose maintenant. » Dit Sinai
- « Maintenant que quoi ? »
- « Quelque chose s'est produit ces derniers jours mais je ne sais pas quoi. L'attitude des gens qui m'entourent semble avoir changé. Il faut dire que j'ai posé beaucoup de questions sur la cause qui nous intéresse. J'ai peut-être fait lever un lapin. »
Filion regardait son grand-père et ce dernier semblait s'amuser. Sa vie avait dû être très plate durant les dernières années et depuis l'arrivée de l'amiral Filion, il pouvait enfin servir à quelque chose.
- « Et vous avez une idée sur qui est ce lapin ? » Demande Filion.
- « Non... Mais je suis certain que tu déranges des personnes. J'en étais persuadé avant que tu arrives... J'en suis encore plus certain aujourd'hui. » Répond Sinai
- « Merci... Je vais y voir. »
Les deux hommes revinrent auprès de Faucher et Esclamadon.
- « Amiral Faucher, vous allez immédiatement me faire un listing des déplacements et des rencontres des juges de la cour martiale dans les deux derniers jours et me les amener au plus vite. » Dit Filion.
- « Les déplacements ? » Demande Faucher
- « Il semblerait que le Fleet Amiral Filion a fait lever un Lapin et que l'hésitation qui enveloppait les juges face au Commodore n'existe plus. Je veux savoir qui a rencontré qui et comment. » Répond Filion.
- « Ça va être difficile... »
- « Fait-le ! »
- « Bien » Dit Faucher
Faucher sortit de l'établissement et Filion se retourna vers Esclamadon.
- « Écoute-moi bien Éric... Je vais tout faire en mon pouvoir pour... »
- « Amiral... Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez mais ça m'importe plus maintenant. J'ai réfléchi et maintenant que ma petite fille et mes enfants ne sont plus là je... »
- « LA COURS REPREND SÉANCE... VEUILLEZ VOUS PRÉSENTER. » Annonce l'huissier
Les deux hommes se regardèrent.
- « Déjà ? » S'étonne Filion.
- « Ça ne peut signifier qu'une chose... » Dit Sinai
- « Allez... Venez qu'on en finisse. » Dit Esclamadon
- « Moi je préfère attendre ici. » Dit Sinai
- « D'accord... Nous allons revenir. » Dit Filion.
L'amiral et Esclamadon prirent place devant et les juges arrivèrent et s'installèrent devant leur bureau respectif. Ils demandèrent que tout le monde reste debout puis le juge en chef prit la parole.
- « Nous avons pris notre décision à l'unanimité. » Dit le juge
Le juge fit une pose et regarda le commodore.
- « Nous avons pu voir que le commodore Esclamadon est un officier très impulsif. Heureusement pour lui, les choix impulsifs qu'il a faits dans sa vie lui ont été souvent favorables et très rarement défavorables. C’est ce qui lui a permis de devenir Commodore. Peut-être que si la vie avait été un peu plus dure avec lui et lui avait donné autant de moments défavorables dans la vie, qu'il aurait été en mesure de comprendre qu'il n'était pas convenable pour un officier de haut rang de fonctionner par impulsion. Même si l'amiral Filion a tenté de nous démontrer que les impulsions du Commodore étaient calculées, nous croyons que c'est la chance qui a permis au commodore de s'en tirer jusqu'ici. Le nombre de vaisseaux et d'accidents où le commodore Esclamadon était impliqué ou en était la cause démontre sans nul doute ce fait. Mais ceci n’est pas la raison principale impliquée dans notre décision. Le fait est que monsieur Esclamadon a tué un être humain en toute connaissance de cause et ce devant témoin. Il l'a fait en ayant un habit de StarFleet sur le dos et utilisant les outils que StarFleet lui avait donné. La défense a tenté de nous démontrer que les actions posées par l'amiral Jellico étaient extrémistes et qu'elles étaient la cause de ce débordement d'agressivité chez le commodore mais si la Fédération répondait toujours de cette manière face à nos ennemis ou aux autres races qui nous menace constamment, nous serions constamment en guerre. Au contraire, StarFleet est une organisation qui prône la tolérance et la compréhension et la résolution de conflit par la non-violence. Voilà donc pourquoi nous reconnaissons, le Commodore Éric Esclamadon coupable des accusations de bris de promesse à son allégeance à StarFleet et d'avoir contrevenu à plus de 10 règlements qu'il devait honorer en tant qu’officier de StarFleet et à 10 autres règlements concernant son devoir en tant qu'officier. Voilà pourquoi nous devons retirer le grade de Commodore à Monsieur Esclamadon et le renvoyer de StarFleet sans aucun espoir de retour. »
La foule présente murmura pendant un long moment et le juge laissa la foule se calmer. Filion était déçu de cette décision mais pas surpris. Lui et Éric savaient très bien que c'était l'hypothèse la plus plausible. Mais ce qui suivit surprit Filion au plus haut point.
- « Nous considérons monsieur Esclamadon comme étant un danger pour la vie des citoyens la Fédération. À plusieurs reprises, il a démontré que s'il était poussé à l’extrême, qu'il pouvait faire des choses qui mettraient en danger la vie des gens à l’entoure de lui. De plus, monsieur Esclamadon a tué. Tuer est un crime qui doit être répondu. Il a tué à l'intérieur de ses fonctions alors qu'il devait montrer l'exemple. Madame le procureur, McAlys, nous a démontrés clairement que le commodore Esclamadon était même considéré comme un héros par plusieurs officiers Sur LYS 5. Et bien, comme les héros sont des exemples pour tous, nous allons devoir faire un exemple de vous, monsieur Esclamadon. La violence n'existe pas sur Terre et nous ne pouvons prendre de chance qu'un individu considéré comme un héros contamine les autres. Monsieur Esclamadon, vous êtes condamné à passé les 10 prochaines années dans une colonie pénale en Nouvelle Zélande avec réévaluation après 5 ans. Cette décision est finale et sans appel. LA SÉANCE EST LEVÉE. »
La foule se leva et certains protestèrent. Deux gardes de StarFleet virent chercher Esclamadon et lui retirèrent son combadge et lui passèrent les menottes. Les juges se retirèrent. L'amiral Filion regarda le Commodore Esclamadon qui ne semblait pas comprendre. Il s'attendait à ne plus faire partie de StarFleet et Filion savait qu'il en avait fait son deuil et qu'il planifiait son avenir sans StarFleet mais là il semblait perdu, totalement perdu. Filion ne savait pas quoi dire et il le regarda quitter la salle escorté par les gardes.
- « Amiral ? » Demande Mcalys
Filion se retourna et vit le procureur.
- « Je voulais juste vous dire que je n'ai jamais fait une telle requête... Ce n'est pas mon initiative.
- « Merci Capitaine... J’apprécie. » Dit Filion.
- « Merci Amiral. » Dit Mcalys
Filion ramassa ses effets personnels et sortit de la salle d’audience. Il chercha pour l'amiral Faucher ou Sinai mais aucun des deux n'étaient présent. Il se sentit seul au monde mais il savait, qu'en ce moment, que Esclamadon était encore plus seul que lui.

Épilogue V

Bluie ferma le terminal. Elle était dans sa chambre dans la maison familiale sur Andor. Le Capitaine Malette lui avait laissé une journée de repos pendant qu'on réparait le Patriote. Elle regarda sa robe de Passo-Doble étendue sur son lit.
Elle l'avait sortie de ses bagages pour en caresser le doux tissu, toucher la longue rangée de petits boutons dans le dos et se remémorer tout l'amour que Daniel lui avait donné au clair d'Iris III en cette nuit merveilleuse, leur première nuit d'amour. Bluie n'était pas masochiste, au contraire. En ce moment, le contact de cette robe la réconfortait comme lors d'un deuil, la présence d'un objet significatif pour le disparu.
Mais ce message... Était-ce possible ? Les émotions se firent la lutte dans son coeur déchiré entre la peine qui la submergeait depuis 2 semaines, et cet espoir présent depuis 2 minutes. Mais, ce feu consumait peu à peu la peine. Son instinct lui disait de ne pas céder à l'espoir, une deuxième descente dans l'enfer de l'abandon serait atroce. Comme un plongeur qui hésite à sauter ne sachant pas la profondeur de l'eau, elle était au bord du précipice. Effacer ce message ?
Le message lui parvenait de StarFleet Intelligence. Un agent lui avait communiqué qu'ils croyaient que l'amiral était un Changeling et les preuves qu'il apportait étaient très plausible. Filion n'avait pas mis les pieds sur LYS5 depuis sa rénovation pour éviter les détecteurs de Changeling, Il avait mis un terme à leur relation très abruptement car un Changeling peut prendre la forme d'une personne mais pas connaître les détails d'une vie privée et une maîtresse devenait une menace pour lui. D'autres indices venaient supporter cette hypothèse. Selon les renseignements de StarFleet Intelligence, Jellico n'avait pas été affecté à Lys 5 par hasard. Il y avait un plus gros complot qui provenait de StarFleet HQ lui-même.
Maintenant, cet agent de SFI voulait la rencontrer dans le hangar à cargo d'un supply ship qui allait accoster sur LYS 5 demain. Comme elle était celle qui pouvait le plus logiquement s'en approcher sans soupçon, il avait une mission pour elle et le commodore Alyécha. Mais auparavant elle devait s’assurer que Alyécha n'était pas un Changeling.
Il était vrai que l'amiral Filion avait été tellement ferme dans sa décision de l'éloigner de sa vie. Même après que plusieurs aient défié et décortiqué ses arguments jusqu'à ce qu'ils ne tiennent plus, il persistait encore dans sa ligne de pensée. Peut-être n'était-ce pas Daniel ? Daniel lui aurait-il dit de sang-froid, d'aller donner son amour à d'autres, lui qui ressentait de la jalousie ? Ce serait-il détaché de ses émotions à ce point tout en ayant peur de ne pas les contrôler tellement ils étaient intenses ? Il y avait une contradiction à la base de son raisonnement. Alors donc, était-il possible que ces deux dernières semaines n'aient été qu'un cauchemar ? Qu'elle pourrait le retrouver, comme avant, l'aimer... Oh il y avait si longtemps qu'elle ne l'avait tenu dans ses bras son bel amour... Mais peut-être était-ce un piège pour la Commodore Alyécha et elle ? Tous connaissaient sa vulnérabilité en ce moment. D'un autre côté, si Daniel était prisonnier, où était-il ? Souffrait-il ?
Peu à peu, sans qu'elle ne s'en aperçoive, elle plongeait. Malgré toute la douleur qui était venue de Filion, elle l'aimait et espérait encore. La sécurité de Lys 5 et l'avenir de DS9 étaient importants certes, mais étant Andorienne, la famille, le Clan et l'amour passaient avant tout. Et Daniel faisait maintenant partie de cet ensemble primordial. Pour sa race, se donner à quelqu'un voulait dire l'inclure dans sa vie. Les Andoriens, malgré leur habitude de se marier à 4, ne seraient jamais libertins comme les Humains. Pour un Vulcain aussi, se donner comme Daniel l'avait fait, indiquait un profond engagement. Avec elle, il avait découvert quelque chose de plus fort qu'un lien. C'est ce raisonnement qui la fit basculer et faire confiance à ce message. Non, cet homme qui la rejetait n'était pas Son Daniel ! Avec la joie que cette certitude lui apportait, et une ardeur à voler à son secours semblable à celle qu'elle avait démontrée lorsque Daniel avait été enlevé par Q, elle communiqua avec Miss Alyécha pour lui faire passer son examen médical annuel et alla voir comment progressaient les réparations du Patriote, voulant être au rendez-vous de demain soir au Air Lock 1 de Lys 5.
Si c'était impossible de quitter à bord du vaisseau, elle trouverait une excuse et emprunterait un runabout Andorien.
Le Patriote n'était pas prêt à reprendre du service. Par contre, le Capitaine Malette, son CO et ami personnel, ne lui avait posé aucune question lorsqu'il lui avait donné la permission de retourner sur Lys 5 jusqu'à ce qu'une mission leur soit assignée, pourvu qu'elle reprenne son poste de FO à temps. Il avait ajouté un chaleureux « Bonne chance Cmdr » en lui serrant la main, se doutant bien que l'Amiral Filion avait quelque chose à avoir avec ce départ précipité.
Sur Lys 5, elle put voir que les travaux de rénovation avaient remis la station à neuf. Ses quartiers étaient maintenant très modernes et un grand tapis aux fibres très douces avait été installé dans sa chambre.
Lorsqu'elle gagna le salon, son coeur fit un saut dans sa poitrine. La grande fenêtre... De tendres souvenirs resurgissaient.
Puis elle la vit, pauvre petite Sabréa, seule dans son coin, miaulant doucement. Elle la prit dans ses bras, la cajolant.
- « Chère Sabréa, toi, ta vie n'est pas compliquée, en autant que tu aies de quoi manger, un toit et de l'amour... Tu sais, je t'envie... Tu sais ma jolie, je vais te ramener ton maître et nous serons ensemble, comme avant, tu verras...» Dit Bluie
Elle lui donna une généreuse portion de festin marin et remplit son écuelle d'eau fraîche. Pour sa part, elle se commanda une petite salade et se dit que quand Daniel serait de retour, il y aurait des mollusques géants sautés dans le beurre rambolien. Quand il serait là.
Le Commodore Alyécha arriva à l'infirmerie, à l'heure pour son examen annuel, le regard courroucé.
- « Dr Bluie, que signifie cette requête ? Vous savez que je suis très occupée en ce moment avec tous les nouveaux cadets et que mon examen médical ne doit pas avoir lieu avant 2 mois. J'espère que vous me dérangez pour une bonne raison ! »
- « Assoyez-vous Commodore. La raison pour laquelle je vous ai convoquée est très simple. Nous procédons à une étude sur l'impact du stress auquel les hauts gradés sont soumis sur la numération globulaire. Si les différences sont significatives avec le groupe témoin...»
- « Ça va, ça va... Je connais les implications... En fait de candidate stressée, je suis un excellent choix. »
Elle lui fit un clin d’oeil en retroussant sa manche et Bluie procéda au prélèvement sanguin. Elle mis ensuite l'échantillon dans le tomodensitomètre, les résultats correspondaient à ceux indiqués dans le dossier de la Commodore, elle n'était pas un Changeling et son sang ne s'était pas transformer en forme gluante.
- « Venez avec moi Commodore.» Dit Bluie
- « Pourquoi faites-vous tant de mystères, les résultats sont alarmants ? » Demande Alyécha
- « Non, non il ne s'agit pas du test, tout est normal. Vous allez comprendre.»
Elles pénétrèrent dans le petit bureau connexe à la salle d’examen et Bluie ouvrant le terminal, fit lire le message du LtCmdr Mignault de StarFleet Intelligence à la Commodore.
- « AH BIEN, J'AURAI TOUT VU !!! Mais Cmdr, si c'est vrai, alors... » S'étonne Alyécha
- « Oui, je vais retrouver Mon Daniel !» Répond Bluie avec un grand sourire
Elle trépignait de joie.
- « Ça explique tout ! L'amiral Filion qui était si heureux avec vous, changer comme ça pour une raison hypothétique... Vous savez, mon mari et lui sont de grands amis, Filion lui a fait des confidences sur votre amour. »
Bluie devint plus foncée.
- « Allons, ne faites pas cette tête là ! Nous sommes entre adultes. » Continue Alyécha
- « C'est que sur Andor, on ne parle pas beaucoup de ses détails intimes. Mais parlant de l'amiral Faucher, il ne doit aucunement être informé de ce qui se passe. S'il n'était pas qui il semble être ? » Demande Bluie
Ce fut au tour de la Commodore de rougir songeant à ce que son mari et elle avaient fait la veille.
- « Hum. Hum... Et si c'était un piège ? » Demande Alyécha à son tour.
- « J'y ai songé. Par contre, si c'est vrai, il en va de la sécurité de Lys 5 et de DS9. »
- « Et de la vie de l'amiral Filion. »
- « En effet... Alors ? » Demande Bluie
- « On se voit ce soir au Air Lock 1 à 0800 hrs piles » Répond Alyécha
À l'heure convenue, elles se rencontrèrent dans le turbolift menant aux hangar à cargos. Bluie avait apporté un petit scanneur portatif pour le test sanguin. Un genre de hypo qui donnait une lecture assez fiable mais moins détaillée que celle donnée par l'appareil de l'infirmerie. Elle était nerveuse et pensait à Daniel. La Commodore était calme en apparence, comme à son habitude et Bluie enviait sa capacité d'être si discrète.
Elle prit une grande respiration quand les portes du turbolift s'ouvrirent. Alyécha sortit de son sac médical un hypo rempli de sédatif et elles arpentèrent l'endroit qui était presque désert à cette heure. Quelques préposés à l'entretien les saluèrent au passage puis vis-à-vis le Air Lock 1, un homme qu'elles ne connaissaient pas les approcha.
- « Commander, bienvenue sur le Konica... Commodore ! » Dit Mignault
- « Merci... » Répond Bluie
- « Si vous permettez monsieur Mignault ? » Demande Alyécha
Alyécha montra un appareil de test sanguin et l'officier de StarFleet Intelligence comprit.
- « Sage précaution... Bien sûr, allez-y... »
Il tendis le bras. Bluie fut surpris de la vivacité d'esprit du Commodore qui demanda de faire la prise de sang sur la jambe. Elle savait que si cet homme était un Changeling, qu'il se doutait bien qu'elle voudrait faire ce test et il aurait pu trafiquer son bras pour que le test soit négatif.
- « Merci Monsieur Mignault... Vous n'êtes pas un Changeling... »
- « Bon parfait... Maintenant, venez avec moi. »
Les deux femmes suivirent l'homme qui les amena dans des quartiers d'officiers.
Il sortit une mallette de StarFleet et tendit un appareil au commander Bluie.
- « Voilà, c'est un appareil qui fera perdre la forme à un Changeling et il prendra une forme liquide. Comme vous voyez, c’est assez volumineux mais il va falloir que vous puissiez approcher de Filion à moins de 4 pieds avec cet appareil pour pouvoir l’attraper. »
- « Hum... Je crois pouvoir faire ça ! »
- « Voilà un HypoShoot. Avec ce hypospray, vous pouvez envoyer administrer une piqûre à quelqu'un d'une distance de 5 pieds. Je vous en donne chacun un et vous pourrez vous en servir en cas de problème. »
Mignault sortit les deux HypoShoot et les tendit aux deux femmes mais au moment où Alyécha allait prendre le HypoShoot, elle vit la main de Mignault se tendre et entendit un petit bruit sec provenant du HypoShoot. Au même moment, elle sentit une piqûre au niveau de son cou et elle eut juste le temps de se retourner pour voir que Bluie était déjà tombée par terre.
- « Désolé Commodore... »
Puis plus rien...
Lorsque Bluie se réveilla, elle était étendue sur une couchette dans des quartiers. Alyécha était déjà debout.
Leurs communicateurs avaient été retirés.
- « Que se passe-t-il ? » Demande Bluie
- « Je ne sais pas, personne n'est venu nous voir. D'après la vibration, je crois que nous sommes à bord d'un vaisseau en vitesse de distortion. » Répond Alyécha
- « C'était un piège ? »
- « Ça en à tout l'air. »
Soudain, la porte s'ouvrit et deux personnes armées entrèrent. Leur race était inconnue à Bluie et à Alyécha.
Puis, le soit disant lieutenant commander Mignault entra, lui aussi pointant une arme vers les deux femmes.
- « Mesdames ! Désolé pour le sédatif mais, c'est quand même mieux que de vous avoir assommé non ? »
- « Maintenant si vous nous expliquiez Commander ? » Demande Alyécha
- « Je crains de vous décevoir. Je ne suis pas Lieutenant Commander... Je suis en fait Capitaine. Et vous... êtes une nécessité. Votre sécurité dépendra de Monsieur Faucher et de Monsieur Filion. » Répond Mignault
- « Vous voulez dire que votre histoire de Changeling n'était pas vraie ? » Demande Bluie
- « Désolé Miss Bluie. Nous savions que vous étiez émotionnellement fragile et que la possibilité de voir l'amiral Filion revenir était trop forte et que vous alliez tomber dans le panneau. Et non, l'amiral Filion n'est pas un Changeling. Mais je peux apaiser vos douleurs émotionnelles sur un fait. Filion est, quoi qu'il en pense, encore amoureux de vous et nous allons jouer sur ce terrain pour arriver à le coincer... Et VOUS êtes la clef de ce plan. »
- « Vous allez faire chanter Filion avec notre capture... » Dit Alyécha
- « Hé oui ! »
- « Pourquoi avoir capturé le commodore ? » Demande Bluie
- « Parce que si Filion se défile et qu'il laisse le commandement de la station à Faucher, notre plan ne sera pas à l'eau, nous allons jouer la même partie mais avec des joueurs différents. »
- « Il y a une faille à votre plan... Si Filion se fiche de Bluie et que Faucher décide de me sacrifier pour ne pas que votre plan fonctionne ? » Demande Alyécha
- « Alors vous mourrez pour prouvez que nous ne jouons pas et la prochaine fois, ils seront un peu plus à l'écoute. »
- « Quel est votre but ? » Demande Bluie
- « Ha... Que de questions. Je vais vous laisser. Vous serez bien traitée et si vous avez besoin de quoi que ce soit demandez-le par l'intercom là. Tant que Filion et Faucher coopéreront, vous serez dans un hôtel 5 étoiles ici. » Répond Mignault
Mignault et ses deux gardes sortirent et au moment où la porte allait se refermer, Mignault se retourna.
- « Ho ! A propos. Nous sommes sur un vaisseau qui compte un équipage de plus de 250 personnes, toutes armées... Et aucune navette n’est présente à bord... Alors même si vous réussissiez à vous enfuir de votre cabine, vous ne pourriez pas allez bien loin, et vos conditions de détention se détérioreraient de façon dramatique. »
La porte se referma. Les deux femmes se regardèrent, impuissantes.

* * * * *

Sur IRIS III, Filion regardait les derniers rapports de réparation de LYS 5. Tout allait bon train. L'USS-Chinook allait prendre le départ bientôt pour sa première mission. Cet énorme vaisseau était majestueux et Filion enviait le commodore Lamarche d'en être le capitaine. Puis il regarda l'Académie. Il y avait eu quelques problèmes avec des cadets. Il ouvrit une communication avec le centre Blizzard et monsieur Chunax répondit que le commodore ne s'était pas rapporter à son poste ce matin. Il vérifia avec l'Indépendance... Même réponse.
- « Filion pour Amiral Faucher. » Dit Filion.
- « Oui Monsieur ? »
- « Je cherche votre femme... Et je ne la trouve nul part. Est-ce qu'elle est en vacances ou avec vous ? »
- « Je ne l'ai pas vu depuis hier Monsieur ! Je croyais qu'elle était sur l'Indépendance. »
- « Non... »
- « Je vais vérifier... Je vous rappelle. »
- « Merci. »
L'amiral regarda partout à l’entoure de lui et vit que Sabréa n'était plus là.
- « Ordinateur, localisation de Sabréa ? » Ordonne Filion.
- « Sabréa n'est plus sur IRIS III. Elle a été téléportée sur LYS 5. »
- « Sur ordre de qui ? »
- « StarFleet Intelligence Agent, Lieutenant commander Mignault. »
- « Qui ? »
- « StarFleet Int... »
- « Ça va... Ça va... J'ai compris... Lys 5, ici l'amiral Filion, pouvez-vous me donner accès à vos transporteurs ? » Ordonne Filion.
- « Affirmatif Monsieur. » Répond Simard
Filion se dirigea vers la console qui se trouvait dans le coin de ses appartements et localisa la chatte dans les quartiers de Bluie. Depuis sa dernière escapade, Filion lui avait implenté un identificateur pour pouvoir la localiser plus facilement.
- « Mais qu'est-ce que tu fais là ? ... Ordinateur, est-ce que le Patriote est de retour sur LYS 5 ? » Dit Filion.
- « L'USS-Patriote est toujours dans le secteur d'Andor. »
- « Est-ce que le Commander Bluie est de retour ? »
- « Le commander Bluie est revenue à 04.00. »
- « Elle est tellement désespérée qu'elle a enlevé Sabréa pour me voir... »
Filion n'en pouvait plus de ce mal qui le tenaillait. Il croyait qu'avec le temps, il aurait pu oublier Bluie mais tout le monde n'arrêtait pas de venir lui dire qu'il faisait la plus grosse erreur de sa vie et il commençait à croire que c'était vrai. Certes, il avait peu mais ce n'était pas la première motivation. Il commençait à se demander si la logique qui le poussait à ne plus vouloir voir Bluie n'était pas faussée par ses sentiments. Ça devenait très difficile de pouvoir gérer logique et sentiment en même temps. Peut-être que Bluie avait raison... Peut-être qu'il fuyait quelque chose qu'il ne connaissait pas.
- « Faucher à Amiral Filion, » Dit Faucher
- « Filion écoute ! »
- « Monsieur, il y a quelque chose d'étrange. L'ordinateur de LYS 5 confirme que le Commodore Alyécha a quitté LYS 5 hier à 08,20. Cela correspond avec le départ du Konica. »
- « Venez me voir monsieur Faucher. »
Quelques secondes plus tard, l'amiral Faucher se matérialisait au milieu des appartements de Filion.
- « C'est louche. » Dit Faucher
- « Sabréa a été transportée par un dénommé Mignault de SFI, dans les appartements de Bluie. » Dit Filion.
- « Ordinateur, localisation du Commander Bluie ? »
- « Le commander Bluie à quitté la station à 08.20. »
- « Mais qu'est-ce qu'elles mijotent toutes les deux ? » Demande Faucher
- « Message sécurisé de StarFleet Intelligence... Priorité 1 » Annonce l'ordinateur.
- « Ouverture, autorisation Filion Oméga 4 »
Le visage d'un homme apparu portant un uniforme de StarFleet.
- « Amiral Filion... HA ! Je vois que monsieur Faucher est avec vous... Tant mieux... Ce que j'ai à vous dire concerne vous deux. » Dit Mignault
- « Vous êtes ? » Demande Filion.
- « Ça n'importe pas beaucoup à la situation. J'ai en ma possession le Commodore Alyécha et le Commander Bluie qui sont détenues dans mes quartiers. Pour l'instant, elles sont traitées aux petits oignons mais leur état de santé va dépendre de vous. »
Filion et Faucher furent tellement surpris qu'ils ne parlèrent pas.
- « StarFleet HQ va vous envoyer une assignation à vous monsieur Filion. Ils vont vous assigner sur l'USS-Enterprise E pour une mission diplomatique. Nous savons qu'en temps normal vous refuseriez cette offre mais tout ce que je vous demande, c'est de l'accepter et Bluie et Alyécha seront de retour sur LYS 5, dans le temps de le dire... Quant à vous monsieur Faucher... Vous prenez le commandement de LYS 5 et vous faites ce que vous avez toujours fait. »
- « Vous ne pourrez pas vous en tirer... Ce que vous faites va mettre tout StarFleet Headquarter en alerte. »
- « Monsieur Filion, si j'étais vous, je n’essaierais d'avertir quelqu'un à StarFleet Headquarter. »
Vous ne savez pas sur qui vous pourriez tomber et si vous tomber sur les mauvaises personnes, je vais tuer une des deux officières en ma possession en guise d'avertissement. Vous n'êtes pas de taille à combattre...
Faites ce qu'on vous dit et tout se passera bien... Ho ! Et si vous aviez l'intention de mettre votre flotte à mes trousses, les conséquences pourraient être très fâcheuses pour mes voyageuses... Au revoir.
L'écran devint noir. Filion se tourna vers Faucher et les deux ne purent qu'échanger un regard de terreur.

* * * * *

Filion arpentait ses appartements de long en large. Cette habitude était très inhabituelle pour un Vulcain. Le vieil Amiral Sinai était assis dans son fauteuil non loin de là et le regardait.
- « Ton père aussi faisait ça… » Dit Sinai
- « Quoi ? » Demande Filion.
- « Marcher quand il avait des ennuis. »
Filion s’arrêta.
- « Tu l’aimes n’est-ce pas ? » Demande Sinai
- « Je n’en suis pas certain. Enfin, oui je l’aime… Mais même si tout le monde me dit que je pourrais contrôler mes sentiments et mes émotions, je ne suis pas certain d’être prêt pour le grand amour… » Répond Filion.
- « J’avoue que pour un Vulcain, tu arpentes la pièce de façon très impatiente… »
- « Est-ce vrai le mythe de l’amiral célibataire, ayant à choisir entre StarFleet et l’amour ? »
- « Oui. »
Filion s’arrêta et regarda le vieil homme
- « Oui… » Dit Filion.
- « Enfin, c’est comme tu veux. Les meilleurs amiraux que j’ai connus dans ma vie étaient célibataires et les pires étaient mariés. C’est une constante que j’ai pu observer et j’en suis la preuve vivante… Je n’ai pas été un très bon amiral car, j’aimais ta grand-mère. Un bon amiral est capable de sacrifier tout pour StarFleet tandis qu’un amiral marié doit penser à sa famille qui est constamment menacée. » Répond Sinai
- « Comme aujourd’hui avec Bluie… »
- « Oui… »
Sur ce, Faucher entra.
- « Nous l’avons localisé. Il est dans le secteur de Rodana. Le transport est bien le Konica. » Dit Faucher
- « Parfait… Prends ça… » Dit Filion.
Filion tendit un phaser à Faucher.
- « Vous n’aller tout de même pas faire ça ? » Demande Sinai
- « Je ne vois aucun autre moyen logique de gagner dans cette situation. » Répond Filion.
- « Vous aller attaquer ce transporter à deux ? » Demande Sinai
- « Non… Nous y allons à 3. » Répond Kozar.
Le klingon venait d’entrer.
- « Kozar ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Et tu ne sais même pas pourquoi… » Demande Filion.
- « Je n’ai pas besoin de raison pour aller combattre un ennemi. Je le fais car je suis Klingon et que j’ai de la loyauté envers vous amiral. »
- « Et moi aussi. ! »
- « Capitaine Malette… »
- « Capitaine de la flotte… ! »
Filion avait remarqué que Malette utilisait toujours « flotte » malgré la coutume qui voulait qu’on ne dise que le Capitaine.
- « Comment saviez-vous ? » Demande Filion.
- « J’ai détecté des résidus de tachyon. Mon équipage est très perspicace vous savez… ! Nous nous sommes approchés de la source et le Défiant a dû s’identifier avant que nous lui tirions dessus et il nous a informés de la nature secrète de cette mission. Ceci combiné au fait que Bluie et Alyécha sont absentes pour des raisons obscures… Je crois que vous allez avoir besoin de moi… Mon équipage a été laissé dans l’ignorance de cette mission… » Répond Malette
- « C’est une mission qui ne concerne que moi et l’amiral Faucher… »
- « À moins que vous ne vouliez discuter de ça en tête-à-tête, moi je viens. » Dit Kozar.
- « Bluie est comme ma fille… Alors... ! » Dit Malette
Filion regarda tout le monde et compris qu’il ne pourrait insister.
- « Bon très bien… DEFIANT, 4 à téléporter. » Ordonne Filion.
Le Capitaine Sisko avait rendu un service à l’amiral en prêtant le Défiant sans son équipage habituelle. Seul le commander Worf était présent et il avait délaissé la chaise de commandement pour aller prendre la station tactique qu’il avait spécifiquement demandée à l’amiral. Filion pensa qu’il avait un faible pour cette station, à en voir son insistance. Worf et Kozar parlèrent durant tout le voyage en Klingon tandis que Filion expliquait à Malette les détails de l’opération. Quelques heures plus tard, le Défiant était en vue du transport.
- « Vitesse d'impulsion... Situation… » Ordonne Filion.
- « Les boucliers du vaisseau ennemi sont abaissés » Répond Worf
- « Parfait, nous allons pouvoir l’aborder par surprise… Approchez-vous le plus près possible. »
Filion avait demandé le Défiant pour une raison très précise : le bouclier occulteur. Et ce qu’il avait espéré ce produisait à l’instant. Il allait pouvoir aborder le vaisseau sans devoir engager le Défiant dans un combat qui aurait pu endommager le transport et risquer de blesser ou tuer les otages.
- « Signe de vie Andorian et Bajoran… » Dit Filion.
- « Nous y allons, phaser sur anesthésie… » Dit Faucher
- « M. Worf, j'ai besoin que vous restiez ici pour vous occuper du Défiant au cas où… » Dit Filion.
- « Très bien, je vais vous attendre, mais je préférerais vous accompagner. »
- « Bon on ne perd pas de temps… On localise Bluie et Alyécha et on beam ici le plus vite possible… » Ordonne Filion.
- « Ne croyez-vous pas que nous devrions faire une évaluation de la situation un peu plus profonde ? ! » Demande Malette
- « On n’a pas le temps… Aussitôt que leurs informateurs vont leur avoir dit que nous avons quitter Lys 5, ils vont savoir que nous sommes ici… » Répond Filion.
- « Peut-être que personne ne s’est aperçu de notre départ et nous… ! »
- « Monsieur Malette, êtes-vous venu ici pour critiquer mon plan d’action ou pour nous aider ? »
Malette regarda Filion dans les yeux. Jamais il n’avait été témoin d’une telle attitude de la part du Vulcain.
Jamais il ne parlait sur ce ton à un de ses officiers. Jamais. La situation le rendait très agressif et il était certain que Bluie y était pour quelque chose. Il décida de ne pas insister et prit place sur le transporteur. Les quatre officiers grimpèrent sur un pad du transporteur et réapparurent dans un couloir du transport.

* * * * *

- « Tricordeur... Vite… Ils ne mettront pas trop de temps à nous identifier. » Ordonne Filion.
- « Je les ai… Un niveau plus bas, section 4. » Répond Faucher
- « Allons-y ! »
- « Derrière vous ATTENTION ! » Crie Kozar
Une salve de phaser fut échangée mais les matelots de ce vaisseau n’était vraisemblablement pas des gens habitués au combat et les trois gardes s’écroulèrent dans la minute suivante.
- « VITE ! » Crie Filion.
La troupe descendit par un élévateur et traversa le couloir. L’alerte avait retenti, indiquant que leur présence avait été détectée. Ils rencontrèrent quelques gardes mais rien d’important. En quelques minutes, ils étaient dans le couloir menant à la prison des deux femmes mais en tournant le couloir Filion vit une vision d’horreur.
Un officier en habit de StarFleet tenait Alyécha par le cou et lui appliquait un phaser sur la tempe. Toute la troupe stoppa.
- « Qu’est-ce que j’avais dit amiral ? Pas de ça. .Je vais être obligé de la tuer. » Dit Mignault
- « Vous aller perdre votre monnaie d’échange si vous faites ça. » Dit Filion.
- « Et l’amiral Faucher son femme. »
- « C’est un officier de StarFleet avant tout et elle est prête à mourir pour ne pas succomber aux menaces d’un terroriste. »
Mignault était flanqué de cinq gardes et tirait encore plus sur les cheveux du commodore et cela paraissait très douloureux pour elle.
- « Vous avez fait une gaffe de trop amiral. »
Soudain, un tir de phaser traversa le couloir et vint frapper l’arme de Mignault qui vola dans les airs. Tous furent prit de surprise mais Alyécha en profita pour se défaire de l’emprise de son assaillant. Une pluie de phaser suivit la scène mais les officiers de la Fédération eurent le dessus et Mignault et ses acolytes retraitèrent.
- « Très beau tir monsieur Faucher. ! » Dit Malette
- « Merci… Là je suis dans mon élément. » Répond Faucher
- « QUI A TIRÉ ? » Demande Filion.
- « C’est moi… Il allait tirer alors j’avais la chance de l’en empêcher. »
- « LA PROCHAINE FOIS QUE QUELQU’UN DÉSOBÉIT, JE LE RENVOIE SUR LE DEFIANT… C’EST MOI QUI COMMANDE… »
Tout le monde regarda le Vulcain qui semblait hors de lui.
- « OUI MONSIEUR ! »
Filion se tourna vers le commodore Alyécha.
- « Où est Bluie ? »
- « Juste avant que vous arriviez, ils nous ont séparées… Je ne sais pas. »
- « Aller, suivons-les avant qu’ils ne tuent Bluie par vengeance. » Dit Filion.
Le groupe se mit à courir à petits pas et arriva à une intersection. Des bruits attirèrent leur attention vers la droite et ils eurent tôt fait de rejoindre Mignault qui avait mis Bluie en joue et s’en servait comme bouclier.
Il semblait avoir appris sa leçon car son phaser était dans le dos de Bluie.
- « VOUS AVEZ FAIT UNE ÉNORME ERREUR MONSIEUR FAUCHER… » Dit Mignault
- « Calmez-vous… Il y a sûrement un moyen d’arranger ça… » Dit Filion.
- « OUI ET LE MOYEN EST ASSEZ SIMPLE… »
Mignault s’éloigna un peu et leva son phaser à la tête de Bluie et tira…
Au même moment, le vaisseau fut secoué violemment et tout le monde fut projeté par terre. Filion fut le premier à se relever et vit Bluie qui était par terre avec une brûlure au dos qui semblait profonde.
- « BLUIE ! » Hurle Filion.
Elle ne répondit pas. Filion vit que Mignault se relevait et cherchait son phaser. Filion aussi avait perdu le sien dans sa chute. Il examina autour de lui et il vit le couteau klingon de Kozar. Filion se pencha et prit le couteau par la lame et sans hésiter le lança vers Mignault. Le couteau vint se planter directement dans la poitrine de ce dernier qui avait trouvé son phaser au même moment. L’impact du couteau lui fit reculer de deux pas et il échappa son phaser à nouveau. Il comprit alors qu’il ne pourrait le reprendre à temps et décida de retraiter.
Filion remarqua qu’un gaz avait envahit le couloir tandis qu’une seconde secousse surgit.
- « Monsieur, c’est sûrement du gaz de plasma. Si nous tirons du phaser, ça va faire boom ! ! » Dit Malette
- « Défiant à l'équipe de sauvetage, le transport avait levé ses boucliers, j'ai du faire feu pour les désactivés. Dois-je vous ramener à bord ? » Demande Worf
- « Pas pour l'instant. » Répond Faucher
- « TON bat’leth. » Demande Filion.
Kozar avait été projeté sur une paroi et se remettait de sa chute avec un peu de sang sur le crâne. Il entendit l’appel de Filion mais était trop sonné pour pouvoir prendre action. Alyécha s’était penchée sur Bluie et l’examinait.
- « Elle est vivante mais a des blessures internes profondes, signe qu’elle a été battue. » Dit Alyécha
- « Commodore, téléportez-vous à bord du Défiant avec elle et Kozar. » Ordonne Filion.
Filion se pencha et prit le bat’leth lui-même et partit à courir.
- « DANIEL ATTENDS. » Crie Faucher
Tandis que Faucher et Malette suivaient Filion, le commodore et ses deux blessés disparurent dans un tourbillon de molécules.
- « DANIEL… ON A PAS BESOIN DE FAIRE ÇA… Nous... »
Faucher s’aperçut que Filion ne l’écoutait même pas. Il courait et eut tôt fait de rattraper Mignault qui l’attendait avec le couteau klingon dans les mains. Il avait réussit à l’enlever. Il était avec un autre garde qui pointait nerveusement un phaser sur Filion.
- « SI VOUS TIREZ, LE GAZ QUE VOUS VOYEZ VA FAIRE EXPLOSER LE VAISSEAU. »
Le garde regarda autour de lui et comprit que c’était vrai. Filion marcha vers les deux hommes en tenant son bat’leth devant lui. Le garde se désista et partit à courir en direction opposée. Mignault se mit en garde avec le couteau. Sa blessure le faisait souffrir mais il faisait courageusement face à Filion.
Ce dernier s’en approcha et le regarda dans ses yeux. Il vit la blessure et du sang en sortait. Son hypothèse que c’était un Changeling ne tenait plus.
- « Alors Amiral… Comment on se sent célibataire ? Ou devrais-je dire veuf ? »
Filion regarda Mignault un long moment sans rien dire.
- « Le Vulcain a perdu sa langue ? »
Faucher regardait le Vulcain. Il ne semblait transparaître aucune émotion, mais pourtant seul les émotions pouvait l’empêcher d’agir maintenant. Jamais il n’avait vu le Vulcain ainsi. Il semblait être une autre personne.
Filion s’approcha de Mignault tranquillement et soudain Mignault chargea le couteau à la poitrine de Filion. Le Vulcain fit faire une toupie à son bat’leth et para le coup de Mignault qui se retrouva par terre en moins de deux. Malette fut impressionné par la manière que Filion avait manié le bat’leth… Kozar avait bien appris à Filion.
- « Vous avez déjà perdu Filion… Vous ne pouvez plus rien… Vous avez perdu votre femme et bientôt vous aller perdre votre station… »
Un tourbillon de molécule apparut et Filion vit apparaître Bluie et Alyécha. Bluie se tenait à l’épaule de Alyécha.
- « Je suis OK… Tu peux arrêter ça Daniel… Il m’a coupé les sensations sur une antenne mais c’est tout… Arrête je t’en supplie… » Dit Bluie
- « Ho, j’ai coupé les sensations… Tout comme dans le coeur de l’amiral… Le pauvre… » Dit Mignault
Filion regarda Bluie sans mettre une seule émotion dans son regard. Bluie fut abasourdie de la froideur de son visage.
- « Je n’ai pas réussi à la tuer mais là… VOUS ALLEZ TOUS MOURIR… »
Mignault sorti un phaser et arriva pour tirer. Filion fut vite comme l’éclaire Il fit faire un moulinet à son bat’leth et d’un coup franc, il coupa la main de Mignault qui tenait le phaser. Mignault recula en se tenant la main d’où le sang sortait. Filion fit un pas en avant.
- « aaaAAAAARRRRRRHHHHGGGNNN ! » Hurle Filion.
Filion fit faire un moulinet inversé et vint couper le bras droit de Mignault qui tomba à genoux. Dans le même élan, Filion fit passer son bat’leth au-dessus de sa tête pour venir l’abattre violemment sur l’épaule de Mignault. La lame du bat’leth traversa la moitié du corps pour s’arrêter sur le sternum. Mignault hurla de douleur
- « NOOOOOOONNNN ! » Crie Bluie
Filion ne s’arrêta pas là. Il retira le bat’leth qui s’était coincé dans les côtes de l’homme et se recula.
Mignault tomba sur le dos, les yeux ouverts… Encore conscient…
- « DANIEL ARRETE ! » Crie Faucher
Mais Filion était déconnecté. Il fit faire un tour complet à son bat’leth dans les airs et le planta violemment dans le coeur de Mignault. Malette entendit le bat’leth frapper la tôle du pont, indiquant qu’il avait traversé le corps au complet. Mignault rendit son dernier souffle.
Tout le monde resta un long moment sans rien dire puis Faucher accéda à un panneau de contrôle. Il accéda facilement au contrôle des armes. Comme il s’en doutait le passerelle avait été sûrement déserté et personne ne s’occupait plus que d’une chose… S’enfuir à bord des nacelles de sauvetage. Il fit une programmation rapide des phaser du transport et appuya sur son combadge…
- « DEFIANT TELEPORTATION ! » Ordonne Faucher

* * * * *

Quelques secondes plus tard, le groupe était e retour sur le Défiant.
- « Amiral, le transport nous tire dessus… » Dit Worf
- « Répliquez… » Dit Faucher
Filion était immobile au milieu du téléporteur. Il fixait le plancher. Bluie le regardait.
- « Mon amour ? »
Elle tenta de lui prendre la main mais Filion fit un geste sec pour l’en empêcher. Il savait très bien que Faucher avait fait tirer le transport sur le Défiant pour que Worf réplique et le détruise, effaçant ainsi les preuves de violence qu’avait utilisée Filion pour tuer son adverse. Ce genre d’attitude était répugné par StarFleet. Il savait très bien qu’aucun des officiers témoins, ne diraient quoi que se soit par loyauté. Mais il l’avait fait.
Il leva la tête en direction de Bluie et la regarda dans les yeux.
- « Maintenant tu sais pourquoi… Toi et moi ça ne peut pas fonctionner. Ce n’est pas de ta faute… »
Mais moi, je cours à ma perte si ça continue. Je ne sais pas comment contrôler mes émotions encore et d’ici à ce que je puisse le faire… Tu devras me laisser apprendre seul…
Bluie regarda Filion sans rien dire.
- « Monsieur Faucher, vous avez le commandement du Défiant… Ramenez-nous à la maison. » Dit Filion.
Filion sortit laissant les autres officiers avec un air surprit et interrogateur. Ils venaient de voir une facette de l’amiral qu’ils espéraient ne jamais revoir.

Épilogue VI

Les chutes inversées de IRIS III étaient devenues l'endroit favori des officiers de LYS 5, durant leur bref temps libre, pour venir lire ou simplement relaxer. L’eau de la chute située au nord du Village de Lys, tombait dans une petite rivière tropicale et les petites gouttelettes d’eau qui émanaient du remous au pied de la chute, remontaient le long de la chute et donnaient une impression que la chute ne tombait pas mais remontait. Les premières analyses avaient démontré que le phénomène de condensation de cette planète était très particulier, dû à l'énorme quantité d'eau contenue sur la planète, et que ça expliquait le phénomène. Le capitaine Glavine savourait les quelques instants qui lui restaient sur IRIS III avant de prendre le commandement de son nouveau vaisseau. Il pouvait voir au loin l'amiral Filion qui marchait en compagnie d'un officier qui n'était pas de LYS 5.
- « Quelqu'un sait qui est l'officier avec l'amiral ? » Demande Glavine
Fratchie qui se faisait tranquillement dorer au soleil un peu plus bas fut la seul à répondre à Glavine, les autres officiers semblaient trop concentrés dans leur roman ou dans leur sommeil.
- « Je crois que c’est le lieutenant-commander Agemoi... Le gars de StarFleet Intelligence qui enquête sur la mort de Jellico. »
- « Il est encore ici lui ? ... Enfin, il n'aura pas fait beaucoup de bruit avec son enquête. »
- « C'est un homme très discret capitaine, c'est pour ça qu'il est dans SFI. » Dit Sinai
Glavine leva la tête et vit le grand-père de l'amiral descendre du ciel dans son fauteuil anti-grav.
- « Amiral... » Dit Glavine
- « Tututut... Y'a trop longtemps de ça... Appelez-moi Sinai... »
Le vieil homme se posa non loin de Glavine.
- « C’est bien beau ici mais ça bouffe ma batterie de voler à une telle hauteur, pis ça me donne le mal de l'air... »
Le vieil homme rit de sa propre blague et Glavine l'encouragea d'un rire discret.
- « Tiens, voilà la cavalerie qui arrive... » Ajoute-t-il
Glavine leva la tête pour voir l'amiral Faucher accompagné du capitaine Picard, qui se dirigeaient vers Filion et Agemoi.
- « Si vous voulez m'excuser les enfants... Je crois que je vais utiliser l' « Amiral » que vous avez utilisé tantôt pour pouvoir m'insérer dans la discussion qui va suivre... Au revoir... »
Sinai traversa le petit ruisseau à une hauteur raisonnable et arriva quelques secondes avant Faucher et Picard auprès de Filion. Les salutations habituelles se firent et Filion regarda Picard
- « Sinai, j'étais en train de demander à l'amiral, pourquoi il avait cet insigne au poignet droit et il m'a expliqué que c'était votre insigne d'Amiral d’antan. » Dit Agemoi
- « C'est pour qu'il se rappelle qu'il y a toujours plus haut que lui et d'être prudent, ces gens-là ne sont pas toujours aussi intelligents et responsables que l'on peut croire... Tu dois en savoir quelque chose, non ? » Demande Sinai
- « Moi j'en sais quelque chose... » Répond Picard
Picard avait un sourire éloquent de sa dernière mission dans le visage.
- « Et bien capitaine, il semblerait que vous ayez ébranlé quelque certitude au sein du GQG avec votre intervention dans le Briar Patch. » Dit Filion.
- « HA oui ! » Dit Picard
- « Le Lieutenant Agemoi a été rappelé sur Terre... Son enquête ici est terminée. » Dit Filion.
- « Lieutenant ? » Demande Faucher
- « Son Enquête ? » Demande Picard
- « Le lieutenant-commander devait enquêter sur nous en rapport à la mort de l'amiral Jellico. » Dit Filion.
StarFleet croyait en une préméditation et un complot de notre part. Puis soudainement, StarFleet se ravise.
- « On m'a demandé un rapport préliminaire et ce dernier a à peine eu le temps de parvenir sur Terre que mon ordre de rapatriement était envoyé, accompagné d'une rétrogradation au rang de lieutenant. »
- « Que disait votre rapport ? » Dit Faucher
- « Je ne peux pas vous dévoiler tous les résultats préliminaires d'enquête, mais j'ai dit qu'à première vue, rien ne permettait de penser que le commodore Esclamadon faisait parti d'un complot pour tuer l'amiral Jellico. J'ai même ajouter que je croyais que l'amiral Jellico avait outre passé ses droits à plusieurs reprises et que si j'avais à enquêter sur ce que Jellico a fait durant son séjour sur Lys 5, j'aurais sûrement recommander de relever l'amiral Jellico de ses fonctions comme l'a fait le commodore Manseau à l'époque. » Dit Agemoi
- « Pourquoi vous avoir dégradé ? » Demande Faucher
- « Disons que j'ai usé de ma position pour obtenir une récompense pour les officiers du Bombardier. »
- « Quoi donc ? »
- « Dans mon enquête sur Jellico, il est, bien sûr, question du vol du Bombardier et de leur mission clandestine. »
- « Et ? »
- « Et bien, je me suis permis d'inclure un rapport suggérant que les sanctions prises contre les membres du Bombardier soient réduites pour raison atténuante. Voyez-vous, je suis l'agent de SFI qui a enquêté sur la disparition des officiers que le Bombardier a secourus. L'équipage du Bombardier a réussi là où moi j'ai échoué en tentant de localiser des officiers capturés par les Cardassians. Certes, ils y ont libéré toutes sortes d'individus lors de leur sauvetage mais ils ont aussi libéré un membre de StarFleet Intelligence. Certes, sans le savoir mais, ils ont quand même réussi l'exploit. De plus, j'inclus dans mon rapport, le peu d'égard qu'a fait preuve StarFleet à l'égard des membres de ce vaisseau. J'ai cependant outre passé la chaîne de commandement en faisant parvenir ce rapport directement à l'amiral Tecra et au Président de la Fédération. Chose très grave mais, je tenais à la justice. »
- « Vous êtes un gentleman monsieur Agemoi... » Dit Faucher
- « Peut-être... Mais j'ai une raison très égoïste de faire cela. »
- « Ha ! » Dit Sinai
Le lieutenant commander baissa la tête un instant
- « L'agent de SFI qu'ont libéré vos officiers... C'était ma femme. Vous les remercierez pour moi voulez-vous. »
- « Entendu Monsieur Agemoi... Bon voyage de retour. » Dit Filion.
- « Maintenant, si vous voulez m'excuser, j'ai un transport qui m'attend pour retourner sur Terre. »
Le lieutenant commander les quitta et pris la direction du village de Lys.
- « Vous venez toujours pour votre dernier souper sur IRIS III ? » Demande Filion.
- « Certainement. Je viens d'aller inspecter l'Enterprise et il est beau comme au premier jour. Votre équipe a fait un travail du tonnerre. » Répond Picard
- « Merci, alors à ce soir. »

* * * * *

La lune éclairait la plage de IRIS III. Les officiers avaient établi une tradition, d'organiser un banquet sur la plage pour les occasions spéciales et Filion avait décidé d'en organiser un pour fêter le retour aux opérations normales de LYS 5. Toute la station était à nouveau fonctionnelle et toute la flotte était remise à neuf, y compris l'Enterprise qui devait quitter dans la nuit. Picard était amusé de cette scène. Ça lui rappelait une vieille bande dessinée qu'il avait pu lire étant petit, racontant les exploits d'un village gaulois qui résistait aux Romains et qui avait l'habitude de toujours faire un banquet à la belle étoile pour fêter. La scène actuelle lui rappelait l'image qui se trouvait à la fin de chacun des livres de cette série.
- « Amiral ! J'ai reçu un message de StarFleet juste avant de venir ici » Dit Faucher
- « Quoi donc ? » Demande Filion.
- « Un ordre de lever les sanctions de non-gradation et de suspension des officiers du Bombardier. Les autres jugements demeures. »
- « Donc les officiers peuvent à nouveau être promus et les deux officiers qui ont été suspendus peuvent reprendre du service ? »
- « Oui... Mais les autres sanctions sont maintenues. »
- « Et bien amiral, on dirait que tout s'arrange pour vous ! » Dit Picard
- « C’est pas de refus, capitaine. » Dit Faucher
- « Vous devriez ouvrir un camp de vacances amiral Filion, ici sur IRIS III. On dirait Risa. » Dit Riker
- « Je n'aimerais pas que ma station puisse avoir la réputation d'être un endroit de vacances. » Dit Filion.
- « Mais non amiral, le commander Riker, souligne simplement le fait que la beauté des lieux nous rend un peu plus relaxe et peut même pousser un homme à se raser la barbe... » Dit Faucher
Riker sourit.
- « J'hésitais à me la faire repousser puis, je suis arrivé ici et je me suis senti à nouveau jeune une seconde fois. » Dit Riker
- « Notre expérience sur la planète des B..... » Dit Picard
Picard n'eût pas le temps de terminer sa phrase qu'un officier venait parler à l'oreille de l'amiral Filion. Ce dernier écouta puis se leva en essuyant sa bouche à la hâte.
- « Monsieur Faucher, Miss Alyécha, Sinai... » Dit Filion.
Les trois officiers mentionnés se levèrent pour suivre Filion.
- « Capitaine Picard, vous pouvez venir. » Ajoute Filion.
Les 5 officiers se retirèrent un peu plus loin.
- « LYS 5... 5 à téléporter... Énergie. »

* * * * *

Quelques secondes plus tard, l'équipe se matérialisa sur la station où l'Amiral Manseau les attendait.
- « On a reçu ça, il n'y a pas tellement longtemps. »
Filion prit le padd et lut.
- « Le transport, du lieutenant commander Agemoi a été l'objet d'une attaque d'un vaisseau marchand non identifié. Destruction totale du transport. Aucun survivant. »
- « Juste avant de recevoir cette nouvelle, nous avons reçu l’appel de détresse du transport, et un message encrypté y était inclus. Le voici. » Dit Manseau
Filion prit un second padd que lui tendait Manseau et lut.
- « C'est un programme de réplicateur. » Dit Filion.
Il transféra le programme dans le réplicateur le plus près et deux plots se matérialisèrent.
- « Ce sont des plots de lieutenant... » Dit Picard
- « Les plots de lieutenant de monsieur Agemoi. » Dit Filion.
- « Qu’est-ce que ça veut dire ? » Demande Faucher
- « C'est un message... » Répond Sinai
- « De quoi ? »
- « C'est plutôt un symbole ! » Répond Filion.
- « Y a juste moi qui ne comprends pas ou quoi. » Dit Faucher
L'amiral Alyécha fit signe qu'elle non plus ne comprenait pas et Faucher se demanda si c'était vrai ou si c'était juste un réconfort de sa femme. Filion prit les deux plos et les fixa à son poignet gauche. Puis, il mit ses deux poignets côte à côte laissant voir les plots de Lieutenant et ceux de l'Amiral de Sinai.
- « C'est un symbole et un message que Agemoi a voulu nous laisser. Il a été dégradé puis s'est vu rapatrié sur Terre. Lors de son retour sur Terre, son transport est attaqué par un vaisseau dans une région pourtant bien contrôlée par StarFleet. Je crois que ce que Agemoi a voulu nous dire c'est que sa mort n'est pas un hasard. Il a voulu qu'on se souvienne de ce pourquoi il est mort, au même titre que Sinai voulait que je me souvienne de quelque chose quand il m'a donné son insigne de Fleet Amiral... »
- « ... Oui... Il a voulu qu'on se souvienne de ce pourquoi il est mort... » Dit Sinai
- « Il est mort pour la Vérité... »
Filion et Picard se regardèrent. Pendant un bref moment, cette après-midi, ils avaient eu l'impression que les gens qui tiraient les ficelles à StarFleet HQ avaient laissé tomber. Mais maintenant, le mystère demeurait toujours aussi complet et l'un comme l'autre devrait surveiller leurs arrières.

Épilogue VII

(NdA : Avant Star Trek IX Insurrection)
L'amiral Filion marchait d'un pas rapide. Son horaire n’avait aucun bon sang. Le Commodore Alyécha n'arrêtait pas de lui demander de se présenter pour une cérémonie de promotion à tous les deux jours, la reconstruction de la flotte, les assignations spéciales, sans compter les différents problèmes avec le régulateur climatique qu'ils venaient d'installer sur IRIS III, acheter de Risa. Les Ferenguis avaient été plus vite que StarFleet et l’avaient acheté avant eux et avaient voulu leur vendre huit fois le prix. Filion, en fin diplomate, avait réussi à faire baisser le prix mais il ne pouvait rivaliser avec les Ferenguis dans le monde de l'argent. Il l'avait obtenu pour 6 fois le prix que Risa avait vendu. Les centaines d'officiers n'arrêtaient pas d'entrer et de sortir de l'Académie. Décidément, StarFleet avait décidé que LYS 5 avait besoin de personnes pour remplacer les milliers perdus lors du combat contre les Jem’hadars. Aussi froid que cela pouvait sembler, c'était la réalité.
Filion tourna le coin et accéda au airlock 23 qui s'ouvrait au même moment. Un homme qu'il avait maintenant appris à mieux connaître apparu avec sa tête déchevelée et son air digne des plus grands capitaines de StarFleet.
- « Capitaine Picard, re-bienvenue sur LYS 5... » Dit Filion.
- « Amiral Filion, heureux de pouvoir enfin vous remercier. » Dit Picard
- « Capitaine ? » Demande Filion.
- « La dernière fois que nous nous sommes vus, j'étais entre la vie et la mort dans les mains de vos docteurs. » Répond Picard
- « Vous devrez remercier le capitaine Valais et le commodore Alyécha pour ça. De plus, ce ne sont pas eux qui vous ont sauvé. »
- « Ils m'ont tenu en vie et vous avez tout fait pour qu'ils puissent faire leur travail. Je vous en remercie. »
Un homme barbu apparut et Filion lui tendit la main.
- « Commander Riker... Heureux de vous revoir. » Dit Filion.
- « En effet amiral, c'est bien la première fois que nous venons sur LYS 5 et où, rien de grave n'arrive. » Dit Riker
- « Attendez commander, vous n'êtes pas encore repartis. Nous sommes pleins de surprises. »
L'amiral Faucher venait d’apparaître et tandis la main à Picard et à Riker successivement.
- « Je vous en prie... Un peu de vacances ne serait pas de refus. » Dit Riker
- « Amiral Filion, on m'a dit que vous n'aviez jamais visité un classe Sovereign encore » Dit Picard
- « C'est exact. »
- « Alors venez, je vous en prie. »
Les officiers se mirent en route.
- « À ce que je vois, la reconstruction de votre flotte et de la station est presque terminée. » Dit Picard
- « En effet. L'amiral Faucher a fait un travail colossal. » Répond Filion.
- « Ici, nous sommes sur le dernier pont de la section soucoupe. Ce pont est ceinturé par le phaser principal et contient une seule pièce d'équipement, le Vaisseau du capitaine... » Dit Picard
- « Je me demande pourquoi il appelle ça le Vaisseau du capitaine alors que je ne connais aucun capitaine qui n'ait jamais utilisé le Vaisseau du capitaine sur son vaisseau. » Dit Faucher
- « Vous avez raison amiral. Je n'ai jamais moi-même utiliser ce petit vaisseau, que ce soit sur l'Enterprise E, le D ou sur le StarGazer qui était le premier vaisseau où il a été installé et sur lequel j'ai servi. »
- « Le Vaisseau du capitaine est plus une nacelle de sauvetage qu'un vaisseau monsieur Faucher... » Dit Filion.
- « Alors pourquoi ne pas l'appeler la Nacelle de sauvetage du capitaine ? » Demande Riker
- « Tout simplement parce que le capitaine est supposé rester à la barre de son navire jusqu'à sa destruction et n'aurait donc pas besoin de nacelle de sauvetage. » Répond Faucher
- « Logique... Espérons donc que nous n'aurons jamais à l’utiliser. »
- « Je ne sais même pas si j'arriverais à le piloter. Juste parce que nous en avons parlé, je suis un peu mal à l'aise. »
Tous les officiers rirent en silence et le capitaine Picard prit un peu les devants avec l'amiral Filion tandis que l'amiral Faucher entamait une discussion avec le commander Riker en retrait.
- « Dites-moi amiral, j'ai pris connaissance des différents problèmes que vous a posés StarFleet Command durant les derniers mois. La présence d'un enquêteur sur la station, le jugement sévère d'un de vos officiers, etc. J'ai même reçu un avis de StarFleet comme quoi vous étiez supposé être assigné sur l'Enterprise pour la mission que nous allons entreprendre la semaine prochaine et puis j'ai reçu un autre message comme quoi vous ne veniez plus. » Dit Picard
- « Vous aviez reçu la confirmation de mon transfère ? » Demande Filion.
- « Oui. »
- « Cette demande a été faite par un terroriste qui avait prit des otages. La seule demande qu'il a faite était que je participe à cette mission. Écoutez Capitaine, je ne veux pas mettre personne en panique mais j'ai clairement l'impression que quelque chose ne clique pas à StarFleet GQG. Certains individus semblent vouloir tirer les ficelles d'une façon suspecte tandis que d'autres tentent de les contrer et pour une raison que j'ignore ne peuvent dévoiler le jeu des autres. »
- « Il y a 5 ans, l'amiral Gregory Quinn a commandé une enquête sur l'Enterprise. Il voulait vérifier mon intégrité. Il avait l'impression que quelque chose de mauvais se passait à StarFleet. Certes, nous avons découvert qu'un parasite était à l'origine de tout ça. Nous savons que cette race a envoyé un message d'alerte et aujourd'hui, on doit avouer que la méthode employée ici est très semblable. »
- « Je sais à quoi vous faites référence, mais je vous rassure, chaque amiral et staff à StarFleet HQ a été médicalement inspecté et il n'y a aucune trace de parasite. »
- « Comment expliquez-vous que StarFleet vous ait assigné sur cette mission si la demande a été faite par un terroriste ? » Demande Picard
- « C'est ce qui me surprend capitaine, je n'ai jamais demandé à StarFleet d’obtempérer à ses demandes. Au contraire. Et je pousserai encore plus en disant qu'entre le moment où le kidnapping a été fait et le moment où j'ai intercepté le kidnappeur, il m'est difficile de croire que StarFleet a pu être mis au courant... Mais maintenant que vous me dites ceci, je me rappelle bien ses paroles. Il m'a même dit que StarFleet avait envoyé l'assignation et que je devrais l'accepter pour que son otage soit libéré. » Répond Filion.
- « Vous ne devriez pas parler de ce genre de chose dans les couloirs d'un vaisseau messieurs. » Dit Sinai
Ils venaient de tourner un coin de couloir et se retrouvèrent devant l'amiral Sinai dans son fauteuil antigrav.
- « Capitaine Picard, voici mon grand-père, l'a... »
- « L'amiral Sinai Filion... Je connais très bien... Comment allez-vous Sinai ? »
- « Très bien Jean-Luc... Et bien je vois qu'on a de grandes responsabilités maintenant... Un classe Sovereign. »
- « Il est loin le temps de l'Académie Sinai. » Dit Picard
Picard se retourna vers Filion et s’aperçut que ce dernier était surpris et demandait des explications du regard. Picard répondit sans que la question ne fut posée.
- « Le Jardinier de StarFleet Academy était un bon ami à moi et aussi un très bon ami de votre grand-père... »
- « Le vieux Boothbe, tu te rappelles Daniel ? Enfin dans ce temps là, il était jeune... » Dit Sinai
- « Oui, oui je me rappelle. » Dit Filion.
- « Et bien j'ai rencontré votre grand-père un soir où il était avec Boothbe. Votre grand-père a été le principal artisan de ma première affectation. Je sais, même s'il le nie depuis toujours, que c'est lui qui a fait que j'ai eu l'affectation que je voulais. »
- « Tu la méritais... Regarde où tu es rendu. »
Picard laissa l’argumentation de coté pour cette fois-ci et regarda Sinai.
- « Avec toutes vos connexions à StarFleet HQ, je suis certain que vous avez une petite idée de ce qui s'y trame Sinai ? »
- « Comme je l'ai dit tantôt, ce n'est pas un sujet de discussion de couloir. »
- « Sinai a raison... Peut-être voudriez-vous venir souper dans mes quartiers ce... » Dit Filion.
- « Non, nous avons déjà perdu un peu de temps en faisant ce petit détour sur LYS 5 mais je tenais à vous remercier personnellement. Nous terminons notre approvisionnement en matériel médical de vos hangar à cargos et nous repartons vers le secteur de Briar Patch avec une escale sur une station dans le Onica System. » Ajoute Picard
- « Briar Patch... N’est-ce pas cette région de l'espace que certains officiers de StarFleet appelle le Triangle des Bermudes de l'espace ? » Demande Filion.
- « Oui, sur Terre au 21ième siècle, il y avait une croyance qui disait que des navires disparaissaient dans une région particulière des Bermudes. Le Briar Patch est un secteur très instable qui connaît énormément d'anomalies et quelques vaisseaux ont disparu... De là, la référence. » Répond Picard
- « J'ai entendu dire qu'il y avait des monstres de l'espace là bas, 7 fois la grosseur de votre fabuleux Enterprise... » Dit Faucher
- « Oui et moi j'ai entendu dire qu'il y avait une réplique identique de Risa mais où les femmes ne disent jamais non à une proposition honnête... C'est fou ce que l'imagination humaine peut faire des fois... Tous les officiers rirent de bon coeur, sauf bien sûr, l'amiral Filion. Malheureusement, nous n'y pénétrerons pas vraiment. » Dit Riker
- « Quelle est votre mission ? » Demande Filion.
- « Ho... Le commander Data est déjà en route vers une planète de ce système sous les ordres de l'amiral Doherty. Les détails ne m'ont pas été donnés mais rien de bien spécial. Une histoire d'observatoire cloaké pour observer une population primitive. Quand Data aura terminée sa mission, il sera réaffecté à l'Enterprise pour une mission spécifique et comme nous avons une mission dans un secteur non loin de là, nous avons décidé de faire d'une pierre deux coups et d'aller le chercher si sa mission se terminait plus tôt. » Répond Picard
Pour l'instant, nous devons nous rendre dans le Secteur Onica pour porter assistance à une station qui s'est fait attaquer par les Jem'hadars et c'est pour ça que nous ne pouvons rester.
- « Je me demande pourquoi on voulait m'envoyer là-bas avec vous ? » Demande Filion.
- « Je ne sais pas Amiral... Je ne vois rien de particulier à ces deux missions. » Répond Picard
- « Soyez prudent Jean-Luc. Je n'en sais pas plus que quiconque ici, mais mon expérience me dit que StarFleet Command connaît certaine ratée. Ils l'ont prouvé avec l'amiral Filion, le commodore Esclamadon, Jellico et autres événements du genre... » Dit Sinai
- « Je ne vois vraiment pas de problèmes à l'horizon. StarFleet a été plutôt gentil avec nous depuis l'épisode de mon opération. Ils me ménagent et me tiennent loin des lignes ennemies. » Dit Picard
- « Ne fais pas la gaffe de l'amiral Filion ici présent. Ne colle jamais un visage d'étranger à l'ennemi car quand un visage ami se présente sous la forme de l'ennemi tu ne le reconnaîtras pas... » Dit Sinai
- « Toujours aussi mystérieux notre Amiral préféré... » Dit Picard
- « Je me demandais de qui l'amiral Filion retenait sur ce coté là. J'ai ma réponse. » Dit Faucher
Filion leva un sourcil en signe d'amusement. Le groupe était revenu au sas d'entrée.
- « Je vais vous laisser avec l'amiral Faucher qui vous fera visiter notre base sur IRIS III, quant à moi j'ai une classe de cadets à aller promouvoir. » Dit Filion.
- « Merci encore amiral Filion. Si vous avez des développements sur ce dont nous avons parler, vous savez où me joindre. » Dit Picard
- « Oui capitaine. Bonne chance. » Dit Filion.
Le groupe partit, suivant l'amiral Faucher, tandis que Sinai restait avec Filion.
- « J'aime pas beaucoup ça. » Dit Sinai
- « Peut-être que nous versons dans la paranoïa ? » Dit Filion.
- « À mon âge, la paranoïa on appelle ça l'expérience. Tiens, je voulais te donner ça ! »
Le vieil homme tendit un insigne à l'amiral. Filion le prit et s’aperçut que c'était l'insigne d'Amiral de la flotte de la fin des années 2200. Il devina que c'était celui du vieil homme.
- « Pourquoi me donnez-vous cela ? »
- « Pour que tu te rappelles que le rang que tu as en ce moment n'est pas le plus haut de StarFleet. Que c'est un Amiral de la flotte qui a le pouvoir et non pas toi. »
- « Je sais très bien. Pourquoi devrais-je me le rappeler ? De toute façon, je ne crois pas qu'un Amiral de la flotte a LE POUVOIR, certes, il a de grandes responsabilités mais de là à dire qu'il a le pouvoir. C'est un mot dangereux... De toute façon, si le concept que vous me parlez en ce moment est vrai, ce n'est pas lui qui a "le pouvoir" mais bien le président de la Fédération des planètes unies. » Dit Filion.
- « Tu as tort sur toute la ligne. Le président de la Fédération n'a aucun pouvoir. Particulièrement celui qui est en place actuellement qui est en fait une figure représentant le président et qui n'a jamais voulu avoir la place de président et qui est un incompétent honteux. Celui qui a le pouvoir c'est le Fleet Amiral à ses cotés. C'est lui qui décide. En ce qui concerne "le pouvoir" et bien c'est principalement pour ça que je te donne cette pinne. C'était vrai dans le temps que cet insigne avait cours, un Amiral de la flotte n'avait pas "le pouvoir" et travaillait pour ses officiers. Mais quand tu regarderas cet insigne et que tu la compareras à celle sur le cou d'un Amiral de la flotte actuellement, tu pourras peut-être voir que cette tradition s'est peut-être perdue avec le temps. »
Le vieil homme prit la pinne en forme d'étoile à 6 branches et l’agrafa à la manche droite de l'habit de l'amiral.
- « Comme ça, tu pourras toujours te rappeler de ce que je t'ai dit... » Dit Sinai
Le vieil homme manœuvra son fauteuil pour rejoindre le groupe qui était déjà loin. Filion resta là sans rien dire. Il n'était pas vraiment certain d'avoir bien comprit ce que son grand-père lui avait dit et il n'était pas certain que quiconque pouvait le comprendre. Mais il avait appris à respecter ce genre de commentaire.
Dans un sens, le vieil homme stimulait son coté Vulcain en établissant ce genre de phrase qu'il devait disséquer pour pouvoir la comprendre. Ce que le vieil homme venait de lui dire recelait énormément d'informations, tirées de ses innombrables expériences et Filion voulait l'analyser et la disséquer jusqu'à sa plus petite molécule.

Épilogue VIII

(NdA : Après Star Trek IX Insurrection)
L’amiral Filion discutait avec la toute nouvelle promue Kcinna Alyécha aux portes de l’académie
- « Mais Amiral Alyécha… Que voulez-vous que je vous dise ? »
- « Que vous allez demander à StarFleet de cesser de nous envoyer des cadets aussi virulent… »
Je n’arrive même plus à les contenir. Les holoponts fonctionnent 24 heures sur 24 et tous les programmes ont rapport avec des projets d’études.
- « Donc ce sont des bons cadets. »
- « Oui, mais là n’est pas le point. »
- « Le Capitaine Ranni est là pour vous aider et si vous avez besoin de plus de gens demandez-le moi. »
- « Non tout va très bien, ils sont simplement essoufflant. Parlant du Capitaine Ranni… Vous savez, il fait de l’excellent travail. En plus de s’occuper à merveille du Grizzly, il se tape les cadets les plus récalcitrants depuis plusieurs mois maintenant et il est en grande partie responsable du sauvetage de l’Indépendance et du Grizzly lors de la bataille contre les Jem’hadars. »
- « Et ? » Demande Filion.
- « Je crois qu’il mérite une promotion. » Répond Alyécha
- « Vous croyez ? »
Alyécha fit une grimace à peine perceptible face à cette remarque purement Vulcaine… Ou peut-être n’était-ce qu’une remarque purement amirale.
- « J’en suis certaine, amiral. »
- « Alors pourquoi ne l’avez-vous pas déjà gradé ? »
- « Parce que c’est vous qui décidez des promotions des Capitaines et plus. »
- « Faux… C’est une prérogative de rang, pas d’individu. C’est simplement parce que moi et l’amiral Faucher étions les seuls amiraux sur cette station que nous devions faire ce genre de promotion. » Dit Filion.
- « C'est tout ? » Demande Alyécha
- « Regardez à votre collet, vous avez le rang de Rear-Amiral. J’étais comme vous au début, j’avais tendance à oublier que j’avais les pinnes d’amiral et que ce n’est pas seulement les responsabilités qui viennent avec mais aussi les avantages. » Répond Filion.
- « OPS à Amiral Filion ? »
- « Filion j'écoute ! »
- « Qual Monsieur, L'Enterprise demande la permission d'utiliser la station pour diverse réparation. Il devrait être ici demain. »
- « L'Enterprise ? Ils sont déjà de retour de leur mission dans le secteur de Briar Patch et endommagé par surcroît ? » Demande Filion.
- « Affirmatif, de plus le capitaine Picard a demandé à vous parler personnellement. »
- « Requête acceptée, veuillez transmettre nos mots de bienvenue monsieur Qual… Je prendrai le capitaine Picard dans mon bureau. »
- « Compris Monsieur ! »
Filion commença à marcher en dehors de l’académie et se retourna sans cesser de marcher et dit : « Vous être Rear Amiral, le l'oublier pas. »
Alyécha fit un air dépassé et s’en retourna dans ses dossiers.

* * * * *

Filion entra dans son bureau et alluma son moniteur.
- « Capitaine Picard, j’ai eu votre requête pour faire des réparations… Est-ce que tout va bien ? » Demande Filion.
- « Maintenant oui, nous arriverons demain et je crois que nous devrions parler sérieusement vous et moi. » Répond Picard
- « Avez-vous des éléments nouveaux concernant notre histoire ? »
- « Ce n’est peut-être rien mais… »
- « Souper demain dans mes quartiers ? »
- « Très bien… Et invitez votre grand-père… »
- « Entendu… Filion terminé ! »
Filion regarda l'insigne de rang que lui avait donné son grand-père et qu’il portait à la manche tout le temps.
Il avait bien pensé à sa signification et il pouvait y en avoir plusieurs. Quelque chose lui disait que le capitaine Picard en trouverait un autre.

* * * * *

L’amiral Manseau regardait le classe Sovereign quelque peu amoché.
- « Mon dieu qu’avez-vous fait commander ? Vous avez rencontré deux cubes borgs ? » Demande Manseau
- « Non, nous avons fait la connaissance de nouveaux copains… » Répond Riker
- « Nouveaux copains ? »
- « Bof… Je ne crois pas que nous allons en entendre parler plus que ça… Inquiétez-vous pas… »
- « Vous avez quelque chose de changé commander… Vous semblez plus jeune ? » Constate Manseau
- « C’est sûrement la barbe… » Répond Riker
- « OUI ! C’est ça, vous ne portez plus la barbe. Qu’est-ce qui vous a fait vous en débarrasser ? »
- « Voyez-vous, je n’apprécie pas tellement quand une femme me dit «yark ! » lorsque je l’embrasse… Pardonnez-moi, je dois coordonner les opérations au hangar à cargo un… »
- « Bien sûr allez-y… »
Manseau regarda partir le commander sans trop savoir si elle avait bien compris la réponse de ce Riker. Elle fut interrompue dans ses pensées alors que Data arrivait à sa hauteur.
- « Commodore Mans…. Oh pardon !…. Rear Amiral Manseau… Bonjour… »
- « Je ne me suis pas encore habituée moi-même encore… » Répond Manseau
- « Félicitations. »
- « Merci Data, vous allez bien ? » Demande Manseau
- « Je fonctionne parfaitement » Dit Data
- « Et votre puce d'émotivité ? » Demande Manseau
- « J’ai choisi de ne pas toujours le porter pour ne pas surcharger ma matrice primaire… J’allonge les fois où je le porte mais j’allonge aussi les fois où je le retire. » Dit Data
- « Sage décision… » Dit Manseau
- « Amiral, puis-je vous poser une question très très personnelle en tant que Femme ? »
- « Allez monsieur Data. »
- « Vous êtes El-Aurienne n’est-ce pas ? »
- « Oui en effet. » Dit Manseau
- « Votre dossier personnel ne contient pas la mention de votre âge et il doit y avoir une bonne raison mais je prends pour acquis que vous êtes assez âgé pour les standards humains ? » Demande Data
- « En effet Data… » Dit Manseau
- « Alors vous avez une très bonne expérience de femme non ? » Demande Data
- « Venez-en au fait Data, ça ne fait pas très androïde de prendre des détours comme ça. » Dit Manseau
- « Pardonnez-moi amiral. C’est simplement qu’une récente expérience lors de notre dernière mission semble mettre mal à l’aise la gente féminine quand je les interroge là-dessus et j’ai pensé que l’expérience d’une El-Aurienne pourrait m’aider… » Dit Data
- « Data… » Dit Manseau
- « Oui, et bien voilà… Est-ce que le fait que vos seins se raffermissent vous permet de vous sentir plus féminine et plus belle ? » Demande Data
Manseau tenta de ne pas être surprise mais n’y parvint pas. Elle afficha un sourire très près du rire mais réussi à ne pas éclater en rire écarlate.
- « Et bien Data, je vois que votre apprentissage s’étend dans des sphères très secrètes des femmes… Mais je vais vous répondre que la beauté physique d’une femme est très importante et l’a toujours été à travers les âges. Il y a même eu une période dans l’histoire de la Terre où les femmes étaient tellement obsédées par leur beauté physique, que la vente de produits se faisait par l’entremise de publicité montrant des jeunes femmes aux attributs physiques exceptionnels alors que ce genre de femmes représentait moins de 1% de la population. Mais toutes les femmes de ce temps voulaient ressembler à ces jeunes femmes et en faisaient des maladies. On allait même à faire des altérations physiques pour grossir les seins ou enlever les rides pour simplement être belle comme les jeunes filles du magazine. »
- « Mais comment une femme âgée de 50 ans pouvait ressembler à une jeune fille de 20 ans ? »
- « Elle ne le pouvait pas Data, et c’est cela qui fait de cette période de l’histoire de la femme l’une des plus sombres de toute l’humanité. »
- « Mais nous pratiquons toujours ce genre de chirurgie, amiral… »
- « Pour des raisons purement médicales et non pas pour essayer de ressembler à un mannequin d’une beauté irréaliste. »
- « Alors si je comprends bien, la plupart des femmes pensent que le corps qu’ils ont à l’âge de 20 ans est le corps idéal et le fait que les seins soient fermes à ce temps là ramène l’image de beauté. »
- « C’est à peu près ça Data… »
- « Merci Amiral, c’est très apprécié… »
Manseau regarda Data s’en aller avec son sourire d’androïde au visage et pensa que c’était probablement la plus belle invention que l’homme n’ai jamais produite.
- « Amiral Manseau ? » Demande Picard
- « Capitaine Picard, bienvenue sur LYS 5. » Répond Manseau
- « Merci, désolé du retard mais la demande de réparation devait être confirmée par moi-même, j’espère que Data vous a tenu bonne compagnie ? »
- « Hooo oui capitaine… Laissez-moi vous conduire au bureau de l’amiral Filion. »
Les deux officiers se mirent en marche.
- « Félicitations pour votre nouveau grade ! » Dit Picard
- « Merci Capitaine… Je me sens toujours un peu mal à l’aise d’avoir ce rang alors que des gens comme vous, qui ont sauvé la Fédération et ont fait autant pour StarFleet êtes là sous mes ordres alors que moi je n’ai pas autant de mérites. » Répond Manseau
- « Pourtant amiral, vous avez plusieurs médailles et services rendus à StarFleet vous-même… Vous n’êtes pas en reste d’exploits. Par ailleurs, si je suis toujours capitaine, c’est par choix. »
- « Par choix ? »
- « Un très vieil ami m’a dit un jour… Ne les laisse pas te mettre dans une chaise d’amiral, l’action est sur le passerelle d’un vaisseau. C’est là que les décisions se prennent. Et croyez-moi, celui qui m’a donné ce conseil savait de quoi il parlait. »
- « Hum… Voilà c’est ici, on va vous transporter directement sur IRIS III où l’amiral Filion vous attend. »
- « Merci beaucoup Amiral Manseau, au plaisir de vous revoir. »

* * * * *

L’amiral Filion vit Picard se matérialiser au milieu de ses appartements qui étaient frappés par un soleil couchant inspirant… Pour un humain.
- « Capitaine Picard, heureux de vous revoir. » Dit Filion.
- « Moi de même amiral. Sinai, comment allez-vous ? » Demande Picard
- « Très bien Jean-Luc. » Répond Sinai
- « J’ai pu voir l’Enterprise… Vous avez été pris dans un combat important ? » Dit Filion.
- « Vous savez amiral, j’ai pensé à vous plus d’une fois pendant cette mission. » Dit Picard
- « Ah ? » Demande Filion.
- « Premièrement, j’ai utilisé pour la première fois le Vaisseau du capitaine alors que nous en avions discuté lors de mon escale ici il y a quelques jours. D’ailleurs, je vous dois une fière chandelle. N’eut été de notre discussion je n’aurais sûrement jamais pensé à l'utiliser pour cette mission. »
Filion ne crut pas bon commenter cette remarque purement diplomatique de la part de Picard qui était réputé fin diplomate.
- « Puis, j’ai pu voir à l’œuvre l’un de vos vaisseaux… Le USS Solystaire… » Dit Picard
- « Le Solystaire a été détruit capitaine… » Répond Filion.
- « Oui je sais mais, j’ai pu voir son vaisseau frère… quelque peu modifié de très près… impressionnant design. » Dit Picard
- « Je savais que des versions modifiées du Solystaire avaient été construites pour des missions isolées mais je ne savais pas qu’elles étaient déjà en service. »
- « Puis finalement, quelque chose de très important s’est produit qui m’a fait réfléchir à votre histoire… »
Picard raconta ce qui s’était passé sur la planète des Bakus, l’amiral Doherty et les So’nas.
- « Hum… Ça commence à faire beaucoup trop de coïncidences… » Dit Sinai
- « Mais il y a une chose que l’amiral Doherty m’a dit qui m’a marqué. C’est quand je l’ai menacé d’amener ce cas devant le Haut conseil de la Fédération, il m’a dit qu’il agissait selon les ordres de celui-ci… »
- « Je connais Doherty… Ce n’est pas un mauvais amiral. C’était loin d’être le meilleur mais il avait la réputation pour pouvoir faire les plus sales boulots. J’ai toujours su qu’il était loyal envers la Fédération. Il manquait un peu de jugement mais il était loyal. » Dit Sinai
- « Je crois qu’il l’était. Il a d’ailleurs été tué quand il a compris que ce qu’il croyait faire pour la Fédération avait dépassé les limites des principes. Je dois cependant préciser que les limites de la Prime Directive avaient été largement dépassées par l’amiral. » Répond Picard
- « Reste à savoir s’il faisait cela parce qu’il avait des pressions du Haut Conseil ou si c’était simplement pour lui-même, retrouver la jeunesse éternelle… »
- « En tant normal, je vous aurais répondu qu’il faisait cela pour la jeunesse mais… »
- « Je connais Doherty, il n’était pas imbu de lui-même. Il n’avait pas d’ambition de ce genre. C’est d’ailleurs pourquoi on lui donnait les missions les plus salauds. »
- « Je le connaissais un peu moi aussi, et je suis d’accord avec vous. »
- « Alors vous croyez que l’amiral Doherty subissait des pressions du Haut Conseil ? » Demande Filion.
- « N’est-ce pas vous qui disiez que quelque chose d’étrange se passait au QG de StarFleet avant mon départ ? » Demande Picard à son tour.
- « Oui mais je ne vois pas ce que votre mission vient faire avec nous. »
- « J’ai une théorie… S’il y avait des hauts gradés au sein du Haut Conseil, qu’ils étaient minoritaires et qu’ils voulaient arriver à leurs fins. Ils ne peuvent pas manoeuvrer à leur guise car ils alerteraient le reste du Haut Conseil. Ces personnes voulaient vous éliminer pour laisser Jellico aux commandes de la station. Ils ont donc réussi à vous assigner sur la mission du Solystaire pour aller empoisonner la source de « white » des Jem’hadars en amenant des raisons très valables au Haut Conseil et ce dernier n’a eu d’autre choix que de vous assigner à cette mission. Mission très suicidaire et d’où vous n’aviez pas beaucoup de chance de revenir. Puis, vous en êtes ressorti vivant. Jellico avait des pressions et, comme Doherty, il a perdu les pédales, face à une trop grande pression de ses supérieurs. Peut-être même que ses supérieurs voulaient vous pousser à bout avec Jellico pour que vous fassiez quelque chose qui leur donnerait les armes nécessaires pour vous retirer LYS 5. Malheureusement pour eux, c’est Esclamadon qui a fait ce geste et pas vous. Ils en étaient très fâchés et ils se sont venger en donnant une peine exagérée à Esclamadon. Vous me suivez jusqu’ici ? » Demande Picard
- « Très bien. » Répond Sinai
- « Tout se tient. » Dit Filion.
- « Parfait. Puis vient l’épisode de l’enlèvement de Bluie et Alyécha. Le terroriste ne vous fait qu’une seule demande… Être assigné sur une mission diplomatique sur l’Enterprise. Cette mission vous amène loin de LYS 5 alors que quelque chose de très important va ce produire à ce moment-là. » Dit Picard
- « Quoi donc ? » Demande Filion.
- « Si vous aviez accepté cette mission diplomatique, nous aurions été tous les deux à plusieurs années lumières du Briar Patch. J’ai d’ailleurs reçu un ordre de StarFleet Headquarter peu de temps avant que Doherty demande les schémas de Data, pour aller négocier une dispute territoriale dans un secteur très loin du Briar Patch. Avec le recule, je crois que l’on voulait m’éloigner le plus loin possible de façon à ce que le collecteur des So’nas puisse remplir ses réservoirs de «vie éternelle» sans être dérangé. Ils auraient pu, à leur guise, réussir à convaincre le Haut Conseil d’entreposer les conteneurs de «vie éternelle» sur LYS 5 et de donner le commandement à quelqu’un d’autre. Le Haut Conseil n’aurait eu d’autre choix que d’accepter pour ne pas ébruiter la chose. Lys 5 étant une station secrète, c’était le choix logique. Malheureusement pour eux, leur plan est interrompu par Data. Si l’Enterprise n’était pas intervenu, la planète des Bakus, serait morte et Doherty et les So’nas auraient réussi à déployer leur collecteur et ils auraient un vaisseau rempli de barils d’eau de vie éternelle. » Répond Picard
Filion comprit que Picard faisait une image à la légende terrestre, en parlant d’eau de vie éternelle et ne crut pas bon devoir l’expliquer à son grand-père.
- « Je ne vois toujours pas ce que ça vient faire avec LYS 5. » Dit Filion.
- « Lys 5 est une station qui, dans ce temps-là, n’existe pas dans les registres de la Fédération. Seul les vaisseaux de la Fédération et le Haut Conseil sont au courant de son existence. De plus, vous êtes considérablement près du Briar Patch… Quel meilleur endroit pour entreposer des barils de vie éternelle ? » Demande Picard
- « Hum, très intéressant. Les