.

Messagers de guerre II
.

Messagers de guerre II. - « Journal personnel du capitaine. Je me demande parfois comment l'Enterprise se fourre dans de telles situations. Cette fois, aucune exception. Nous avons commencé comme une simple mission pour accompagner un vaisseau boomer, l'Horizon, pour enquêter sur un satellite extraterrestre. Depuis, nous avons soutenu une attaque par un vaisseau romulien, rencontré un membre d'une nouvelle espèce et, comme si ce n'était pas assez, une flotte de vaisseaux qui sont probablement romuliens se dirige vers nous. »
Le capitaine Jonathan Archer ne pouvait quasiment pas croire la chaîne des événements elle- même. Au moins c'était son journal personnel, où il pouvait laisser libre cours à des sentiments teintés d'exaspération. Au contraire du journal du capitaine, son journal personnel ne serait pas accessible jusqu'à bien après qu'il ne soit plus là.ce qui serait, espérait- il, dans un certain temps.
Il continua:
- « Tout a commencé quand l'Horizon a croisé un satellite extraterrestre dans l'Abysse Fantomatique, une zone de l'espace évitée par beaucoup de vaisseaux à cause du haut taux d'incidents systèmes inexplicables. Nous sommes à présent sur les lieux où ils ont trouvé le satellite, que nous croyons être d'un type de technologie que nous avons déjà rencontré auparavant. Il pourrait détenir les clés d'avances dans les armes offensives et défensives.si nous parvenons à découvrir comment il fonctionne avant qu'il s'autodétruise. Ai- je mentionné que le satellite est en mode autodestruction ? »
Archer passa une main sur son visage fatigué alors qu'il essayait de contrôler sa frustration. Paul Mayweather, le capitaine de l'Horizon, ne leur avait pas exactement menti. Il avait juste négligé de mentionner qu'il avait amené le satellite à bord de son vaisseau. L'Enterprise et l'Horizon étaient en route dans l'Abysse avant qu'ils aient réalisé qu'il avait fait ça. Il ne pouvait pas blâmer Paul de voir si certaines propriétés du satellite - essentiellement une méthode de protection qui rendait le satellite invisible - pouvait être adapté sur son vaisseau, mais Paul était en dehors de ses intérêts parce qu'il avait ceux des boomers à cour. Son vaisseau lent et légèrement armé aurait pu être détruit si l'Enterprise n'avait pas été là pour le protéger du vaisseau éclaireur romulien.
La lumière clignotante sur son bureau lui rappela que le journal était encore ouvert et en attente.
- « Le vaisseau éclaireur romulien que nous avons détruit semblait avoir l'intention de prendre le satellite ou de le détruire. Le fait que les romuliens soient intéressés par cet appareil ne m'encourage pas à l'abandonner. Mais si l'autodestruction ne peut être arrêtée, ou si la flotte romulienne se rapproche trop, nous n'aurons pas d'autre choix que de le laisser.
- « Notre première priorité est de trouver un moyen d'arrêter le compte à rebours d'autodestruction pour que nous puissions étudier le satellite plus tard. Le capitaine de l'Horizon a refusé de rendre le satellite en arguant que, si l'explosion était imminente, il pourrait le relâcher plus vite que nous. Nous avons de la chance qu'il nous ait donné l'accès pour étudier cette nouveau technologie, nous avons l'équipement pour faire ça et pas lui.Le commander Tucker est à bord de l'Horizon depuis plusieurs heures maintenant, essayant de comprendre comment fonctionne le satellite. »
- « Pour aggraver les choses, nous ne pouvons quitter la zone pour éviter la flotte qui se dirige vers nous, à moins que nous ne voulions laisser le satellite ici. D'après l'analyse du commander T'Pol, si nous quittons l'Abysse Fantomatique, il y a une bonne chance que le satellite contourne le compte à rebours d'autodestruction et explose immédiatement. En fait, elle pense que le fait que le vaisseau boomer l'ait emmené hors de l'Abysse a modifié le compte à rebours originel.ordinateur.pause. »
La gorge d'Archer était sèche. Il prit sa tasse de café pour s'apercevoir que le liquide était froid. En grimaçant, il posa la tasse. Il n'était pas temps de prendre une nouvelle tasse, il voulait finir son entrée de journal avant l'arrivée de son visiteur.
- « Ordinateur.reprends", dit- il.
- « Je vais rencontrer sous peu un membre d'une espèce que nous n'avons jamais rencontrée. D'après T'Pol, son vaisseau a la même technologie que celle du satellite extraterrestre. Peut- être que nous aurons quelques réponses. »
Archer ferma le journal alors que la sonnerie de la porte de son bureau résonnait.
- « Entrez », s'écria- t- il en se relevant.
La porte s'ouvrit pour laisser passer T'Pol et l'extraterrestre, accompagnés de l'enseigne Hoshi Sato. C'était le premier regard d'Archer sur l'extraterrestre qui avait essayé de les prévenir de l'attaque du vaisseau éclaireur, et il trouva l'homme en train de le regarder en l'évaluant.
- « Capitaine, » dit T'Pol, « voici Troicki. C'est un Lath. Leur planète mère est de l'autre côté de l'Abysse Fantomatique. »
L'extraterrestre de couleur pourpre baissa la tête dans un geste qu'Archer en était venu à reconnaître comme un geste universel de salut. Archer acquiesça en retour.
- « Capitaine Troicki. »
- « Simplement Troicki », l'interrompit l'extraterrestre en un baryton plaisant. « Je ne suis pas un capitaine, juste un travailleur dévoué. »
Archer regarda Sato, qui tenait le Traducteur Universel. Elle croisa son regard et acquiesça légèrement. Elle avait l'air confiant, ce qui encouragea Archer. L'appareil de traduction semblait bien fonctionner pour une fois.
Troicki semblait bien plus calme que lorsqu'il avait essayé - sans succès à cause de la barrière de la langue - de les avertir de l'attaque
- « Troicki », dit Archer, « je suis désolé que nous n'ayons pas été capables de comprendre tout d'abord votre avertissement. »
- « Compréhensible », dit l'extraterrestre, ses sourcils inclinés se soulevant. « Nos peuples ne se sont jamais rencontrés jusqu'à aujourd'hui. Votre technologie en matière de communication est remarquable. », ajouta-t-il, le regard allant vers le TU dans les mains de Sato.
- Archer reconnaissait une ouverture quand il en voyait une. « En parlant de technologie.nous avons trouvé quelque chose que nous pensons qui utilise une technologie similaire à celle de votre vaisseau. Nous espérons que vous pourrez nous aider. »
Troicki lui jeta un regard noir, et Archer se demanda après coup s'il n'avait pas donné à l'extraterrestre une excuse pour réclamer la propriété du satellite. Peut- être n'aurait- il pas dû dire quoi que ce soit à son propos, mais il avait besoin de trouver un moyen d'éteindre l'autodestruction aussi vite que possible en excluant toute parade diplomatique.
- « Il est sur l'autre vaisseau. Je sais. C'est pour cela que je suis là. Pour le réparer. », dit finalement Troicki.
Archer attendit de voir la réaction de T'Pol, et fut frappé par certaines similarités entre son premier officier et leur visiteur. Sourcils inclinés, physique fin, ce qui pourrait être considéré par des traits aristocratiques faciaux selon les standards humain.il ne pensait pas qu'il aurait été surpris si Troicki avait des oreilles pointues sous ses longs cheveux sombres. Même les vêtements du Lath, une tunique ceinturée s'arrêtant aux hanches et les pantalons assortis de couleur sombre lui rappelaient le style vulcain.
- « Vous avez été envoyé pour réparer le satellite ? », demanda T'Pol
- « Pas vraiment. Il m'a appelé pour que je le répare. »
Les Lath étaient une race ancienne avec un fier passé, leur dit Troicki. A une période, ils dominaient ce secteur de l'espace, bien que ça soit sans utiliser la force.
Ils étaient un peuple pacifique, et ils avaient prospéré parce qu'ils étaient forts économiquement. Les arts et les sciences étaient florissants, et les citoyens Lath menaient des vies confortables.
Mais c'était voici des siècles, à ce que leur en dit Troicki. Une calamité s'était abattue sur son peuple sous la forme d'un adversaire inconnu. Peu habitués à la guerre, les Lath avaient été incapables de se défendre avec succès. Leur territoire s'était réduit, d'abord leurs avant- postes, puis leurs colonies étaient tombées sous des attaques soutenues. Après un temps, ils avaient été réduits à une poignée de planètes dont ils pouvaient revendiquer la propriété.
Sachant qu'ils faisaient face à leur propre extinction, toutes leurs ressources avaient été tournées pour trouver un moyen d'éviter les attaques. Un de ces résultats de cet essai désespéré était dans le dernier module cargo de l'Horizon. Un réseau de satellites avait été établi pour encercler ce qui restait de l'espace contrôlé par les Lath. Certains satellites envoyaient des avertissements aux vaisseaux en approche et travaillaient à embrouiller leurs systèmes. D'autres, plus près des planètes mères Lath, étaient équipés d'une incroyable puissance de feu comme dernière ligne de défense. oHH
Cependant, certains des attaquants avaient réussi à passer la grille de satellites. Les Lath furent finalement réduits à une planète. Avec leurs ressources décimées, ils ne pouvaient rien faire d'autre que d'attendre la fin, les restes d'une civilisation autrefois puissante réduits à se tapir sur un seul monde.
La fin ne vint jamais. Les attaques s'arrêtèrent juste aussi abruptement qu'elles avaient commencé. L'ennemi s'en alla, pour ne plus jamais être vu ensuite. Il n'y avait aucune raison pour cela que les Lath puissent comprendre - c'était juste arrivé.
Les Lath avaient survécu, mais ils étaient si décimés que leur civilisation se dégrada au fur et à mesure que leur technologie s'épuisait et ils n'avaient aucun moyen de la reconstruire. La seule zone qui n'était pas négligée était la grille de satellite. Les attaquants étaient partis, mais la plus grande peur des Lath était qu'ils reviennent et finissent ce qu'ils avaient commencé.
A travers les siècles, bien que la société Lath dans son ensemble ait dû lutter pour survivre, la défense de leur civilisation avait toujours été leur priorité principale. Les ressources qui auraient pu être utilisées pour mieux éduquer ou nourrir le peuple Lath avaient été utilisées pour entretenir les satellites. C'était un grand honneur que d'être parmi le peu d'élus à recevoir un entraînement pour réparer les satellites.
Le satellite en panne du module cargo de l'Horizon était ce qui avait amené Troicki ici. Il avait transmis un message sur le fait qu'il nécessitait une réparation de son mécanisme d'occultation, avec l'avertissement qu'il s'autodétruirait s'il n'était pas réparé. Quand les satellites avaient été fait, voici si longtemps, l'autodestruction avait été prévue pour les tenir éloignés des mains ennemies. Les Lath avaient perdu la plupart de leur expertise technologique dans le déclin de leur civilisation, et donc avaient été dans l'impossibilité d'effacer ce programme. A la place, ils avaient développé un nouveau sous- programme qui retardait l'issue explosive à travers l'usage d'un compte à rebours, donnant assez de temps à ceux qui prenaient soin des satellites assez de temps pour voyager jusqu'à eux et faire les réparations.
Si Archer avait bien compris l'histoire de Troicki, l'homme n'en savait guère sur les satellites. Troicki n'était pas un ingénieur, et il ne pouvait leur donner beaucoup d'informations sur le fonctionnement du satellite. Tout ce qu'il faisait, c'était la maintenance en nettoyant les portions intérieures, et au cas où le satellite enverrait un appel à l'aide, il pousserait l'équivalent d'un bouton reset qui interromprait le compte à rebours et mettrait le satellite en mode défaut, lui permettant de reprendre ses fonctions normales en sécurité.
L'histoire semblait plausible, mais Archer avait le sentiment que le récit de Troicki avait été soigneusement répété. Il y avait quelque chose que l'homme ne leur disait pas. Archer hésitait à le provoquer, toutefois, car Troicki disait être capable de réparer le satellite. C'était leur première priorité maintenant, suivie de sortir du chemin de la flotte romulienne.
- « Pourrait- ce être les Romuliens qui ont attaqué votre people voici toutes ces années ? », questionna Archer.
- « Si vous parlez de ceux du vaisseau que vous avez détruit.non. Ce n'était pas eux. », répondit Troicki avec confiance. « Ils sont relativement nouveaux dans la zone, et nous avons assez de preuves d'archives qui ont été conservées qui indiquent qu'une autre espèce est responsable. Les configurations du vaisseau étaient différentes, comme le sont les systèmes de propulsion. »
A la fin, Archer devait être d'accord pour autoriser Troicki à accéder au satellite, seulement parce son équipage n'avait pas trouvé de moyen d'arrêter le compte à rebours. Troicki avait aussi été d'accord pour qu'ils observent pendant qu'il travaillerait sur le satellite, ce qu'Archer avait trouvé étrange. Mais peut- être l'extraterrestre ne les considérait peut- être pas comme une menace, et ne voyait aucun mal à les autoriser à le regarder réparer le satellite.
Mais d'abord, Sato escorterait l'extraterrestre à l'infirmerie pour qu'il soit examiné par le docteur Phlox. La visite à l'infirmerie n'était qu'une tactique de délai, bien que ça soit une requête raisonnable. Les situations de premier contact nécessitaient souvent un suivi médical à cause du fait que le petit rhume d'une espèce soit une maladie mortelle pour une autre. Mais plus important, ça donnait à Archer l'opportunité de parler à son premier officier seul à seule.
- « Qu'en pensez- vous, T'Pol ? », demanda Archer alors que la porte de son bureau se refermait derrière l'extraterrestre et Sato.
L'officier vulcain leva un sourcil.
- « Son arrivée est très opportune. »
Archer s'assit lourdement sur sa chaise, à son bureau. « Je me demande combien de temps il serait resté là, caché derrière le dispositif d'occultation de son vaisseau, si les romuliens n'avaient pas fait un mouvement agressif vers l'Horizon. Au moins nous savons maintenant que nous avons un peu de temps devant nous. Il a dit que le satellite ne s'autodétruirait pas avant dix- huit heures. ». Il lâcha un soupir. « S'il nous dit bien la vérité. »
- « Ses informations correspondent à ce que l'enseigne Sato a pu traduire du message du satellite. », dit T'Pol.
Archer grogna et dit sarcastiquement :
- « Alors apparemment tout ce dont nous devons nous inquiéter, c'est de cette flotte romulienne occultée qui se dirige vers nous. »
- « S'ils maintiennent leur vitesse, ils devraient arriver à approximativement le même moment que l'autodestruction du satellite. »
- « Vous ne trouvez pas étrange que Troicki ne nous ait pas demandé de lui rendre le satellite ? », demanda Archer.
- « Il dit que c'est son peuple qui l'a fabriqué. »
T'Pol prit une inspiration alors qu'elle considérait ce point.
- « Si, comme il le dit, il a une connaissance limitée du fonctionnement du satellite, peut- être apprécierait- il notre assistance. »
Archer en doutait, mais il allait donner à Troicki une chance d'arrêter le compte à rebours d'autodestruction. Il n'avait vraiment aucun choix.
Phlox fermait le scanner médical à main alors qu'il finissait l'examen du Lath. L'examen, à défaut d'autre chose, l'avait rendu encore plus curieux. Il avait déterminé que le Lath n'était pas une menace pour les occupants de l'Enterprise, au moins aussi loin qu'il puisse pousser le souci médical. Mais certains aspects de la physiologie de l'homme l'intriguaient, pour le moins. Si Troicki était typique de son espèce, il semblait que les Lath avaient beaucoup en commun avec les Vulcains.
Bien que Phlox eût aimé creuser un peu le sujet, Troicki commençait toutefois à être impatient. Phlox était tout aussi conscient que tout le monde que, à moins que quelque chose ne soit fait à propos de l'autodestruction du satellite, ils pourraient tous terminer en poussière spatiale. On lui avait dit de retarder le Lath, mais juste pour un petit moment.
- « Le satellite m'a appelé », dit Troicki alors qu'il glissait du biobed et tirait sur sa tunique. « Je dois commencer mon travail. »
Phlox sourit largement à l'homme.
- « Oui, bien sûr, vous pouvez. ».
Mais alors que Troicki marchait vers les portes de l'infirmerie où Sato l'attendait pour l'escorter au sas d'arrimage, le sourire de Phlox se transforma en un froncement de sourcil étonné.
- « Vous avez dit que le satellite vous avait appelé. », dit- il à Troicki. « Comment cela est- il possible ? »
Troicki s'arrêta et se tourna vers lui.
- « 'Appeler' est une traduction littérale », dit- il, regardant le TU qui était accroché à la ceinture de sa tunique.
- « Le satellite envoie une traduction. Ceux d'entre nous qui nettoient et font la maintenance des satellites voient notre travail comme un devoir sacré, alors quand un des satellites envoie un message d'assistance, nous considérons cela comme un 'appel '. Ce n'est pas un terme approprié ? »
Phlox était soulagé de voir qu'il n'avait manqué aucun morceau de technologie extraterrestre implanté dans le cerveau de l'homme, et son sourire revint alors que Sato disait :
- « Oui, c'est un terme approprié. »
- « Je suis le seul à pouvoir répondre à son appel », dit Troicki, reniflant de façon impatiente. « C'est pourquoi il est important que je sois autorisé à le faire.
- « Tout à fait ! Allez- y ! », dit Phlox, faisant le geste de partir.
Phlox eut un regard pensif après que les deux soient sortis. Il aurait aimé en savoir plus à propos du peuple de Troicki, et cet « appel » l'avait intrigué. Il retourna à sa console de travail et rappela les données d'examen pour une étude plus poussée.
- « Trip ? », appela Archer, et il entendit la voix du commander Trip Tucker répondre.
- « Par ici, cap'taine ! »
Archer rejoignit Tucker près du satellite extraterrestre dans le module cargo de l'Horizon.
- « Ils sont derrière moi. Rianna a offert à Troicki de la nourriture, et je pense qu'il a pensé que c'était un rituel de bienvenue. Il était trop poli pour dire non, bien qu'il brûle de venir ici. »
Archer et Tucker échangèrent un sourire.
- « Ça me laisse la chance de conférer avec vous avant qu'ils arrivent ici, toutefois. Des infos ? « 
Tucker désigna l'appareil.
- « Je n'ai jamais été aussi frustré. Je pourrais prendre des scans d'ici jusqu'au Jugement Dernier et toujours ne pas comprendre comment cette chose fonctionne. Je n'ai fait aucun progrès. »
Archer regarda l'appareil alors que Tucker continuait :
- « Une partie du problème est constitué par le bouclier du satellite. Il ne fonctionne pas bien, évidemment, mais je ne peux pas scanner à travers. »
- « Il n'y a pas de contrôles extérieurs ou de panneaux d'accès », commenta Archer.
- « C'est complètement monotone. »
- « Vous avez remarqué ça aussi ? », soupira Tucker en déployant son PADD qui flasha rouge : illisible.
- « Du peu que je puisse dire, cette chose a un bouclier qui agit beaucoup comme la technologie occultrice des romuliens. Peut- être que c'est une bonne chose que Troicki soit là. Au moins il peut désarmer le compte à rebours d'autodestruction. »
Archer et Tucker se tournèrent tous deux vers le sas quand il s'ouvrit, et Troicki, Rianna Mayweather et Sato entrèrent. Rianna resta en arrière pour refermer le sas alors que Troicki et Sato s'approchaient.
- « Troicki, voici mon ingénieur en chef, le commander Trip Tucker. », dit Archer en guise de présentation, mais il put immédiatement voir que le satellite attirait l'attention de Troicki qui, après un mouvement de tête poli, approcha avec révérence l'appareil au centre de la cale. Le Lath décrocha une boîte à outil de son épaule et la déposa au sol.
Archer baissa la voix.
- « Espérons qu'il puisse faire quelque chose, et vite. »
Archer tendit à Tucker un PADD.
- « En attendant, jetez un oil là- dessus. Ce sont les scans que nous avons pris pendant le combat avec le vaisseau romulien. Le vaisseau de Troicki a un étrange bouclier lui aussi. »
Tucker fit défiler les informations sur le PADD. Il fronça les sourcils et arrêta le défilement alors qu'une partie des données retenait son attention.
- « Vous savez, ça ressemble au champ de force électromagnétique sur lequel Malcolm travaillait voici un moment. »
Le lieutenant Malcolm Reed avait bricolé une barrière de champ électromagnétique. Le peu de fois qu'ils l'avaient utilisée, ça avait été dans une zone confinée. Mais elle pouvait être adaptée dans une échelle plus grande pour repousser quelque chose - comme les armes énergétiques tirées depuis un autre vaisseau, comme avait fait Troicki apparemment.
- « Je ferai en sorte que Malcolm sache ça. », promit Archer.
- « Ça ne me surprendrait pas s'il ne travaillait pas déjà dessus », dit Tucker avec un sourire entendu.
Désignant Troicki d'un mouvement de tête, il dit : « Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je veux garder un oil sur ce qu'il fait. »
- « Hoshi va rester dans le coin aussi. Just au cas où il y ait un souci de traduction. », dit Archer avec un lever de sourcil. Qui savait ce que Troicki allait faire au satellite et dont ils n'avaient aucune idée ? Pour le moment, l'extraterrestre prenait des données avec un appareil qu'il avait sorti de sa caisse à outils - l'équivalent d'un scanner, pensa Archer.
Archer marcha sur le côté d'un gros tas de containers cargo et rejoignit Rianna Mayweather, qui se tenait sur le côté, bras croisés, regardant la scène avec un visage neutre. Mère du capitaine de l'Horizon aussi bien que du navigateur de l'Enterprise, elle servait à la fois d'ingénieur en chef et de médecin pour le vaisseau boomer.
- « Venue pour garder un oil sur les choses ? », lui demanda Archer.
- « Quelqu'un de ce vaisseau le devrait, vous ne croyez pas ? «, répondit- elle aigrement, mais eut l'air chagriné tout de suite.
- « Désolée. Je pense que cette situation me porte sur les nerfs. »
- « De la technologie extraterrestre inconnue et potentiellement dangereuse dans votre cale", remarqua sardoniquement Archer, »un vaisseau romulien a essayé de faire feu sur vous, et un extraterrestre inconnu est dans votre cale - je pense que ça peut s'appeler une "situation"."
- « Vous avez oublié la flotte romulienne qui va nous couper en morceaux dans moins d'un jour si nous ne sommes pas partis d'ici », dit- elle sèchement.
Elle soupira :
- « Au cas où Paul ne l'ait pas déjà dit, j'aimerais vous remercier de nous avoir sauvé de l'attaque. »
- « Il ne l'avait pas fait », dit Archer, « mais je vous remercie tout autant »
- « J'aimerais aussi m'excuser »
Archer fronça les sourcils.
- « Pourquoi ? »
- « Pour ça », dit Rianna, désignant le satellite. « nous n'aurions jamais dû l'amener à bord. Mais Paul est comme ça. La possibilité d'être capable de rendre l'Horizon invisible était trop tentante pour lui pour passer à côté. »
Archer lui dédia un sourire fatigué.
- « Bien sûr, vous étiez contre ça »
- « Bien sûr. C'était trop dangereux. », dit- elle. « Il aurait dû vous le dire dès que nous vous avons rencontré en dehors de l'Abysse Fantomatique. »
Elle secoua la tête.
- « Mais il est le capitaine de ce vaisseau. Nous n'irons pas très loin si l'équipage contestait constamment ses ordres. Qu'est- ce que j'étais censée faire ? Faire une mutinerie contre mon propre fils ? »
Archer ne pensait pas qu'elle voulait réellement répondre à cette question, alors il changea de sujet.
- « Troicki est un membre d'une espèce nommée les Lath. », dit- il., « Il dit que son travail est de réparer tout satellite dans l'Abysse Fantomatique qui a besoin de maintenance »
- « Vous le croyez ? », demanda Rianna, détournant le regard pour regarder l'extraterrestre. Troicki avait mis de côté son scanner et avait pris un autre petit appareil. Archer ne savait pas ce que c'était mais, en appuyant sur un bouton, Troicki avait ouvert un panneau caché sur le satellite. Il glissa sur le côté pour révéler une masse serrée de relais électroniques.
- « Il n'y a aucune raison de ne pas le croire », répondit Archer. « Considérant que son vaisseau est fait de certains des mêmes matériaux que le satellite, je pense qu'il dit la vérité. »
Rianna apparut sceptique, et il ne pouvait pas l'en blâmer. Il n'était pas sûr de croire entièrement à ce qu'il disait, toutefois. Il était temps de changer de sujet à nouveau.
- « Paul a dit quelque chose à propos du fait que vous aviez démonté le satellite pour comprendre comment il fonctionnait. »
Rianna lui jeta un regard qu'il pouvait parier avoir été celui qu'elle jetait avec effet garanti à ses fils lors de leurs jeunes années quand ils s'éloignaient du droit chemin.
- « Paul a une opinion un peu trop importante de mes capacités », dit- elle « je suis juste là pour jeter un oil sur les choses. »
Et transmettre à Paul toute information utile sur le satellite, ajouta Archer pour lui- même. Mais le plus de personnes regardaient ce que Troicki faisait, mieux c'était. Il sortit et retourna sur l'Enterprise, espérant que, entre deux ingénieurs et une experte en langues, ils devraient être capables de comprendre tout tour que l'extraterrestre pourrait essayer de leur jouer.
L'enseigne Travis Mayweather s'assit pour manger son repas à une table dans le mess avec l'officier tactique, mais réalisa bientôt qu'une des sangsues andosiennnes de Phlox aurait une meilleure conversation que Reed. Il eut à dire son nom trois fois avant d'avoir son attention.
Reed leva la tête du PADD qu'il tenait et secoua la tête comme pour l'éclaircir.
- « Je suis désolé. Vous disiez quelque chose, Travis ? »
Mayweather eut un sourire.
- « Je demandais ce qu'il y avait de si intéressant. »
Il désigna le PADD.
- « Vous n'avez pas levé les yeux. »
- « Oh, désolé. »
Reed posa le PADD, mais Mayweather remarqua qu'il ne l'éteignit pas.
- « Je regardais les derniers scans que le commander Tucker a pris du satellite, aussi bien que du vaisseau de Troicki. Je pense que ce sont des applications pratiques pour le champ électromagnétique sur lequel j'ai travaillé. »
Mayweather posa sa fourchette alors que sa faim était surpassée par la nouveauté d'un champ électromagnétique utilisable.
- « Ce ne serait pas génial d'avoir un tel bouclier ? Je pouvais à peine le croire quand j'ai vu ces rayons d'énergie juste glisser sur ce vaisseau sans le toucher. » 
- « Combinez ça avec un revêtement de coque polarisé, et vous aurez deux lignes de défense. », dit Reed.
Son propre repas gisait oublié alors qu'il s'échauffait sur son sujet. « J'espère qu'une fois que j'aurai fait quelques simulations en utilisant ces données, je devrais pouvoir augmenter la stabilité du champ, ainsi il pourrait être étendu pour couvrir une large zone. « 
Mayweather fit immédiatement la connexion.
- « Comme l'Enterprise ! Qu'est- ce qu'on attend ? ».
Il repoussa la table et sauta sur ses pieds.
- « Allons faire ces simulations. » Il prit un morceau de fruit de son plateau - clairement son repas.
Reed regarda Mayweather.
- « Vous n'avez pas un quart de navigation dans l'immédiat ? »
- « Non, pas pour quelques heures. »
Mayweather écarta les bras.
- « Nous pourrions avoir une avancée d'ici là. »
Reed sourit en voyant l'enthousiasme du navigateur alors qu'il se levait. « Venez. Je vais me faire remplacer sur la passerelle et nous pourrons aller à l'armurerie. »
Sato ne voulait pas se plaindre, mais elle s'ennuyait. S'ennuyait horriblement. S'ennuyait aux larmes. Elle s'ennuyait tellement qu'elle était à bout de mots pour décrire le mot ennui. Il n'y avait guère à traduire depuis que le TU fonctionnait bien, et elle ne comprenait pas le mécanisme du satellite extraterrestre comme le commander Tucker ou Rianna Mayweather le faisaient. Pour paraphraser un célèbre auteur, elle servait uniquement comme ceux qui doivent se tenir là et attendre - et garder un oil sur un extraterrestre qui n'était pas tout à fait digne de confiance. Elle supposait qu'il y avait de pires que la cale d'un cargo pour passer le temps, mais aucun d'entre eux ne l'aurait ennuyée à ce point.
Elle était étonnée de s'ennuyer autant, étant donné qu'elle avait de la technologie alien à trois mètres qui allait exploser si elle n'était pas réparée. Mais il y avait la flotte romulienne n'hésiterait pas à les tuer, simplement parce que c'était ce que faisaient les romuliens.
Par-dessus tout, elle préférait être ennuyée que s'en faire. Elle bougea, essayant de se sentir confortable dans le container d'expédition cargo dans lequel elle se trouvait. Elle s'ennuyait stupidement. S'ennuyait royalement. S'ennuyait.
- « Ce circuit relie la communication du satellite à la grille réseau ? », demanda Tucker à Troicki alors que l'extraterrestre bidouillait des câbles exposés par le panneau ouvert.
- « Oui », répondit brièvement Troicki. « L'intégrité du réseau entier a été compromise par un problème ».
- « Après que ça ait été réparé, alors vous travaillerez sur le bouclier ? », demanda Rianna
- « Oui ! », dit Troicki. « Je vais le nettoyer et il marchera à nouveau correctement."
Il ôta ses mains de l'intérieur du satellite et se retourna pour faire face aux deux ingénieurs qui se tenaient derrière lui, chacun d'eux par- dessus une épaule.
- « Ce serait plus facile si vous ne vous teniez pas si près de moi. »
Peut- être le Lath pourrait- il devenir coléreux au point de laisser échapper quelque invective, pensa Sato. Au moins elle aurait appris d'autres mots ce jour.
- « Je suis désolée », dit Rianna à Troicki, « mais nous voulons apprendre votre technologie. Cela pourrait être une formidable aide contre nos ennemis. »
Troicki inclina la tête une fois.
- « Oui, je comprends. Mais il n'y aura rien à apprendre si je ne peux pas le réparer. Vous devez partir. »
Sato fut surprise de cette phrase. Troicki leur disait de partir, même si il avait plutôt été agréable quand Archer lui avait demandé qu'ils puissent observer son travail. Elle regarda attentivement alors que Troicki, épaules crispées, se tournait à nouveau vers le satellite et vit quelque chose passer sur son visage. Irritation ? Fatigue ? Elle ne put pas le dire. Les expressions faciales et corporelles extraterrestres étaient souvent difficile à déchiffrer.
- « Troicki ? », demanda précautionneusement Tucker.
Le Lath remit en place quelques fils avant de se retourner.
- « Vous devez partir », dit- il à nouveau. « Le système doit redémarrer. Il faudra encore deux pranag avant que je ne puisse continuer. »
Alors c'était un malentendu, réalisa Sato. Il ne leur disait pas de partir parce qu'il ne voulait pas qu'ils soient là, mais plutôt qu'ils pouvaient partir parce qu'il n'y avait plus rien à voir en ce moment. Sato croisa le regard interrogateur dans sa direction.
- « Environ.euh.une heure et demie », dit- elle, traduisant mentalement l'unité de temps extraterrestre et faisant la conversion.
Tucker se relaxa.
- « Alors je vois. Vous ne pouvez rien faire tant que ce n'est pas fini.". Il frotta l'arrière de son cou. « Hoshi, ça vous dérangerait si je prenais une petite pause ? Je suis resté cloîtré dans ce module de chargement et j'ai besoin d'une pause et d'une tasse de café."
- « Pas de problème », répondit- elle.
Rianna se dirigeait déjà vers le sas du module de chargement.
- « Je prendrai une tasse moi- même. Enseigne Sato, et vous ? Aimeriez- vous du café ?
Sato regardait Troicki. Il faisait le tour du satellite, le regardant comme s'il était en transe. Elle pouvait voir des lumières clignoter sur des relais à travers le panneau ouvert de l'appareil. Peut- être pourrait- elle faire en sorte que Troicki lui dise comment la partie communication du satellite fonctionnait s'il n'y avait personne autour pour le déranger.
- « Non merci », dit Sato, en ajoutant : « Prenez votre temps »
T'Pol avait suffisamment pour la tenir occupée. Malheureusement, on ne pouvait pas en dire autant du capitaine. Si elle n'avait eu pas sa discipline vulcaine, elle aurait trouvé distrayant son va et vient sur la passerelle. Elle le regarda du coin de l'oil alors qu'il marchait sur la partie supérieure. Quand il s'arrêta près de sa console, elle révisa sa précédente opinion : il était sans aucun doute une distraction. Sans aucun doute, il voudrait épuiser sa frustration en se servant d'elle pour essayer ses idées.
Avant qu'il ne puisse parler, cependant, sa console émit un bip. Elle activa une commande, puis fit pivoter sa chaise pour utiliser l'oculaire rectangulaire du scanner qui dépassait de son logement sur le panneau derrière elle.
- « Qu'est- ce que c'est ? », demanda Archer.
T'Pol ne répondit pas. Elle vérifia une donnée sur un écran attendant et regarda à nouveau dans le scanner. Elle pouvait presque ressentir physiquement l'impatience du capitaine, mais elle n'accélérait pas son analyse. Enfin elle leva les yeux du scanner et se tourna vers lui. « Des signaux fantômes. »
- « Plus d'un ? », demanda- t- il.
- "Oui, monsieur. Ils correspondent à la projection de là où seraient les vaisseaux s'ils avaient maintenu leur direction et leur vitesse quand ils ont disparu de nos scanners longue portée."
- « Les signaux fantômes doivent être romuliens », dit Archer, en écho aux pensées d' T'Pol. « Ces vaisseaux doivent avoir capté la transmission du vaisseau éclaireur avant qu'il soit détruit ».
Il se tourna pour regarder l'écran comme s'il pouvait y voir les vaisseaux en approche, puis se tourna à nouveau vers elle.
- « Est- ce possible que le satellite Lath interfère avec la capacité d'occultation des vaisseaux romuliens ? »
Sans preuve solide, T'Pol hésita à prendre en compte cette possibilité mais ça semblait être une hypothèse logique. Elle acquiesça avec précaution et poussa l'hypothèse un peu plus loin.
- « Cela expliquerait aussi pourquoi les vaisseaux dans l'Abysse Fantomatique expérimentent des pannes ».
C'était une hypothèse plausible, décida T'Pol alors qu'elle y réfléchissait. Le réseau défensif satellitaire avait été établi faire obstacle et repousser un ennemi hostile. Après qu'il n'y ait plus d'ennemis, la grille avait été laissée en place et avait continué à fonctionner. Par malchance, des vaisseaux innocents étaient à présent la victime d'une réponse à une menace non- existance. Elle pouvait estimer pourquoi des espèces superstitieuses avaient appelé cet endroit l'Abysse Fantomatique, mais pas de présence de fantômes ici, juste de la technologie branchée sur automatique.
- « Pourquoi n'avons- nous pas été affectés ? », demanda Archer.
- « Mais nous l'avons été », corrigea T'Pol. « un bon nombre de systèmes secondaires ont expérimenté des pannes mineures sans raison apparente. ».
Sous le regard d'Archer, elle ajouta :
- « Tous ont été corrigés sans aucune récurrence dans les systèmes qui étaient en panne. Peut- être notre réponse rapide en faisant les réparations a empêché les pannes de s'étendre. »
- « Ou peut- être nos systèmes sont mieux protégés que ceux des vaisseaux qui ont été pris dans le Grand Abysse », supposa- t- il.
Des spéculations supplémentaires furent reportées quand Phlox appela T'Pol.
- « Commander T'Pol », fit la voix du médecin à travers le haut- parleur de la console de science, « quand vous aurez un moment, pourrez- vous s'il vous plaît venir à l'infirmerie ? »
Reed et Mayweather avaient effectué nombre de simulations dans l'armurerie. Ils étaient à présent près pour un essai du nouveau champ électromagnétique augmenté de l'officier tactique. Toutefois, Reed ne voulait pas risquer d'endommager les systèmes du vaisseau à un moment où l'Enterprise faisait face à trois types de menace : une flotte romulienne en approche, un satellite extraterrestre en mode autodestruction à bord de l'Horizon, et l'Abysse Fantomatique lui- même, qui avait affecté les systèmes de l'Enterprise.
- « Et si nous faisions une petite maquette et que nous le testions ? », demanda Mayweather.
Reed tira les manches de son uniforme sur ses poignets et marcha de la table de travail jusqu'à une des consoles. Il rappela certaines données, ajouta quelques commandes de programmation, et lança une nouvelle simulation. Les résultats défilèrent sur l'écran directement depuis la console. Il croisa les bras alors qu'il regardait. Quand Mayweather vint à côté de lui pour regarder la simulation, Reed dit :
- « Je pense que vous avez raison. Nous avons assez de données pour effectuer un test sur modèle réduit ».
- « Super ! Qu'est- que je peux faire ? », demanda Mayweather.
Reed était intérieurement amusé par l'enthousiasme du navigateur. Mayweather avait beau être le meilleur pilote avec lequel il avait eu la bonne fortune de travail, mais il s'était souvent demandé s'il avait besoin parfois de divertissement. Il semblait qu'à présent il avait la réponse à cette question.
- « Je veux utiliser un générateur portable, au lieu de prendre le risque que quelque chose puisse arriver si nous le faisons dans la grille EPS du vaisseau. », dit Reed.
- « Pourquoi n'allez- vous pas chercher un générateur dans les cales pendant que je dégage un endroit pour tester le champ électromagnétique. »
Alors que Mayweather se dirigeait impatiemment vers sa commission à faire, Reed le rappela :
- « Et trouvez quelque chose pour mettre dans le champ. »
Quelques temps après, tous les composants dont ils avaient besoin pour le test furent assemblés et installés, une série de mâts qui avaient été mis en place autour d'une section ouverte dans le pont armurerie, et Reed était prêt à actionner le bouton sur un mécanisme de contrôle qu'il avait bricolé pour faire fonctionner le champ électromagnétique. Précisément au milieu de la zone dégagée se trouvait une table où il y avait une seule pomme - l'objet de test à protéger, le repas non entamé de Mayweather.
- « Allons- y », dit Reed avec espoir en poussant le bouton en position « marche ».
Rien ne se produisit.
Déçu, Mayweather dit:
- « Ça n'a pas fonctionné »
- « Ne soyez pas si rapide à juger », lui conseilla Reed.
Il gagna calmement la table de travail et prit un phaser qu'il avait mis là alors qu'ils rassemblaient du matériel pour le test. Le regard de Mayweather s'écarquilla alors que Reed visait la pomme avec le pistolet et faisait feu.
Un rayon d'énergie phasée sortit du canon du pistolet, seulement pour s'arrêter juste devant la pomme. Des langues d'énergie diffusée ondulèrent sur les côtés, la force d'élan du rayon arrêtée par le champ de force à présent dilaté. Reed maintint le feu pendant plusieurs secondes avant de relâcher la gâchette. Le champ de force redevint invisible quand la charge d'énergie cessa.
- « Il me semble qu'il fonctionne parfaitement », dit Reed d'un air suffisant.
Il éteignit le champ de force.
- « Mangez votre repas », conseilla- t- il, et Mayweather prit la pomme, la regarda d'un air interrogatif avant d'en prendre une bouchée. Reed regarda autour de lui dans l'armurerie.
- « Maintenant nous avons besoin de le tester de quelque chose de plus gros. »
Sato essayait de paraître nonchalante alors qu'elle sortait du container de chargement et marchait vers le satellite. Troicki n'eut pas l'air perturbé quand elle approcha. Il regardait encore le satellite avec adoration, lui jetant un regard rapide alors qu'elle vint se positionner près de lui.
- « C'est un merveilleux hommage à vos ancêtres », dit- elle, « ils ont certainement construit les choses pour durer. »
- « Oui », fit Troicki en acquiesçant, « après tous ces milliers d'années, ces gardiens de notre territoire font encore leur devoir. Tout comme moi. »
Sato enregistra un ton fanatique dans la phrase de Troicki alors qu'elle faisait un pas vers le panneau ouvert. Quoi qu'il fasse, il le faisait sérieusement. Elle glissa un regard à travers l'ouverture et vit des fils traînant par- là, certains accrochés aux tableaux et d'autres connectés à ce qui apparaissait être l'enveloppe extérieure du satellite.
- « Ça a l'air compliqué' », remarqua- t- elle. « Je suis sûre que je ne pourrais pas donner le début d'un sens à tout ça. »
Ce n'était pas entièrement vrai, parce qu'elle avait démonté sa propre console de la passerelle assez de fois pour être familière avec les circuits de communication. Elle avait reconnu plusieurs choses à l'intérieur du satellite et elle pourrait deviner le reste. D'après ce qu'elle pouvait en dire, Troicki travaillait en fait sur les composants de communication. Tucker avait dû le réaliser aussi et n'avait pas pensé qu'il faille s'en soucier. Elle ne pouvait pas blâmer l'ingénieur d'avoir pris une pause et de l'avoir laissée surveiller Troicki.
Sato pensa qu'il y avait probablement un autre panneau caché qui couvrait d'autres systèmes, comme l'autodestruction. Si un autre panneau apparaissait avant que Tucker n'arrive, elle le contacterait immédiatement.
Sato donna à Troicki sa meilleure « expression stupide », fronçant et montant ses sourcils alors qu'elle jetait un autre regard dans le satellite avant de retourner dans son perchoir dans le container de chargement.
Si Troicki avait relancé les circuits de communication, elle devrait être capable de comprendre ce qu'il avait fait. Elle prit son propre scanner, qu'elle avait modifié pour capter des fréquences comme le ferait un communicateur. Troicki regarda dans sa direction quand elle l'alluma mais ne fit aucun mouvement pour s'approcher d'elle. Dès qu'il regarda ailleurs, elle ajusta les réglages et regarda les données affluer sur l'écran du scanner.
D'après ce que Sato pouvait en voir, le satellite ne transmettait plus son avertissement bien que le compte à rebours soit encore diffusé. Mais il y avait quelque chose de nouveau quand même. Il y avait un nouveau message qu'elle ne pouvait traduire qui, en jugeant par son code, avait été automatiquement généré par le système. Par lui- même, ça n'aurait pas été une cause de souci, mais elle avait vu les relais à l'intérieur du satellite. Elle était sûre que le satellite transmettait actuellement un code d'activation au réseau entier de satellites. Elle savait cela car son scanner captait les accusés de réception de la grille comme quoi les instructions avaient été reçues.
La seule raison que Sato pouvait imaginer pour laquelle Troicki trafiquait la transmission était s'il voulait que tous les satellites s'autodétruisent en même temps. Mais elle ne pouvait pas comprendre pourquoi il voulait faire ça.
Elle déglutit nerveusement. Troicki regardait à nouveau vers le satellitee, ses bras croisés et ses mains posées sur l'extrémité des manches de sa tunique, inconscient du fait qu'elle ne lui avait pas fait confiance dès le départ.
Elle vérifia à nouveau ce que son scanner lui affichait, et son souffle se figea dans sa gorge alors qu'elle vérifiait les chiffres du compte à rebours et convertissait le temps en temps standard terrien.
Tous les satellites - le réseau entier - s'autodétruirait dans moins de six heures.
T'Pol avait besoin de méditer mais ce n'était pas le moment. Elle était retournée directement à la passerelle pour reprendre la chasse au fantôme des senseurs après avoir rencontré le docteur Phlox mais même si elle essayait de se concentrer, ses pensées revenaient tout le temps à ce que le docteur lui avait dit.
Phlox avait suggéré que l'espèce de Troicki, les Lath, était une ramification de son propre peuple. C'était vrai qu'il y avait de vagues similarités physiologiques, mais simplement le fait qu'une personne ait des sourcils inclinés et des oreilles pointues - le sommet des oreilles de Troicki était en effet pointu mais caché par ses longs cheveux - ne signifiait pas qu'il était d'ascendance vulcaine. Elle avait argumenté cela, étant donné le nombre infini de variations des structures de corps humanoïdes, on pouvait s'attendre à des similarités entre espèces.
Elle se trouvait étrangement peu disposée à envisager l'hypothèse du docteur - d'où ses protestations concernant la ressemblance entre Troicki et elle- même qui n'était qu'une coïncidence. Mais la logique la forçait à accepter la possibilité, même si elle ne voulait pas en parler. Si son propre peuple n'était pas disposé à discuter le fait que, peu après Surak, ceux qui étaient opposés au contrôle des émotions étaient partis pour trouver de nouveaux mondes pour s'installer, elle n'en parlerait à personne, qu'il soit dénobulien, humain ou d'autres espèces. Des Vulcains de ce genre n'étaient pas des Vulcains : ils ne partageaient pas la croyance vulcaine ou ne suivaient pas la discipline vulcaine.
Il y avait une possibilité, aussi infinitésimale qu'elle puisse être, que Troicki soit relié aux Vulcains qui étaient partis lors de cet ancien exode. Toutefois, le plus grand obstacle pour le prouver était son sang pourpre. Le sang vulcain était vert. T'Pol trouvait la supposition de Phlox comme quoi une mutation était survenue difficile à croire.
Non, décida- t- elle, les Lath n'étaient pas des cousins longtemps perdus des vulcains. C'était seulement une coïncidence que les Lath ressemblent un peu aux Vulcains. Comme le dirait le capitaine Archer, l'univers avait un étrange sens de l'humour. Elle doutait sérieusement que ces vulcains errants des époques passées aient pu survivre, et il y avait peu de chance qu'elle ou n'importe quel vulcain puisse rencontrer un de leurs descendants.
Ses pensées enfin en ordre, T'Pol reporta sa pleine attention sur les scanners. Les fantômes des senseurs allaient et venaient toujours, et se dirigeaient toujours dans leur direction. Le capitaine devrait prendre une décision bientôt quant à quitter cette zone de l'espace, même si l'autodestruction du satellite n'était pas résolue.
Alors que T'Pol chassait les fantômes des senseurs, elle vérifia les logs des scanners. La flotte de vaisseaux avait changé de direction en recevant l'appel de détresse du vaisseau éclaireur. Si elle pouvait extrapoler leur direction d'origine, elle devrait être capable de déterminer où ils allaient.
Quelques touches et cette information apparut sur l'écran de sa console. Son self control vulcain fut sévèrement mis à l'épreuve alors qu'elle regardait l'écran. C'était encore plus important maintenant qu'ils quittent la zone - pas pour éviter les vaisseaux en approche, mais pour prévenir la Terre.
La main de Tucker était sur le loquet du sas de la baie de chargement quand une voix venant de l'extrémité du corridor le fit s'arrêter.
- « Commander Tucker ! Attendez ! » appela le capitaine Paul Mayweather alors qu'il courait vers lui.
Tucker se retint de leva les yeux au ciel. Le capitaine boomer n'était pas parmi ses personnes favorites récemment. Il avait non seulement récupéré un morceau de matériel extraterrestre qui pouvait être dangereux, il avait essayé de manipuler son frère, le navigateur de l'Enterprise, en le mettant dans le secret. Il savait que Paul était difficile et têtu, mais il pensait qu'il avait changé en prenant le commandement de l'Horizon. Maintenant, Tucker savait que cette assertion était fausse.
- « Maman prend soin d'un membre d'équipage qui est malade, alors je viens la remplacer ici. », dit Paul. « Des progrès ? »
Maintenant, Tucker leva les yeux au ciel. Rianna Mayweather au moins avait reconnu les dangers inhérents au fait de gérer de la technologie extraterrestre, mais son fils avait un cerveau à une dimension. Il savait que Paul n'était pas si inquiet à propos de l'autodestruction du satellite parce qu'il était près d'apprendre comment son bouclier fonctionnait pour l'adapter sur l'Horizon.
- « Je viens juste de prendre une pause, donc je ne sais pas », dit Tucker, son accent trahissant son exaspération.
Il ouvrit le sas et entra dans la baie de chargement. Il espéra que l'homme allait juste jeter un oil et partir, mais bien sûr Paul le suivit à l'intérieur.
Le Lath était au même endroit où il était quand Tucker était parti. Apparemment, les circuits de communication du satellite étaient en train de se réinitialiser, mais Troicki ne faisait rien d'autre que les regarder. Paul alla parler à Troicki, alors Tucker marcha jusqu'à l'endroit où Sato était assise dans le container.
- « Quelque chose est arrivé pendant que je n'étais pas là ? », demanda- t- il
Il vit son regard vers le Lath avant qu'elle ne lui tende le scanner.
- « Regardez ça », dit- elle à voix basse.
Le sang se retira du visage de Tucker alors qu'il étudiait les données. Ce qu'il voyait ne pouvait pas être vrai.
- « Il va. », lâcha- t- il alors que Sato lui disait de se taire.
Dans un chuchotement, il demanda : « Il va faire exploser tous les satellites ? »
- « Je le pense », dit- elle, gardant sa voix basse. « Il a accéléré le compte à rebours, mais nous avons encore plus de cinq heures avant que la grille de satellites explose. Nous devons nous confronter à lui maintenant ou le dire d'abord au capitaine ? »
Tucker regarda le Lath, qui semblait se désintéresser de leur conversation à voix basse. Paul, toutefois, les regardait, un regard d'inquiétude sur son visage. Quand le boomer se dirigea vers eux, Tucker dit avec hâte :
- « Je vais contacter le capitaine Archer. Vous gagnez du temps. »
Tucker se dirigea rapidement vers le sas avant que Paul ne puisse lui parler. Il doutait sérieusement que le capitaine boomer puisse être capable de garder pour lui ses émotion s'il découvrait que Troicki avait prévu de faire exploser son vaisseau avec tout le reste des parsecs à la ronde.
Ne sachant rien ou presque à propos de Troicki, Tucker ne savait pas comment le Lath réagirait s'ils le confrontaient directement. Il demanderait au capitaine d'envoyer Reed et quelques membres de la sécurité pour l'aider à gérer la situation. De cette façon, ils pourraient maîtriser l'extraterrestre par la force si nécessaire. Pour être sûr que Troicki ne l'entendrait pas, Tucker ferma le sas derrière lui alors qu'il avançait dans le corridor, sa main sortant déjà son communicateur de sa poche.
Paul Mayweather regarda le sas fermé avant d'aller s'asseoir près de Sato dans le container de chargement.
- « Il y a quelque chose qui ne va pas, n'est- ce pas ? « , dit- il.
Troicki regardait encore le satellite, mais Sato savait qu'ils continuaient à parler à voix basse, il deviendrait méfiant.
- « Oui », dit- elle.
- « Qu'est- ce que c'est ? », demanda Paul.
- « J'aimerais ne pas avoir à le faire jusqu'au retour du commander Tucker », répondit- elle évasivement.
Les mots de Paul se durcirent.
- « Vous autres de Starfleet êtes tous les mêmes. Vous pensez. »
Il s'arrêta brusquement pour suivre le regard de Sato alors que ses yeux s'écarquillaient de surprise en voyant quelque chose derrière lui.
Sato se leva doucement. Près d'elle, Paul fit de même.
- « Vous vouliez savoir ce qui ne va pas ? », dit Sato à Paul, « Je ne crois pas que Troicki arrêtera le compte à rebours. »
Le Lath avait sorti deux appareils de sa caisse à outils. Il les regardait alors qu'il les assemblait sous la menace de ce qui paraissait une arme. Sato pouvait le dire parce que ça avait une poignée, une gâchette aussi bien qu'un canon, et Troicki le pointait droit sur eux.
Archer ne croyait pas que la situation pouvait être pire, mais les informations de T'Pol lui prouvaient qu'il avait tort. Considérant le grand nombre de vaisseaux qu'ils avaient capté sur les scanners à longue portée, la seule conclusion à laquelle il pouvait arriver était que les romuliens prévoyaient une invasion ou une annihilation de la Terre. Il avait pensé qu'ils ne seraient jamais face à une telle menace à nouveau, au moins pas pendant sa vie. Il ferma les yeux, éteignit son bureau alors qu'il essayait de combattre un sens grandissant de mal à l'aise, mais les visions de l'attaque Xindi sur Terre émergèrent dans son esprit. Il ouvrit les yeux pour trouver T'Pol le regarder avec inquiétude.
- « Il est temps de prévenir la Terre », dit T'Pol. « Nous pouvons transmettre un message, mais nous devrons quitter l'Abysse Fantomatique pour être sûrs qu'il arrive à destination. »
Archer acquiesça brusquement. "Nous devrons laisser l'Horizon derrière. Je suis sûr qu'on peut surpasser les romuliens, mais l'Horizon ne le peut pas. Le capitaine Mayweather ne va pas aimer ça, mais son équipage devra être transféré sur l'Enterprise. »
Le panneau de communication de son bureau se mit à brailler.
- « Tucker au capitaine Archer ! »
Archer se demanda ce qui pouvait se passer maintenant. L'officier remplaçant Sato sur la passerelle avait mis Tucker en relation immédiatement, sans suivre le protocole d'annoncer l'appel. Cela signifiait que c'était urgent.
- « Allez- y »
- « Cap'taine, Troicki n'a pas arrêté le mode d'autodestruction. En fait, autant qu'Hoshi et moi puissions en parler, il est prêt à faire exploser le réseau entier de satellites, et il a raccourci la longueur du compte à rebours d'à peu près cinq heures. »
- « Où est- il maintenant ? », demanda Archer, son estomac se serrant encore plus.
- « Il est dans la baie de chargement de l'Horizon avec le satellite. Hoshi et Paul Mayweather sont là- bas avec lui. »
Il y eut une pause.
- « Et cap'taine ? Je pense qu'il sait ce qu'il fait, parce que j'ai juste entendu le verrou du sas s'enclencher dans la porte. »
Sato ne pensait pas que Troicki négocierait. Il avait une dévotion fervente pour les satellites, et il n'y avait aucune raison de s'attendre que ça ne soit pas la même chose avec ce qu'il était en train de faire maintenant. Il marcha vers le sas et le ferma, gardant tout le temps son arme pointée sur elle et Paul.
- « Pourquoi faites- vous ça ? », demanda- t- elle quand il revint pour se tenir entre eux et le satellite.
Troicki apparut plein de regrets, mais non moins sur ses gardes.
- « Je dois le faire. Désolé. »
- « Vous allez tous nous tuer, y compris vous- même, si vous n'arrêtez pas ce compte à rebours ! », s'exclama Paul, incrédule. « A qui cela servirait- il de nous tuer ? »
Troicki jeta un regard derrière son épaule sur le satellite, et Sato se souleva sur ses pieds, jaugea la distance entre eux. Quelqu'un devait faire quelque chose maintenant, parce que le compte à rebours continuait sa marche vers une conclusion violente. Elle doutait sérieusement que Paul pourrait être d'une grande aide, alors elle devrait faire ça seule. Avant qu'elle puisse bouger, cependant, Troicki regarda à nouveau vers eux.
- « Pourquoi faites- vous ça ? », demanda Paul, son agitation augmentant quand Troicki ne répondit pas à sa première question.
Peut- être pourrait- elle utiliser les questions constantes de Paul et son attitude agressive comme distraction. Elle s'écarta lentement de lui.
- « Je ne voulais pas vous faire de mal », dit Troicki, « mais il n'y a pas d'autre solution. Pas maintenant. »
- « Pas d'autre solution pour faire quoi ? », demanda Paul.
Sato s'éloigna de quelques centimètres pendant que Troicki disait: "Je sais à propos des vaisseaux qui se dirigent vers ici. Ils sont romuliens. Ceux- là détruiront ce qui reste de ma civilisation.
Avant qu'elle puisse s'arrêter, Sato laissa échapper :
- « Vous avez dit qu'ils n'étaient pas responsable de ce qui est arrivé à votre peuple voici toutes ces années. »
Quand Troicki tourna son regard sombre vers elle, elle se maudit silencieusement en trois langues pour avoir attiré son attention.
- « J'ai dit ça, oui. », admit Troicki. « Mais ils sont agressifs, et ils conquièrent ou ils détruisent tout ce qu'il y a sur leur passage. C'est seulement une affaire de temps avant qu'ils ne trouvent ma planète. »
- « Alors c'est une frappe préventive contre eux », dit Paul. « Les tuer avant qu'ils ne vous tuent. »
Sato fit un autre petit pas alors que le regard du Lath se dirigeait - comme le canon du pistolet - vers Paul. Quelques autres pas et elle pourrait plaquer Troicki pendant qu'il sera distrait par Paul.
- « C'est mon devoir », dit Troicki, comme si ceci expliquait tout.
- « Il n'y a pas de raison pour nous de mourir ! », dit Paul, faisant un pas vers l'extraterrestre. « Personne ici n'aime les romuliens.  Nous devrions être alliés, pas adversaires. Au moins laissez- nous partir ! »
Troicki étendit le bras tenant l'arme, le pointant directement vers Paul.
- « Il n'y a plus assez de temps. Je suis désolé. »
Paul avait apparemment atteint son point de non- retour. Il se précipita sur Troicki. Sato, déjà en mouvement quand le capitaine boomer enragé bougea, vit de l'indécision passer sur le visage de l'extraterrestre. Elle se lança à son tour, une jambe en avant pour toucher le pistolet. Le rayon en sortit quand Troicki relâcha la gâchette, manquant de peu la tête de Paul.
Sato n'attendit pas alors que l'arme volait dans les airs.
- « Prenez l'arme ! », cria- t- elle à Paul alors qu'elle attrapait le poignet de Troicki.
Elle put entendre Paul crapahuter pour obéir alors qu'elle se glissait près du Lath alors qu'il essayait de se libérer et projeta Troicki vers elle et au- dessus de son épaule. Il vola dans les airs et atterrit avec un bruit satisfaisant sur le sol.
Elle fit un pas en arrière, haletant suite à son effort physiquement mais prête à se défendre mais prête à se défendre au cas où Troicki continuerait à se battre. Mais il était allongé sur le dos, assommé avec un regard surpris sur son visage. En tant qu'officier de passerelle, elle avait rarement utilisé son entraînement en arts martiaux, mais elle n'était pas ceinture noire en aïkido pour rien, pensa- t- elle d'un air suffisant.
Sa tête se tourna vers le sas quand il s'ouvrit assez durement pour s'écraser contre la paroi. Reed et un membre de la Sécurité, des armes prêtes. Regardant la scène, ils parurent aussi surpris que l'extraterrestre au sol.
Troicki fut conduit pour croupir dans les cellules de l'Enterprise, mais pas avant que Reed ait confisqué sa boîte à outils et l'ait donné - sans l'arme - à Tucker. L'ingénieur examina l'appareil qui avait ouvert le panneau caché du satellite alors que Sato examinait l'enregistrement qu'elle avait fait avec son scanner pendant que Troicki travaillait sur le satellite.
- « Je suis quasiment sûre de pouvoir interrompre la communication du satellite avec les autres. », dit Sato. « Au moins nous pourrons arrêter cette partie du processus. »
- « Faites- le », ordonna Tucker
Sato atteignit l'intérieur du satellite et tira quelques fils en dehors des circuits imprimés. Elle jeta un interrupteur relais, vérifia son scanner et dit : « Il ne transmet plus le compte à rebours aux autres satellites, et si nous n'entendons pas un grand boum dans les prochaines secondes, je pense que leur compte à rebours a été arrêté. » Elle vérifia à nouveau son scanner et acquiesça avec emphase. « Je reçois les confirmations des autres satellites, ils ont remis au début et arrêté le compte à rebours. »
Tucker acquiesça.
- « Et à propos de ce satellite ? »
Sato le regarda avec des yeux inquiets.
- « Troicki n'a jamais rien fait à son compte à rebours, autant que je puisse dire, rien d'autre que le rendre plus court. Je n'y connais pas assez à ce propos. Je pourrais le faire exploser en le bricolant plutôt que l'arrêter. »
Elle fit un ajustement sur son scanner.
- « Oh non ! », murmura- t- elle.
- « Qu'est- ce qui ne va pas ? »
- « Nous avons maintenant deux heures et demie avant que l'autodestruction de cette unité s'active. ».
Sous le regard incrédule de Tucker, elle dit :
- « Il doit y avoir un programme qui avant le compte à rebours si des changements sont faits. Peut- être une autre sauvegarde au cas où des personnes le manipulent ? Je ne sais pas ! »
- « Peut- être que nous prenons cela par le mauvais sens. »
Tucker alla et vint pendant un moment, les mains sur les hanches, la tête penchée pendant qu'il réfléchissait.
- « Nous devons arrêter l'autodestruction, pas le compte à rebours. ».
Il appuya sur un bouton sur l'appareil de contrôle de Troicki, juste pour faire se refermer le panneau ouvert devant eux. Il essaya un autre bouton, et un autre panneau caché glissa. Il s'approcha pour étudier l'intérieur.
- « Hé bien, la technologie est peut- être extraterrestre, mais je peux identifier la source d'énergie au milieu de tous ces fils. »
Prenant son propre scanner à sa ceinture, il ajouta :
- « Tout ce que j'ai à faire est trouver lequel de ces circuits est pour l'autodestruction, et je pourrai l'arrêter. »
Il avait juste commencé à scanner l'intérieur, vérifiant les données sur l'écran, quand son communicateur et celui de Sato s'animèrent. Tucker continua à travailler pendant que Sato sortait son communicateur de sa poche de manche et l'ouvrait.
- « Ici Sato. »
- « Hoshi », dit la voix d'Archer. « Qu'est- ce qui se passe ? Nous captons une augmentation vive dans les niveaux d'énergie du satellite pour l'autodestruction. ».
Une voix dans l'arrière- plan interrompit Archer. Un moment plus tard, il revint en ligne.
- « Il est tombé à zéro »
Sato regarda Tucker pour le voir tenir un fil pendant et la gratifiant d'un sourire triomphant.
- « Le commander Tucker a trouvé un moyen d'arrêter l'autodestruction. », dit- elle
- « C'est une bonne nouvelle », dit Archer.
- « Mais nous avons un autre problème. La flotte romulienne a augmenté sa vitesse. Ils seront là d'ici moins d'une heure. Trip et vous devez revenir ici maintenant. »
Dès que Tucker et Sato furent de retour à bord, l'Enterprise et l'Horizon repartirent, mais pas avant que Travis Mayweather se soit familiarisé avec les commandes du petit vaisseau Lath et l'ait transféré dans les baies de lancement. L'Enterprise ne pouvait maintenir un champ warp stable avec le petit vaisseau attaché à son côté. L'Enterprise et l'Horizon étaient entré à la base dans l'Abysse Fantomatique en impulsion, parce que des pannes semblaient arriver quand ils étaient en warp, mais avec les romuliens se dirigeant vers eux, ils n'avaient pas d'autre choix que de courir aussi vite qu'ils le pouvaient.
Archer espérait que ce serait suffisait. Ils devaient sortir de l'Abysse Fantomatique pour prévenir la Terre à propos de la flotte romulienne. Il regarda la console de navigation, où il pouvait voir l'indicateur de vitesse fixé à warp 3,7. C'était la vitesse la plus rapide que le cargo pouvait maintenir, et Archer refusait de laisser les Boomers derrière. Il tout allait bien, ils auraient quitté l'Abysse Fantomatique avant que les romuliens puisse les rattraper, et ils seraient capables de prévenir la Terre ainsi qu'appeler des renforts.
Reed brisa le silence de la passerelle.
- « L'Horizon est sorti de warp. »
A la suite de cette annonce, Sato, aux communications, reporta :
- « Je reçois un message de l'Horizon. Leurs injecteurs à plasma surchauffent. »
- « Arrêt complet », ordonna Archer. Aucun vaisseau n'avait expérimenté de panne après que Troicki avait commencé ses soit- disant réparations. Est- ce qu'arrêter le compte à rebours sur les autres satellites avait résulté de leur rendre leur rôle originel, à savoir causer des pannes ?
T'Pol apporta une autre possibilité. « L'Horizon était à la limite maximum des possibilités de leurs moteurs. », dit- elle quand Archer regarda dans sa direction.
- « Certains de leurs systèmes doivent avoir surchargé. »
Archer abattit son poing avec frustration sur l'accoudoir de sa chaise. Cela n'avait pas d'importance, ce qui avait causé le souci de l'Horizon. Le fait état que, s'ils ne sortaient pas de là, les deux vaisseaux seraient submergés par les romuliens.
- « L'Horizon nous appelle. », dit Sato.
Archer lui fit signe de l'afficher et se tourna vers l'écran qui était déformé par de l'électricité statique. Apparemment les pannes étaient de retour avec vengeance. Il pouvait voir un Paul au regard effaré qui le regardait. Les mots du boomer allaient et venaient.
- « Notre warp.en panne.  Nous avons toujours l'impulsion, mais.sortir de l'Abysse à temps.prendre en compte votre offer.nous prendre à bord."
Archer pouvait imaginer ce qu'il avait dû coûter à Paul pour dire ça. Il admettait sa défaite, et il allait perdre ce qui était son moyen de subsistance mais aussi sa maison sous forme de son vaisseau cargo de famille.
Devant Archer, à la console de navigation, le frère de Paul, Travis, s'assit soudainement droit et tourna sa chaise pour lui faire face.
- « Il y a peut- être un autre moyen, monsieur. », dit- il, excité.
- « Faites vite, Travis. », dit Archer, « l'horloge tourne. »
Archer et ses officiers principaux se réunirent auprès de la table de situation à l'arrière de la passerelle. Ils n'avaient pas commencé à transférer l'équipage de l'Horizon à bord mais si l'idée de Mayweather était faisable, ils n'auraient pas besoin de le faire.
- « Est- ce que ça marchera ? », demanda Archer, dirigeant la question vers Tucker.
L'ingénieur caressa sa nuque alors qu'il regardait, sourcils froncés, le schéma sur la table de situation.
- « Ça devrait marcher.je pense. Le timing devra être impeccable avec l'autodestruction du satellite et l'arrivée des romuliens. »
- « Nous avons testé le champ électromagnétique sur un petite échelle dans l'armurerie, et ça a parfaitement fonctionné.", dit Reed. « Le plus gros problème a toujours été de garder la force du champ stable. Mais si nous dérivons l'énergie à travers le vaisseau de Troicki, mais qui fait pour travailler avec ce genre de technologie, je pense qu'il sera possible d'élargir le champ encore plus - assez pour couvrir le vaisseau entier comme un bouclier. »
- « Ça ne sera peut- être pas assez pour couvrir l'Horizon, toutefois », souligna Tucker.
- « Et si nous sommes entre l'Horizon et l'onde de choc ? », suggéra Archer.
Tucker appuya sur une commande pour changer la vue du schéma.
- « Possible. « , dit- il. "Nous ne saurons pas avant d'essayer.
Tous les regards se portèrent sur Archer alors que tous autour de la table attendaient sa decision. Fichus s'ils le faisaient et fichus s'ils ne le faisaient pas, pensa- t- il. L'Enterprise et l'Horizon pouvaient toujours être détruits par l'onde de choc de l'explosion du satellite même si le champ électromagnétique fonctionnait. Mais, s'ils continuaient sans réarmer le satellite, les romuliens les rattraperaient facilement parce qu'ils étaient à présent limité à l'impulsion. Il espéra que les vaisseaux romuliens expérimentaient eux aussi des pannes.
Depuis à côté de lui, T'Pol parla calmement.
- « Je crois que le bouclier va fonctionner. »
Archer la regarda. Elle lui rendit son regard sans ciller, un signe de confiance chez elle. Si chacun de l'équipe de commandement réunie ici était d'accord pour prendre ce risque, il ne pensait pas que ça échouerait.
- « Avons- nous assez de temps pour préparer ça ? », demanda- t- il au groupe dans son entier.
Tucker et Reed échangèrent un regard.
- « Si nous avons assez de personnel », concéda Reed. « Travis est familier de ce que j'ai fait avec le champ électromagnétique et la technologie Lath. Il peut m'aider pour l'installation à travers le vaisseau de Troicki. Hoshi et Trip pourront réarmer le satellite.
Quand Tucker acquiesça son accord, Archer ordonna:
- « Allez- y. »
L'Enterprise et l'Horizon étaient en route à vitesse d'impulsion. Malgré la croyance de son équipage en le fonctionnement du champ électromagnétique, Archer était anxieux. Le satellite, son compte à rebours à présent reparti, était encore à bord de l'Horizon, décomptant le temps jusqu'à ce qu'il explose. Si rien n'allait mal, le vaisseau boomer sacrifierait son dernier module de chargement, celui qui contenait le satellite, avant que les romuliens arrivent. Le module et le chargement qu'il contenait seraient un moindre prix si cela signifiait sauver à la fois l'Enterprise et l'Horizon.
De sa station sur la passerelle, Sato surveillait le compte à rebours au cas où il y aurait plus de changements imprévus. T'Pol gardait un oil sur la flotte romulienne - ou leur fantômes de senseurs, qui apparaissaient sur les scanners à longue portée seulement pour disparaître, puis réapparaître.
Archer allait rappeler la salle des machines pour dire à Tucker qu'ils avaient moins de quinze minutes pour terminer l'installation du bouclier quand Reed et Mayweather arrivèrent en courant sur la passerelle du turbolift et allèrent à leurs stations.
- « Tout est prêt ? », demanda Archer à Reed.
- « Oui, monsieur. Le contrôle du champ électromagnétique est sur ma console. », dit Reed alors qu'il s'installait derrière sa station.
Archer se tourna vers Sato.
- « Contactez l'Horizon. Dites- leur qu'il est temps de relâcher le paquet. »
- « A vos ordres, monsieur. ». Sato relaya l'information et sur l'écran principal, Archer put voir le dernier module du train de chargement de l'Horizon se libérer. Des petits réacteurs de manouvre arrêtèrent son errance, et il resta dans l'espace, sa charge mortelle décomptant toujours. Le vaisseau boomer donna une petite poussée de vitesse pour passer l'Enterprise et prendre la tête.
- « Douze minutes avant détonation. », dit Sato.
- « La flotte romulienne maintient sa vitesse . », ajouta T'Pol.
Archer accueillit leurs commentaires avec un petit acquiescement. Douze minutes en impulsion ne mettrait pas beaucoup de distance entre eux et le satellite mais, autant qu'Archer soit concerné, chaque kilomètre atteint serait une chance de survie. Il fit un effort conscient pour relâcher la tension sur les bras de son fauteuil de commandement. Ils étaient engagés dans cette action, et il n'y avait rien d'autre à faire qu'attendre.
Chaque chose qui pouvait aller mal flasha dans l'esprit d'Archer. Le satellite pouvait ne pas exploser. Le bouclier électromagnétique pouvait ne pas fonctionner. Les romuliens pouvaient encore augmenter leur vitesse et les atteindre avant que le satellite s'autodétruise, réduisant ce plan risqué à zéro.
- « L'Horizon est en position », dit Mayweather depuis la console de navigation.
Plusieurs minutes silencieuses et tendues passèrent avant que T'Pol ne dise :
- « J'ai un visuel de la flotte romulienne. »
- « Mettez- la sur écran », dit Archer.
Quand l'écran changea de la vue avant à ce qu'il y avait derrière eux, Archer ne vit rien d'extraordinaire d'abord. Il étrécit les yeux, cherchant leurs poursuivants. Et enfin il les vit, des points de lumière devenant plus brillants.
- « Temps jusqu'à autodestruction ? », demanda- t- il.
- « Deux minutes », répondit Sato immédiatement, seulement pour commencer et mettre une main sur son oreillette.
Elle leva un regard étonné sur lui.
- « Nous sommes appelés.en romulien 'arrêtez- vous et apprêtez- vous à être abordés, ou soyez détruits ' ».
Elle le regarda, dans l'expectative.
- « Pas de réponse », dit- il. « Nous attendons. ». Il compta les secondes pour lui- même jusqu'à ce qu'une minute soit passée, puis ordonna :
- « Doucement, un quart d'impulsion. Contactez l'Horizon et dites- leur qu'il est temps. ». Dans son esprit, Archer pouvait visualiser l'Horizon changeant de direction et se glissant aussi près de l'Enterprise que possible.
Les points de lumière les suivant étaient maintenant assez gros pour être distingués comme des vaisseaux. « Polarisez la coque et préparez le bouclier », ordonna Archer, et il reçut un acquiescement prompt de Reed derrière lui à la console tactique.
- « Compte à rebours à trois secondes », dit Sato, « deux.un. »
Une vive lueur orange apparut au milieu de l'écran, s'étendant rapidement dans toutes les directions et faisant disparaître les vaisseaux en approche.
- « L'extrémité avant de l'onde de choc nous atteindra dans deux secondes », s'écria T'Pol alors qu'elle tenait l'extrémité de sa console.
- « Tenez- vous ! », s'écria Archer
Alors l'onde de choc les frappe. L'Enterprise fut projetée comme un jouet secoué par une main géante, et plusieurs membres d'équipage debout sur la partie supérieure furent jetés au sol alors que le vaisseau basculait de façon alarmante. Un jet d'étincelles fut projeté d'un panneau derrière la console de T'Pol.
Archer aurait pu jurer qu'il avait entendu le vaisseau crier pendant que son intégrité structurelle avait été stressé par le coup.
- « Le bouclier tient », appela Reed au milieu du bruit.
Le vaisseau reprit lentement son assiette. Archer regarda l'écran où les derniers restes de l'explosion disparaissaient.
- « Les romuliens ? », demanda- t- il.
T'Pol se tourna vers le scanner sur le panneau derrière sa console et y jeta un long regard. Quand se retourna vers Archer, son visage était pâle.
- « Partis. Il semble qu'il y ait quelques vaisseaux à l'extrémité de la formation qui ont échappé à la destruction totale.".
Elle fit une pause.
- « Ils ne nous sont plus une menace. Ils ont subi des dommages importants."
Il y avait eu plus de vingt vaisseaux dans la flotte romulienne, et ils avaient été décimés par une seule énorme explosion. La bouche d'Archer devint soudainement sèche. S'ils n'avaient pas eu le bouclier électromagnétique.
- « Et l'Horizon ? », réussit- il à demander.
T'Pol retourna à son scanner pendant que Sato essayait de joindre le vaisseau boomer. Archer attendit anxieusement, écoutant les rapports de dommage qui arrivaient de partout dans le vaisseau. Beaucoup de systèmes, incluant le moteur à impulsion, avait reçu des dommages, pas de blessures sérieuses et la coque avait tenu.
- « L'Horizon ne répond pas », dit Sato après plusieurs essais infructueux pour joindre le vaisseau boomer.
- « Je ne reçois pas de réponse de leur système. Je pense qu'il est hors service. »
Archer détourna son regard sur T'Pol. Elle vérifia quelque chose sur sa console principale scientifique et leva son regard sur le sien.
- « L'Horizon est en dehors de notre portée. Je lis un complément complet de signes de vie. »
Le grand soupir de soulagement poussé par Mayweather ne manqua pas d'être remarqué par Archer.
- « Travis, prenez une navette avec une équipe de réparation et voyez ce que vous pouvez faire pour les aider. »
C'était la nuit sur le vaisseau après l'un des plus longs jours dont Archer puisse se rappeler. Il s'allongea sur son lit, le dos contre l'appui et les jambes étendues devant lui. Un verre de whisky dans une main, l'autre caressait le petit beagle enroulé contre son côté. Il avait le sentiment qu'il dormirait dix heures d'affilée.s'il parvenait à dormir. Il était encore trop préoccupé pour essayer maintenant.
Il regarda vers la fenêtre de ses quartiers et put voir l'Horizon à bonne distance. Le vaisseau boomer avait subi plus de dommages que l'Enterprise de l'onde de choc. Une partie de l'énergie diffusée absorbée par le bouclier électromagnétique avait touché le cargo salement, mais ce n'était pas aussi mauvais que si le cargo avait pris la charge de l'onde de choc de plein fouet. Paul Mayweather l'avait assuré que son équipage pourrait faire les réparations pour repartir d'ici deux jours.si l'Enterprise pouvait l'assister. Il était apparu que les pires dommages subis par le vaisseau boomer avaient été sur les attaches reliant les modules de chargement, et certains des containers massifs s'étaient défaits. Ils devaient réparer les attaches avant de pouvoir réattacher les modules.
Deux jours de plus dans cet endroit maudit de l'espace, pensa Archer avec épuisement alors que le whisky commençait à faire effet, le réchauffant de l'intérieur. Demain, ils relâcheraient Troicki de sa cellule et le renverraient. Il ne voyait pas d'intérêt à le garder plus longtemps. Troicki aurait pu les assister avec leur plan avec le bouclier électromagnétique, mais Archer ne lui aurait pas fait confiance - pas après qu'il ait menti à propos des réparations du satellite. Ils le laisseraient partir, et Archer espérait sincèrement qu'ils ne le croiseraient jamais plus.
Au fond de lui- même, Archer savait que la raison pour laquelle il ne pourrait pas maintenir sa colère contre le Lath était qu'il voyait un peu de lui- même en lui. Troicki avait perçu les romuliens comme une menace pour son peuple. La seule différence entre eux était qu'Archer avait la preuve de cette menace de ses rencontres précédentes, alors que Troicki non.
Le nez froid de Porthos vint effleurer sa main, un rappel de continuer à le caresser, et il souriait au chien quand la sonnette de ses quartiers résonna.
- « Entrez ! », dit- il.
La porte glissa et Tucker entra, un PADD en main.
- « Il semble qu'on ait assez de matériel pour réparer les attaches des modules de l'Horizon. », dit- il, tenant le PADD comme si Archer pouvait le lire depuis le fond de la pièce. « J'ai déjà plusieurs équipes de réparation prêtes à travailler dessus. »
- « Bien », Archer fit un signe vers son bureau où il avait laissé la bouteille de whisky. « Servez- vous. Il y a un autre verre dans l'étagère, là »
Tucker prit le verre et s'assit devant le bureau avec un grognement à peine réprimé.
- « Je suis prêt à me mettre hors service pendant quelques heures. ».
Il plongea un doigt dans l'alcool dans le verre et le lécha, fermant les yeux et laissant le feu descendre.
- « Tout va bien à la salle des machines ? », demanda Archer quand Tucker ouvrit les yeux. 
- « Oui. Juste quelques relais abîmés que nous avons déjà réparés, et quelques ajustements à des composants abîmés. Etonnant combien le bouclier électromagnétique a fonctionné », acheva Tucker.
- « C'est la bonne chose qui sort de tout ça. Laissez à Malcolm encore quelques semaines, et il terminera avec un bouclier utilisable pour les vaisseaux », dit Archer.
Il fit une pause, son expression devenant sérieuse.
- « Au- delà de ça, nous avons maintenant une preuve que les romuliens sont prêts à passer en mode offensif. »
- « Comment imaginez- vous ça ? », demanda Tucker alors qu'il se versait une autre portion de whisky dans son verre.
Il tint la bouteille et regarda Archer avec interrogation, et Archer se pencha en avant, offrant son verre.
- « Cette flotte se dirigeait vers la Terre, Trip. », dit- il alors que Tucker ajoutait un doigt de whisky dans son verre. « Il n'y aucun autre endroit d'importance entre le premier endroit où nous les avons vus et là où ils se dirigeaient. Vingt- sept vaisseaux en direction de la Terre.qu'est- ce que ça vous dit ? »
Tucker le regarda avec incertitude, puis posa la bouteille sur le bureau.
- « Ils auraient pu prévoir de changer de direction plus tard, avant qu'ils soient près de la Terre ».
Au sourcil levé d'Archer, il dit : 
- « Oui, très bien, ils étaient en route vers la Terre. Je ne voulais juste pas croire que nous allions vivre ça à nouveau ».
Il se tut, regardant son verre.
Archer ne voulait pas croire ça, aussi. Ça avait été de la chance pure qu'ils tombent sur la flotte romulienne quand il fallait et que les choses aient fonctionné comme elles l'avaient fait. Une chaîne d'événement invraisemblable. Tous leurs rapports de surveillance, le réseau boomer, leurs tentatives pour construire une coalition de races extraterrestres, tout ceci avait vu le jour par de la coïncidence, de la chance, et du pur courage.
- « Au moins nous sommes sûrs maintenant. », dit Archer. « Sachant ce que nous savons concernant les romuliens, j'étais sûr qu'ils essaieraient encore. ».
Il avala la dernière goutte de sa boisson et posa le verre sur sa table de nuit. Son regard alla à la fenêtre, où les étoiles brillaient comme elles l'avaient toujours fait.
- « Nous avons donné du temps à la Terre, Trip. Les facultés de ne pas ignorer l'avertissement. La prochaine fois, la Terre sera préparée. »

F I N

Cette ligne de programmation ne sert qu'a formaté proprement les lignes de textes lors d'un utilisation sous Mozilla Firefox. J'aimerais pouvoir m'en passer mais je ne sait pas comment, alors pour l'instant. Longue vie et prospèrité