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Miroir Vulcain
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Miroir Vulcain. Lorsque Saavik se présente la première fois devant Kirk celui-ci effectue un travelling vertical sur le corps serré dans l'uniforme révélateur. Spock sert ses mains plus fermement. Pourtant il le sait, il est habituel que la première inspection d'un membre féminin se termine dans le lit du capitaine. Il s'agit des ordres de Kirk, et la présence de Spock n'y change rien.
Kirk fronce les sourcils comme ses yeux arrivent au niveau de la taille de Saavik, il pointe du doigt les insignes épinglés et demande " Qu'est-ce cela ? "
Elle jette un coup d'œil vers son insigne Impérial, un poignard enfoncé dans une planète. " Les personnes que j'ai tuées. Ma façon de garder le compte. Monsieur ". Elle s'autorise même un demi-sourire, lorsque Kirk s'assis à son bureau. Kirk n'ignore rien au sujet du comptage des camps de guerres et seul les POW tatoués sur son avant-bras gauche l'ont marquée comme un hybride Vulcain/Romulan, même si tous les signes de son ascendance Romulan sont masqués.
Kirk continue, " Donc, vous allez être au service de Spock ! "
" Oui, Monsieur. En qualité de garde principal. "
" Votre prédécesseur a été tué. ". Spock fixa Saavik dans les yeux, ils savent que c'est un garde de Kirk qui a assassiné Stek. Mais Saavik se contente de répondre : " Une action regrettable, Monsieur "
Kirk se laisse aller en arrière sur ça chaise, la situation s'améliore, Saavik est maintenant moins arrogante et plus facilement approchable. " Monsieur Spock, vous pouvez y aller maintenant. Elle prendra son poste plus tard. "
Le Vulcain ne bouge pas, Saavik est son grade personnel après tout. Il n'est plus supposé être sans elle. Mais les prochains mots de Kirk ne laisse aucun doute de son sérieux et la chambre d'agonie n'est pas loin.
" C'est un ordre, Monsieur Spock "
Il n'a pas d'autre choix que d'obéir. Il donne un signe de tête vers Saavik et sort. Il a hésité comme il est passé à coté de Saavik, mais elle ne fit aucun signe vers lui. Le capitaine note qu'elle lui envoie seulement le même coup d'œil moqueur qu'elle lui avait envoyé plutôt.
" Venez au rapport dès que vous avez fini ici, Lieutenant " dit-il d'un ton tranchant avant de sortir.
Par égard aux informations ultérieures qu'elle pourrait soustraire, elle veut manœuvrer au plus proche avec le capitaine, mais une pensée désagréable lui vient à l'esprit soudainement. Peut-être qu'elle veut Kirk tous simplement, après tout, il a énormément de pouvoir.
Secrètement Saavik est soulagée, elle a craint un moment que Kirk ne veuille la retenir que pour raisons professionnelles. Mais pour le moment le regard lubrique et mauvais du Capitaine ne laisse planer aucun doute sur ses désirs.
Sur un ton qu'il pense charmeur, Kirk parle " S'il vous plait asseyez-vous, confortablement, Lieutenant ". Il est surpris de voir qu'elle ne le fait pas immédiatement. Elle marche tout autour de la cabine, en inspectant d'un doigt léger les ornements des différentes armes décorant la cabine, ensuite toujours souriante elle se retourne et s'assied sur la chaise la plus éloignée du Capitaine. Celui-ci avec un sourire plus menaçant que joyeux rapproche sa propre chaise et sans attendre pose sa main sur le siège. " Donc Saavik …. "
" Vous ne pouvez pas utiliser mon nom sans autorisation, Monsieur "
" Et ai-je votre autorisation, Lieutenant ? "
Elle lui rend son sourire " Je pense que nous devrions en premier lieu mieux nous connaître "
" Oh, bien, bien. Mais d'un autre coté lorsqu'on est seul dans l'espace, il vaut mieux avoir de bon rapport avec son capitaine. Qui sait ce qui peut arriver ? " Kirk savoure chaque moment, il n'a jamais possédé de femme Romulan et encore moins Vulcaine. Il repense à toutes les rumeurs délicieuses qui circulent en salle de garde, et se met à fantasmer sur ce physique Vulcain/Romulan.
Sa main remonte la ligne de la jambe depuis le genou jusqu'au-dessus de la hanche. " Monsieur, vous n'êtes pas supposé toucher un Vulcain " prévient-elle d'une voix à la douceur gutturale. " Cela peut provoquer des réactions émotionnelles intenses. Êtes-vous prêt pour ce genre de participation, Capitaine ? "
" Je suis disposé à faire l'essai " ricane Kirk. Il laisse ses doigts vagabonder sur les insignes de victoire de la ceinture Impériale. " Ce n'est pas réglementaire vous savez. Vous allez devoir les enlever "
" Si vous insistez, Capitaine. Cependant, j'ai obtenu de Strafleet Command l'autorisation de les porter, ainsi que celle que je pourrais obtenir ultérieurement "
" Vraiment " marmonne-t-il, plus intéressé par les formes féminines et par la chaleur de la peau de Saavik.
" Je suis assez fier de quelques uns. Celui-ci à appartenu à un Amiral "
" Comment l'avez-vous obtenu ! " Chuchote-t-il près de son oreille, une oreille si sensible aux sons, qu'il lui suffit de respirer la phrase pour qu'elle comprenne.
" Il projetait d'assassiner Monsieur Spock. Je l'ai séduit et lorsque je me suis retrouvée seule avec lui dans sa cabine, je l'ai tué "
La voix de Saavik est telle qu'une vague glacée parcourt le dos de Kirk. L'une de ses mains était sur son épaule, l'autre au niveau de ses reins, il les enleva d'une façon un rien trop abrupte ce qui déclencha chez Saavik un petit éclat moqueur dans les yeux. En s'écartant Kirk remarque que ses mains à elle était sur son phaser et son couteau. Il sait qu'il agit comme un idiot, tenter de séduire le garde personnel de Spock, alors qu'il est le responsable de la dernière tentative d'assassina du Vulcain.
" Puis-je disposer, Monsieur ? Je dois prendre mon poste "
Malgré ce masque impassible de Vulcain, il sait qu'elle se moque de lui. Mais il n'a d'autre choix que de la laisser partir.
Lentement, il se redresse " Vous pouvez vous retirer, Lieutenant " Elle se lève de sa chaise, sa main restant toujours à hauteur de son arme, elle se retourne et sort de la cabine. Sur le pas de la porte Kirk ajoute sans prévenir " Je suis sur que nous nous reverrons en toute intimité l'un l'autre ".
" Comme vous dites, Monsieur "
Il se maudit intérieurement. Par son impatience à soumettre sexuellement Saavik, il a renvoyé la sentinelle postée habituellement devant sa porte, au cas où il aurait du forcer celle-ci. C'était une idée stupide quels que soient les moyens qu'il aurait du employer pour convaincre le Lieutenant, il est le Capitaine, il a tous les droits.
Sauf que Saavik en échappant à son lit, c'est joué de lui comme d'un idiot.

* * * * *

Son poing s'abat sur le bouton d'appel de sa console intercom, il ne parle pas, il hurle à son garde personnel. " Johnson ! Trouve-moi cette garce de Romulan ! Je veux ses oreilles pointues accrochées à mon mut ! "
Projetant les meubles et chaises hors de son chemin, en deux enjambées il atteint le mur opposé de sa cabine. Il presse brutalement deux contacts dissimulés sur un panneau mural décoratif, celui-ci s'efface dévoilant la plus grande source de pouvoir jamais mis dans les mains d'un capitaine. Le champ Tantalus. Un observateur extérieur aurait du mal à concevoir que ce petit écran et ses quelques contrôles cachent le plus perfide mais néanmoins efficace outil d'assassina de l'empire. Outil déjà utilisé à mainte reprise par le capitaine. Il l'active et guide le champ de détection sub-spatial à travers couloirs et parois à la recherche de Saavik. Il l'a trouvée presque instantanément, elle est juste dans le couloir derrière la porte de sa cabine, elle est là, en pleine discutions avec Spock. Spock qui prévoyant avec son esprit froid et dégénéré de Vulcain l'humiliation que Saavik lui ferait subir à lui ….. La rage meurtrière qu'il ressent envers Saavik s'est étendue également au Vulcain, jusqu'à maintenant il s'est retenu d'éliminer directement Spock, prenant plus de plaisir à pousser à l'erreur l'officier scientifique, son exécution réglementaire n'en aurait eu que plus de sel.
Kirk resserre le faisceau de recherche du champ sur Spock. Qu'elle action pourrait au mieux affirmer sa supériorité ? Tuer Saavik et laisser Spock la regarder disparaître du monde des vivants comme une chandelle que l'on souffle ou laisser Saavik regarder Spock mourir sans qu'elle, son garde personnel ne puisse rien faire.
Les scénarios les plus vils remplissent la tête de Kirk. Il sait cependant qu'il ne peut tuer Spock, il ne sera jamais capable de le justifier et il doit le justifier, Starfleet manque de scientifique et la vie d'un Capitaine quel qu'il soit ne vaut pas cher. Et puis c'est trop facile de tuer Saavik de cette façon. Non il va utiliser contre elle toute l'imagination de son cerveau maléfique, il va la briser petit à petit et se repaître de voir Spock incapable de réagir à la perte de ses gardes, les un après les autres.
D'autre membre du personnel se trouve autour des Vulcains, il en choisi un au hasard, il va montrer à Saavik que tout n'est pas encore joué, lui faire apercevoir ce qu'il lui reste en magasin pour elle et ses ennemis. Plus tard, il lui prouverait combien Spock a été impliqué dans l'humiliation d'aujourd'hui.
Sa bonne humeur est revenue, Kirk appuie d'un doigt résolu sur le bouton de tir.

* * * * *

Après son inspection avec Kirk, Saavik retrouve Spock à l'attendre dans la coursive menant à la cabine du Capitaine. " Je ne m'attendais pas à vous voir ici ".
Quand elle est avec lui, elle doit forcer sa nature Vulcain à prendre le pas sur la Romulan. Mais elle sait que ce contrôle sur elle-même a un prix, et ce prix elle est prête à le payer pour garder un contrôle absolu sur ses émotions. Son comportement Romulan elle le garde pour ses ennemis, qu'ils voient ce qu'il s'attende à voir, et sous-estime la menace qu'elle représente.
Elle parcourt du regard le couloir, à part quelques hommes d'équipage, rien. Spock est seul. Il n'a pas appelé d'autre garde pour la remplacer pendant qu'elle était avec Kirk. C'est imprudent.
Il a beau avoir plus d'expérience qu'elle dans la flotte, il est dans ses plans que cela change, surtout que depuis le défi de Kirk, les règles ont changé, à aucun moment l'officier scientifique ne doit rester seul. Elle a déjà commencé lorsque hier, elle a pris son service à bord, elle a évalué chaque garde sous ses ordres. Elle a besoin de savoir qui elle peut laisser en arrière avec Spock, elle doit savoir qui est assez loyal et assez fort pour aller contre les ordres du Capitaine lorsque les hostilités commenceront. Elle a ordonné le transfert de deux gardes et a personnellement éliminé Slovak, partiellement responsable de la dernière tentative de Kirk envers Spock.
" Je pensais que je devais vous attendre, Lieutenant, je suis votre officier supérieur "
" Mon inspection est terminée. Nous retournons à nos postes, Monsieur ? "
Il lui répondit d'un signe de tête, mais elle compris que ses pensées sont ailleurs, elle pense à lui demander, mais décide que se serait manquer à l'honneur. Elle est elle-même le résultat d'une union honteuse. D'un père Vulcain qui sous l'emprise du Pon Farr a violé une prisonnière de guerre Romulan. La famille de son père a exigé le suicide de celui-ci pour déshonneur et sa mère fut abattue par un garde.
Saavik avait dix ans lorsque Spock est arrivé dans le camp pour effectuer une enquête. L'une des grandes familles Romulan contrôlant les prisonniers avait projeté de l'assassiner et profitant du désordre de fomenter une révolte. Elle prit le risque de prévenir Spock et obtenu en échange de sortir du camp. Elle brisa alors tous ses liens Romulans, mais la survie demande quelque fois de tels sacrifices. Elle obtint également la citoyenneté Impériale, sous réserve qu'elle n'enlève jamais le symbole Romulan, ce tatouage qui la désigne à tout jamais comme inférieure.
Spock comprend sa douleur et son humiliation, elle a eu besoin de lui, et maintenant elle brûle de ne pas pouvoir payer sa dette.
" Votre inspection ", il marque un temps d'arrêt, " a été plutôt rapide ? "
" Assez longue pour obtenir ce que je voulais, vous pouvez être sûr que Kirk vient de perdre une pièce essentielle de la partie. Il va bientôt comprendre qu'on ne doit jamais être trop occupé à regarder une main pour ignorer l'autre " répondit-elle en Vulcain pour éviter d'être comprise par les autres membres d'équipage.
Spock ne comprend pas la signification de cette réponse, mais il comprend que le plus important est établi d'une façon irréversible. Kirk n'a pas d'influence sur elle.

* * * * *

Soudain, un cri de pure rage résonne depuis la cabine de Kirk, répondant à un réflexe presque conditionné tous les membres d'équipages présents dans le couloir pressent le pas et disparaissent. Spock se tourne vers Saavik, un sourcil levé en signe d'interrogation.
" Pendant l'inspection, j'ai eu l'occasion de toucher certaine pièce de la cabine, j'en ai profité pour placer un petit explosif sensible au champ de dispersion Tantalus près de l'appareil que vous m'aviez mentionné "
" Mais je n'ai pu vous donner son emplacement, je l'ignorais "
" Kirk m'a lui-même indiqué la route, lorsque vous m'avez présenté comme votre garde principal, quand vous avez hésité à partir ou lorsqu'on a évoqué la mort de votre garde précédent, il se sentait menacé et ses yeux indiquaient chaque fois la même décoration murale. Si les schémas que vous m'avez procurés sont corrects, je doute que l'engin soit réparable de sitôt "
Le sourcil de Spock s'élève encore un peu. Le champ Tantalus détruit ?
Oui, bien sûr. Quelques fois le plan le plus simple est le plus efficace. Ce n'est pas la première tentative de Spock, et Marlena avait payé le prix de son échec. Maintenant Saavik, elle, risque de payer le prix de son succès.

* * * * *

Un regard de chaque coté du couloir et elle se dirige droit vers l'ascenseur. " Avancez "
Elle tire un communicateur modifié, à la fréquence sécurisée pour les gardes de Spock uniquement. " A vos postes ? "
Il lui fait un signe de tête. Maintenant il comprend pourquoi elle était si pressée de quitter le pont. " Kirk a du réclamer ses gardes. Nous ne pouvons plus nous trouver sur leurs routes. Nous serions exécutés immédiatement. "
Les portes de l'ascenseur commencent à peine à s'ouvrir quand Saavik aperçoit dans un reflet l'un des gardes de Kirk, poussant Spock sur le coté en criant " En bas ! " En même temps elle lance son couteau à l'horizontale jusque dans la poitrine de l'attaquant.
Spock empoigne son couteau. Saavik envoie sans façon le corps du garde dans le couloir, et tire Spock dans l'ascenseur. " Venez, il a son compte. Le reste de la garde de Kirk sera bientôt là "
Pour Spock bizarrement, la mort du garde de Kirk et l'attaque dans les appartements du Capitaine le soulage, lorsque Kirk a gagné ses galons en tuant Pike, il lui avait bien fait comprendre qu'étant l'officier scientifique il ne désirait pas de commandement et donc ne serait pas un danger pour lui. Et pendant toutes ces années Kirk a respecté cet accord tacite entre eux.
Mais depuis que le capitaine est revenu de cet univers étrange, il accentue sa main mise sur les officiers, les forcent à être de plus en plus performants tous en contrôlant leurs ambitions. Les deux seules personnes échappant à ce traitement sont le Dr McCoy et lui-même.
Pour le docteur c'est compréhensible, personne de sensé ne touche aux membres du personnel médical, à tout moment on peut avoir besoin d'un praticien et il est plus prudent d'éviter qu'il entretienne une rancune envers vous.
Pour lui, c'est moins clair …
Tranquillement, Spock rengaine son couteau. " Bienvenue à bord, de l'Entreprise, Lieutenant, J'espère que vous ne le regretté pas "
" Non, Monsieur. Je ne le regrette pas "

* * * * *

Dès l'explosion dans la cabine de Kirk elle a activé le brouilleur de communication de sa ceinture. Elle ne veut pas que leurs conversations soient enregistrées par hasard par l'un des nombreux appareils de Monsieur Sulu, l'officier de sécurité. Elle doit expliquer à Spock que ses actions ne sont pas un manque au devoir, sinon logiquement celui-ci devra l'envoyer à la chambre d'agonie.
" Je sais à quels niveaux de risque, est la destruction du dispositif de Kirk. Seulement notre marge de manœuvre avec une telle menace sur votre sécurité était inadmissible. Le Capitaine va tenter de prouver ma participation dans le sabotage ou tous simplement me faire disparaître, seulement même si je disparais, la menace du champ Tantalus à disparu et j'ai renforcé votre garde, vous êtes maintenant plus en sécurité. Le risque était donc logiquement acceptable. "
Elle veut éteindre le brouilleur, mais Spock l'arrête, en plus il bloque le déplacement de la cabine de l'ascenseur. " La schematics du Tantalus m'a été donné par Marlena Monroe "
" Une des femmes de Kirk, intéressant. Et pourquoi a-t-elle fait cela ? "
" Je ne sais pas. Mais quand Kirk a découvert le vol des schématics et la trahison de Monroe, il a tenté sans succès de savoir à qui elle les avait transmis. Maintenant il le sait et notre position pourrait devenir plus vulnérable qu'avant "
" Il ne peut prouver que vous les avez reçus. "
" Non il ne peut rien prouver, mais nous devons êtres prudents Lieutenant. Et la prochaine fois, informez-moi de vos plans "
Elle se raidit, Spock n'a jamais utilisé l'agonizeur, ni la chambre d'agonie sur elle, mais ce serait son droit. " Je ne voulais pas provoquer de difficulté, Monsieur "
" La faute m'incombe en partie. J'aurais du vous informer plus, lorsque je vous ai parlé du champ Tantalus. Et je vous félicite pour votre succès. Je n'avais plus rien tenté moi-même depuis la mort du Lieutenant Monroe "
Une lueur amusée passe dans les yeux de Saavik, elle pense que Kirk étant de toute évidence hétérosexuel, il n'aurait pas eu la possibilité de le rencontrer sans la présence d'un garde musclé.
" Le Capitaine ne m'a jamais donné l'occasion d'examiner le champ Tantalus, mais j'ai réussi à comprendre les concepts techniques et pourrais construire le mien. "
Il fait une pause, la regarde encore une fois d'une façon attentive et ajoute " Je vous ai impliquée dans la bataille entre le Capitaine et moi-même "
Comme le veut l'usage elle se retire un pas derrière lui ! " Je n'ai pas de regrets, Spock "
Bien qu'il ait parfaitement remarqué et interprété l'absence du Monsieur dans la réponse il ne laisse rien paraître. Il comprend seulement que leurs rapports ne se limitent plus à celui d'un garde envers son protégé. " Moi non plus, Saavik "
Il éteint le brouilleur, et relance la cabine

* * * * *

Arrivé à destination les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Bien qu'elle sache la chose impossible, elle aurait juré que les portes se sont ouvertes plus rapidement que d'habitude, comme si une paire de mains féroces les avait forcées. Chaque membre de la passerelle lève les yeux sur eux. Il salue distraitement et ignorant la colère sur le visage de Kirk, ainsi que les membres armés de sa garde personnelle. Spock se dirige vers la console scientifique, s'assied à son poste et commence la vérification des contrôles. Saavik elle se range à la place qui lui est assignée sur la passerelle.
Le Capitaine balaie d'un regard rigoureux toute la passerelle. Chaque membre se trouve à l'endroit où il doit être y compris Spock et Saavik. Les Vulcains sont entrés d'une façon habituelle, Spock s'est attablé à la console scientifique et Saavik se concentre sur tous ce qui se passe dans l'entourage de Spock comme le fait tout bon garde. Aucun signe exceptionnel, ni anomalie de leurs comportements.
Johnson, son garde principal a déjà commencé à se déplacer vers eux, il fait signe à deux autres garde de le suivre, quand Kirk lui fait signe d'arrêter. Johnson le regarde, surpris mais obéi. Il signale à ses hommes de garder leurs phasers prêt quand le Capitaine se lève et traverse le pont.
Kirk n'est pas sot. Il ne serait jamais arrivé à la place de Capitaine de vaisseau, s'il n'avait appris la valeur de la prudence. Sa première réaction instinctive aurait été d'enfermer les deux Vulcains dans la chambre d'agonie à pleine intensité jusqu'à leur mort. Il imagine déjà le plaisir de contempler les deux corps se tordre sous la douleur, mais il sait qu'il doit résister à ce genre de vengeance. Spock ne peut être tué sans preuve, depuis le temps qu'il officie à Starfleet il a lié amitié et profit mutuel avec trop de familles puissantes, qui demanderont des explications sur sa mort. Saavik elle représente une inconnue, pour avoir réussi à survivre et à se hisser à ce niveau dans l'Empire et ce malgré son ascendance Romulan, elle ne doit être experte de qualité et de soutient, il ne peut savoir si une enquête va être exigée à sa mort. Et il a besoin de certitude pour maintenir son pouvoir et assurer sa survie.
Plusieurs fois dans l'heure qui suit, Kirk se poste derrière Spock, en espérant altérer le calme des Vulcains. Mais devant l'échec de la manœuvre, il se retourne brusquement vers le chef de la sécurité du vaisseau. Il sait que Sulu se trouvait sur la passerelle avant son entretien avec Saavik, il lui avait parlé personnellement, il espère utiliser la parano naturelle de Sulu pour provoquer une enquête contre Spock et Saavik, et de là justifier leurs exécutions.
Les choses s'arrangent pour le mieux, il se permet même un sourire. " Monsieur Sulu "
L'officier répond immédiatement. " Oui, Monsieur "
" Dite-moi, Monsieur Sulu, quel est le dernier officier à avoir pris son poste sur la passerelle ? " Kirk se retourne vers Spock, un sourire froid sur les lèvres.
" L'officier Pavel Chekov, Monsieur "
Spock eu assez de maîtrise pour ne pas relever un sourcil satirique quand il vit le sourire de Kirk se faner. Monsieur Sulu par contre se fléchi légèrement quand se retournant vers lui le Capitaine demanda " Qui cela, Monsieur Sulu ? "
Dominant son stress, Sulu parvient à répondre sans hésitation. " Monsieur Chekov a été le dernier à prendre son service, Capitaine "
" Mais, je n'étais pas en retard ! " Répondit le Russe d'une voix peu assurée et trop rapide.
Les yeux de Kirk le clouent sur son siège. " Étiez-vous seul dans la cabine de l'ascenseur ? "
" Oui, Monsieur " répondit Chekov en souhaitant désespérément savoir pourquoi son emploi du temps posait problème au Capitaine.
" Je veux voir les enregistrements de sécurité de la passerelle concernant les quinze minutes précédent la prise de quart, Monsieur Sulu, immédiatement "
Au moment de l'explosion, quatre personnes manquaient sur le pont, Chekov, Spock, Saavik et Uhura. Les Vulcains sont arrivés avant Chekov mais après Uhura. Malin, ils ne se sont pas pressés pour arriver les premiers, ni attendu trop longtemps pour être derniers. Et bien sur, ils étaient tous là pour la prise de service. C'est de sa faute, en programmant l'entrevue de Saavik pendant le quart de repos, il ne peut contrôler l'emploi du temps des officiers.
La porte de l'ascenseur s'ouvre et un autre garde de Kirk en sort. La femme se poste prêt de Johnson et lui chuchote à l'oreille. Ensuite Johnson se rapproche de Kirk et rapporte doucement. " L'analyse du dispositif explosif est terminée, Monsieur, explosif et mise à feu standard Starfleet, n'importe qui peut l'avoir sorti des magasins "
" Et le couteau dans la poitrine du garde ? "
" Modèle de base, Starfleet "
" En résumé, matériel Starfleet, rien de Vulcain, ni de Romulan. Est-ce que vous avez vérifié les registres du magasin, pour contrôler qui a sorti des explosifs récemment ? "
" Oui, Monsieur. Dix personnes différentes ont sorti des explosifs, tous avaient des ordres signés par Monsieur Sulu, motif simulation de combat. Aucune sortie attribuée au Commandeur Spock ou au Lieutenant Saavik. De plus l'explosif est de petite taille, facilement dissimulable dans une main. N'importe qui peut l'avoir introduit dans votre cabine avant l'inspection. "
" Vous avez vérifié les enregistrements de sécurité de ma cabine ? "
" Oui, Monsieur. Bizarrement, rien ne fut enregistré pendant les 24 dernières heures. On ignore s'il s'agit d'une panne ou d'un sabotage. La technicienne responsable des appareils d'écoute a été arrêtée. Elle se trouve maintenant en cellule de sécurité "
" Jolie ? "
" Difficile à dire Capitaine, type non humanoïde, une Horta ! "
" Bien, balance ce gros tas de boue hors du vaisseau, et continue ton enquête "

* * * * *

Kirk se sent bloqué, quel que soit le coté par lequel il aborde la chose, pas le plus petit morceau de preuve. Il peut accuser les Vulcains sur base qu'ils ne se trouvaient pas sur la passerelle au moment de l'explosion, mais alors il doit également faire accuser Uhura et Chekov. Ainsi de Sulu pour avoir sorti les explosifs. Et depuis la destruction du Tantalus, il n'a plus les moyens de sacrifier autant d'officier supérieur. Le risque de mutinerie est trop grand.
Kirk dévisage Spock, afin de déceler dans ses yeux toute trace de culpabilité, rien. Il fait la même chose avec Saavik, vérifie les insignes sur la ceinture Impériale, rien non plus, elle n'est évidemment pas assez stupide pour s'accuser elle-même en y épinglant l'insigne du garde.
Tout n'est pas perdu pour autant, s'il ne peut les accuser, il va attaquer.

* * * * *

Il fait toujours face à Saavik pendant ses réflexions, il est contrarié que Spock ait le droit de garder son propre garde sur la passerelle, ce maudit Vulcain l'ayant nommée officier scientifique auxiliaire. Et maintenant, elle est encore plus poche de Spock, le protége en permanence de Kirk et de Johnson.
Soudainement, Kirk envisage la distance entre Spock et Saavik plus attentivement. Leurs rapports dépassent peut-être le simple professionnalisme.
Il n'est sûr de rien, mais il prend le risque, il attaque

* * * * *

" Il se tourne vers le personnel de passerelle. Je sais que vous vous demandez tous ce qui se passe. Je suis prêt à vous le dire. Je ne veux pas que cet équipage se relâche. Sur mon vaisseau, ce ne sera pas votre négligence qui vous tuera, ce sera moi. " Il sourit un moment, le temps pour l'équipage d'assimiler ses paroles.
Il prend le menton de Saavik entre ses doigts, tout geste de Saavik pour le repousser pouvant être assimilé à de l'insubordination, elle ne peut rien faire. " J'ai donc programmé une série d'exercice, et tous particulièrement pour les nouveaux officiers. "
Il tourne les talons, se dirige vers l'ascenseur et sans un regard en arrière, commande. " Lieutenant Saavik, avec moi, Commandeur Spock vous avez la passerelle "
Johnson et ses gardes entourent Saavik, ne lui laissant d'autre choix, que de les suivre dans l'ascenseur. Juste avant la fermeture des portes, elle cherche du regard Spock, qui imperturbable se dirige vers le siège central.
Uhura en souriant et d'un ton badin. " Elle est morte, depuis combien de temps elle est à bord, vingt quatre heures ? Pas plus. Un nouveau record ! "
Chekov, le sourire lascif. " Dommage, je l'aurais bien invitée à partager ma cabine un soir ! "
Sulu le narguant. " Vous, comme si vous auriez pu la manier, elle vous aurait mangé tout cru ! "
La voix de Spock, tranchante comme un rasoir met vite fin à ses babillages. " Assez, faites votre travail ! "
Seul Sulu le défie du regard, mais bien vite il vacille sous celui du Vulcain. Un silence lourd s'abat sur le pont.
Le premier Officier reste assis, balançant son siège d'avant en arrière, accaparé par ses pensées, puis branche son système de communication priver. Il est temps de faire le prochain mouvement.

* * * * *

Saavik est maintenant dans la cabine de Kirk, mais par rapport à leur dernière entrevue, les rôles sont inversés. Maintenant c'est lui qui attaque et elle qui se défend. Il l'a laissée enter en premier, la cabine a été nettoyée, seul reste dans une niche un ensemble de circuit noirci. Kirk surveille le regard de Saavik, elle a englobé toute la pièce, s'arrêtant un moment sur l'emplacement du champ Tantalus, mais rien dans son regard ne laisse à penser une quelconque hésitation ou soulagement. Seulement le regard d'un garde de sécurité face à un élément dissocié du reste. Il appelle néanmoins son attention en s'asseyant juste devant l'assemblage détruit.
Sur de lui, il demande " Savez-vous ce que c'était Lieutenant ? "
" A ma dernière visite, il me semble qu'il s'agissait d'un panneau mural, genre tapisserie. "
" C'était plus que cela, Lieutenant, beaucoup plus ". Il se lève, prend deux verres, les place sur la table et les remplit en parts égales d'un liquide ambré. " Asseyez-vous, Lieutenant, et buvez avec moi ". Il lui présente la chaise placée devant lui.
" Non merci, Monsieur. Je préfère rester debout " répond Saavik d'une voix claire. " Et, je n'ai pas soif "
" Ce n'est pas une demande ", répondit-il mollement. " Obéissez, Lieutenant, vous n'avez pas encore toutes les réponses "
Saavik n'aime pas son ton. Elle prend le siège devant lui et s'assied, en face de lui avec la fureur tranquille qu'elle affecte envers lui depuis le début. " Votre analyse à propos de moi n'est pas correcte et je regrette votre opinion. "
" Je suis sur de mon analyse, et serait heureux que vous compreniez que mes idées ont changé ". Il tourne autour de son genou avec son doigt. " J'ai encore de l'espoir pour vous "
Elle tourne les jambes dans l'autre sens. " Est-ce pourquoi vous m'avez demandé de venir ici ? "
" Peut-être ? "
" Alors avant que nous ne continuions, puis-je vous poser une question ? "
Signe de tête de Kirk.
" A quel, épreuve avez-vous fait référence sur le pont ? "
Il sourit à sa tentative de bluff, destinée à lui faire abattre son jeu.
Elle donne un signe de tête affirmatif, lentement, l'air pensif. Elle appuie ses coudes en avant des genoux, mains pliées. Son corps est une invitation subtile, ce que ses yeux démentent froidement. " Alors qu'attendez-vous de moi ? "
Kirk a un petit rire. Il y a quelque chose en elle qui l'attire, elle n'a rien cédé et ne fait aucune tentative pour cacher son opinion sur lui. Il pose son verre. " Vous êtes là pour apprendre "
" N'importe quoi ou quelque chose de particulier "
" Vous n'êtes pas aussi sûre de vous que vous vous le pensez " Il joue avec deux fils sortant du cadre qui fut quelques heures avant, l'écran du champ Tantalus. " C'était une arme Lieutenant, une arme très puissante, plusieurs fois elle m'a rendu service. Avec elle, j'ai détruit la plupart des obstacles à mon ascension, mais cette facilité d'action ne m'a pas rendu mou pour autant, je connais et apprécie le goût du sang.
" Comme on peut le voir, quelqu'un l'a détruit, en pensant probablement que je serais estropié sans elle. Ils ont tort, cette arme était puissante, mais croyez-vous vraiment qu'il s'agisse de la seule chose qui fasse de moi un adversaire coriace ? "
" Non, Monsieur, je ne pense pas que la destruction d'une arme puisse-t-elle être importante soit un problème. Tous ce qui a été construit une fois, peut être refait. "
" C'était une arme étrange. Inventée par un esprit brillant mais dérangé, personne n'a vraiment compris le principe, mais vous avez raison, rien n'oblige à comprendre le principe pour simplement reproduire ou réparer. "
Un autre direct, Saavik est incertaine, il dit la vérité ou il bluffe. S'il peut vraiment la réparer, elle peut elle tenter de saboter les différentes parties, le temps joue contre eux, tout mouvement pour contrecarrer Kirk augmente le risque de laisser des preuves derrière soi et si leurs arrestations surviennent avant que Monsieur Spock n'ait compris les schématics de Tantalus et trouver une parade, tous sera perdu, et par sa faute à elle. Elle commence à perdre pied.
" Je sais que vous connaissez bien les lois de la guerre et du pouvoir, vous êtes moitié Romulan. De mon coté j'ai appris à apprécier à leur juste valeur les Vulcains. C'est pourquoi, j'ai décidé de vous transférer à mon propre corps de garde "
" Monsieur ? " Répond simplement Saavik, de plus en plus déséquilibrée par la tournure des événements.
" Vous maniez avec dextérité tous les types d'armes et d'explosifs, vous ne vous êtes jamais troublée lorsque je vous ai interrogé sur votre manque au devoir. Vous répondez avec intelligence à toutes mes questions. Les officiers de cette qualité ne peuvent travailler qu'avec le Capitaine, n'est-ce pas. Et puis je ne perds pas espoir que vous et moi, dans un avenir proche ? " Il plante son index sur sa poitrine, juste au centre de son sternum.
Les yeux de Saavik brillent de colères sous l'affront, mais elle reste là assise, en essayant de penser à une solution rapide. Logiquement, elle doit se laisser transférer, elle aura alors une source d'information de première main, et pourra prévenir Spock de toute attaque. Illogiquement ...
Illogiquement, elle ne veut pas être séparée de Spock.
Kirk en insérant un doigt dans son uniforme interrompt la concentration de Saavik. Il l'attire vers lui. Sa voix devient agressive et menaçante. " Vous avez fait le bon choix en vous risquant Lieutenant. Même si Spock peut bloquer bon nombre de mes attaques, vous vous deviez d'encore améliorer sa protection. "
" Mais vous ne pouvez aller plus loin et moi j'ai le pouvoir de vous assigner n'importe où. Dans la salle des chambres anti-matières par exemple et vous savez que les accidents fatals y sont fréquents. Je peux également vous faire déchoir de votre citoyenneté Impériale et vous renvoyer dans votre ancien camp de prisonnier, ils seraient ravis de vous revoir après votre trahison. Je peux faire de vous ce que je veux. A partir de maintenant chaque bouffée d'oxygène que vous inspirez, c'est à moi que vous la devez. Et n'imaginer pas que Spock fasse quelque chose pour vous, cela affaiblirait sa position "
Saavik sent sa foi vaciller, et a un moment d'indécision. Elle se trouve coincée, mais comme elle l'a exposé plutôt à Spock, il s'agissait d'une possibilité. Elle avait alors prévu d'attirer sur elle toute la colère de Kirk pour épargner Monsieur Spock. Sa mort devant apaiser Kirk et éviter au premier officier le premier choc de la vengeance du Capitaine, et cela ne marche pas.
" Pourquoi ne me tuez-vous pas maintenant ? "
Il sourit, " Parce que je vous aime "
" Alors je peux encore fournir quelque service " répondit-elle sèchement.
" Oui, vous pouvez. " Un coin de sa bouche est tiré en arrière dans un sourire supérieur. " En ce moment, vous pensez à qui, à lui ou à vous ? "
" La question est-elle délibérément vague, Monsieur ? "
" Spock ". Il répond sur le ton de l'évidence. " Vous réfléchissez encore aux moyens de le sauver de moi. Effrayant, n'est-ce pas, Lieutenant. Comme je peux lire dans vos pensées ? "
Elle ne répond pas.
" Et que pensez-vous qu'il y a maintenant dans les pensées de Spock ? Vous ? J'en doute ". Il rit comme si l'idée même était ridicule. " Vous ne le voyez pas, faire le chemin jusqu'ici rien que pour vous défendre. " Il cherche dans ses yeux, tous signes de perte de confiance en Spock. Il ne craint pas Saavik, mais reste prudent avec elle. Elle a détruit le champ Tantalus et il n'en est que plus vulnérable et si Spock est prêt à la défendre, cette vulnérabilité va encore augmenter.
" Je n'accuserais jamais, Monsieur Spock, et de telles pensées passionnées, ne sont pas digne d'un Vulcain "
Une fois encore, elle lui échappe. Il a voulu la tenter avec l'attrait de nouvelles informations, en sachant qu'elle ne vivrait pas assez longtemps pour en faire profiter Spock. Il tire sur sa tunique d'uniforme et se rapprochant encore, au point de la toucher, ajoute. " Comme vous dites, Lieutenant. Mais je désire toujours vous voir incorporer mon corps de garde. Pensez que je suis impatient de commencer votre formation privée. "

* * * * *

Saavik a du mal à comprendre son propre comportement. La seule confiance qu'elle n'ait jamais accordée, était envers sa mère, d'abord elle était sa mère, ensuite en tant qu'hybride, elle était rejetée de tout le camp sauf de sa mère. Celle-ci avait été tuée par un garde. Elle avait ensuite essayé d'établir un contact avec la famille de son père et avait également été rejetée. Après cella elle a décidé de ne plus donner sa confiance ou son amitié à quiconque. Sa vie est son seul bien, son seul serment : la garder.
Même Spock lors des événements du camp n'avait été qu'un moyen d'arriver à ses fins. Elle le lui avait bien précisé lors de la révolte. " Votre situation est sans espoir, vous le savez. Alors suivez-moi. Vous mourez, je meurs. Vous vivez, nous sommes libres tous les deux. "
Il avait été surpris de trouver dans une aussi jeune personne, une telle détermination, de plus ses yeux paraissaient déjà beaucoup plus vieux que le reste de son visage. Il avait simplement dit " Oui ", et l'avait suivie.
Elle a continué à l'accompagner dans les années qui ont suivi, son jeune âge et son statut d'inférieur lui ont permis d'exécuter quelque mission délicate pour Spock sans éveiller les soupçons, et en a été récompensée par son entrée à l'Académie. Saavik a ensuite continué sa formation sous la protection de Spock et elle a alors recommencé à éprouver de la loyauté pour quelqu'un.
Et maintenant depuis vingt-quatre heures elle sert sur un vaisseau au coté de Spock.
Et Kirk voudrait lui retirer cela. Jamais.
Adieu, Spock.

* * * * *

En tant qu'hybride Vulcain/Romulan, elle est plus forte que Kirk et encore un fois il fait l'erreur de laisser ses mains vagabonder alors que les siennes sont libres. Elle n'aura pas le temps de prendre une arme. Elle va le pousser de toutes ses forces contre la cloison, le choc le tuera certainement, et même s'il survit, il ne sera pas en état de combattre et elle l'achèvera. Le garde posté dehors ne la laissera jamais sortir vivante, mais Kirk sera mort et Spock vivant.
Avec fierté elle constate que son control Vulcain n'a jamais été aussi fort. Leurs regards se croisent, lui fâché, lascif, décadent. Elle plus glacée que le vide spatial. Elle se prépare à frapper, quand Kirk la saisit avec un puissant baiser. Lui écrasant la bouche contre la sienne, piège ses bars contre leurs corps. L'action inattendue l'étourdi, un moment de flottement permet à Kirk de tirer un hypo de son uniforme. Et si ses réflexes n'avaient été plus rapides que ceux d'un humain, jamais elle n'aurait pu attraper son poignet avant l'injection. Elle devine que ce n'est pas un poison, mais plutôt un incapacitant. Le bâtard. Elle s'en veut de s'être laissée prendre à une telle ruse.
La mélodie du signal d'entrée paraît bruyante tant le silence qui suit l'affrontement est lourd et tendu.
" Partez " hurle Kirk.

* * * * *

Malgré ses ordres, les portes s'ouvrent et Spock entre, suivi de Johnson. La voix de Kirk crache plus qu'il ne parle. " En arrière, dehors ! Ou alors ? "
La voix de Spock reste naturelle, même après que ses yeux aient vu Saavik à genoux au pied du Capitaine, la main de Saavik tenant encore le poignet de Kirk. Même après avoir remarqué l'hypo aux pieds des deux antagonistes. Et même avec la menace de Johnson debout derrière lui. " Message de Starfleet Command, Capitaine. En première priorité ".
Kirk et Saavik se relèvent. Kirk se meut par saccades, il ne faut pas être McCoy pour deviner que son taux d'adrénaline est à son maximum, il parvient quand même à ordonner à Spock de lire le message.
" Starfleet Command fait savoir au Capitaine Kirk de l'ISS-1701 Entreprise que le premier officier Spock est investi du mandat d'Investigateur Impérial. Il est ordonné au Capitaine Kirk de lui fournir toute l'assistance requisse au déroulement de sa mission. Fin de message. "
C'est la fin de tout. Spock Investigateur Impérial. Même s'il reste second à bord de l'Entreprise, son rôle d'Investigateur le rend intouchable, qu'il arrive quoi que se soit à Spock et il sera lui accusé de meurtre. Et ce qui vaut pour Spock, vaut maintenant également aussi pour Saavik. Spock a gagné.
Spock continue. " Capitaine, je souhaite discuter avec vous, afin de sortir de cette impasse. "
Ensuite se tournant vers Saavik et la voix toujours aussi froide. " Lieutenant, vous n'êtes pas à votre poste. "
Kirk bouillonne de rage, mais continue à se contrôler, il a senti de l'acier dans la voix du Vulcain. Saavik se lève et va se placer un mètre derrière l'épaule de Spock. Johnson de son coté c'est déplacé derrière la sienne. La situation moins explosive que la minute précédente reste quand même très tendue.
Kirk, lançant un regard furieux à Spock. " Parlez ! "
" Je ne veux plus de conflit, Capitaine " Kirk lève un sourcil de surprise. " Cette guerre privée entre vous et moi est illogique et un constant gaspillage de ressources " Spock pense soudain qu'il est en train de répéter les paroles de cet étrange Kirk parallèle rencontré sur Halkans. " Je ne suis pas stupide, je sais qu'il est inutile de demander la fin des hostilités et d'attendre simplement que vous vous y conformiez. En conséquence, je me devais de fortifier ma position "
Kirk pointe un doigt vers lui. " Vous admettez avoir détruit le champ Tantalus. "
" Non, Monsieur. Je parle de mon mandat d'Investigateur Impérial. J'admets connaître l'existence du champ depuis un certain temps, mais je ne l'ai pas détruit. "
Kirk pointe Saavik de la tête. " Elle l'a fait pour vous ! C'est la même chose "
" Peut-être, cependant comme je l'ai dit plutôt, je souhaite discuter de ma tâche d'Investigateur Impérial avec vous ".
" Qu'avez vous à dire ? "
" Ceci ", Spock tend à Kirk un pad. " Une opportunité intéressante de se hisser au grade d'Amiral "
Kirk prend le pad, mais sans le lire, " Bof ! Une place de bureau, loin du terrain des opérations, sans réelle incidence sur le devenir de l'Empire "
" Non, Capitaine. C'est une flotte de trois vaisseaux, un classe Excelsior et deux Constitution nouvelle mouture. Vous ne pouvez continuer comme cela, vous devez vous placer sur l'échiquier du pouvoir. Aussi puissant que vous êtes, vos ennemis s'uniront contre vous. Et je peux vous aider. Votre ascension au poste va dépendre du rapport que je vais fournir à l'amirauté "
Même Saavik regarde Spock d'un air étonné, il lève la main pour empêcher Kirk de l'interrompre. " Comprenez-moi bien, Capitaine. Cette lutte doit cesser. L'Entreprise ne peut survivre longtemps avec un nombre de plus en plus important d'assassinas. Cette lutte nous affaiblit tous deux. Même si vous ou moi arrivons à l'emporter, il sera si affaiblit qu'il pourra être défié par n'importe quel officier ambitieux et le vaisseau sombrera dans le chaos.
" Et ? " Interroge un Kirk maintenant beaucoup plus calme.
Se rapprochant d'un pas, Spock ajoute. " Prenez le commandement du vaisseau Amiral. Donnez l'un des vaisseaux à Sulu avec le grade de Capitaine, cela satisfera ses ambitions. Donnez l'autre à Scott, Uhura, Chekov ou n'importe quel autre de vos préférés "
La voix de Kirk devient insidieuse " Et à vous l'Entreprise ? "
Le Vulcain fait un signe de tête. " Oui, vous pouvez vous le permettre, vous garder sous votre contrôle le vaisseau Amiral, plus trois vaisseaux de ligne, je le répète, je préfère un poste moins exposé. "
" Que retirez-vous de cela ? " Demande Kirk.
" La fin des hostilités et une chance d'aller plus loin. Ensemble nous devenons plus puissants. Une situation avantageuse, Capitaine "
" Et le champ Tantalus ? " Insiste Kirk.
" On peut demander à Scott de le réparer, en revanche, il sera alors en mesure d'en fabriquer un pour lui, risque inacceptable et il est trop bon ingénieur pour le perdre. Je peux également réparer le vôtre, mais dans les deux cas, j'en construis un pour moi également. "
" Jamais ! "
" Capitaine, cette trêve est seulement possible si nous sommes à égalité. Je ne peux vous laisser l'avantage du champ. Si je voulais le pouvoir, je pourrais en tant qu'Investigateur Impérial donner l'ordre de vous faire exécuter.
Kirk est maintenant tout à fait calme. Il rend son pad à Spock. " J'y réfléchirai, Monsieur Spock "
" N'attendez pas trop longtemps Capitaine. Et ne me trompez pas en frappant de nouveau "
Kirk le regard droit dans celui de Spock. " J'ai parfaitement compris, Monsieur Spock. Et vous de votre coté, ne me poussez pas à bout. "
Spock répond d'un signe de tête, se retourne et sort. La voix de Kirk cinglante comme un fouet le stoppe. " Arrêtez ! "
Spock se retourne. Toujours tendu et en alerte. Saavik et Johnson reprennent eux leurs places respectives.
Le doigt tendu vers Saavik, directement sur sa gorge, il ajoute. " Vous pouvez utiliser toutes les ficelles que vous voulez, il reste le fait qu'elle a détruit le champ Tantalus "
" Quelle preuve avez-vous ? "
Maintenant qu'il contrôle sa rage, la voix de Kirk est calme, mais toute aussi dangereuse, presque une arme. " Je n'ai pas besoin de preuve. Elle l'a fait. Je le sais. Je ne laisserai pas ce crime impuni. Le reste de l'équipage y verrait un signe de faiblesse et nous ne pourrions plus le contrôler. "
" Un point pertinent Capitaine. Mais vous n'avez pas de preuve que Saavik ou même moi ayons détruit le champ. Et vous avez besoin de preuves "
Kirk ne renonce pas. " Elle doit être punie Spock. Le fait est, que si elle reste impunie, elle est un obstacle à toute alliance entre nous "

* * * * *

Si Spock n'avait la main de par son mandat d'Investigateur Impérial, il n'aurait de choix que de livrer Saavik au bon vouloir de Kirk. Mais il a la main et doit donc prendre une décision rapide. Comment avancer, sans tuer Kirk ? Quel sacrifice est-il prêt à faire pour garder Kirk vivant ?
Dans le laps de temps imparti pour se décider, il ne peut s'entretenir avec Saavik. En tant que son supérieur il doit prendre une décision et l'avis de son subordonné ne compte pas.
Il a prit sa décision et espère que Saavik a assez confiance en lui pour ne pas réagir à ce qui va se passer.
" Je réfute votre accusation, Capitaine " Kirk fait un pas en avant et lève son bras prêt à gifler le Vulcain. " Cependant, je concède que la discipline doit être maintenue. Pour la punition, quelle est votre suggestion ? "
Saavik serre les poings mais ne fait aucun commentaire. Kirk le sourire mauvais tend la main vers elle. " Votre irez dans la chambre d'agonie, Lieutenant. Et nous verront combien de temps vous résisterez avant de vous évanouir ? "
Spock prend l'agoniser de Saavik, mais le laisse à l'intérieur de sa main. " J'ai ma propre suggestion, Capitaine. Je l'emmène moi-même dans la chambre d'agonie. Cinq minutes, intensité minimal "
" Non, pas suffisant. Si vous préférez la chambre libre à vous. Mais je sais les Vulcains capables de bloquer la douleur un certain temps, surtout à faible intensité. Ne me donnez pas n'importe quoi. Intensité maximum, deux heures, personne ne peut se contrôler aussi longtemps. "
Kirk regarde Saavik aussi intensément que Spock évite de le faire. Pendant qu'il discute de son destin comme si elle n'existait pas, elle se bat pour garder son contrôle et éviter à sa nature Romulan de tenter une action désespérée pour tuer Kirk, ce serait non seulement sa fin, mais également celle de Spock.
Kirk répète. " La chambre, deux heures, intensité maximum. "
Spock secoue la tête. " Une demi-heure, Capitaine ". Kirk ouvre la bouche pour faire une autre offre, mais Spock le coupe, sa propre voix est maintenant teintée de colère. " Une demi-heure, Capitaine, ni plus, ni moins ou je vous le dis, il n'y a plus d'accord. Et vous savez ce que ça veut dire pour vous. "
" Bien, d'accord, une demi-heure. Johnson, avec deux gardes, escortez le Lieutenant Saavik à la chambre d'agonie. Ainsi que Monsieur Spock, je suis sûr qu'il voudra y assister.
Johnson demande. " Vous ne vous y joignez pas, Monsieur ? "
" Non, le Lieutenant m'a déjà fait perdre beaucoup trop de temps. "
Saavik salue Kirk et sans un regard suit Spock et Johnson dans le couloir.
La première chose qu'elle voit est le garde poignardé dans le couloir, un garde de Spock, la similitude des blessures et de lieu ne laisse aucun doute, les gardes de Kirk ont vengé leur camarade mort quelques heures plutôt. L'Entreprise est au bord de la guerre civile.
Le couloir est maintenant investi par plusieurs gardes des deux corps.
" Monsieur Johnson, vous pouvez renvoyer vos gardes, le Capitaine a demandé deux gardes seulement, je peux très bien m'en occuper. "
Johnson est prêt à discuter, mais se rappelle que le Vulcain est premier officier. Même son statut de garde principal ne lui permet pas de négliger les ordres d'un officier de se rang, sauf si la vie de Kirk est en danger.
Johnson fait signe à deux de ses gens et renvoie le reste. Saluk et Stron deux gardes Vulcain regardent leur commandant. Il leur fait un léger signe de tête et leurs signifie l'ordre de se disperser ainsi que les autres gardes Vulcains.
Spock cherche des yeux Saavik, rien dans le regard du Lieutenant ne transparaît. Les deux hommes de Kirk se placent entre les Vulcains et commencent à se diriger vers la chambre d'agonie.
Sur le chemin de la chambre, Saavik se tait. Elle pense. Je suis vivante. Je continuerai à vivre. Spock m'a sauvée. Elle sait pourtant que dans sa situation il est illogique de s'en réjouir.
Oui, mais pourquoi son mentor tient-il tellement à ce que Kirk vive ?
Le champ Tantalus est détruit, Spock est plus que jamais en sécurité. Elle a rempli la mission qu'elle s'était imposée à elle-même. Tout va pour le mieux.
Ils tournent au coin de la coursive. La chambre d'agonie est là, et fait disparaître la sensation de bien être. L'un des gardes ouvre la porte, l'autre tire son phaseur. Elle regarde Spock impénétrable et entre.
Elle se fortifie, fait appel aux disciplines de contrôle de la douleur. Elle a déjà éprouvé ce tourment lors de son passage à Starfleet Académie. Le champ d'agonie va mettre à mal chaque terminaison nerveuse. Chaque seconde de cette demi-heure va paraître une éternité. Mille huit cent fractions d'éternité. Et ensuite pendant des heures, chaque nerf continuera à envoyer ses impulsions tranchantes au cerveau. Ces muscles refuseront de fonctionner correctement pendant des jours. Mais je serai vivante.
L'un des gardes règle les contrôles de la chambre, pendant que l'autre s'installe confortablement près de la paroi de verre, prêt à apprécier en connaisseur le spectacle.
Il règle l'intensité, lance l'enregistrement. Bien sûr. En dépit de sa bravade, Kirk ne va pas se priver du plaisir de savourer le spectacle de sa douleur, à moins que se soit les gardes. Elle sait pour y avoir participé que des projections en salle de garde ont lieu.
La garde l'a regardée en grimaçant, la main en position sur le contrôle de mise en marche de la chambre, l'attende de la douleur est déjà une douleur. Elle lui lance un regard furieux, la main descend lentement, et malgré sa volonté elle ne peut s'empêcher de la suivre des yeux. Tout à coup la main s'abat d'un bloc, et arrête à quelque millimètre du bouton. Il rit cruellement alors qu'elle s'est presque éclaté les dents à force de serrer la mâchoire.
Ne rien leur montrer, ni à lui, ni à l'autre garde. Celui du contrôle remonte sa main et la maintient à l'horizontale à une cinquantaine de centimètres du bouton.
La mâchoire de Saavik lui fait mal sous la pression, elle est dans un tel état de rage, qu'elle pourrait tuer n'importe qui, homme ou bête, rien que pour apaiser sa colère et si elle ne trouve rien elle est capable de se tuer elle-même.
En fait, elle n'a aucun contrôle. Aucun contrôle et la douleur qui va arriver.
Le sourire du garde s'élargit avec un vrai plaisir sadique, et sa main ...
... est attrapée au vol par celle de Spock, avec l'autre main le Vulcain touche la région sensible entre le cou et l'épaule. Le garde s'écroule.
D'instinct Saavik se tourne vers l'autre garde, elle voit Saluk et Stron qui le tiennent inconscient lui aussi. Stron se place devant la console et commence diverses manipulations. Saavik quant à elle, bien que soulagée est complètement épuisée par la tension subie.
Spock ouvre la porte de la chambre, elle voudrait garder bonne figure mais tremble comme une folle, le choc, le soulagement et surtout la honte d'avoir douté de lui, l'on épuisée. Comment a-t-elle pu douter de lui, même s'il elle avait dû subir la punition.
Elle regarde Stron continuer à travailler les contrôles. " Nous avons crée à partir de votre dossier personnel une simulation vidéo de votre peine, c'est cette simulation qu'il place dans l'enregistreur. Une technique qu'il a mise au point lorsqu'il servait sur l'Altran. Le Capitaine de l'Altran détestait les Vulcains, il ne se passait pas une journée sans qu'un membre de la communauté soit condamné à une peine de chambre d'agonie. "
" La crainte du châtiment développe l'imagination ! Et pour les gardes que fait-on ? " Demande Saavik.
" Stron a également saboté la console pour qu'elle émette un choc énergétique lors de l'arrêt de la chambre, nous programmons l'arrêt de celle-ci après trente minutes. Le choc aura provoqué une commotion des gardes, expliquant leur évanouissement et leur perte de mémoire. L'enregistrement de votre punition, les index de dépense énergétique et mon témoignage suffiront s'il y a enquête, mais j'en doute. Les gardes préféreront ne pas ébruiter leurs mésaventures de peur d'être rayés du corps de garde de Kirk et remis simples matelots. Ils se feraient proprement étriper par le reste de l'équipage. Voilà où mène la cruauté gratuite "
" Par contre, vous allez devoir passer par les mains de Saluk, le passage par la chambre d'agonie provoque de larges traces sur tout le corps. Et nous ne pouvons prendre aucun risque d'être découvert "
" Bien sur "
Saluk commence alors méthodiquement et avec application à donner des coups sur le corps de Saavik et bien que visiblement ce psychotique de Saluk y prenne un violent plaisir, Saavik est ravie, cela n'est rien par rapport aux douleurs de la chambre d'agonie
" Monsieur Saluk, assez. " Le Vulcain arrête instantanément et relève Saavik. Spock inspecte celle-ci, des ecchymoses vertes commencent à apparaître et en y ajoutant le coup à la poitrine et la morsure à la lèvre donnée par Kirk, le doute n'est pas permis sur la violence du traitement.
Un claquement sec, la chambre d'agonie vient de s'éteindre comme prévu, et comme prévu les sécurités de la console ont sauté.
Spock s'adressant toujours à Saavik. " Stron et Saluk vont vous transporter à votre cabine, n'en sortez pas pendant vingt-quatre heures, rester couchée et ne faites pas appel à vos dispositions Vulcaine d'auto guérison. Normalement après un passage en chambre d'agonie vous en seriez incapable. "
Échappant à tout contrôle Vulcain, Saavik lui donne un baiser furtif. " Je vous dois ... "
Il lève la main, lui coupant la parole. " Vous ne me devez rien. Vous m'avez sauvé la vie. J'ai sauvé la vôtre. Allez dans votre cabine maintenant. J'ai encore à faire. "

* * * * *

Vingt-quatre heures plus tard, Saavik a retrouvé son poste de garde principal et se trouve dans la cabine de Spock pour le rapport journalier.
" Lieutenant, je vous informe que comme prévu les deux gardes ont préféré passer sous silence l'accident de la chambre d'agonie. Ils ont ensuite tenté de se venger sur le technicien chargé de la maintenance de la chambre. Mais Stron a modifié les registres pour faire apparaître le nom d'une technicienne Horta décédée quelques heures plutôt. Le véritable technicien étant Vulcain nous n'avons rien plus rien à craindre de ce coté. "
" Monsieur, puis-je vous poser une question ? "
Signe de tête de Spock.
" Pourquoi avoir épargné Kirk, en tant qu'Investigateur Impérial vous auriez pu ordonner son exécution tout simplement ? "
" Juste après la mission de Halkans, j'ai projeté de m'emparer de l'Entreprise en tuant Kirk, mais j'y ai renoncé. Kirk est un barbare, le meilleur ou je devrais dire, le plus mauvais d'entre eux. Cependant, c'est celui que je connais le mieux. Celui que je contrôle le mieux, je vais forcer Starfleet Command à travers lui, tout en restant dans l'ombre. Ainsi se dirigent les humains. Il suffit de leur dire tout bas ce qu'on désire qu'ils fassent. Vanité des puissants ! "
" Mission Halkans, n'est-ce pas ce peuple qui préféra mourir que de livrer les cristaux de dilithium de leur planète. L'ordre était de les détruire. Ordre annulé par Kirk. Comment avez-vous fait ? "
" Comment j'ai essayé de sauver les Halkans ? J'ai convaincu Kirk de prendre aux Halkans leurs cristaux, mais que de les laisser vivants, angoissés sur les applications guerrières de ceux-ci était une meilleure punition que la mort. Ce fut un échec, les Halkans ont préféré un suicide collectif "
Il ne peut permettre au doute de l'accabler, il doit continuer la lutte, continuer à placer ses pièces sur l'échiquier du pouvoir. L'important est qu'il ne se trouve plus seul, il a maintenant une partenaire, une partenaire loyale qui garde ses arrières, qui va l'aider à organiser cette révolution dans les mentalités de l'Empire, quelqu'un à qui parler, à qui se confier et surtout quelqu'un qui le comprend.
Sortant de ses pensées Spock ajoute. " Comme je vous l'ai dit avant de vous faire monter à bord, les temps doivent changer. Je me dois de me faire un maximum d'alliés de mes anciens ennemis, en lieu et place de les tuer. J'ai besoin de vous pour cela. Ce n'est pas l'habituel devoir d'un garde principal, mais la place est encore la vôtre si vous le souhaitez "
Il s'arrête de parler un moment. " J'ai besoin de vous autant que vous avez eu besoin de moi. Et ce depuis que vous m'avez escorté hors du camp de prisonnier "
Un sourire embelli le visage sévère et tuméfié de Saavik " Encore une fois c'est, vous mourrez, je meurs. Vous vivez, nous sommes libres. "
" Oui ". La réponse est brève, l'intensité est dans le ton.
Saavik se met au garde à vous et répond. " Je souhaite garder ma place de garde principal à votre service, Monsieur. "
Signe de tête de Spock. De son visage disparaît maintenant tout signe de tension.
" Des regrets, Saavik ? "
" Aucun, Spock. "

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité